Villefranche-sur-Saône

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45° 59′ 25″ N 4° 43′ 13″ E / 45.9902777778, 4.72027777778

Villefranche-sur-Saône
Villefranche-sur-Saône vue du sud
Villefranche-sur-Saône vue du sud
Armoiries logo
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
(sous-préfecture)
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
(chef-lieu)
Canton Villefranche-sur-Saône
Code commune 69264
Code postal 69400
Maire
Mandat en cours
Bernard Perrut
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Villefranche-sur-Saône
Site web http://www.villefranche.net
Démographie
Population 34 686 hab. (2009)
Densité 3 659 hab./km2
Gentilé Caladois(es)
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 25″ Nord
       4° 43′ 13″ Est
/ 45.9902777778, 4.72027777778
Altitudes mini. 167 m — maxi. 220 m
Superficie 9,48 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Villefranche-sur-Saône est une commune française, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.

Située dans le sud-est de la France, la ville se situe à 35 km de Lyon et 434 km de Paris.

Elle est la capitale du Beaujolais.

Ses habitants sont appelés les Caladois.

Fondée par les sires de Beaujeu en 1140 dans le but de protéger le Beaujolais des archevêques de Lyon et particulièrement de la forteresse d'Anse, la ville va connaitre une période de prospérité industrielle avec notamment des innovations comme la Blédine.

Seule sous-préfecture du département du Rhône, la population totale de la ville était de 34 159 habitants tandis que la population de l'arrondissement était de 172 826 habitants pour l'année 2008. L'aire urbaine comptait 63 632 habitants en 1999.

La Communauté d'Agglomération de Villefranche comprend quant à elle une population de plus de 50 000 habitants.

Sommaire

[modifier] Géographie

Vue partielle de Villefranche-sur-Saône

C'est la principale ville et seule agglomération du Beaujolais, parfois appelée Villefranche-en-Beaujolais. La ville est située à 35 km au nord de Lyon, sur le 46e parallèle nord.

[modifier] Communes limitrophes

Villefranche-sur-Saône est bordée de deux communes situées dans le département de l'Ain : Beauregard et Jassans-Riottier ; et quatre communes situées dans le département du Rhône : Gleizé, Limas, Arnas (avec qui elle constitue la Communauté d'Agglomération, la CAVIL) et Anse.

[modifier] Histoire

La Rue nationale au XIXe siècle

[modifier] Une création ex nihilo

Les sires de Beaujeu désireux de se protéger des archevêques de Lyon décident de créer une ville autour de Limans en 1140, face à la forteresse ennemie d'Anse.

C'est en 1260 qu'ils accordent à la ville une charte de franchise pour attirer des personnes à s'installer. La ville tire son nom de cette franchise.

La vieille ville (qui correspond aujourd'hui à l'hyper-centre) a été construite en suivant le schéma d'un bateau construit autour de l'axe de l'actuelle rue Nationale. Cette dernière fait un creux en son milieu où se situe la collégiale Notre-Dame des Marais[1] qui est le cœur de la ville.

La ville était par le passé entourée de remparts. Par la suite, elle s'est légèrement étendue vers l'Ouest, et principalement vers l'Est.

En 2006, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des vestiges de l’église conventuelle des Cordeliers, fondée dans le courant du XIIIe siècle[2].

[modifier] Du XVIe siècle au XIXe siècle

Cour intérieure de l'Hôtel-Dieu
La rue Victor-Hugo au début du XXe siècle

En 1540, Villefranche remplace Beaujeu en tant que capitale du Beaujolais.

Lorsqu'il la visite, François Ier se plaint de la saleté de la ville.

Le 23 novembre 1658, Louis XIV effectue une visite d'une journée à Villefranche.

En 1815, Napoléon passe à Villefranche lors de son retour de l'île d'Elbe[réf. nécessaire].

[modifier] XXe siècle

En 1925, le socialiste Armand Chouffet est élu maire de Villefranche. Sous ses mandats, la ville va connaitre de profonds changements avec notamment la création du Marché Couvert, du Palais des sports ou encore le réaménagement de certains quartiers. Avec l'armistice française en 1940, le préfet du Rhône retire son mandat de maire à Chouffet. Ce dernier ne le retrouve qu'en 1947.

Les Allemands entrent dans la ville le 19 juin 1940. Le 28 septembre 1941, le maréchal Pétain effectue une visite de la ville. Villefranche est libérée le 3 septembre 1944 par les troupes débarquées en Provence[3], [4] du capitaine Henri Marie Alexandre Louis Giraud (1910-1970, fils du Général Giraud, commandant en chef des forces Armées en Afrique du Nord en 1942), fait citoyen d'honneur de la ville[réf. nécessaire] et promu général de brigade en 1967. Le 3 septembre 2010, le Député-maire de Villefranche-sur-Saône Bernard Perrut et le vice-amiral Hervé Giraud, fils du libérateur de Villefranche, ont commémoré cette page d'histoire en inaugurant une plaque à sa mémoire sur la place qui lui est dédiée.

En 1973, Villefranche-sur-Saône fut sacrée Capitale Française du Sport, reconnaissant le nombre d’adhérents membres actifs (dans les associations sportives) le plus important, proportionnellement au nombre d'habitants de la commune, en France[réf. nécessaire].

[modifier] XXIe siècle

À partir des années 2000 la ville essaye de s'affirmer comme un contrepoids à l'hégémonie de Lyon dans le département du Rhône. De nombreux projets sont évoqués, sans suite pour l'instant (installation d'un magasin Ikea, construction d'un multiplexe de cinéma, renommer la ville en Villefranche-en-Beaujolais…)[5].

La réforme des collectivités territoriales propose la création d'une communauté d'agglomération élargie autour de Villefranche. Néanmoins, de nombreuses communes voisines s'opposent à un rapprochement avec la cité caladoise, arguant notamment le refus de partager la dette de la CAVIL, et empêchant ainsi l'émergence d'un réel contrepoids à Lyon dans le nord du Rhône[6].

[modifier] Étymologie

Le gentilé Caladois trouve son origine dans le mot francoprovençal (que l'on retrouve aussi en occitan) calada qui signifie « rue à galets en pente ». Par extension, dans la région de Villefranche, il désigne toute rue pavée de galets du Rhône comme c'était le cas sur le parvis de Notre-Dame-des-Marais avant la réfection de la rue dans les années 1990.

[modifier] Quartiers de la ville

[modifier] Centre-ville

Le centre-ville de Villefranche est condensé dans les anciennes remparts de la ville. Son centre névralgique est la rue Nationale, où de nombreux commerces sont installés.

Dans cette zone, le stationnement est réglementé. Le stationnement longue durée est interdit.

[modifier] Nord de Villefranche

Le nord de Villefranche contient le centre commercial Le Domaine Caladois, le centre de loisirs aquatiques Le Nautile, ainsi que la prison (quartier Le Garet).

Plus loin sur la commune d'Arnas, une zone industrielle assez dense est installée.

[modifier] Sud de Villefranche

Le sud de Villefranche est assez hétérogène. Habitations, commerces et entreprises y sont installés.

Le quartier de Beligny se trouve dans cette zone.

[modifier] Ouest de Villefranche

L'ouest de Villefranche est plutôt résidentiel.

Le quartier de Belleroche se trouve dans cette zone.

[modifier] Est de Villefranche

L'est de Villefranche possède une zone commerciale articulée autour de l'avenue de l'Europe. La Saône coulant à l'est de Villefranche, un port y est installé.

Le ParcExpo de Villefranche est aussi à l'est de la ville.

Les quartiers de Troussier et de Pontbichet se trouvent dans cette zone.

[modifier] Administration

Hôtel de ville
Armand Chouffet, maire emblématique de Villefranche au XXe siècle
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Bernard Perrut UMP Avocat, député
1989 2008 Jean-Jacques Pignard UDF Professeur agrégé d'histoire
1977 1989 André Poutissou PS  
1959 1977 Charles Germain CD  
1958 1959 Edouard Mury    
1947 1958 Armand Chouffet SFIO Avocat, ancien député
1945 1947 Claude Bourricaud    
1944 1945 Jean Cottinet    
1941 1944 Ernest Planche    
1925 1941 Armand Chouffet SFIO Avocat, député
1919 1925 Abel Besançon    
         
  vers 1789 Charles-Antoine Chasset[7]   Avocat, Député aux États généraux de 1789
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Villefranche fait partie de la Communauté d'agglomération de Villefranche-sur-Saône (la CAVIL) depuis le 27 mars 1963. Les communes d'Arnas, de Limas et de Gleizé en font également partie.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[8] et INSEE[9])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 706 4 374 5 095 5 250 6 460 7 533 6 848 7 064 7 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 686 11 650 12 469 12 170 12 485 13 074 12 518 12 928 13 627
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 793 16 031 16 388 16 588 17 339 18 188 18 871 20 017 21 703
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
24 516 26 338 30 341 28 881 29 542 30 647 34 188 33 840 34 159

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Enseignement

La ville dispose de neuf écoles maternelles et sept écoles primaires. À celles-ci s'ajoutent les cinq écoles maternelles et les six écoles élémentaires de la CAVIL. Quatre écoles privées sont aussi implantées à Villefranche.

Collèges
  • Collège Faubert
  • Collège Jean Moulin
  • Collège Maurice Utrillo (sur la commune de Limas)
  • Collège Notre-Dame-de-Mongré (privé)
Lycées
  • Lycée Louis Armand
  • Lycée Claude Bernard
  • Lycée Notre-Dame-de-Mongré (privé)
  • Lycée Notre-Dame (privé)

Villefranche abrite aussi une des écoles privées Pigier, un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) (sur la commune de Gleizé) et un CFA, l'ARFA, sur la commune de Limas.

Par ailleurs, la ville comprend des formations post-bac.

Enseignement supérieur
  • Classe Préparatoire aux Écoles de Commerce Option Technologique (lycée Claud-Bernard)
  • BTS Management des Unités Commerciales (lycée Claude Bernard)
  • BTS Commerce International (lycée Claude Bernard)
  • BTS Mécanique et Automatismes Industriels (lycée Louis Armand)
  • BTS Comptabilité et Gestion des Organisations (lycée Notre-Dame)
  • BTS Services Informatiques aux Organisations (lycée Notre-Dame)
  • BTS Assistant de Gestion PME PMI (CFA de l'ARFA)

[modifier] Culture

[modifier] Lieux culturels

La ville dispose de deux théâtres : Théatre de Villefranche et Théatre Pêle-Mêle, ainsi que de trois cinémas (l'Éden, le Rex et les 400 coups). Par ailleurs, un auditorium, geré par la CAVIL est aussi implanté à Villefranche.

Quant à la médiathèque Pierre-Mendès-France, elle regroupe un nombre important de livres anciens ce qui en fait le deuxième fonds du département après Lyon.[réf. nécessaire] Plusieurs musées sont installés en ville dont le Musée Paul Dini.

[modifier] Médias locaux

Le Patriote Beaujolais, journal hebdomadaire d'information local se situe à Villefranche. Le Progrès possède aussi une antenne à Villefranche, tandis qu'une radio émet sur l'agglomération (Radio Calade).

[modifier] Économie

Publicité Blédina (1910)

Villefranche-sur-Saône est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Villefranche et du Beaujolais.

La ville a vue naître en 1906 la Blédine, préparation nutritive pour bébés, et abrite le siège social de Blédina.

[modifier] Transports

La ville fut desservie, de 1898 à 1934, par le Chemin de fer du Beaujolais, une compagnie de chemin de fer secondaire dont on voit ici la gare à Villefranche.
Ses deux lignes desservaient respectivement Monsols et Tarare.

La ville est bien desservie en matière de transports. Elle dispose ainsi d'un pôle multimodal où se situent la gare SNCF et la gare routière.

[modifier] Gare SNCF

Article détaillé : Gare de Villefranche-sur-Saône.

La gare SNCF de Villefranche-sur-Saône a été mise en service le 10 juillet 1854.

Elle accueille aujourd'hui un fort trafic.

[modifier] Réseau Libellule

Article détaillé : Réseau Libellule.

Le réseau de transports urbains de la CAVIL, dénommé depuis le 23 août 2010, Réseau Libellule est exploité par Car postal Villefranche-sur-Saône et remplace l'ancien réseau STAV. Il dessert les 4 communes de la CAVIL ainsi que la commune associée de Jassans-Riottier.

Ce nouveau réseau se compose de 5 lignes régulières ( 12345 ), 4 lignes à vocation scolaire ( 6789 ) et d'un service de Transport à la demande nommé « Libellule ... à la demande ».

[modifier] Péage autoroutier de Villefranche-Limas

Péage dans le sens Sud-Nord.

Depuis 1964, le péage autoroutier de l'A6, situé sur la commune de Limas est l'un des plus importants péages d'Europe en termes de fréquentation.

La ville de Villefranche est desservie par l'autoroute A6 grâce aux échangeurs 31.2 (Villefranche-Sud et Limas) et 31.1(Villefranche-Nord et Arnas).

[modifier] Aérodrome

L'aérodrome de Villefranche-Tarare est situé sur la commune de Frontenas et dépend de la Chambre de commerce et d'industrie de Villefranche et du Beaujolais.

[modifier] Port de commerce

Un port de commerce, géré par la CCI de Villefranche, est installé non loin de l'avenue de l'Europe.

[modifier] Lieux et monuments

Notre-Dame des Marais
Marché couvert

[modifier] Personnages célèbres liés à la commune

Charles Antoine Chasset, membre de la Convention Nationale.
Claude Bernard est né près de Villefranche et a étudié dans la cité caladoise.

[modifier] Traditions

Les conscrits sont tous ceux qui ont le même chiffre à la fin de leur année de naissance, et atteignant un âge "rond" (20 ans, 30 ans, 40 ans, etc.). Ils se définissent ainsi en « classe », où le chiffre de la classe leur est attribué en fonction du dernier chiffre de leur année de naissance (Exemple: Pour une personne née en 1987, elle sera de la classe en 7). À l'origine, il s'agit d'une fête liée à la conscription militaire : les jeunes gens appelés en service faisaient la fête avant de partir. Les festivités commencent le vendredi soir précédent avec la retraite aux flambeaux, un défilé costumé. Le samedi, les conscrits rendent visite aux conscrites pour leur remettre leur cocarde. Le dimanche matin à 11h, tous les conscrits se lancent dans un grand défilé appelé la Vague, en smoking et gibus à ruban (la couleur du ruban indique l'âge du conscrit : 20 ans vert, 30 ans jaune, 40 ans orange, 50 ans rouge, 60 ans bleu, 70 ans violet, 80 ans prune et tricolore pour les classes au-dessus). La Vague déferle dans la Rue Nationale : les conscrits, chaque classe d'âge suivant sa fanfare, défilent en zig-zag par groupe de 5 ou 6, se tenant par les bras et sautant. Après ce moment de sport vient le banquet qui dure jusqu'au soir et aux bals organisés par chaque classe. La semaine suivante fait également l'objet de nouveaux banquets,celui du lundi se nomme retinton. Après cette semaine bien chargée, on organise des funérailles factices pour enterrer la classe, et refermer la page pour cette année; les conscrits devront attendre 10 ans avant de pouvoir à nouveau « faire la vague ». Cette tradition est suivie aussi dans les communes voisines, avec quelques variantes comme la participation des femmes et des enfants au défilé.

[modifier] Jumelages

La ville de Villefranche-sur-Saône est jumelée avec [19]:

[modifier] Galerie

[modifier] Sources

  1. Notre-Dame-des-Marais
  2. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 114
  3. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 35
  4. Henri Picard, « J. de Beaubery à Villefranche-sur-Saône » sur http://maquismorvan.blogspirit.com/, 29 décembre 2005. Consulté le 17 octobre 2011
  5. Le Progrès, 21/10/2011
  6. Le Patriote Beaujolais, 08/12/2011
  7. D'après Liste des députés des États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée#Sénéchaussée de Villefranche-de-Beaujolais.
  8. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  9. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  10. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00118090 » sur www.culture.gouv.fr.
  11. L'ancien Hôpital, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  12. Maison Roland
  13. Dictionnaire des pseudonymes de Georges d'Heilly, Paris, Dentu, 1887
  14. Mlle Vimort
  15. Histoire de la Blédine
  16. Dictionnaire des anarchistes
  17. Hebdomadaire Le Patriote Beaujolais
  18. Page années 60
  19. Jumelages

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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