L'Île-Perrot

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L'Île-Perrot
Héraldique
Héraldique
Rive à l'Île-Perrot
Rive à l'Île-Perrot
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Vallée-du-Haut-Saint-Laurent (Montérégie)
Comté ou équivalent Vaudreuil-Soulanges
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Marc Roy
2013 - 2017
Code postal J7V
Constitution 1er juillet 1855
Démographie
Gentilé Perrotois, e
Population 10 780 hab. (2014)
Densité 1 939 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 00″ N 73° 57′ 00″ O / 45.383338, -73.95000545° 23′ 00″ Nord 73° 57′ 00″ Ouest / 45.383338, -73.950005  
Superficie 556 ha = 5,56 km2
Divers
Langue(s) français
Fuseau horaire Est (-5)
Indicatif 514, 438
Code géographique 71060
Localisation

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L'Île-Perrot
Liens
Site web http://www.ile-perrot.qc.ca/

L'Île-Perrot, auparavant Brucy, Sainte-Jeanne de l'Isle Perrot, Île-Perrot Nord et Île-Perrot, est une ville de la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges dans la région de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent en Montérégie au Québec (Canada)[2]. La dénomination locale est Ville de L'Île-Perrot afin d'éviter la confusion avec l'île sur laquelle elle se trouve ainsi qu'avec la municipalité voisine de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de L'Île-Perrot dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges
Ville de L'Île-Perrot sur l'Île Perrot

La ville de L'Île-Perrot se situe au nord-ouest de l'île Perrot, dans l'archipel d'Hochelaga. Elle est bornée au nord par les rapides de Sainte-Anne qui la sépare de Sainte-Anne-de-Bellevue sur l'île de Montréal. Le territoire couvre une superficie de 5,56 km2[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La municipalité met de l'avant un projet de revitalisation et de densification du quartier centre, en conformité avec le Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Montréal[4]. Le territoire municipal est traversé par l'autoroute du Souvenir (A-20) qui y prend la forme d'un boulevard avec carrefours plan et feux de circulation. Cet axe donne sur le pont Galipeault vers Montréal et sur le pont Taschereau vers Vaudreuil-Dorion. La municipalité est desservie par la gare Île-Perrot de la ligne Vaudreuil–Hudson du train de banlieue de l'Agence métropolitaine de transport.

Brucy est un secteur urbain situé sur la pointe du même nom au bord des rapides de Sainte-Anne et aux abords du pont Galipeault. Par sa situation, ce secteur concentre depuis longtemps une activité commerciale[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de l'île Perrot est concédée le 29 octobre 1672 à François-Marie Perrot, capitaine du régiment d'Auvergne et gouverneur de Montréal, par l'intendant de la Nouvelle-France Jean Talon, l'oncle de sa femme. Occupé par ses fonctions, Perrot charge son lieutenant, Antoine de La Frenaye de Brucy, de gérer son commerce de fourrures sur l'île et lui octroie un fief en 1676, dans le nord de l'île, face à Sainte-Anne-de-Bellevue[6]. Cette portion de l'île Perrot est appelée Brucy jusqu'au milieu du XXe siècle, du nom du lieutenant[7],[8].

Le 1er juillet 1855, sous l'Acte des municipalités et des chemins du Bas Canada de 1855[9], la corporation de la paroisse de Sainte-Jeanne de l'Isle Perrot est constituée. Elle devient la municipalité de l'Île-Perrot le 28 mars 1946[10]. La municipalité est séparée en deux en 1947, la partie sud devenant Notre-Dame-de-l'Île-Perrot et la partie nord devenant Île-Perrot Nord[11] puis ville de l'Île-Perrot le 22 février 1955[12]. Le 18 juillet 1987[13] son toponyme est modifié pour L'Île-Perrot.

Le chemin de fer a comporté un arrêt ferroviaire Brucy dans le quartier de ce nom[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Armes de L'Île-Perrot

Les armes de la ville de L'Île-Perrot se blasonnent ainsi :
D'azur, à deux croissants d'argent, l'un sur l'autre, celui du bas renversé; au chef d'or chargé de trois aiglettes de sable.
L'azur représente la perfection, les croissants le progrès, l'argent l'honneur, l'or la générosité, les aiglettes la majesté et la victoire[15].

Le drapeau de L'Île-Perrot est un fleurdelysé aux fleurs de lys pointant au centre comme le drapeau de Carillon mais avec la bande verticale élargie et portant le blason de même que la mention « Ville de l'Ile Perrot »[16].

Le mode électoral est par bloc et par district[2],[17]. À l'élection municipale de 2013, le maire Marc Roy est réélu sans opposition à l'instar de l'ensemble du conseil municipal, à l'exception d'un conseiller[18].

Composition du conseil municipal
2009-2013 2013-2017
Maire Marc Roy Marc Roy
1 - Outaouais André Legault André Legault
2 - Brucy Daniel Taillefer Daniel Taillefer
3 - Parc Marcel Rainville Marcel Rainville
4 - Versants Michelle Lacombe Lecavalier Michelle Lacombe Lecavalier
5 - Anse René Pinsonneault Kim Comeau
6 - Perdriole Daniel Lablanc Daniel Lablanc

Ludger Stocker est maire lorsque Brucy devient la ville de L'Île-Perrot, en 1955. Lors de l’élection qui suit, le 2 juillet de la même année, Florian Bleau et toute son équipe remportent la victoire. Il demeure à la tête de la municipalité durant 18 ans. Marcel Rainville est maire de 1973 à 1977. René Émard devient maire de 1977 à 1981. Pierre Bleau, fils de Florian, exerce deux mandats de 1981 à 1989. En 1989, Michel Martin remporte l’élection à la mairie, mais il meurt en 1990 à la suite d’une maladie. Claude Girouard prend la relève et termine le mandat jusqu’en 1993. François Grégoire occupa la fonction de maire de 1993 à 1997. Depuis 1997, Marc Roy est à la tête de la municipalité.

Sur le plan régional, la ville de L'Île-Perrot est rattachée à la MRC de Vaudreuil-Soulanges et à la région de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Elle fait également partie de la Communauté métropolitaine de Montréal[2] et de la région métropolitaine de Montréal, à l'instar des municipalités de l'est de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. L'Île-Perrot est comprise dans la circonscription québécoise de Vaudreuil[2] et dans la circonscription fédérale de Vaudreuil-Soulanges.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de L'Île-Perrot s'établit à 10 503 habitants en 2011, pour une densité de 1 889 résidents par km2. La population locale est en croissance continue depuis plus de vingt-cinq ans.

Population et ménages[19]

Année Population totale Variation (%) Nombre total
de logements
Variation (%) Nombre de résidences
secondaires et logements vacants
Variation (%) Nombre de
ménages privés
Variation (%) Nombre moyen de
personnes par ménage privé
2011 10 503 en augmentation5,8 % 4 701 en augmentation7,5 % 143 en diminution6,5 % 4 558 en augmentation8,1 % 2,30
2006 9 927 en augmentation2,1 % 4 371 . 153 . 4 218 . 2,35
2001 9 375 en augmentation2,1 %
1996 9 178 en augmentation13,8 %
1991 8 065 en augmentation22,5 %
1986 6 586

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale Guy-Godin, inaugurée en 2003, dispose d'une collection de quelque 40 000 documents[20]. Le VIP en Blues, auparavant le Festiblues de L'Île-Perrot, a lieu en septembre depuis 2001[21].

Société[modifier | modifier le code]

Les Riverains sont l'équipe locale peewee B1 de hockey.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les informations de la fiche proviennent de Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : L'Île-Perrot », 71060, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 22 mai 2013), sauf exceptions suivantes :
    a. Superficie terrestre : Statistique Canada. L'Île-Perrot, Québec (Code 2471060) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 22 mai 2013.
    b. Région (CRÉ) : Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent,‎ 2009 (consulté le 15 avril 2013)
    c. Code postal : Postes Canada, « Trouver un code postal », Québec,‎ 10 mai 2013 (consulté le 22 mai 2013).
  2. a, b, c et d Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : L'Île-Perrot », 71060, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 14 avril 2013)
  3. Source : Statistique Canada. L'Île-Perrot, Québec (Code 2471060) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 22 mai 2013. La superficie totale, par définition supérieure à la superficie terrestre, serait de 5,50 km2 selon Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : L'Île-Perrot », 71060, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 22 mai 2013). Il y a donc incongruité des données.
  4. Christophe C. Jacques, « Quatier centre : le chantier sur les rails », Première Édition, vol. 28, no 15,‎ 12 avril 2013, p. 5 (lire en ligne)
  5. Luke De Stéphano, Vaudreuil-Soulanges : Un lieu de convergence : Collection noir et blanc, vol. 21, Québec, Éditions GID,‎ 2008, 205 p. (ISBN 978-2-922668-69-8), p. 151.
  6. Dictionnaire biographique du Canada, article sur La Frenaye de Brucy
  7. Claire Scraire, Claire de Brucy, Éditions Mille et une vies, Montréal, 2011, (ISBN 978-2-923692-21-0).
  8. Gouvernement du Québec, « Banque de noms de lieux du Québec : Pointe de Brucy », 8737, Commission de toponymie du Québec,‎ juin 2013 (consulté le 13 septembre 2013).
  9. Statuts du Canada, 1er juillet 1855
  10. Statuts de la province de Québec
  11. Ville de L'Île-Perrot, « Histoire » (consulté le 13 septembre 2013)
  12. Gazette officielle de Québec, 22 février 1955, p. 491
  13. Gazette officielle de Québec, 18 juillet 1987, p. 3505.
  14. Gouvernement du Québec, « Banque de noms de lieux du Québec : Burcy (arrêt ferroviaire) », 8735, Commission de toponymie du Québec,‎ juin 2013 (consulté le 13 septembre 2013).
  15. Ville de L'Île-Perrot, « Armoiries et logo » (consulté le 22 mai 2013)
  16. (en) « Description du drapeau », sur Flags of the World
  17. Ville de L'Île-Perrot, « Membres du conseil » (consulté le 14 avril 2013).
  18. Gouvernement du Québec, « Élections municipales 2013, Candidatures et résultats pour L'Île-Perrot », 71060, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec,‎ 21 novembre 2013 (consulté le 22 novembre 2013).
  19. a. Statistique Canada. L'Île-Perrot, Québec (Code 2471060) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 22 mai 2013.
    b. Statistique Canada. 2007. Harrington, Québec (Code2476065) (tableau). Profils des communautés de 2006, Recensement de 2006, produit nº 92-591-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 13 mars 2007. Consulté le 22 novembre 2013.
  20. a. Ville de L'Île-Perrot, « Petite histoire de la bibliothèque » (consulté le 23 mai 2013);
    b. Marie-Maxime Cousineau, « Bibliothèque Gérald-Godin : Incursion dans l'univers de l'art naïf », Première Édition, vol. 28, no 15,‎ 13 avril 2013, p. 10 (lire en ligne).
  21. Christopher C. Jacques, « L'Île-Perrot vivre au son du blues », L'Étoile, vol. 46, no 35,‎ 11 septembre 2013, p. 22 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Senneville Rose des vents
Vaudreuil-Dorion N
O    L'Île-Perrot    E
S
Terrasse-Vaudreuil,
Pincourt
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot