Villemagne-l'Argentière

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Villemagne-l'Argentière
Image illustrative de l'article Villemagne-l'Argentière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Gervais-sur-Mare
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Lamalou-les-Bains
Maire
Mandat
Luc Salles
2008-2014
Code postal 34600
Code commune 34335
Démographie
Population
municipale
432 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 07″ N 3° 07′ 13″ E / 43.6186, 3.1203 ()43° 37′ 07″ Nord 3° 07′ 13″ Est / 43.6186, 3.1203 ()  
Altitude Min. 187 m – Max. 481 m
Superficie 8,06 km2
Localisation

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Villemagne-l'Argentière

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Villemagne-l'Argentière

Villemagne-l'Argentière en occitan Vilamanha est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Villemagnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Situé dans les Hauts cantons de l'Hérault , Villemagne-l'Argentière est bâtie dans la vallée de la Mare.

Hameau[modifier | modifier le code]

  • Lagure

Histoire[modifier | modifier le code]

Clocher de Saint-Majan
Linteau sculpté de la maison des Monnaies
Pont du Diable sur la Mare

Fin du VIIe siècle : fondation d'une abbaye par Clarinus Lubila qui était un moine de l'ordre de Saint-Benoît du Mont Cassin.

Ce monastère détruit pas les Sarrazins est rétabli au temps de Charlemagne. Il se trouvait dans le diocèse de Béziers.

Au concile d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (vers 818), apparaît le nom de Villemagna parmi les dix neuf monastères de Septimanie qui étaient exemptés de présents et de soldats, mais ne devaient à l'Empereur que leurs prières. Le nom de Villemagne découle de la présence d'une villa gallo-romaine dans la vallée de la Mare.

En 893, l'abbaye, qui était placée sous le vocable de St-Martin, y ajoute celui de St-Majan. Deux moines de Villemagne, Sulsani et Centulle, dérobent à l'abbaye de Lombez les reliques de St-Majan, confesseur d'Antioche.

Au Xe siècle, les seigneurs de Narbonne donnent à l'abbaye de nombreuses reliques. L'abbaye de trouvait sur une des branches du chemin de Saint-Jacques, allant vers Saint-Pons, Castres, etc.

Le nom de l'Argentière vient de l'exploitation de mines de plomb argentifère qui faisaient la richesse de l'abbaye ainsi que celle des vicomtes de Narbonne et Béziers.

En 1156, Louis VII autorise l'abbé de Villemagne à mettre l'abbaye et ses dépendances à l'abri de fortifications et de fossés. Cette autorisation est renouvelée en 1212 par Philippe Auguste.

Au XVIe siècle, l'abbaye est pillée et ruinée par les troupes protestantes commandées par Claude de Narbonne, Baron de Faugères.

Au XVIIe siècle, l'abbaye est réunie à la Congrégation de Saint-Maur. Des travaux de restaurations de l'abbaye et de l'église paroissiale St-Martin sont entrepris.

En 1793, l'abbaye et ses dépendances sont vendues comme biens nationaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Villemagne-l'Argentière
Blason de Villemagne-l'Argentière Blason D'azur à la ville sommée d'une croix et de deux girouettes, surmontée d'une fleur de lys, elle-même surmontée d'une mitre, le tout d'argent, la fleur de lys et la mitre accostées de deux crosses adossées d'or, au pied fiché dans ladite ville.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le blason historique de la commune est le suivant:

Villemagne-l'Argentière
Blason de Villemagne-l'Argentière Blason "de gueules au pairle losangé d'argent et d'azur"[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Luc Salles SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 432 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 559 460 483 540 508 505 473 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436 478 425 473 542 508 484 441 449
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 438 452 405 403 415 407 368 336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
308 320 291 317 365 429 426 425 432
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Carrière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Charles d'Hozier, "Armorial général de France(1697-1709)XVI Languedoc, I." {{http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111467n.r=Armorial+g%C3%A9n%C3%A9ral+de+France+Languedoc}}, p 195.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

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