Villiers-Adam

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Villiers-Adam
La Mairie.
La Mairie.
Blason de Villiers-Adam
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L'Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l’Oise et des Trois Forêts
Maire
Mandat
Bruno Macé
2014-2020
Code postal 95840
Code commune 95678
Démographie
Gentilé Villiers-Adamois,
Villiers-Adamoises
Population
municipale
828 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 14′ 00″ E / 49.0667, 2.233349° 04′ 00″ Nord 2° 14′ 00″ Est / 49.0667, 2.2333  
Altitude 95 m (min. : 47 m) (max. : 157 m)
Superficie 9,82 km2
Localisation

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Villiers-Adam

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Villiers-Adam

Villiers-Adam est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Villieradamois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la forêt de L'Isle-Adam.

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'ouest d'une dépression cultivée nommée vallée de Chauvry, entre les forêts de l'Isle-Adam au nord et de Montmorency au sud, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.

Les chemins et sentiers de la commune et des massifs forestiers environnants se pretent a la pratique du trail-running et du VTT. La proximite du circuit de Baillet attire de nombreuses courses cyclistes.

Les communes limitrophes sont L'Isle-Adam, Nerville-la-Forêt, Montsoult, Chauvry, Béthemont-la-Forêt, Taverny, Frépillon, Méry-sur-Oise et Mériel.

Communes limitrophes de Villiers-Adam[1]
Mériel L'Isle-Adam Nerville-la-Forêt
Méry-sur-Oise Villiers-Adam[1] Béthemont-la-Forêt
Frépillon Taverny

Climat[modifier | modifier le code]

Villiers-Adam, comme toute l'Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[2].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 828 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355 399 427 409 410 410 418 380 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386 393 431 420 434 484 462 500 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556 567 552 414 461 450 419 391 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
507 569 590 799 772 775 795 828 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008[8]   Bruno Macé    
mars 2001 mars 2008 Bernard Postaire    
1983 2001 Jean Bigan    
    André Godard    
    Théophile Lahaye    
    Dumont    
1955   Adrien Albarranc    
1944 1955 Aristide Quillet    
1940 1944 M. Lejeune    
1929 1940 Aristide Quillet    
1921 1929 Alfred Vallet    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

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Villiers-Adam compte un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Sulpice (classée monument historique par arrêté du 25 octobre 1927[9]) : Dédiée à Sulpice le Pieux, évêque de Bourges, elle est construite entre 1490 et 1550 dans le style gothique flamboyant puis Renaissance, conservant seulement le clocher latéral de l'édifice primitif du XIIIe siècle. Il s'élève au-dessus du croisillon sud du transept. Alors qu'un soin particulier est apporté à l'ornementation du chœur, seul le bas-côté nord et le vaisseau central de la nef sont construits, clôturés vers le sud par une façade simple avec trois baies plein cintre, avec une porte au-dessous de celle du milieu. Vers l'ouest, la base du clocher arbore donc une grande arcade ogivale murée, devant communiquer avec le bas-côté sud non construit. De ce fait, le transept et le chœur de trois travées constituent la plus grande partie de l'église. Le chœur, au chevet à pans coupés, est d'une hauteur considérable et flanqué de deux collatéraux, celui du nord ne comportant toutefois pas de troisième travée. Cette travée est plus large que les deux autres, et la baie du collatéral sud est donc doté d'un remplage flamboyant sur trois lancettes, alors que les baies Renaissance des deux premières travées ne comptent que deux lancettes. Les trois baies du chevet sont à deux hautes lancettes et arborent quant à elles un remplage flamboyant. Leur partie inférieure est bouchée en raison de la présence du retable du XVIIe siècle à l'intérieur, conçu d'un style monumental inspiré par l'ordre dorique. Emblématique de la Contre-Réforme, il représente au centre une crucifixion, encadrée de deux statues de la Vierge et de saint Sulpice. - Les contreforts, entrecoupés par un à deux larmiers, sont strictement verticaux et couronnés par des vases (en majorité mutilés ou disparus) ; or, les contreforts à l'angle sud-est, dans le voisinage des baies flamboyants, présentent en haut une esquisse de décor flamboyant. Le mur du chœur dépasse de peu en hauteur les toits des collatéraux. Cet espace étant insuffisant pour le percement de fenêtres, il est orné d'une frise constituée d'un défilé de médaillons et de têtes sculptées. - L'édifice renferme un lutrin en bois polychrome du XVIIIe siècle, qui proviendrait de l'abbaye du Val. Ce meuble situé dans le chœur porte les livres de chants liturgiques. L'aigle qu'il expose à son sommet rappelle le symbole de Jean l'évangeliste. On peut parfois admirer une belle statue de bois du XVIIe siècle représentant saint Sébastien, centurion de la garde impériale converti au christianisme, patron des archers[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Maison de Benjamin Godard, rue Benjamin-Godard : Petit édifice à colombages du XIXe siècle, il fut le lieu où vécut le compositeur de la berceuse Jocelyn et des couplets de La Vivandière (1849-1895). Une plaque à sa mémoire fut apposée sur la maison lors d'une cérémonie présidée par le maire Aristide Quillet le 25 juin 1933[10].
  • Monument aux morts, place de l'Hôtel-de-Ville : Inauguré en 1921, il rend hommage aux vingt soldats Villiers-Adamois morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Adoptant la forme usuelle d'un obélisque[10], le monument se remarque toutefois par une frise sculpté de motifs végétaux
  • Fontaine publique, rue du Pot-d'Étain : Cette fontaine au nord de la place de la mairie se distingue par sa vasque ovale d'une forme galbée. L'eau n'est obtenue qu'en actionnant le levier d'une pompe en fonte.
  • Pavillon à colombages, rue Patouillard Demoriane : Ayant jadis abrité un commerce, ce pavillon sans étage à l'angle de deux rues est un exemple des constructions d'un style pittoresque de l'époque du maire Aristide Quillet.
  • Vestige d'industrie locale, l'ancienne plâtrerie a fonctionné jusque dans les années 1920[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villiers-Adam

Les armes de Villiers-Adam se blasonnent ainsi :
D'or au chef d'azur, à la dextrochère d'argent à la manipule d'hermine brochant sur le tout

Devise : va oultre la main à l'œuvre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Villiers-Adam sur Géoportail.
  2. Météo France - Climatologie
  3. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, au sud-est en plaine, constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  9. « Notice no PA00080234 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. a, b, c et d René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Villiers-Adam », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 446-447 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • Léon Groc, Un village renaît, Impr. Dernières Nouvelles,‎ 1935
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Villiers-Adam », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 446-448 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]