Vigo (Espagne)

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Vigo
Vigo dende o monte do castro.jpg

Drapeau
Blason
Drapeau Blason

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Vigo (Espagne)

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Vigo (Espagne)
Données générales
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Communauté autonome Galice
Province Pontevedra
Comarque Comarca de Vigo
Code postal 36200
Gentilé Vigués, Olívico
Données géographiques
Coordonnées 42° 14′ 00″ N 8° 40′ 00″ W / 42.2333333333, -8.666666666742° 14′ 00″ Nord
       8° 40′ 00″ Ouest
/ 42.2333333333, -8.6666666667
  
Superficie 109,1 km2
Altitude moy. 0 m m
Population (INE)
 - total :
 - densité :
 - année :

297,332 hab.
40.154 hab./km2
2009
Politique
Maire
 - parti
 - mandat
Abel Caballero
PSdeG-PSOE
2011-2015
Site web http://hoxe.vigo.org/

Vigo est une ville de la province de Pontevedra, dans la communauté autonome de Galice, en Espagne. C'est la plus grande ville de Galice, sans être ni la capitale de la communauté autonome, ni chef lieu de province, et c'est la plus grande ville d'Espagne qui n'ait pas le statut de "capitale", chef lieu de province.

Elle est située au bord de l'océan Atlantique et occupe le premier rang des ports de pêche européens. L'Union européenne, ayant institué en avril 2005 l'Agence communautaire de contrôle des pêches, organisme de la Communauté doté d'une personnalité juridique, a choisi Vigo pour en être le siège (JO L128 du 21.05.2005).

Sommaire

[modifier] Communes voisines

L'océan Atlantique est au nord de la ville. Au nord-ouest se trouve Redondela, à l'est Mos, au sud O Porriño et Gondomar. Nigrán est au sud-ouest.

Au nord, Pontevedra est située à 30 km de Vigo; Saint-Jacques-de-Compostelle à 86 km; La Corogne à 160 km. Au sud, Porto (Portugal) est à 149 km.

[modifier] Tourisme

La vieille ville de Vigo est connue sous le nom de O Berbés. C'est en fait le vieux port de pêche de la ville, constitué de vieilles maisons de 1 à 2 étages, en granite. La plupart de ces maisons ont été construites au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. C'est dans le Berbés qu'a été construite la Collégiale du Christ de la Victoire. Autour du Berbés, sont apparus plusieurs nouveaux quartiers entre les années 1850 et 1910, constitués d'immeubles bourgeois d'inspiration parisienne.

Vigo héberge une cathédrale et plusieurs musées, pour la plupart inaugurés entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Parmi eux, le Musée d'Art Contemporain (MARCO), la Maison des Arts, le Musée de la Mer. Le musée le plus ancien est le Musée municipal Quiñones de Léon.

Article détaillé : Cathédrale de Vigo.

La ville abrite également un grand théâtre : le Centro Cultural Caixanova, construit par l'architecte Antonio Palacios.

Mais ce sont principalement les îles Cies, face à la ville, qui attirent les touristes. Constitué de plusieurs îles, ce petit archipel fait partie du Parc National des Iles Atlantiques.

[modifier] Économie

Article détaillé : Port de Vigo.

Les industries liées au caractère maritime de la ville sont implantées depuis des siècles, surtout la pêche, les conserveries et la construction navale. La construction automobile occupe une place importante dans l'économie de la ville, notamment avec l'usine PSA-Peugeot-Citroën qui y compte sa première usine mondiale en termes de production, et présente dans la ville depuis 1956. La finance, et l'extraction de granite d'O Porriño, constituent d'autres activités économiques majeures de Vigo.

[modifier] Histoire

[modifier] Bataille navale de Vigo, la bataille du trésor englouti

La bataille navale de la baie de Vigo eut lieu le 23 octobre 1702 dans la baie de Vigo et mit aux prises une flotte agglo-hollandaise dirigée par l'amiral George Rooke, avec un convoi franco-espagnol commandé par les amiraux François Louis Rousselet de Châteaurenault et Manuel de Velasco.

Rooke, tenu en échec devant Cadix, avec une flotte anglo-hollandaise de 49 navires, renonce le 29 septembre 1702, fait route vers l'Angleterre. Alors qu'il fait relâche à Lagos (Portugal), il apprend qu'un convoi espagnol, chargé de ramener en une fois toute la production des colonies américaines de l'année précédente, a quitté La Havane le 24 juillet et avait reçu ordre de détourner sa route de Cadix, où devait se trouver Rooke, vers Vigo, qu'il avait atteint le 23 septembre.

Décidé à rendre un peu de lustre à sa mission, Rooke fait voile immédiatement vers Vigo, où il tombe sur l' escadre de 40 vaisseaux français et espagnols en train de décharger le fret. La flotte espagnole est composée de 20 navires ramenant leurs riches cargaisons des Indes Occidentales commandée par Velasco, et de son escorte de 20 vaisseaux de la Marine royale française. Chateaurenault avait déjà organisé la protection du port en refermant la darse par des herses de mâts de navire qu'il avait donné l'ordre d'abattre ; l'entrée du port était couverte par des pièces d'artillerie en batterie depuis les forts de la ville et de l'île San Simón, non loin de Redondela.

La bataille de Vigo coute 18 vaisseaux à la France et 11 à l'Espagne. Au premier plan, les vaisseaux anglais et hollandais. Anonyme.

L'affrontement se déroule dans la baie de San Simón où les Franco-Espagnols se sont abrités, pensant ainsi pouvoir se garder de toute tentative d'attaque de la part des Anglais.

L'assaut est un succès total pour Rooke. 12 des vaisseaux français sont détruits. Les Anglo-hollandais s'emparant du reste de l'escadre (6 vaisseaux et deux frégates). 11 navires espagnols sont détruits et 9 sont capturés. La flotte anglo-hollandaise ne perd aucun bâtiment.

Les vainqueurs récupèrent 14 000 livres de butin (près de 3 millions de livres avaient déjà été déchargés par les Espagnols avant l'assaut).

La légende suivant laquelle une partie du butin de Vigo serait encore sous les eaux, dans les épaves de certains navires, eut longtemps la vie dure. On en trouve un écho dans le célèbre roman de Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, où le capitaine Nemo montre à ses hôtes l'épave d'un navire espagnol. On y fait référence également dans le roman La Bataille invisible, de Gaston Leroux, où alliés, commandés par le capitaine Hyx, et allemands tentent de s'emparer des richesses englouties en faisant une véritable guerre de tranchées au fond de la baie de Vigo (action se passant pendant la Première Guerre Mondiale).

[modifier] Août 1805 : échec de l'amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve et du projet de conquête de l'Angleterre par Napoléon.

En juillet 1805, une flotte franco-espagnole de vingt vaisseaux de ligne et sept frégates, commandée par le vice-amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, et qui revient des Antilles où elle a leurré Nelson, en vue de rallier Brest. Son objectif, après s'être renforcée des escadres du Ferrol et de Rochefort, est de dégager la flotte de Ponant (21 vaisseaux) enfermée à Brest, , et repousser la "Channel Fleet" (30 vaisseaux de William Cornwallis), pour déboucher sur le Pas de Calais et couvrir le transport de la grande armée de Boulogne à Douvres.

La bataille du cap Finisterre ou bataille « des quinze-vingt », 23 juillet 1805 ; par William Anderson.

Le 23 juillet 1805, alors qu'elle est en passe de réussir ce plan audacieux, la flotte de Villeneuve, composées de 14 vaisseaux français et de six espagnols commandés par l'amiral Federico Gravina, se heurte, au nord du cap Finisterre, à une flotte de 15 navires du contre-amiral Calder . Malgré l'infériorité numérique les Britanniques capturent deux navires espagnols avant que le brouillard ne sépare les flottes. Le lendemain, malgré les incitations de Federico Gravina désireux de récupérer ses vaisseaux capturés, Villeneuve ne profite pas de sa supériorité numérique, de tous les vaisseaux français intacts, de l'avantage du vent pour attaquer la flotte pourtant éprouvée de Calder. Le vent ayant tourné et désuni ses navires, le 28 juin, il rassemble sa flotte en baie de Vigo, puis il se réfugie en rade de La Corogne le 1er août. Là il peut se renforcer d'une dizaine de vaisseaux qui l'attendait au Ferrol. Malgré les ordres de rallier Brest, très clairs, de Napoléon, Villeneuve tergiverse. Le 7 il fait une nouvelle tentative et prend la mer en voguant au devant de l'escadre de Rochefort, du contre-amiral Zacharie Allemand, dont il sait qu'elle croise au large dans le golfe de Gascogne et cherche à établir le contact. Villeneuve l'aperçoit sans doute mais il la prend pour une flotte ennemie. Inquiet, il se replie de nouveau sur Vigo début août. Il est vraisemblable que Villeneuve a cru les rumeurs qui circulaient sur la présence d'une importante force navale britannique dans la baie de Biscaye. Il redoute d'avoir à affronter avec des navires éprouvés par six mois de mer et des équipages épuisés et malades. De fait, mais seulement le 15 août, Cornwallis a pris la lourde décision de détacher vingt de ses vaisseaux pour renforcer Calder contre Villeneuve, ce qui ne lui en laisse que onze pour garder la Manche.

Le 15 août , ruinant les espoirs de Napoléon d'envahir l'Angleterre, Villeneuve renonce définitivement à son objectif et fait mettre les voiles pour Cadix. Cadix où sa flotte s'enferme le 21. Deux mois plus tard elle sera anéantie par Nelson, au large du cap Trafalgar, anéantissant définitivement toute menace pour l'Angleterre.

[modifier] Démographie

Au début du XXe siècle, Vigo était un petit port de pêche de 23 000 habitants. L'arrivée de populations nouvelles (notamment de populations venues de la province d'Ourense, pour travailler dans le secteur industriel), a permis à la population de connaître une croissance continue tout au long du XXe siècle, atteignant 292.059 habitants au recensement de 2004. L'aire urbaine atteint 420. 672 habitants, ce qui en fait la plus grande ville de Galice. Vigo abrite donc près d'un tiers de la population de la province de Pontevedra, et près de 12% de la population galicienne.

Évolution démographique
1900 1930 1950 1981 1991 1996 2001 2004 2005 2007
23.259 65.012 137.873 258.724 276.109 286.774 280.186 292.059 293.725 294.772

[modifier] Jumelage

La ville de Vigo est jumelée avec :

[modifier] Galerie d'images

[modifier] Personnalités de Vigo

[modifier] D'hier

[modifier] Contemporains

[modifier] Sports

celta de Vigo (football)

[modifier] Arrivées du Tour d'Espagne

[modifier] Voir également

[modifier] Liens externes

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