Villefranche-de-Lauragais

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Villefranche-de-Lauragais
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
Blason de Villefranche-de-Lauragais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Villefranche-de-Lauragais
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cap-Lauragais
Maire
Mandat
Marie-Claude Piquemal-Doumeng
2014-2020
Code postal 31290
Code commune 31582
Démographie
Gentilé Villefranchoises, Villefranchois
Population
municipale
4 140 hab. (2011)
Densité 400 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 02″ N 1° 43′ 08″ E / 43.4005555556, 1.7188888888943° 24′ 02″ Nord 1° 43′ 08″ Est / 43.4005555556, 1.71888888889  
Altitude Min. 168 m – Max. 256 m
Superficie 10,35 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Villefranche-de-Lauragais est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Villefranchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide située dans l'aire urbaine de Toulouse sur l'Hers-Mort à 36 km au Sud-Est de Toulouse dans le Lauragais entre Atlantique et Méditerranée, Villefranche-de-Lauragais est située près du seuil de Naurouze entre Castelnaudary et Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villefranche-de-Lauragais
Saint-Rome Montgaillard-Lauragais Vallègue
Gardouch Villefranche-de-Lauragais Avignonet-Lauragais
Renneville Beauteville sans la toucher Avignonet-Lauragais

Transports et accès[modifier | modifier le code]

Villefranche-de-Lauragais se trouve sur la route départementale 813, l'autoroute des Deux Mers (A61) sortie sortie 20, et l'ancienne route nationale 622.

Gare de Villefranche-de-Lauragais sur la ligne Bordeaux-Saint-Jean - Sète-Ville ouverte depuis 1858.

Climat[modifier | modifier le code]

Pays de collines et de champs céréaliers, Villefranche subit les influences atlantiques et méditérranéennes avec un printemps frais et humide, un été chaud et sec, un automne doux et un hiver peu rigoureux. Balayée principalement par le vent d'autan (sud-est) ou le cers (nord-ouest) Villefranche compte seulement 68 jours non ventés par an.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bastide fondée au XIIIe siècle (vers 1270) par Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse.

En 1280, Philippe le Bel lui accorda une nouvelle charte de privilèges. Elle sera dévastée en 1355 par les Anglais. La bastide de Villefranche fondée sur un terroir propice à l’agriculture (céréales) et l’élevage (bovins ; porcins ; ovins ; volailles) prit son essor au XVIe siècle au détriment de sa voisine Avignonet-Lauragais. Elle est une cité prospère du « Pays de Cocagne ».

Quant aux rues longilignes, elles se croisent en angle droit en bordure de l’axe routier commercial, datant de son origine. Une venelle coupe-feu témoigne de son passé médiéval ainsi qu’un nom : place du Portail (ancienne porte d’Autan), preuve de ses défenses.

En 1790, la bastide devient chef-lieu de canton, sous-préfecture en 1800.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villefranche-de-Lauragais

Les armes de Villefranche-de-Lauragais se blasonnent ainsi : De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, accompagnée de deux tours d'argent, maçonnées de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Marie-Claude Bonnafous-Piquemal-Doumeng PS  
21 mars1971 2001 Pierre Izard PS Président du conseil général de la Haute-Garonne
1965 1971 R. Alias Divers droite Notaire
1944 1965 Georges Turines RGR Député et conseiller général
1929 1944 C.Gajan SFIO  
1926 1929 Ernest Cacha Radical-socialiste Conseiller général
1908 1926 Pierre Belinguier DVG Conseiller général
1904 1908 J.Bourrel DVG  
1896 1904 Albert-Godefroy-Victor Calès Divers droite Conseiller général
1892 1896 Camberoque DVG  
1878 1892 Jean-Jules-Godefroy Calès Bonapartiste Conseiller général
1874 1878 A. Bonay DVD  
1870 1874 Henri Gringaut    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne jusqu'en 2012 puis dixième circonscription de la Haute-Garonne

La commune vote majoritairement à gauche.

Présidentielle[modifier | modifier le code]

En 1995, au premier tour Lionel Jospin arrive en tête avec 40,45% des suffrages, arrive ensuite Jacques Chirac (16,22%), Edouard Balladur (14,72%), Jean-Marie Le Pen (10,88%), Robert Hue (5,97%) et Arlette Laguiller (4,95%), aucun candidat ne dépasse ensuite les 4%.

Au second tour, contrairement au vote national, Lionel Jospin arrive en tête avec 61,16% des suffrages contre 38,84% pour Jacques Chirac.

En 2002 au premier tour Lionel Jospin arrive en première position avec 28,55 % des votes, en seconde position c'est Jean-Marie Le Pen avec 17,81 % puis Jacques Chirac 14,5 %, Arlette Laguiller 5,59 % et Jean Saint-Josse 5 %. Au second tour, Jacques Chirac obtient 83,01 % et Jean-Marie le Pen 16,99 %

En 2007 au premier tour Ségolène Royal obtient 35,83 % des votes, Nicolas Sarkozy obtient lui 24,98 %, François Bayrou 15,77 % et Jean-Marie Le Pen 9,75 %. Au second tour Ségolène Royal obtient 56,33 % des suffrages, Nicolas Sarkozy 43,67.

En 2012 au premier tour François Hollande obtient 37,93 %, Nicolas Sarkozy 21,05 %, Marine Le Pen 17,53 %, Jean-Luc Mélenchon 10,64 %. Au second tour, François Hollande obtient 60,8 % et Nicolas Sarkozy 39,2 %

Législatives[modifier | modifier le code]

En 2007, Patrick Lemasle (PS) obtient 41,05 % des votes, Jean-Pierre Bastiani (UMP) quant à lui en obtient 32,68 %. Éric Gautier le candidat du MoDem 6,05 % tandis que le candidat FN Arnaud Delamare obtient 4,14 %.

Au second tour, Patrick Lemasle est vainqueur avec 59,68 % contre 40,32 % pour Jean-Pierre Bastiani.


En 2012, au premier tour Gilbert Hébrard (DVG) obtient 29,40 % des votes, en seconde position Kader Arif (PS) 25,63 % puis Dominique Faure (PR-UMP) 20,53 % tandis que Marie Lopau du Front National obtient 11,55 % des votes et Christian Picquet du Front de Gauche 4,90 %.

Au second tour, Kader Arif est vainqueur avec 60,90 % contre 39,10 % pour Dominique Faure.

Européenne de 2009[modifier | modifier le code]

La liste du Parti socialiste menée par Kader Arif obtient 28,14 %, celle de Dominique Baudis obtient 24,51 %, la liste de EELV menée par José Bové obtient 13,13 %, celle menée par Jean-Luc Mélenchon obtient 7,69 %.

Cantonales de 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, Le président du conseil général de la Haute-Garonne Pierre Izard du PS est réélu dès le premier tour avec 67,1 % des votes, en seconde position c'est Gilles Gonzalez du Front national avec 11,5 % des votes suivi par Julien Faessel (EELV)avec 9,6 % des suffrages ensuite vient Jean-Guillaume Jamon (UMP) avec 7,4 % puis la représentante du PCF Chantal Picard-Sigure avec 4,4 % et enfin David Coste du POI) qui obtient 0,5 %.

Européenne de 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, c'est la liste PS -PRG menée par Virginie Rozière qui est arrivée en tête avec 25,87% des suffrages, en deuxième position; c'est la liste du FN menée par Louis Aliot a obtenu 22,33% des voix puis 15,27% pour Michèle Alliot-Marie (UMP), ensuite c'est José Bové avec 10,07%, Jean-Luc Mélenchon obtient 7,67, Robert Rochefort pour le MoDem 6,60%; 2,80% pour la liste Nouvelle Donne menée par Joseph Bouisson et enfin 2,53% pour DLR menée par Pascal Lesellier.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 665 1 934 2 115 2 271 2 602 2 765 2 805 2 769 2 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 939 2 865 2 829 2 644 2 538 2 581 2 574 2 556 2 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 277 2 347 2 176 2 035 2 119 2 004 2 122 2 161 2 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 522 2 771 2 948 3 127 3 316 3 338 3 634 3 856 4 090
2011 - - - - - - - -
4 140 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail de la porte de l'église

Vestiges antiques en architecture civile, la halle centrale aux hautes arcades, quelques maisons à colombages et tourelles, des maisons du XVIIe siècle, des passages couverts (« canton merdou »), le château de Barelles, des pontets médiévaux, le moulin à eau de Barelles.

et aussi :

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villefranche-de-Lauragais est située dans l'académie de Toulouse.

Villefranche de Lauragais possède :

L'ouverture d'un lycée est prévue pour la rentrée 2016.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

C’est le roi Louis XIV qui l’autorisa, en 1668, à ouvrir un marché hebdomadaire fixé au vendredi et quatre foires annuelles (une par saison). Il y eut jusqu’à six places destinées aux échanges : foirail, marché aux porcs (Fontasse), aux ovins (jardin public), aux volailles, La Pradelle et la halle aux grains.

L'hiver un marché au gras est ouvert avec ses foie gras, canards gras et autres chapons et cassoulet.

Santé[modifier | modifier le code]

Clinique Monié

Sports[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV le Football Club Villefranchois (FCV)[3] évoluant en Championnat de France de 2e division fédérale.

Tennis, Twirling, Football club villefranchois ....

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société académique d'architecture, Les bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. Site du FCV