Vignoble de Bretagne

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Vignes devant l’église Saint-Gildas de Bohal, Morbihan.

Le vignoble de Bretagne est un ancien vignoble, presque intégralement disparu entre les XVIe et XXe siècles, date à partir de laquelle on observe une renaissance de la culture viticole, essentiellement à des fins privées et patrimoniales.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La Région Bretagne, région administrative de l'ouest de la France, regroupe quatre départements : le Finistère, le Morbihan, les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine.

Historiquement, la Loire-Atlantique fait aussi partie intégrante de la Bretagne donc le Vignoble Nantais où on produit le Muscadet et le Gros plant aussi, même si ce département ne fait pas administrativement partie de la région Bretagne actuelle. Le vignoble nantais est le seul pays breton a comporter aujourd'hui des vignerons professionnels (au nombre de près de 800), et à valoriser ses vins par des signes officiels de qualité (AOC, IGP).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Décadence à partir du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

C'est le refroidissement dû au Petit âge glaciaire, et les décrets royaux des XVIIe et XVIIIe siècles défavorables à la production bretonne accélèrent la réduction de la surface cultivée [réf. nécessaire]. Seul le vignoble nantais est épargné, favorisé par la proximité du port de Nantes[1].

Renaissance à la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Juste avant la fin du XXe siècle et au début du XXIe s'annonce un renouveau des activités viticoles en Bretagne : on assiste à la multiplication des vignobles communaux, associatifs et particuliers.

On trouve par exemple : le coteau-du-braden à Quimper depuis 2006[2] ou le haut-quineleu du quartier Sainte-Thérèse, à Rennes depuis 1992[3].

On estime à 100 à 200 le nombre de viticulteurs qui exercent cette activité en Bretagne à la fin des années 2000[1].

Aspect économique[modifier | modifier le code]

La viticulture bretonne est désormais une viticulture dite « de plaisance »[4], de loisir, qui se met en place en dehors de la production agricole traditionnelle. Ces vignes ont essentiellement une vocation pédagogique, culturelle, touristique, et historique. On trouve notamment de petits vignobles à Bohal (cépage verdot), Cléguérec, Le Folgoët, Saint-Suliac (cépage chenin), au lieu-dit du Braden (quartier de Locmaria à Quimper), Le Quillo (cépage Maréchal Foch), Morlaix, Mont-Dol, Renac (cépage local et chardonnay), etc. Chez les particuliers le vignoble est parfois composé d'une seule treille. Le vin qui en est produit, souvent en toute petite quantité, n'est pas commercialisé [5].

Encépagement[modifier | modifier le code]

Dans les vignobles communaux ou associatifs les cépages les plus couramment plantés sont le pinot noir, le chardonnay, le pinot blanc, le chenin. Chez les vignerons amateurs particuliers ce sont encore parfois des hybrides producteurs directs (HPD) comme le baco, le Maréchal Foch ou des hybrides interspécifiques comme le perdin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Alle (photogr. Gilles Pouliquen), Le vin des bretons, Brest, Le Télégramme, coll. « Gestes & paroles »,‎ 2004, 115 p. (ISBN 2-84833-109-7, notice BnF no FRBNF39247527)
  • J. A. Chandon, Cultivez votre vigne Encyclopédie d'utovie, 1997, 50 p.
  • J. A. Chandon, Faites votre vin Encyclopédie d'utovie, 1997, 50 p.
  • B. Chang-Ricard, Micro Vino Bordeaux : Confluences, 2009, 98 p.
  • C. Chervin, Je fais mon vin Paris : Hachette, 2006, 130 p.
  • M. De Brouwer, Traité de vinification Bruxelles : CEP, 1998, 242 p.
  • Roger Dion, Histoire de la vigne et du vin en France des origines au XIXe siècle, Paris, 1959.
  • Pierre Galet, Cépages et vignobles de France. Tome III. Vignobles de France. Vol. 2., Paris ; Londres ; New York, Tec & doc,‎ 2006, 1285 p. (ISBN 2-7430-0680-3, notice BnF no FRBNF40139603)
  • P. A. Gianadda, Tout savoir pour faire son propre vin Lausanne : Editions Favre, 2012, 130 p.
  • A. Golovko, Comment faire soi-même un bon vin Ed. De Vecchi, 1999, 127 p.
  • J. C. Le Bihan, « Quelles variétés planter ? » La Feuille de Vigne bulletin de l’UVVOS n°9 octobre 2010, p. 4.
  • J. C. Le Bihan, Cultiver sa treille bio, Mens : Terre Vivante Éditions, 2011, 162 p.
  • J. C. Le Bihan, «Une treille ? ça se tente» Les 4 Saisons au jardin bio n° 190 sept-oct 2011, pp. 32-36.
  • M. Léglise, Les méthodes biologiques appliquées à la vinification et à l'oenologie Ed. Le Courrier du livre, tome 1, 1999, 170 p.
  • M. Léglise, Les méthodes biologiques appliquées à la vinification et à l'oenologie Ed. Le Courrier du livre, tome 2, 1995, 195 p.
  • Guy Saindrenan, La vigne et le vin en Bretagne : chronique des vignobles armoricains : origines, activité, disparitions et réussites du Finistère au Pays nantais, Spézet, Coop Breizh,‎ 2011, 574 p. (ISBN 978-2-84346-435-5, notice BnF no FRBNF42609935)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Agence Bretagne Presse - La renaissance de la vigne en Bretagne nord est-elle possible ?, Philippe Argouarch, 19 avril 2009.
  2. Articles concernant le Coteau du Braden sur http://www.letelegramme.com/
  3. Vendanges du Haut-Quineleu : une petite récolte - Rennes, mercredi 03 octobre 2012, Ouest-France.
  4. Le Bihan p. 8
  5. Le Bihan p. 14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Autres vignobles de régions non viticoles :

Liens externes[modifier | modifier le code]