Ville libre d'Empire

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Carte des Villes libres du Saint-Empire romain germanique en 1648.

Une ville libre d'empire (Freie Reichsstadt) désigne sous le Saint-Empire romain germanique, jusqu'en 1806, une ville directement subordonnée à l'Empereur et non à un État membre, grâce à l'Immédiateté impériale. Ces villes libres constituaient ainsi de véritables républiques.

Ville impériale et Ville libre[modifier | modifier le code]

La différence souvent accordée par les historiens entre ville impériale (Reichsstadt) et ville libre (freie Stadt) reste plutôt mince, voire abstraite. En effet, les villes libres d'Empire (telles qu'on les nommes communément pour ne pas faire de distinction) jouissaient toute de l'immédiateté impériale qui leur permettait officieusement une grande autonomie, si bien que les villes dites impériales se revendiquaient villes libres en référence à une indépendance gagnée notamment sur les princes-évêques.

Ces villes d'Empire régies directement par l'empereur forment une exception politique et juridique dans le sens où l'appartenance aux états impériaux n'est pas liée à une personne mais à une ville en tant qu'ensemble représenté par un conseil. À partir de 1489 elles avaient des représentants au Reichstag. Cependant on voit que toutes n'avaient pas le droit de siéger à la Diète d'Empire car seuls trois quarts des 86 villes d'Empire citées par la Matricule de 1521[1] siègent à la diète. Pour les autres, l'appartenance aux états impériaux n'a jamais été octroyée.

Liste des villes libres d'Empire[modifier | modifier le code]

Constitution faisant de Heilbronn une ville libre d'Empire en 1371

Villes libres rattachées à la France[modifier | modifier le code]

Plusieurs villes libres d'Empire ont été rattachées à la France, perdant ainsi ce statut :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Helmut Neuhaus, p.34.

Article connexe[modifier | modifier le code]