Villiers-le-Sec (Val-d'Oise)

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Villiers-le-Sec
Mairie de Villiers-le-Sec
Mairie de Villiers-le-Sec
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de France
Maire
Mandat
Cyril Diarra
2014-2020
Code postal 95720
Code commune 95682
Démographie
Gentilé Villerains
Population
municipale
182 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ N 2° 24′ 00″ E / 49.0667, 2.449° 04′ 00″ Nord 2° 24′ 00″ Est / 49.0667, 2.4  
Altitude Min. 112 m – Max. 146 m
Superficie 3,26 km2
Localisation

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Villiers-le-Sec

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Villiers-le-Sec

Villiers-le-Sec est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villierain(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe au cœur de la plaine de France, près de Montsoult et de l'intersection entre la Francilienne et la RD 316, à une distance orthodromique de 25 km au nord de Paris. La Francilienne traverse le territoire communal à l'extrémité sud, et dispose ici d'un connecteur permettant d'y accéder directement depuis le village. Trois routes départementales assurent les liaisons vers des communes voisines : la RD 26 vers Villaines-sous-Bois à l'ouest, la RD 85 vers Belloy-en-France au nord-ouest, et la RD 9 vers Mareil-en-France à l'est. Les deux autres communes limitrophes, Épinay-Champlâtreux au nord et Le Mesnil-Aubry au sud, sont accessibles via la RD 316.

Communes limitrophes de Villiers-le-Sec (Val-d'Oise)
Belloy-en-France Épinay-Champlâtreux
Villaines-sous-Bois Villiers-le-Sec (Val-d'Oise) Mareil-en-France
Le Mesnil-Aubry
Allée d'Ecouen.

La gare la plus proche est celle de Montsoult-Maffliers, à 6 km[1], sur la ligne H du Transilien. Les trains pour la Gare de Paris-Nord mettent entre 27 min et 33 min. Le village est directement desservi par une partie des services de la ligne (BUS) CIF 2 Montsoult SNCF - Viarmes - Persan SNCF, à raison de six aller-retours du lundi au vendredi seulement.

La commune est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France[2], sans pour autant conserver un patrimoine naturel ou paysager notable. Au contraire, le paysage pratiquement dénudé est marqué par le passage d'un groupe de lignes de haute tension et la Francilienne, et l'on ne constate qu'un minuscule bois et un dernier verger. L'allée d'Écouen, qui correspond à l'ancien tracé de l'actuelle RD 316 jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, a récemment été replantée. Comme le nom de la commune l'indique, les cours d'eau sont absents sur la commune. Le relief est peu varié, mais l'on constate une augmentation successive de l'altitude du sud vers le nord, où l'on trouve le point culminant de Villiers-le-Sec à 143 m au-dessus du niveau de la mer. Le village lui-même est bâti à 127 m d'altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom aux difficultés d'approvisionnement en eau, du fait de l'absence de cours d'eau ou de sources sur son territoire.

Plusieurs traces d'habitat néolithique ont été découvertes sur le territoire de la commune. L'occupation devient permanente à partir de la Tène moyenne (200-150 av. J.-C.). Le village se situe à l'intersection de deux voies romaines: de Paris à Amiens et de Meaux à Beauvais via Beaumont-sur-Oise. Un vicus s'y implante. Au IXe siècle, le village est la propriété de l'abbaye de Saint-Denis. Le bourg est possédé au XVe siècle par les ducs de Gesvres et au XIXe siècle par le comte de Molé.

La commune a été le centre d'activités de fermage depuis le Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. Des dynasties de riches laboureurs ont affermés des terres auprès des religieux du chapitre de St Germain des Près: on compte, en particulier les familles Ste Beuve, Chartier, Delions, Collot qui ont permis aux terres de la paroisse de demeurer prospères.

La commune est adhérente du Parc naturel régional Oise-Pays de France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Villiers-le-Sec fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008[6] 2014 Cyril Diarra    
mars 2001 2008 Jean-Michel Pallier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 182 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209 178 182 182 193 190 184 183 184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
172 178 195 209 231 245 288 240 248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
255 275 264 271 329 329 272 272 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
209 223 190 171 161 168 152 151 176
2011 - - - - - - - -
182 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Thomas-de-Cantorbéry de 1567.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Villiers-le-Sec ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • L'église Saint-Thomas-de-Cantorbéry (inscrite Monument historique par arrêté du 16 février 1970[9]) : Elle a été consacrée le 9 mai 1557, mais avait été reconstruite sur des bases anciennes. C'est une petite église à double nef et à chevet plat, sans bas-côtés ni transept, avec un petit clocher surplombant la première travée de la façade nord. La tourelle d'escalier rectangulaire, s'arrêtant peu après la gouttière de la nef, et les contreforts font toutefois saillie sur la façade. Les travées sont de largeur inégale, et présentent tantôt des fenêtres plein cintre, tantôt des fenêtres ogivales surbaissées, ces dernières avec un remplage très simple. À l'intérieur, le plafond est voûté d'ogives. Les joints des arcs formerets et des arcs-doubleaux sont peints, tout comme les voûtains. Les piliers centraux séparant les deux nefs présentent des chapiteaux ioniques à volutes et des bases moulurées. Les murs sont couverts de boiseries jusqu'à mi-hauteur[10],[11]. Seule la façade orientale donne sur la rue. Une étroite ruelle contournant l'église au nord permet d'accéder au portail sur la façade occidentale, devant laquelle se situe une petite pelouse. Ensuite vient le mur d'enceinte d'une ferme, et la façade méridionale avec la sacristie donne sur la cour arrière de la mairie.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

L'ancienne maison forte.
La mare-abreuvoir.
  • L'ancienne maison forte, rue Georges-Pompidou, près de l'église : Tour d'habitation carrée et fortifiée de 1557, remaniée et intégré dans le nouveau logis de la ferme quand cette dernière fut reconstruite au XVIIIe siècle. L'épaisseur des murs et le peu d'ouvertures, ainsi que la volumétrie, renvoient encore au caractère défensif initial du bâtiment[11]. Toutefois, plusieurs fenêtres supplémentaires ont été percées ultérieurement, et l'on ne constate plus d'autres traces de l'architecture d'origine. En tant que ferme traditionnelle du XVIIIe siècle, le complexe bien conservé avec logis, porche, grange et écuries relève d'un grand intérêt patrimonial.
  • L'abreuvoir, rue de Paris, à l'angle avec la rue du Saule, à l'extrémité sud du village : Mare artificiel avec un gué pavé au nord, aujourd'hui recouvert par la végétation. Les animaux des fermes du village s'y désaltéraient ; notamment les troupeaux de moutons ainsi que les chevaux et les bœufs de trait. Ces derniers entraient aussi dans l'eau après les longues journées de travail pour le nettoyage des sabots. Cette utilisation combinée comme abreuvoir et pédiluve fut courante. Dans un village où l'eau était une ressource rare, la mare servait également de réservoir d'eau pour l'extinction d'evéntuels incendies. L'alimentation se faisait par un système de rigoles sur les chemins, conduisant l'eau de pluie vers la mare, localisé à l'un des points les plus bas du village[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 21 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 21 novembre 2011).
  3. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Notice no PA00080238 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Mathieu Lours, « Villiers-le-Sec - Saint-Thomas-de-Cantorbéry », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 294-295 (ISBN 9782953155402).
  11. a et b Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Villiers-le-Sec », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 494-495 (ISBN 2-84234-056-6).
  12. Les annotations donnés dans Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Villiers-le-Sec, op. cit., semblent erronées : cet abreuvoir n'est ni un point d'eau naturel, ni alimenté par une source. Les sources sont justement absentes sur la commune, et l'article qualifie en même temps l'abreuvoir de retenue, ce qui est plus adéquat (et incompatible avec la notion de point d'eau naturel).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]