Villars-le-Terroir

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Villars-le-Terroir
Blason de Villars-le-Terroir
Héraldique
Église de Villars-le-Terroir
Église de Villars-le-Terroir
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Échallens, Fey, Goumoëns, Montilliez, Penthéréaz, Vuarrens
Syndic Jaqueline Bottlang-Pittet
Code postal 1040
N° OFS 5537
Démographie
Gentilé Villardiers
Population 824 hab. (31 décembre 2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 00″ N 6° 38′ 00″ E / 46.65, 6.63333333333 ()46° 39′ 00″ Nord 6° 38′ 00″ Est / 46.65, 6.63333333333 ()  
Altitude 649 m
Superficie 709 ha = 7,09 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Villars-le-Terroir
Liens
Site web www.villars-le-terroir.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Villars-le-Terroir est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Comportant une chapelle dès 1150, elle fait partie du district d'Échallens de 1803 à 2007. La commune est peuplée de 824 habitants en 2011. Son territoire, d'une surface de 712 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Villars-le-Terroir représente 712 hectares qui se décomposent en : 63 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 547 ha de surfaces agricoles, 102 ha de surfaces boisées et enfin moins d'un hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 5,20 %, les routes et infrastructures de transport 3,09 %, les zones agricoles 63,76 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Échallens, Fey, Goumoëns, Montilliez, Penthéréaz et Vuarrens.

La commune s'étend sur une section du plateau doucement vallonné du Gros-de-Vaud, principalement sur une large crête située entre le Buron à l'ouest, le Talent au sud et le Sauteru à l'est. Son point le plus élevé culmine à 676 mètres. Au sud-est, la commune part d'Échallens pour remonter en direction du nord vers la vallée du Sauteru, qui forme la frontière orientale. Au nord-est se trouve la forêt de Charbonnière qui rejoint un passage étroit orienté au nord-ouest pour rejoindre le cours supérieur du Buron.

Outre le village de Villars-le-Terroir, la commune compte plusieurs nouveaux hameaux (tels que le Montandrey situé sur une colline à l'est du Sauteru et le Grand Buron dans la vallée du Buron) et quelques fermes individuelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village comporte une chapelle dès 1150, dédiée à Saint Nicolas. Cette chapelle est consacrée en église en 1228 et une confrérie du Saint-Esprit y est rattachée en 1446[3]. La réforme prend mal et peu de villageois se convertissent au protestantisme. Il faut toutefois attendre 1908 pour que la commune construise à ses frais une nouvelle église mixte[3] qui permet de remplacer cette ancienne chapelle[4].

La seigneurie de Colombier est originaire de Villars-le-Terroir. Elle se nomme d'ailleurs donzels de Villars-le-Terroir au XIIIe siècle[3]. Cette famille devient si importante que le village se nomme Colombier au XIVe siècle[3].

Durant l'ère bernoise, le village appartient au bailliage d'Orbe-Échallens. Les autorités de Berne, Fribourg et Lausanne administrent le village à l'aide de deux gouverneurs et d'un conseil composé de douze membres[4].

Deux évènements marquent la commune. Le , durant la Fête-Dieu, quatre enfants, six femmes et quatre hommes, soit onze personnes au total, décèdent après s'être réfugié sous le porche de l'église pendant un orage lorsque la foudre frappe le clocher[3]. Le second évènement se produit en hiver 1811. Une épidémie de fièvre nerveuse atteint le village. Le Petit Conseil de l'État de Vaud dépêche un médecin, un pharmacien et des gardes-malades pour enrayer cette épidémie[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villars-le-Terroir Blason D'azur au chevron d'argent accompagné de trois besants d'or[5]
Détails Les armoiries reprennent celles de Colombier dont les sires sont originaires de Villars-le-Terroir. Quant aux trois besants d'or, ils sont issus des attributs de Saint Nicolas patron de la première chapelle du village et symbole de la majorité catholique dans le village[3].
Les armoiries de la commune sont adoptées et approuvées par le canton de Vaud en 1929[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Villars-le-Terroir possède 824 habitants en 2011[1].. Sa densité de population atteint 116,2 hab./km².

En 2000, la population de Villars-le-Terroir est composée de 314 hommes (49,3 %) et 323 femmes (50,7 %). Il y a 598 personnes suisses (93,3 %) et 43 personnes étrangères (6,7 %). La langue la plus parlée est le français, avec 605 personnes (94,4 %). La deuxième langue est l'allemand (15 ou 2,3 %). Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante avec 414 personnes (64,6 %), suivie des protestants (138 ou 21,5 %). 53 personnes (8,3 %) n'ont aucune appartenance religieuse[6].

La population de Villars-le-Terroir est de 543 habitants en 1850, et elle reste relativement stable jusqu'en 1980. Elle augmente ensuite jusqu'à 784 habitants en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Villars-le-Terroir entre 1850 et 2010[7] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 31,51 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti libéral-radical avec 21,90 % des suffrage et le Parti socialiste suisse avec 18,31 %[8].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Alliance du centre à 38,48 %, le Parti libéral-radical à 22,30 %, l'Union démocratique du centre à 18,02 %, le Parti socialiste à 11,45 % et les Verts à 9,76 %[9].

Sur le plan communal, Villars-le-Terroir est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 35 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie de Villars-le-Terroir était principalement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui, de nos jours encore, représente une part importante de l'emploi local. Dans les dernières décennies, le village s'est développé pour accueillir des personnes travaillant soit à Échallens, soit dans la région lausannoise. Ce développement s'est accompagné de la création de plusieurs entreprises locales . La commune compte également un motel, une boucherie, une boulangerie et un café-restaurant[11].

Monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Villars-le-Terroir ne compte aucun monument ou site inscrit à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale. L'église du village, construite en 1908 et dédiée à Saint Nicolas, présente cependant la particularité d'être utilisée à la fois par la paroisse catholique de Saint-Nicolas et la paroisse réformée du Talent, les deux confréries ayant partagé les coûts de construction du bâtiment (la nef et le clocher ont été payées par la paroisse protestante alors que le chœur et la sacristie appartiennent à la paroisse catholique)[12].

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Villars-le-Terroir fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La ligne de bus CarPostal reliant Yverdon-les-Bains à Échallens[13] et celle reliant Échallens à Chavornay[14] s'arrêtent dans la commune. Elle est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[15].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs associations ou groupement, parmi lesquels une société d'accordéonistes, une chorale, un club de football, un groupe de gymnastique, une société de jeunesse et une société équestre[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2011 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 28 septembre 2012)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h BAST95, p. 82-84
  4. a et b Marianne Stubenvoll, « Villars-le-Terroir » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 19 décembre 2011.
  5. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  6. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 9 octobre 2012)
  7. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Villars-le-Terroir », sur ucv.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Commerces et artisanat », sur villars-le-terroir.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  12. « L'église Saint-Nicolas et ses deux Paroisses », sur villars-le-terroir.ch (consulté le 3 octobre 2012)
  13. « Yverdon-les-Bains-Echallens », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  14. « Echallens-Penthéréaz-Chavornay », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  15. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  16. « Sociétés locales », sur villars-le-terroir.ch (consulté le 3 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Roger Bastian, Charles Kraege et et al., Les communes vaudoises et leurs armoiries, t. 3, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre,‎ 1995, 165 p. (ISBN 2-88114-037-8), p. 82-84 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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