Ville-di-Paraso

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Ville-di-Paraso
E Ville di Tùani (co)
Vue de Ville-di-Paraso
Vue de Ville-di-Paraso
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Belgodère
Intercommunalité Communauté de communes di E Cinque Pieve di Balagna
Maire
Mandat
Pierre Baptiste Maestracci
2008-2014
Code postal 20279
Code commune 2B352
Démographie
Gentilé Villais
Villesi (co)
Population
municipale
178 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 03″ N 8° 59′ 13″ E / 42.5675, 8.98694444444 ()42° 34′ 03″ Nord 8° 59′ 13″ Est / 42.5675, 8.98694444444 ()  
Altitude 400 m (min. : 32 m) (max. : 1 120 m)
Superficie 9,37 km2
Localisation

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Ville-di-Paraso (en corse E Ville di Tùani, prononcé [e ˌɥiː.lːɛ di ˈduː.a.ni]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville-di-Paraso est située en Balagne, dans l'ancienne pieve de Tuani. Elle se trouve dans le canton de Belgodère composé de 19 communes.

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

la commune de Ville-di-Paraso est traversée par trois principaux cours d'eau : le Ruisseau de San Clemente, le Ruisseau de Pinzu Corbo et le Ruisseau de Carignelli.

Végétation[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Speloncato Monticello Occhiatana Rose des vents
Speloncato N Occhiatana,
Costa,
Occhiatana
O    Ville-di-Paraso    E
S
Speloncato Pioggiola Occhiatana

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des habitats du néolithique ont été mis au jour notamment à Monte Ortu et Capu Braggaghju (Lumio), Carcu (Cateri) et à proximité de Speloncato sur le site de A MUTULA (actuellement commune de Ville di Paraso).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La pieve de Tuani dans laquelle se situait Ville-di-Paraso, ainsi que les pièves de Sant'Andrea et d'Ostriconi, relevaient du diocèse de Mariana - Accia. Dès l'an 800, pendant un siècle les Sarrasins vont envahir la Corse et couper toute relation avec le Continent. La toponymie en Balagne permet de révéler le souvenir de leur présence : Punta a i Mori, Muratu, Muratellu, Capu di Moru, ... les deux derniers sont aujourd'hui sur la commune de Ville-di-Paraso.

Au XIe siècle, en Balagne, les chevaliers vainqueurs sont commandés par les membres de la famille « I Pinaschi » qui édifient un château à Sant'Antonino. Quand le fief sera partagé entre les héritiers, un des membres de cette famille surnommé Malpensa édifiera le château de Speloncato, pendant que le troisième héritier s'installera à Braggaghju (Capu Bracajo) au-dessus de Lumio.

Des mésententes entre ces trois seigneurs conduisent à plusieurs attaques du château de Speloncato. Giovanni della Grossa en fait état dans sa Chronique[1].

Un siècle plus tard, le seigneur de Speloncato se heurtera au marquis de Massa installé au château de San Colombano et agissant au nom de Pise et du Pape pour reprendre en main les seigneuries locales. Le seigneur de Speloncato nommé Marovello s'attaque au château des Massa à Belgodère et le détruit.

Au début du XVe siècle aucune implantation de couvent n'avait été encore réalisée. Le christianisme s'implante solidement en Balagne avec les seigneurs toscans venus libérer la Corse du joug sarrasin. Les moines sont chargés de l'évangélisation. Les seigneurs locaux et les possédants vont faire des dons de terres et de bâtiments aux abbayes bénédictines de Toscane et de Ligurie dont celle de Gorgone, pour faciliter cette influence monastique[1].

La piève de Tuani jouxtait celle de Santo Andrea. La ligne de partage des deux Pieve passe au centre du village qui possède ainsi deux églises paroissiales: San Michele dépendant de Tuani et Santa Catalina dépendant de Sant'Andrea. San Michele est devenu l'église piévane après l'abandon de l'église pievane San Giovanni Baptista (sur Ville-di-Paraso) proche du couvent de Tuani (sur Costa). Monseigneur Giustiniani, évêque génois du Nebbio, cite les hameaux de Giustiniani, de Cavalleragie ainsi que de "Villa di Speloncato" qui participera plus tard à la constitution de la commune de Ville-di-Paraso[1].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Mathieu Canioni    
    Jean Leoni    
    Pierre Baptiste Maestracci    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ville-di-Paraso a compté jusqu'à 785 habitants en 1851[2].

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009
169 197 175 172 168 128 174 180
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Simon (San Simonu)
  • Chapelle Saint Roch

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Pont génois sur le ruisseau de Centu Mezzini (il prend le nom de ruisseau de Pinzo Corso en aval du pont), « à cheval » sur Costa et Ville-di-Paraso

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le 8 septembre, A Nativita di a Maria, a lieu la fête du village

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Corsa - Speloncato au fil du temps passe
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Ville-di-Paraso », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 17 avril 2012)