Vieux-Port de La Rochelle
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| Vieux-Port de La Rochelle | |||||
Le Vieux-Port de La Rochelle |
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| Présentation | |||||
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| Type | Port de plaisance | ||||
| Construction | Port depuis le XIIIe Quais du XVIIIe - XIXe siècles |
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| Statut | Régie municipale | ||||
| Activités | Passeur et Bus de mer électro-solaire pour accès à la médiathèque et au Port des minimes | ||||
| Places | 320 places dont 70 visiteurs | ||||
| Équipement | 1 élévateur mobile (charge maxi 150 t.) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | |||||
| Pays | |||||
| Région | Aunis | ||||
| Région | Poitou-Charentes | ||||
| Département | Charente-Maritime | ||||
| Commune | La Rochelle | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : La Rochelle |
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Le Vieux-Port de La Rochelle (Charente-Maritime, France) est le port historique de la ville. Les deux tours médiévales qui en gardent l'entrée l'ont rendu mondialement célèbre.
C'est grâce à ce port que La Rochelle prit de l'importance durant la Guerre de Cent Ans, puis avec la découverte de l'Amérique.
Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, le Vieux-Port de La Rochelle a drainé plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle-France, ce qui en fait aujourd'hui un lieu de pèlerinage pour de nombreux touristes.
Sommaire |
Situation géographique[modifier]
Approche nautique[modifier]
Le chenal d'accès au Vieux-Port est dragué à la cote -0,50 mètre depuis la tour Richelieu.
C'est au Vieux-Port de La Rochelle que se termine le Canal de Marans à La Rochelle.
Histoire[modifier]
Le Port primitif[modifier]
Le port primitif de La Rochelle se situait sur le cours d'eau de Lafond, jusqu'au niveau du château de Vauclair (actuellement place de Verdun). Ce port fut rapidement saturé et victime de ses défaut (faible tirant d'eau, accès et manœuvre difficile, envasement), il ne répondait plus à l'augmentation des capacités des navires et du fret (vin et sel). L'entrée du port était défendue par la tour de la lanterne
- Il fut décidé de creuser un nouveau port.
Le havre d'échouage[modifier]
- Lors de la reddition de la ville, suite à l'épisode du grand siège, Louis XIII ordonne la démolition de l'ensemble des fortifications à l'exception du front de mer.
- En avril 1689, La Rochelle, dépouillé de ses fortifications côté terre, était vulnérable à une attaque venant des ennemis que le Roi Louis XIV avait ligué contre lui. Pour parer au danger, le conseil du Roi, sous l'influence sans doute de l'impitoyable Louvois, n'avait pas trouvé de meilleur remède que de raser La Rochelle et de combler son port. Heureusement que le maréchal de Lorges, à qui le roi avait confié le commandement des côtes entre la Loire et la Garonne, secondé par François Ferry, ingénieur général des provinces entre la Loire et les Pyrénées, protesta contre ce projet sauvage, en s’engageant à mettre la Rochelle en état de défense dans un court délai et sans de grandes dépenses[1]
- Le 22 octobre 1764, une assemblée générale de commerce décide d'importants travaux pour sauver le vieux port de l'envasement[2]. Le mal était tel, vers 1730, que M. de Tigné, directeur du génie, disait dans un mémoire qu'à peine pouvait-il y rentrer des navires de 50 à 60 tonneaux. Le Cardinal de Fleury s'était enfin décidé, peu de temps après, à envoyer 1 500 soldats pour le curer, et de grands travaux avaient été faits dans le but de limiter l'envasement. On avait perfectionné l'écluse de chasse du canal de Maubec, resserrés et revêtus de pierre les cotés de ce canal, abattu le vieux pont de Saint-Sauveur, qui brisait la force du courant, et établi dans l'avant-port un système de fascinage, qui s'étendait jusqu'à une assez grande distance en mer. Mais tous ces travaux ne purent vaincre le fléau de l'envasement. Des opérations de cures furent de nouveaux entrepris.
- le 6 septembre 1785, un "Raz de marée comme aucun marin ne se rappelle en avoir vu. Tout à coup la mer monta dans le port de dix-huit pouces et refluoit avec tant de violence qu'elle a couvert les jetées de l'avant port, qui étoient à plus de huit pieds au-dessus du niveau de la pleine mer. Ce n'étoit point des vagues, c'étoit vraiment un soulèvement de la mer ; car toute la surface paraissoit être à cette hauteur. Elle auroit passé par dessus les quais, si l'entrée rétrécie des deux tours ne s'y étoit opposée ; mais il y avoit entre les tours un courant égal à celui d'une écluse ouverte, ce qui a occasionné un ressac si considérable que tous les bâtiments, qui étoient dans le port, ont cassé leurs amarres. Cinq minutes après, la mer a baissé avec autant de rapidité qu'elle avoit monté. Elle grondaoit dehors avec un bruit considérable. Les vents est-sud-ouest souffloient avec assez de force mais sans être trop violents"[3]
- 29 avril 1770, démarrage des travaux de désenvasement. On enleva la vase et les pierres qui menaçaient de combler le port. On ôta environ cinq pieds de hauteur. Les travaux durèrent jusqu'en janvier 1772[4].
- Construction des quais du bassin d'échouage de 1786 à 1856[5].
- 6 août 1808, Napoléon et l'Impératrice Joséphine visitèrent notamment le port, le chantier de construction, le bassin à flot, la jetée.
Au cours du XIXe et du XXe siècle, le havre est occupé par la flottille des bateaux de pêche avant leurs déménagement en 1994 au Port de pêche de Chef de Baie. De nos jours, le havre est occupé par les navettes de transport et par les voiliers.
Le vieux port a accueilli par deux fois une compétition de plongeon extrême[6]. L'évènement a rassemblé plus de 40 000 spectateurs au pied de l’édifice en 2009. La compétition consiste à réaliser des plongeons depuis la tour Saint-Nicolas.
| Séries du championnat du monde 2010 de plongeon extrême à La Rochelle, France. | |
Le bassin des yachts[modifier]
À partir de 1778, sous la direction des ingénieurs Leclerc et Lescure de Bellerive, fut entrepris le creusement du bassin à flot intérieur, dans l'étrier dit de la Petite-Rive. Sa mise en service ne se fera qu'en 1808.
Le bassin des chalutiers[modifier]
Au cours du XIXe siècle, le havre est occupé par la flottille des voiliers de pêche et le bassin intérieur par des petits caboteurs. Le vieux port devenant trop étroit pour accueillir les navires de commerce, on décide en 1862 de creuser le bassin extérieur, dont l'emplacement se situe au-delà des fortifications. En forme de « L » inversé, ce port a un accès direct au Canal de Rompsay et au réseau ferroviaire. Une porte-écluse permet d'accéder à marée haute au chenal et un pont tournant permet la communication entre Le Gabut et La ville en bois.
Avec la mise en service du Port de La Pallice, les navires de commerce quittent peu à peu le bassin. L'emplacement est rapidement occupé par les chalutiers grâce à la construction de cinq pêcheries par la chambre de commerce, en 1923.
En 1935, le pont tournant est remplacé par un pont basculant. Ce pont est toujours en service aujourd’hui.
Dès la fin de la guerre, la pêche industrielle reprend de plus belle, et, comme après celle de 14-18, les premières années sont fastes. Les fonds se sont reconstitués et le poisson est abondant. Les nouveaux chalutiers de 38 mètres à 45 mètres sont équipés de moteurs diesel. Les tonnages montent.
Après la Seconde Guerre mondiale, pour répondre au nouvel essor du secteur de la pêche, on entreprend la construction d'un nouvel encan, qui sera mis en service en 1953.
En 1994, on inaugure le Port de pêche de Chef de Baie, où est transféré l'ensemble de la filière pêche.
Ce transfert permet une reconversion du bassin en port de plaisance. L'ancien encan est transformé en centre de conférences et accueille le musée maritime, dont une partie des bateaux (France 1) occupe déjà une place dans le bassin. Il voit également l'implantation du nouvel aquarium. Ce nouvel élan permet la concentration d'une importante industrie nautique tournée vers la plaisance.
Le bassin est le lieu privilégié pour accueillir les courses nautiques. Il accueille la Calypso qui subit une longue agonie de 1998 à 2007. Suite à des différents juridiques, le bateau fut laissé à l'abandon au fond du bassin des chalutiers.
Pont levant du Gabut[modifier]
Le pont levant du Gabut ou "Pont Sherzer", du nom de l'ingénieur qui l'a conçu est un ouvrage de type « basculant/levant roulant »[7].
En 1935, on décide de remplacer le pont tournant par un pont levant. Le pont levant pivote comme un pont-levis, sur un axe transversal. À l'arrière de cet axe, deux arcs dentés sont reliés à d'énormes contrepoids et lèvent la volée en roulant sur leur crémaillère. Construit pour le port de Marseille en 1927 par l'entreprise Fivellile, l'ouvrage est transporté à La Rochelle par la mer en 1936, avant d'être remonté. L'ouvrage métallique mobile, une fois levé, permet de libérer un passage de 16,50 m.
L'ouvrage vieillissant, on décide une restauration complète en 2004. Le temps faisant son œuvre, les pièces métalliques ont fini par se souder entre elles si bien que le temps de dépose a été plus long que prévu. La charpente de métal, les rivets frappés à chaud et le mécanisme sont rénovés. On en profit pour mettre en place un éclairage qui met le pont en valeur à la nuit tombée. Entièrement rénové il est officiellement inauguré le vendredi 24 juin 2005.
Galerie d'image du bassin des chalutiers[modifier]
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Photographie du Musée maritime depuis la tour Saint-Nicolas.
La maison des éclusiers[modifier]
Infrastructures portuaires[modifier]
Le Vieux-Port est composé de trois bassins offrants 18 appontements et 320 places (dont 70 pour les visiteurs) :
- Le bassin du havre d’échouage : 4 appontements, 115 places (dont 40 pour les visiteurs), emplacements dragués à -1 mètre, longueur maximale de 12 mètres ;
- L’ancien bassin des chalutiers : accueil des navires de grande plaisance, de 17 à 90 mètres, largeur jusqu’à 16 mètres, tirant d’eau maximal de 5 mètres sur 4 appontements ;
- Le bassin des yachts : 5 appontements, 90 places, tirant d'eau de 4 mètres, longueur maximale de 14 mètres, largeur maximales de 12 mètres, avec un seuil à l’entrée 1 mètre.
Galerie photo[modifier]
Ouvrages liés au Vieux-Port de La Rochelle[modifier]
- Captives à bord, tome 4 de la série de bande dessinée L'Épervier de Patrice Pellerin aux éditions Dupuis Collection Repérages, 1999
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Rémi Béraud, Petite Encyclopédie Monumentale et Historique de La Rochelle, Édition RUPELLA, 1987
- Claude Masse, Recueil des plans de La Rochelle, Édition RUPELLA, 1979
- Emile COUNEAU, La Rochelle Disparue, 1904
- Jourdan, Éphémérides historiques de la Rochelle, A.SIRET, 1861, 595 p. [lire en ligne]
- Amos Barbot, Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, vol. XIV, Éditions Picard, 1886 [lire en ligne]
Notes et références[modifier]
- Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 97
- Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 396
- Extrait de Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 323
- Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 3
- Plan des quais construits de 1786 à 1856, dessin par L'Evêque, Base inventaire (culture.gouv.fr)
- http://www.redbull.fr/cs/Satellite/fr_FR/World-Series/Cliff-Diving-Page-FR/001238874453697 | Red Bull Cliff Diving World Series
- Fiche sur le site Structurae
Articles connexes[modifier]
- Grosse Horloge
- Tour Saint-Nicolas
- Tour de la Chaîne
- Église Saint-Sauveur de La Rochelle
- Phare du Quai Valin
- Port de plaisance de La Rochelle