Villenave-d'Ornon

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Villenave-d'Ornon
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de Villenave-d'Ornon
Blason
Villenave-d'Ornon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Villenave-d'Ornon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux
Maire
Mandat
Patrick Pujol
2014-2020
Code postal 33140
Code commune 33550
Démographie
Gentilé Villenavais
Population
municipale
28 984 hab. (2011)
Densité 1 363 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 50″ N 0° 33′ 57″ O / 44.7805555556, -0.565833333333 ()44° 46′ 50″ Nord 0° 33′ 57″ Ouest / 44.7805555556, -0.565833333333 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 41 m
Superficie 21,26 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villenavedornon.fr

Villenave-d'Ornon (Vilanava d'Ornon en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Villenavais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux et plus précisément dans son unité urbaine au sud de Bordeaux sur la Garonne

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Villenave-d'Ornon au sein de la Communauté urbaine de Bordeaux
Communes limitrophes de Villenave-d'Ornon
Talence Bègles
Gradignan Villenave-d'Ornon Latresne
Léognan Cadaujac Camblanes-et-Meynac

Latresne et Camblanès-et-Meynac sont sur la rive droite de la Garonne.

Transports[modifier | modifier le code]

Par le train : gare de Villenave-d'Ornon ligne Bordeaux-Saint-Jean - Sète-Ville

Par la route : autoroute A62, rocade, Tram et bus de la CUB, Transports en commun de Bordeaux

VCub, un système de vélos en libre-service mis en place en février 2010.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBC (Tram et bus de la CUB)[modifier | modifier le code]
  • Réseau -Bus-

À partir du 22 février 2010

Liane 5 Villenave d'Ornon-Piscine Chambéry ⇔ Eysines-Centre ou Le Taillan-Médoc-La Boétie
Liane 15 Villenave d'Ornon-Bourg ou Pont de la Maye ⇔ Parc des Expositions ou Brandenburg
Corol 34 Mérignac-Cité des Pins ⇔ Bègles-Rives d'Arcins
Corol 36 Gare de Pessac ⇔ Bègles Terres Neuves
Ligne 87 Pessac Centre ⇔ Villenave d'Ornon-Piscine Chambéry
Ligne 88 Bègles-Aléxis Labro ⇔ Villenave d'Ornon-Courréjean
Ligne 89 Bègles-Aléxis Labro ⇔ Cadaujac-Le Bouscaut
  • Réseau -Tramway-

Le réseau de transports en commun devrait être complété courant 2016 par une extension de la ligne C de tramway allant d'abord jusqu'au quartier Terres Sud de Bègles, puis jusqu'au quartier Pont-de-la-Maye de Villenave-d'Ornon[2].

Réseau -Trans Gironde-[modifier | modifier le code]
502 Peixotto ⇔ La Brède-La Sauque
503 Peixotto⇔ Saint-Symphorien-Place Michelet
504 Peixotto⇔ Hostens-Village Vacances

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges mégalithiques témoignent d'une présence humaine sur le territoire communal, il y a 5 000 ans. Il s'agit d'un groupe de cinq sépultures, uniques en Gironde, constituées de pierres de poudingues, érigées environ 3 000 ans avant J.-C. Ce site surplombe l'Eau Blanche, une rivière qui prend sa source dans les landes girondines à Léognan pour se jeter dans la Garonne.

Le site a été aménagé pour les promeneurs, chemin de Couhins, au sud de la ville.

Un aqueduc gallo-romain, datant du premier siècle partait du lieu-dit Carbonnieux à Villenave d'Ornon. II passait ensuite au lieu-dit Sarcignan où des vestiges de l’édifice ont été découverts en 1973. L'édifice continuait par le lieu-dit Madère, pour venir alimenter en eau la cité romaine Burdigala (aujourd’hui Bordeaux).

Du Moyen Âge à la guerre de Cent ans…[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle une église est bâtie, peut-être sur un monument antique. La paroisse Saint-Martin se développe alors autour de cette église. Elle est située sur les anciennes terres du comte d'Ornon, seigneur fidèle au roi d'Angleterre, Duc d'Aquitaine. L'origine du nom de Villenave d'Ornon provient de cette époque. Villenave est la version en gascon du mot Villeneuve, c'est-à-dire ville nouvelle. Elle fut créée par le comte d'Ornon dont la forteresse fut bâtie au lieu-dit Ornon, sur la paroisse de Gradignan, dont quelques ruines sont encore visibles de nos jours.

En 1274, un certain Guillaume Bernard est fait chevalier par Edouard Ier, Roi d'Angleterre. II s'engage à protéger de ses armes le sud de Bordeaux. Le comté d'Ornon englobait alors les paroisses de Talence, Gradignan, Léognan, Canéjan, Cestas, Villenave, une partie de Bègles et de Martillac. Cette famille jouissait d'une grande influence puisqu'elle possédait des terres et seigneuries d'Audenge à Blaye. La dernière Dame d'0rnon, Marie, dut céder ses terres et droits au roi d'Angleterre entre 1390 et 1399. À cette date, Henri IV d'Angleterre fit don du Comté à Jean de Beaufort, Marquis de Corset, qui le vendit alors à Henri Bowet, évêque de Bath, puis archevêque d'York. La guerre de Cent Ans fait des ravages, quand en 1405, le comté et sa forteresse sont dévastés par les troupes du comte d'Armagnac, lieutenant du roi de France. Ce coup fut fatal à la relative indépendance du comté qui est vendu en 1409 aux maires et jurats de Bordeaux.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Villenave-d'Ornon forme la commune de Villenave-d'Ornon. Une partie de la commune de Camblanes-et-Meynac est réunie à la commune de Villenave-d'Ornon[3].

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, plusieurs quartiers s'agrandissent : Pont-de-la-Maye, Pont-de-Langon, Hourcade et Sarcignan. L'omnibus relie Villenave à Bordeaux et le chemin de fer passe en 1848 pour rejoindre Langon. Une politique de construction de bâtiments publics s'urbanise : l'école du Bourg (1885), la mairie (inaugurée en 1877), l'école du Pont-de-la-Maye (1882) et la poste du Bourg (1885).

Deux visites présidentielles honorent la commune : en 1888 le Président Sadi Carnot arrive par bateau et en 1910, le Président Armand Fallières visite la colonie Saint-Louis (orphelins, actuel Le Prado). En 1890, la commune est partagée en trois quartiers : Pont-de-la-Maye, le Bourg et Courréjan. En 1902 le tramway remplace l'omnibus et en 1911 la commune s'électrifie. D'autres quartiers se forment dans les années 1920 : Chambéry, la Générale, Rouquette, Madère… La population a quadruplé entre 1794 et 1936, passant de 1 604 à 6 000 habitants.

La ville fut libérée le 24 août 1944. Cet évènement est commémoré chaque année sur les monuments aux morts de la ville.

En 1949, 25 jeunes artilleurs du 33e Régiment d’Artillerie de Châtellerault et 57 civils sont happés par le feu ; on nomme désormais l'événement « l'incendie du siècle » dans la région. Parmi les jeunes appelés qui périssent dans les flammes, onze ne peuvent être identifiés et reposent dans un caveau commun au cimetière Saint-Bris. Parmi les victimes, cinq Villenavais meurent en essayant d’empêcher la progression des flammes :

  • Jean-Louis Lovat, âgé de 20 ans, appelé au 3e RPIMA de Poitiers ;
  • Paul André Noubel, âgé de 20 ans, appelé au 33e RA ;
  • Edgar-Jean Glady, manœuvre de 20 ans ;
  • Jean-Louis Dubergier, manœuvre de 23 ans ;
  • René Voisin, boulanger âgé de 50 ans.

En leur mémoire, cinq rues de Villenave-d’Ornon portent leur nom.

En 1954, la commune compte 10 000 habitants, 21 500 en 1968 et près de 30 000 aujourd'hui (30 347 exactement). Dans les années 1960, des usines et des entreprises s'installent dans les quartiers d'Hourcade, Courréjan, Chanteloiseau. Chambéry s'étoffe en zone résidentielle avec des petits commerces. La mairie déménage au Pont-de-la-Maye (actuelle C.P.A.M.), puis dans le domaine Canteloup, un château datant de 1777.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Villenave-d'Ornon se blasonnent ainsi :

D'or à la tour de sable, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or, à la champagne d'azur chargée d'un croissant d'argent.

Conseil municipaux[modifier | modifier le code]

Il existe le C.M.J. (conseil municipal des jeunes) et le C.M.A. (conseil municipal des adolescents).

Ces deux conseils se réunissent et cherchent des projets pour améliorer leur ville, en pleine croissance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Patrick Pujol[4] UDF puis DVD  
  1995 Patrick Bouillot    
mars 1977 été 1994 Claude Barande PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 28 984 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 231 1 295 1 324 1 377 1 318 1 535 1 622 1 779
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 991 2 161 2 276 2 200 2 408 2 733 3 075 3 143 3 316
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 335 3 635 4 020 4 507 5 416 6 215 6 764 8 766 9 989
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 401 21 263 22 975 21 073 25 609 27 500 29 958 28 984 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie locale[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Villenave-d'Ornon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[7].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de neuf écoles maternelles, huit écoles primaires, deux collèges et un lycée agricole[8].

Culture[modifier | modifier le code]

La commune accueille un cinéma multiplexe, le Méga CGR (15 salles).

Sports[modifier | modifier le code]

Villenave d'Ornon a un club de foot évoluant en CFA (4° division) au stade Alain Roche : Jeunesse villenavaise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 avril 2013, la commune entretient des accords de coopération[13] avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 12 avril 2013.
  2. Projet d'extension de la ligne C sur le site de la Communauté urbaine de Bordeaux, consulté le 31 décembre 2011
  3. Historique des communes, p. 68, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 12 avril 2013.
  4. Commune de Villenave-d'Ornon sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 12 avril 2013.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  8. [PDF]Les établissements scolaires de la commune, sur le site officiel.
  9. « Classement MH de l'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Inscription MH du château de Sallegourde », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Site de l'ISVV
  12. « L'ISVV Bordeaux-Aquitaine est né », L'Aquitaine, no 33,‎ Mai & Juin 2008, p. 24 (ISSN 1634-2917, lire en ligne)
  13. « Jumelage(s) de Villenave-d'Ornon », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 12 avril 2013)