Vignol

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Vignol
Vignol, vu de Vaux
Vignol, vu de Vaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Tannay
Intercommunalité Communauté de communes La Fleur du Nivernais
Maire
Mandat
Daniel Stucki
2014-2020
Code postal 58190
Code commune 58308
Démographie
Gentilé Vignolais
Population
municipale
72 hab. (2011)
Densité 8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 47″ N 3° 40′ 24″ E / 47.3630555556, 3.6733333333347° 21′ 47″ Nord 3° 40′ 24″ Est / 47.3630555556, 3.67333333333  
Altitude Min. 168 m – Max. 323 m
Superficie 8,97 km2
Localisation

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Vignol

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Vignol

Vignol (nivernais Veuniou) est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur les pentes de la vallée de l'Yonne, rivière dont elle est riveraine. Elle culmine au bois du Berceau (prononcer « de Beurchau »). Le bourg est à mi-pente, dominant la source de la Grande Fontaine. Le paysage, très vallonné, est dominé par le bocage - parsemé de bois - entre l'Yonne et le bourg et par l'openfield au-dessus, jusqu'au "sommet" couvert de forêt.

Le sous-sol est calcaire avec des intercalations marneuses (Jurassique inférieur). Les pierres extraites jadis sur place sont gélives.

La commune regroupe le bourg et des écarts : les fermes de Lallemande et de Chassy, le moulin de Raveton, et les hameaux de Gobillot, Prémaison, Poray et le Mazeau.

Les communes riveraines sont Nuars, Teigny, Metz-le-Comte, Flez-Cuzy, Dirol, Monceaux-le-Comte et Saizy. Les agglomérations plus importantes les plus proches sont Tannay (chef-lieu de canton, à 8 km), Vézelay et Corbigny (15 km) et Clamecy (20 km).

Vignol est desservi par le chemin de fer (ligne Paris-Bercy-Corbigny) et par le canal du Nivernais : gare de Flez-Cuzy-Tannay (à 5 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Vignoles, diminutif de vigne, est attesté en 1397. Chassy, ferme-château, a un nom qui remonte à l'époque gallo-romaine : « chez Cassius ».

Lallemande, autre ferme-château, fut une seigneurie propriété dès le XIe siècle des chevaliers de l'ordre teutonique de Jérusalem, dépendante des châtellenies de Neuffontaines et de Monceaux-le-Comte. On l'appelle parfois Chassy-le-Haut. la paroisse, après avoir dépendu de l'abbaye du Réconfort (sur le territoire actuel de Saizy), sera rattachée à Vézelay.

Vauban indique, dans sa Description géographique de l'élection de Vézelay [...] (1697) : « Pays de vignoble, qui rapporte du vin assez commun et du blé. Le commerce consiste dans ses vins ».

À cette époque, Vignol dépend de la paroisse de Teigny. En 1790, la commune de Teigny-Vignol fait partie du canton de Monceaux-le-Comte, qui sera démantelé.

Un incident survient en 1840, les Vignolais refusent de participer aux réparations de l'église de Teigny et demandent la séparation des deux paroisses - qui sera réalisée en 1877. Aux XVIIIe et XIXe siècles, jusqu'à la catastrophe du phylloxéra, le village vit surtout de la vigne. Il est localement réputé pour son huile de noix. L'hiver 1879 sera fatal aux noyers.

L'église de Vignol
L'église de Vignol

Activités économiques et culturelles[modifier | modifier le code]

L'agriculture occupe la plus grande part de la superficie de la commune. 7 exploitations sont en activité, pratiquant la polyculture élevage : céréales/colza et élevage allaitant de bovins (broutards vendus à 1 an).

Sur quelques parcelles résiduelles (moins de 1 ha en tout), on produit un vin à usage familial.

Vignol compte trois gîtes et chambres d'hôtes (à Poray, Prémaison et au bourg) et un atelier d'artiste peintre.

La forge a fermé en 1974 au décès du dernier maréchal-ferrant. L'école (à classe unique), l'épicerie et l'hôtel ont fermé à la fin des années 1930.

Une sous-station électrique et des lignes moyenne tension procurent des revenus essentiels à la commune, complétés par ceux tirés de l'exploitation des bois communaux.

La population se compose d'agriculteurs, de retraités, de sans emploi, de résidents secondaires et d'actifs qui travaillent à Saizy (maison de repos du Réconfort), à Corbigny, Clamecy ou Avallon.

La revue Insectes est en partie réalisée à Vignol.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Philibert Michel    
         
1965 janvier 2008 Paul Lantier ... Agriculteur retraité
mars 2008 en cours Daniel Stucki ... Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Vignol a compté autour de 450 habitants au début du XIXe siècle. Le déclin, constant depuis, a été accéléré par la crise viticole du Phylloxera puis par la Première Guerre mondiale.

En 2011, la commune comptait 72 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
473 480 450 455 431 428 459 440 420
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
400 380 355 362 355 310 319 302 268
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
241 229 200 172 157 145 135 137 129
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
118 109 112 96 79 83 72 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'élolienne et le lavoir sous la neige
L'éolienne et le lavoir

Éolienne de 1910 et lavoir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éolienne et lavoir de Vignol.

La municipalité décide en 1900 l'implantation d'une éolienne pour élever l'eau captée à la Fontaine de Chésamps, proche de la source de la Grande Fontaine. Le devis de l'ingénieur Lebert pour une éolienne Bollée est approuvé en août 1909 : pylône de 24 m de haut et roue pivotante de 5 m de diamètre) décidés en 1900. L'inauguration, par le maire Philibert Michel, a lieu en 1910. L'eau est pompée jusqu'à un réservoir enterré au-dessus du bourg et redistribuée vers des fontaines (il reste un spécimen devant la mairie).

L'adduction d'eau sera généralisée dans les étables puis dans les maisons dans les années 1950.

La pompe entraînée par la roue a reçu le renfort d'un moteur électrique (pour pallier l'absence de vent) puis le mécanisme éolien a été abandonné, la roue bloquée. L'eau est actuellement distribuée via un réseau intercommunal.

L'éolienne et le lavoir proche (de construction antérieure) sont classés à l'inventaire des monuments historiques[3].

Église Saint-Nazaire et Saint-Celse[modifier | modifier le code]

Sise en bordure du bourg, elle est entourée du cimetière d'où l'on jouit d'une vue très étendue sur les paysages des vaux d'Yonne.

La première église du XIIe siècle a été reconstruite à la fin du XVe siècle. Elle sera restaurée et agrandie dans les années 1870 : remaniement des voûtes, construction du clocher-porche et de la sacristie.

Ce bâtiment, ravalé et aux vitraux refaits en 2005, n'est pas inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Fermes et maisons[modifier | modifier le code]

Le bâtiment le plus ancien est daté du XVIe siècle. Il subsiste des fermes et des maisons de vigneron anciennes mais plus tardives. Les fermes-châteaux de Lallemande et de Chassy ont été profondément remaniées au milieu du XIXe siècle. La mairie-école est de cette époque, le presbytère de 1886.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]