Vilhelms Purvītis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Vilhelms Purvītis

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Vilhelms Purvītis en 1990

Naissance 3 mars 1872
Zaube (Empire russe)
Décès 14 janvier 1945 (à 72 ans)
Bad Nauheim (Allemagne)
Activités artiste peintre
Mouvement artistique impressionnisme, expressionnisme, Art nouveau
Membres de l'Académie d'art de Lettonie en 1942. Purvītis est assis au centre.

Vilhelms Purvītis est un peintre letton né le 3 mars 1872 à Zaube et mort le 14 janvier 1945 à Bad Nauheim.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vilhelms Kārlis Purvītis est né à la maison "Jauži" de la paroisse de Zaube (Jaunpils) dans le faubourg de Riga en Lettonie sous Empire russe. Il commence sa scolarité à l'école paroissiale de Jaunpils, puis, après le déménagement de la famille à voblast de Vitebsk en Biélorussie à l'école municipale de Drisa jusqu'en 1888. Après le retour à Vidzeme, Purvītis met l'argent de côté pendant deux ans, en travaillant au moulin de la paroisse de Smiltene. En 1890, il est admis comme auditeur libre à l'Académie des Beaux Arts de Saint-Pétersbourg où lors de ses études il s'est spécialisé dans le paysage. Il se rapproche de Janis Rozentāls et Jānis Valters. Il y a appris à travailler dans l'atelier d'après les esquisses faites en plein air. La dernière année, il travaillait dans l'atelier de Arkhip Kouïndji dont les œuvres l'ont beaucoup inspirées par son effet de perspective et le jeu de lumières. À cette époque, il étudiait également la technique des grands classiques russes comme Fyodor Vassiliev et Isaac Levitan. Il obtient une médaille d'or à la fin de ses études en 1897.

En 1898, avec Janis Rozentāls et Jānis Valters, il part pour l'Allemagne, puis en France et à l'Autriche-Hongrie. Sa peinture de fin d'études "Les derniers rayons de soleil" (1897) a été primée aux expositions à Paris et à Munich ainsi qu'à l'exposition internationale à Lyon. De retour à Riga en 1899, il donne des cours particuliers.

Après la révolution de 1905 et les événements de 1906, il part à Réval (Tallinn) où il obtient le poste de professeur de dessin à l'école royale de la ville. De cette époque datent ses premiers tableaux de vues de ville (Réval dans le brouillard/"Rēvele miglā"). 1909, il devient directeur de l'école des beaux arts de Riga. Parmi ses élèves sont Romans Suta, Jēkabs Kazaks un Valdemārs Tone. La même année, il effectue le voyage à Spitzberg et au Cap Nord. Après la déclaration de guerre en 1915, l'école déménage ses locaux à Petrograd et en 1916 ferme ses portes. Après la Révolution russe de 1917, Purvītis part pour la Norvège où, à Oslo, il organise sa première exposition personnelle.

En 1918, il retourne à Riga sous occupation russe. En 1919, il devient directeur du Musée des Beaux Arts de Riga. 1919-1944, il est professeur à la faculté d'architecture de l'Université de Riga, en 1919-1934, recteur à l'Académie des Beaux Arts à Riga[1]. Il organise plusieurs expositions en Europe pendant cette période. Après l'occupation allemande en 1940, il est licencié de son post au musée des Beaux Arts. En 1942, a lieu sa dernière exposition personnelle à Riga. A la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1944, il part en exil, en perdant une partie de ses pentures qu'il avait emporté dans l'encendie à Jelgava. En passant par Liepāja il atteint Dantzig. Il meurt le 14 janvier 1945 à Bad Nauheim[2]. En 1994, sa dépouille a été rapatriée en Lettonie, il repose désormais au cimetière de Riga Meža kapi[3].

Style[modifier | modifier le code]

Des son tableau de fin d'études en 1897 Purvītis avait une préférence nette pour le paysage pour lequel il choisissait les motifs locaux et nationaux reconnaissables dans leur aspect nordique, empreints d'esthétique néoromantique. La neige, le gel et le dégel y prévalent sur les paysages d'été. Il préférait modeler dans son atelier un tableau qui synthétisait les nombreuses esquisses faites lors des séances en plein air. Le plus souvent il peignait à l'huile ou à l'aquarelle, en utilisant quelque fois d'autres techniques graphiques pour les détails comme les troncs d'arbres, le relief, les cours d'eau. La structure verticale perceptible, très classique, pendant cette période, y est associé à l’influence du style art nouveau dans les lignes asymétriques et la perspective en vagues. Les reproductions de ses œuvres avec les critiques élogieuses apparaissaient dans les périodiques russes (Мир искусства), allemandes (Die Kunst), anglaises (The Studio) de l'époque (1899).

À partir de 1905, on perçoit chez Purvītis les influences de l'impressionnisme, dans la mosaïque des couleurs alternant les contrastes chauds et froids par petites touches. La facture épaissie du trait par endroits en témoigne également. Tout en se tournant vers les sujets plus matériels comme les vues des villes, les bâtiments le peintre les fait fondre dans le jeu de lumières. Puis, vers 1910, il retourne dans certaine mesure au néoclassicisme. La structure octogonale de ses tableau se remarque davantage et les contours se font plus nets. Dans ses paysages, il tend vers de larges panoramas accentuées par les plans horizontaux de ciel, terre et plans d'eau.

Pendant la période entre les deux guerres, sa peinture devient plus décorative, tout en gardant ses caractéristiques reconnaissables. La couleur et les contrastes s'accentuent. Les vagues caractéristiques de l'art nouveau laissent la place à la perspective verticale ou en zigzag. Purvītis consacrait encore beaucoup de temps à l'étude des œuvres impressionnistes notamment celles de Paul Cezanne. Il a fait beaucoup d'études expérimentales qu'il n'exposait pas au public. Quelques-uns de ses tableaux tendent aussi vers l'expressionnisme. Dans son iconographie, apparaissent les sujets plus prosaïques comme les stations balnéaires, les ruelles, les détails de la vie portuaire. À cette époque Purvītis occupe successivement les postes de directeur du musée et de recteur d'Académie des Beaux Arts. Il s'occupait de l'atelier de peinture paysagée dont les élèves ont gardé l'influence de ce qu'on appelle dans l'histoire de l'art letton l'école de Purvītis (Purvīša skola)[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Aija Braslin̦a, Vilhelms Purvītis, 1872-1945, Jumava,‎ 2000, 240 p. (ISBN 9984053504)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :