Vingt-quatre préludes et fugues

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Vingt-quatre préludes et fugues
Opus 87
Genre Prélude et fugue
Musique Dmitri Chostakovitch
Effectif Piano
Durée approximative env. 2 h 30 min
Dates de composition 1950-1951
Dédicataire Tatiana Nikolaïeva
Création 23-28 décembre 1952
Léningrad
Interprètes Tatiana Nikolaïeva

Les Vingt-quatre préludes et fugues, opus 87, forment un cycle de 24 préludes et fugues pour piano seul composé par Dmitri Chostakovitch de 1950 à 1951 en hommage à Bach. Ces 24 préludes et fugues parcourent les 24 tonalités, dans l'ordre des quintes en alternant tonalités majeures et mineures. Composé d'octobre 1950 à février 1951, le recueil fut créé en décembre 1952 à Léningrad par sa dédicataire, la pianiste Tatiana Nikolaïeva ; la publication en fut faite la même année. Il faut environ deux heures et trente minutes pour exécuter les Vingt-quatre préludes et fugues ; en outre, il s'agit d'une des œuvres emblématiques de la musique écrite dans les 24 tonalités majeures et mineures.

Pour le pianiste Alexander Melnikov, l'op. 87 « exprime la voix d'un homme tourmenté, qui trouve encore et encore, encore et toujours la force d'affronter la vie telle qu'elle est, dans toute sa diversité, sa laideur et parfois sa beauté ».

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Écriture de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Chostakovitch le 28 juillet 1950 lors d'un récital Bach au Kongreßhalle de Leipzig.

Dmitri Chostakovitch subit une censure du régime soviétique à partir de 1948 après le rapport Jdanov qui mettait à l'index nombre de compositeurs soviétiques pour cause de « formalisme ». Dans ce contexte, il fit un voyage à Leipzig pour le 200e anniversaire de la mort de Johann Sebastian Bach, et il participa au jury du prix Bach qui remit le premier prix à la jeune pianiste Tatiana Nikolaïeva qui venait d'interpréter les préludes et fugues de Bach ; Chostakovitch s'exclama alors : « Et pourquoi ne continuerions-nous pas cette tradition ? »[1]. Déplorant que les compositeurs allemands aient abandonné le genre du prélude et fugue, Chostakovitch entreprit de rendre un hommage à Bach en composant cette œuvre dans le style du Clavier bien tempéré, c'est-à-dire 24 préludes et fugues dans toutes les tonalités majeures et mineures. De retour à Moscou, Chostakovitch s’attela à l'écriture du recueil dès octobre 1950 et finit en février 1951. Tatiana Nikolaïeva, pour qui cette œuvre a été écrite, en assura la création du 23 au 28 décembre 1952 à Léningrad.

Réception[modifier | modifier le code]

Avant la première de l'œuvre, Chostakovitch joua la première moitié du cycle devant l'Union des compositeurs soviétiques - comme c'était souvent le cas à l'ère soviétique - le 31 mars 1951.

Le comité montra son grand mécontentement face aux dissonances de certaines fugues[réf. nécessaire]. L'Union des compositeurs s'est également opposée aux fugues en général car ce genre était considéré comme trop occidental et archaïque. Il faut se rappeler que Balakirev, compositeur russe surtout célèbre pour sa pièce pour piano Islamey, comparait Bach à « une machine à moudre des fugues »[2].

Analyse des 24 préludes et fugues[modifier | modifier le code]

Structure de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le recueil des 24 préludes et fugues op. 87 est structuré de façon stricte : chaque prélude et fugue correspond à une tonalité, de plus, la succession des pièces n'est pas aléatoire, elles suivent le cycle des quintes en alternant modes majeur et mineur : le premier prélude et fugue est en do majeur, le deuxième dans sa relative mineure, soit la mineur. Le troisième prélude et fugue est dans la tonalité de la dominante de do majeur, soit en sol majeur.

Chaque pièce est subdivisée en deux parties : un prélude et une fugue. Chacune des deux parties a ses propres caractéristiques ; la longueur et la complexité varient d'une pièce à l'autre : par exemple, la neuvième fugue en mi majeur est à deux voix alors que la treizième en fa dièse majeur est à cinq voix.

Par ailleurs, le recueil peut être divisé en deux parties distinctes : la première partie commence avec le prélude et fugue en do majeur et s'achève sur le douzième prélude et fugue en sol dièse mineur, à la fois fin et apogée du premier volume. La seconde partie commence avec le treizième prélude et fugue en fa dièse majeur et s'achève sur celui en ré mineur.

Les Vingt-quatre préludes et fugues forment un cycle, en dépit des déclarations du compositeur lors de la présentation de l'œuvre en 1951 à l'Union des compositeurs soviétiques. S'il affirma que chaque prélude et fugue pouvait être joué indépendamment, il subsiste un grand nombre d'indications qui montrent que les pièces de l'op.87 forment un cycle. Par exemple, les Préludes et Fugues n°15 et 16 se trouvent à la section aurea du recueil, amplifiant la force des messages qu'ils contiennent. Autre exemple, la fugue en ré mineur qui paraît longue et monotone hors contexte, ne dévoile pleinement son rôle de conclusion du cycle que lorsqu'elle est jouée avec le reste de l'œuvre.

Parenté avec le Clavier bien tempéré de Bach[modifier | modifier le code]

« Je me sens particulièrement proche du génie musical de Bach [...]. Bach joue un rôle important dans ma vie. Je joue tous les jours une de ses pièces. C’est pour moi un véritable besoin, et ce contact quotidien avec la musique de Bach m’apporte énormément » »[3].

Comme indiqué avec cette citation, Chostakovitch décida de composer ces préludes et fugues en hommage à Johann Sebastian Bach à l'occasion du bicentenaire de sa mort, soit en 1950. De ce fait, le Clavier bien tempéré est considéré comme la première source d'inspiration des 24 préludes et fugues op. 87.

Les citations, les références au Clavier bien tempéré sont nombreuses : le premier prélude de Chostakovitch commence par les mêmes notes que le prélude BWV 846 de Bach ; dans le second prélude en la mineur, la main est dans la même position que dans le prélude BWV 865. De façon plus ou moins évidente, les citations de Bach abondent dans les 24 préludes et fugues de Chostakovitch. Cependant la structure des 24 préludes et fugues est légèrement différente de celle du Clavier bien tempéré : dans ce dernier, les préludes et fugues ne se succèdent pas selon le cycle des quintes mais selon la gamme chromatique : le premier prélude et fugue est en do majeur, le deuxième en do mineur, le troisième en do dièse majeur, etc.

Motif récurrent[modifier | modifier le code]

L'ensemble des vingt-quatre préludes et fugues, utilise de manière récurrente un certain motif, le motif 1-5-6-5[pas clair][4].

Dans les premiers préludes et fugues, notamment avec la première fugue, le motif fait partie intégrante du thème : « do, sol, do, sol, la, sol, do, sol, la, fa, do, fa, sol, mi ». Il se retrouve également dans le second thème du prélude en sol majeur, et dans l'ostinato du quatrième prélude : « mi, si, si si, do, si ». Mais surtout, il est le matériau de base des deux thèmes de la double fugue en mi mineur, lors de leur juxtaposition.

Au fur et à mesure du recueil, le motif est modifié, dans le thème de la cinquième fugue, il devient 5-1-6-5[pas clair] : « la la la, ré ré si la ». Rétrogradé dans le huitième prélude (4-5-4-1[pas clair] en « fa, sol, fa, do »), inversé dans la douzième fugue (6-5-6-1[pas clair] : « sol, fa, sol, si »)...

Relation entre préludes et fugues[modifier | modifier le code]

Contrairement à Bach dans le Clavier bien tempéré, il existe de fortes relations entre les thèmes de plusieurs préludes et fugues. Par exemple, dans celui en sol dièse mineur (n°12), le thème de la fugue est annoncé à la fin du prélude ; le premier thème de la dernière double fugue est exposé dans la seconde partie du prélude. De plus, Chostakovitch indique attacca à la fin de chaque prélude, pour insister sur l'entité que forme le genre du prélude et fugue. Cette indication doit être absolument respectée, autrement, la pièce perd son sens : le troisième prélude en sol majeur n'étant harmoniquement pas résolu, la fugue doit être jouée de manière liée, sans silence, à son prélude.

Une vision personnelle de la fugue[modifier | modifier le code]

Les fugues de l'op. 87 suscitent une attention particulière. Chostakovitch s'est volontairement contraint à se limiter au modèle « académique » de la fugue que suivent les vingt-quatre pièces : après quelques incursions dans les tonalités éloignées, retour sur une pédale de dominante, suivie d'une strette débouchant sur une coda. Les contrepoints demeurent et il n'y a pas d'inversions mélodiques, sauf pour (respectivement) les fugues en sol mineur et mi majeur. Ces contraintes dépassées, il résulte une musique riche et abondamment variée.

Hormis la construction des fugues, les thèmes de plusieurs fugues montrent que Chostakovitch « expérimente »[pas clair] : dans la fugue en la majeur, le thème n'est composé que des notes de l'accord parfait de la majeur ; dans la fugue en ré bémol, Chostakovitch s'intéresse au dodécaphonisme et expose un thème d'une mesure de 21 temps (3+3+3+4+3+5). Concernant les mesures asymétriques, les fugues n°12, 17 et 19 sont toutes les deux en 5/4 ; par ailleurs, la fugue en mi bémol majeur frôle l'atonalité, sans jamais vraiment devenir atonale.

Premier cahier[modifier | modifier le code]

Prélude et Fugue no 1 en ut majeur[modifier | modifier le code]

Le recueil s'ouvre sur une sarabande en accords parfois dissonants ; le premier accord est le même que celui du prélude BWV 846 de Bach.

Le pianiste exécutant la fugue n'utilise aucune touche noire et expose le thème principal dans les sept modes de la gamme diatonique : lydien, ionien, mixolydien, dorien, éolien, phrygien et locrien. Par ailleurs, Chostakovitch utilise ces modes autant de fois (y compris les modes ionien et éolien qui correspondent respectivement à do majeur et la mineur), ce qui crée une relation d'égalité entre les modes.

Prélude et Fugue no 2 en la mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude en la mineur est une toccata à l'écriture claveciniste à une seule voix la plupart du temps. Il est suivie par une fugue à trois voix.

Prélude et Fugue no 3 en sol majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude en sol majeur est constitué d'une juxtaposition d'un thème rappelant une procession et d'un thème plus léger et plus rapide, ce dernier citant un motif du premier mouvement de la Dixième symphonie de Chostakovitch. Le premier thème, en octaves, rappelle la Promenade des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski.

La fugue qui suit est en 6/8.

Prélude et Fugue no 4 en mi mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude est très sombre, à l'instar du prélude en mi bémol mineur. La fugue est quant à elle une double fugue à 4 voix.

Prélude et Fugue no 5 en ré majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude est un menuet à deux voix : la mélodie jouée par la main gauche et des accords arpégés par la main droite ou vice versa. Le phrasé est très expressif et de brusques ritenutos apparaissent tout au long du morceau.

La fugue, marquée Allegretto, contraste avec le legato du prélude avec son sujet dont les notes sont répétées et jouées staccato. De brusques piano et forte rajoutent au pittoresque de cette fugue à trois voix.

Prélude et Fugue no 6 en si mineur[modifier | modifier le code]

Commençant comme une ouverture à la française (rythmes pointés), le prélude en si mineur reste très tonal. La basse joue la plupart du contenu mélodique - technique que Bach exploite dans le Clavier bien tempéré. La fugue qui suit commence par une brève introduction. À 4 voix, elle ressemble à la fugue en do dièse mineur du premier tome du Clavier bien tempéré.

Prélude et Fugue no 7 en la majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude en la majeur est une invention à deux voix qui commence sur une pédale de tonique, dont le joyeux motif aurait pu sortir de la plume de Bach. Étonnamment, la fugue ne contient pas de dissonances mais crée des mouvements harmoniques, parcourant ainsi les tonalités de ré bémol majeur ou encore la bémol majeur. Ce court prélude respire tant le charme que la cadence finale arrive trop tôt.

La fugue à trois voix commence en soprano par un sujet qui n'utilise que les notes de l'accord parfait majeur.

Prélude et Fugue no 8 en fa dièse mineur[modifier | modifier le code]

Assez court, le prélude en fa dièse mineur permet de montrer la prise de position de Chostakovitch concernant l'antisémitisme sous l'URSS de Staline. Bien que non juif lui-même, Chostakovitch compatissait au sort de cette communauté. Le thème du prélude est purement klezmer : si aujourd'hui on se pose la question, si Chostakovitch était un dissident ou non du régime soviétique, l'utilisation de thèmes klezmer dans sa musique (ici, les préludes et fugues) montre sa prise de position sociale, en tant que citoyen[5].

La fugue en fa dièse mineur est la plus longue du recueil : elle dure environ 8 minutes.

Prélude et Fugue no 9 en mi majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude est écrit sur ​​trois portées où les mains gauche et droite se relaient jouant sur le personnel du centre.

La fugue en mi majeur est la seule du recueil à être à deux voix.

Prélude et Fugue no 10 en ut dièse mineur[modifier | modifier le code]

Une invention à la Bach ressemblant beaucoup au prélude BWV 849.

Prélude et Fugue no 11 en si majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude est une gavotte très animée.

Prélude et Fugue no 12 en sol dièse mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude est une passacaille, une forme que Chostakovitch avait déjà été utilisée dans le troisième mouvement de son 1er concerto pour violon op. 77. L'unique mélodie est contrapuntique.

Au contraire, la fugue en 5/4 est une composition rythmique et aventureuse, plus complexe du point de vue harmonique : son tempo ahurissant pousse la tension et le désespoir presque jusqu'à l'insoutenable. En outre, la première partie des 24 préludes et fugues se termine sur une rupture suivie d'une descente précipitée ; le pianiste Alexander Melnikov compare cette dégringolade à « l'écroulement d'une colonne vertébrale »[6]. Ce prélude et fugue constitue l'apogée du premier volume qu'il conclut.

Thème de la passacaille
Thème de la passacaille

Second cahier[modifier | modifier le code]

Prélude et Fugue no 13 en fa dièse majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude en fa dièse majeur ouvre le second volume des Vingt-quatre préludes et fugues. Il est emprunt d'un sentiment de « nouveau départ ». Dans le style Chopin, il ressemble beaucoup au Cinquième Nocturne.

La fugue en fa dièse majeur est la seule du recueil à contenir cinq voix.

Prélude et Fugue no 14 en mi bémol mineur[modifier | modifier le code]

Écrit en 7/4, ce prélude est une pièce très sombre et très angoissée.

Prélude et Fugue no 15 en ré bémol majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude est une valse burlesque et ironique typique de Chostakovitch. La pièce fut composée peu après Noël, un 30 décembre, ce qui peut expliquer que le thème d'ouverture ressemble à We Wish You a Merry Christmas.

Le caractère populaire du prélude se voit contrarier par la fugue endiablée à l’accentuation irrégulière (nombreux changements de mesure) ; dans cette pièce, Chostakovitch s'intéresse au sérialisme : en témoigne le thème de départ qui fait toute l'originalité de la pièce.

Prélude et Fugue no 16 en si bémol mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude est, encore une fois, une passacaille, et est suivi par une fugue dont le thème forme une mesure de 17 temps.

Prélude et Fugue no 17 en la bémol majeur[modifier | modifier le code]

Fugue à 5/4.

Prélude et Fugue no 18 en fa mineur[modifier | modifier le code]

Prélude et Fugue no 19 en mi bémol majeur[modifier | modifier le code]

Un choral majestueux entrecoupé de commentaires piquants ; la fugue en 5/4 frôle l'atonalité.

Prélude et Fugue no 20 en ut mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude est une procession digne de Moussorgsky ; Chostakovitch change souvent de mesures : mesures à 3, 4, 5 et 7 temps.

Prélude et Fugue no 21 en si bémol majeur[modifier | modifier le code]

Le prélude en si bémol majeur ressemble beaucoup à celui en la mineur pour son écriture claveciniste.

Prélude et Fugue no 22 en sol mineur[modifier | modifier le code]

Prélude et Fugue no 23 en fa majeur[modifier | modifier le code]

Prélude et Fugue no 24 en ré mineur[modifier | modifier le code]

Le prélude en ré mineur est une sarabande.

La double fugue en ré mineur montre quelques ressemblances avec la dernière fugue de L'Art de la fugue de Bach. « À elle seule, elle fait la synthèse de l'esprit qui anime ce recueil unique au XXe siècle : fidèle à Bach dans sa première section, elle glisse vers le romantisme avant de devenir du "pur" Chostakovitch ; elle s'achève alors dans une apothéose quasi symphonique, en superposant magistralement les deux sujets »[7].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Durant les répétitions, Chostakovitch ne cacha pas ses désaccords avec l'interprétation de Tatiana Nikolaïeva et pour cette raison décida d'enregistrer lui-même les préludes et fugues[8].

Enregistrements par Chostakovitch lui-même[modifier | modifier le code]

Chostakovitch a entrepris un total de cinq sessions d'enregistrement pour enregistrer ses préludes et fugues op.87[8] :

  • Moscou, le 6 décembre 1951 : no 3, 5 et 23.
  • Moscou, le 5 février 1952 : no 2, 4, 12, 13, 20 et 24.
  • Moscou, le 14 février 1952 : no 6, 7, 8, 14, 16 et 22.
  • Moscou, 1956 : no 17 et 18.
  • Paris, salle Wagram, le 12 septembre 1958 : no 1, 4, 5, 6, 13, 14, 18, 23 et 24. Cependant dans cette dernière session, seuls les enregistrements des 1er, 4e, 5e, 23e et 24e préludes et fugues sont disponibles.

Au total, Chostakovitch a enregistré dix-huit de ses préludes et fugues, manquent les no 9, 10, 11, 15, 19 et 21.

Autres enregistrements[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Detlef Gojowy. Dimitri Schostakowitsch, (Rowohlt Taschenbuch Verlag, 1983), 75.
  2. Réjouissances pascales sur www.symphozik.info, consulté le 23 mars 2013.
  3. http://www.atmaclassique.com/pdf/Livret/a0406f78-2599-4991-aa03-48157f0ed16d_2555_livret_final.pdf
  4. http://williamandrewburnson.com/media/History%20of%20a%20Motive.pdf
  5. & . Interview. Shostakovich: The Preludes & Fugues.
  6. Extrait du texte d'Alexander Melnikov, Shostakovich: The Preludes & Fugues, 2009
  7. http://www.musiquecontemporaine.info/zpiece-Chostakovitch-Vingt-quatrePreludesetFugues.php
  8. a et b [PDF] Dmitry Shostakovich's Twenty-Four Preludes and Fugues op. 87: An Analysis and Critical Evaluation of the Printed Edition Based on the Composer's Recorded Performance par Denis V. Plutalov.