Violence en France

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La violence en France concerne les actes de violence commis en France.

Évolution[modifier | modifier le code]

Violences mesurées[modifier | modifier le code]

Le nombre des violences a augmenté de 1,27 % entre novembre 2009 et octobre 2010 par rapport à la même période précédente de douze mois glissants, selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) 462 350 personnes ont été victime d'une atteinte à l'intégrité physique de novembre 2009 et octobre 2010, contre 456 549 dans la même période précédente de douze mois glissants[1].

Le rapport de novembre 2011 de l'ONDRP met en avant une enquête annuelle de victimation baptisée « Cadre de vie et sécurité », qui a été réalisée en France métropolitaine entre janvier et avril 2011, auprès d’un échantillon représentatif d'environ 17 000 ménages. Cette enquête conclut à une stabilité, voire une légère baisse, des violences en France en 2010, ce qui contredit la plupart des commentaires médiatiques tournés uniquement vers les statistiques de police et qui mettent en exergue une augmentation supposée permanente de la violence des mineurs et des femmes. Cette enquête souligne aussi que le principal risque n’est pas de se faire agresser mais de subir une atteinte à ses biens[2].

Violences physiques crapuleuses[modifier | modifier le code]

Selon l'ONDRP, « Ce sont les faits de violences physiques crapuleuses qui sont à l'origine de cette hausse : leur augmentation sur douze mois est passée de + 3,90 % en août à + 5,23 % en octobre 2010 ».

Violences dont le vol ne constitue pas le motif[modifier | modifier le code]

Pour les violences dont le vol ne constitue pas le motif, leur nombre sur douze mois a été quasiment stable (239 346 contre 239 812).

Les « violences à caractère sexuel » continuent de décroître : 22 999 contre 23 207, soit – 0,9 %. Les « menaces ou chantages » augmentent de 0,7 % (80 974 contre 80 410). Les « atteintes aux biens » ont diminué de 2,9 % (2 176 516 contre 2 241 602). Cette baisse est moindre que celle enregistrée le mois précédent (3,36 %)[1]. Selon une autre enquête de de l'ONDRP et de l'Insee sur 16 000 ménages sondés, (?) y ont répondu. Les atteintes aux biens ont diminué, tandis que les violences ont augmenté, entraînant une légère hausse du sentiment d'insécurité (voir notre graphique). Ces tendances sont corrélées avec celles de l'«état 4001» du Ministère de l'Intérieur[3].

Sur trois ans (2006-2009), le nombre de ménages se déclarant victimes et le nombre de vols et tentatives de vols subis sont en baisse très significative. Le nombre de faits est passé de plus de 3 millions en 2006 à 2,8 millions en 2009. Sur les atteintes aux biens, les sondés ont déposé environ 1,5 million de plaintes en 2009, un chiffre équivalent à celui déclaré par les forces de l'ordre. Pour les violences, les femmes sont de plus en plus victimes de violences sur la voie publique.

Homicides[modifier | modifier le code]

Le nombre annuel d'homicides a baissé de 1 119 en 2002 à 675 en 2010, soit une baisse de 40 %[4].

Voitures brulées[modifier | modifier le code]

Le nombre des voitures brûlées en 2010, vraisemblablement en baisse par rapport à 2009, se situe entre 41 000 et 43 000[4].

Violence des jeunes et délinquance juvénile[modifier | modifier le code]

Elle apparait particulièrement difficile à mesurer[5].

Sentiment d'insécurité[modifier | modifier le code]

Le sentiment d'insécurité augmente faiblement de 19,5 à 20,5 % entre 2006 et 2009. Dans le même temps, la proportion de personnes se sentant « souvent » en insécurité a diminué, de 2,6 à 2,5 %.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Wieviorka, Violence en France, Seuil, 1999.
  • Laurent Mucchielli, Violence et insécurité : fantasmes et réalités dans le débat français, La Découverte, 2001.
  • Alain Bauer, Xavier Raufer, Violences et insécurité urbaines : Les chiffres qui font réfléchir, PUF, coll. Que sais-je ?, 2002.
  • Laurent Obertone, La France orange mécanique, Ring, 2013.
  • Michel Nassiet, La Violence, une histoire sociale: France, XVIe-XVIIIe siècles, Editions Champ Vallon, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Individus :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]