Vierville (Eure-et-Loir)

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Vierville
Image illustrative de l'article Vierville (Eure-et-Loir)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Auneau
Intercommunalité Communauté de communes de la Beauce alnéloise
Maire
Mandat
Serge Milochau
2014-2020
Code postal 28700
Code commune 28408
Démographie
Population
municipale
115 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 07″ N 1° 54′ 56″ E / 48.3853, 1.9156 ()48° 23′ 07″ Nord 1° 54′ 56″ Est / 48.3853, 1.9156 ()  
Altitude Min. 144 m – Max. 156 m
Superficie 6,81 km2
Localisation

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Vierville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Vierville et des communes limitrophes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous les formes latinisées Verisvilla vers 1080, Verivilla vers 1100, Vervilla vers 1250.

Il s'agit d'un nom en -ville au sens ancien de « domaine rural »

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[1], le premier élément est le nom de personne germanique Wero.

Pour Ernest Nègre[2], il s'agit de l'anthroponyme germanique Wericho.

Les deux explications par un nom de personne germanique se justifient par le fait que la majorité des noms en -ville est composée avec ce type anthroponymique.

Cependant, on peut remarquer que les noms en -o ne se combinent avec -ville qu'au cas régime dans cette province. On devrait donc avoir *Veronville ou *Vronville, comme on a Ossonville (Osso), Mondonville (Mundo), Abonville (Abo) ou Thionville (Theudo).

De plus, les formes anciennes ne postulent pas un nom en W- puisqu'elles devraient être notée *Weronvilla ou *Gueronvilla, ainsi La Guerche-de-Bretagne est elle notée sous la forme Wirchiae au XIe siècle et La Guerche-sur-l'Aubois, Guircia en 1036. L'évolution /w/ > /g/ est régulière dans les dialectes d'oïl centraux.

Ainsi, les hypothèses proposées ci-dessus auraient dû donner *Gueronville dans un cas et *Guerchonville dans l'autre. À noter que ces mêmes A. Dauzat et Ch. Rostaing attribuent à un certain Weri-, le premier élément de Guerpont.

En fin de compte, aucun nom de personne connu n'explique Vier-, peut-être s'agit-il, comme ça arrive parfois, de la réinterprètation d'un toponyme antérieur.

L'homonymie avec Vierville-sur-Mer (Calvados, Wiarevilla 1158) et Vierville (Manche, Viarvilla 1284) est fortuite, car il s'agit d'un anthroponyme anglo-scandinave Wivar[3], conformément aux règles de la phonétique du normand septentrional, le /w/ s'est maintenu jusqu'au XIIe siècle, puis a muté en /v/

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Edouard Lefèvre fait état de découvertes galloromaines dès avant le milieu du XIXe siècle sur le territoire de Vierville, et notamment, lors de "fouilles faites en 1846 et 1847, près de Noir-Epinay dans la pièce dite "la Marche", tout contre l’ancienne voie dite "de César", de plusieurs maisons antiques et des marches conduisant à une cave dans laquelle on a trouvé diverses monnaies romaines et plusieurs objets de la même époque, qui ont été malheureusement dispersés"[4].
  • Vers 1094 le village de Vierville devint une propriété des moines de Marmoutier, grâce au zèle persévérant d'un chevalier du château de Courville devenu moine, Thion Chef-de-Fer. Il nous en reste quatre notices récemment éditées et traduites en ligne[5], qui donnent un tableau étonnamment détaillé pour l'époque de ce village et de la manière dont il s'insère dans la pyramide féodale.
  • Peu après les moines installent dans le village quatre familles de serfs originaires de Denonville, données par le chevalier Hardouin Chef-de-Fer[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jocelyne Leroy    
mars 2008   Serge Milochau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Vers 1250, Vierville avait 84 paroissiens. En 1738, on y comptait 60 communiants[7].


En 2011, la commune comptait 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
136 165 158 150 183 203 184 163 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
159 127 131 154 160 137 140 162 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
131 153 161 144 145 136 136 103 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
94 99 100 76 97 84 111 115 115
2011 - - - - - - - -
115 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Parc éolien du chemin d'Ablis[modifier | modifier le code]

Installé en 2008 par EDF Énergies Nouvelles, le long de l'autoroute A10 sur les communes de Léthuin, Neuvy-en-Beauce, Baudreville, Gouillons et Vierville, ce parc réunit vingt-six turbines Senvion MM92 d'une puissance de 2 MW, développant une puissance totale de 52 MW[10].

Sa production est équivalente à la consommation électrique annuelle de 70 000 habitants[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chevalier Oury de Vierville (Hulricus de Vervilla) est mentionné vers 1094 comme le père défunt d'un certain Godéchal, qui donne ses biens aux moines de Marmoutier[12].
  • Un Briant de Vierville (Brientius de Viervilla) est signalé vers 1140[13].
  • Monsieur de Chatignonville demeurait à Vierville du vivant de Guillaume Laisné, mort en 1635[7].
  • Georges de Fesnières, chevalier, enseigne aux gardes du Roi, seigneur de Morainville, Mondonville, Noir-Espinay, Lestuing et autres lieux, mort le 3 juillet 1651, lègue une terre à la cure de Vierville[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1979. p. 713.
  2. Toponymie générale de la France, Volume II, Librairie Droz, Genève, 1996. p. 952.
  3. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 234.
  4. Édouard Lefèvre, «Vierville (1867)», in Corpus Étampois.
  5. Bernard Gineste [éd.], «Thion Chef-de-Fer: Notice sur Vierville (fin du XIe siècle)», in Corpus Étampois, 2008.
  6. Gineste, in Corpus Étampois.
  7. a, b et c Source: Édouard Lefèvre, «Vierville (1867)», in Corpus Étampois.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. The Wind Power, base de données sur les parcs éoliens et les éoliennes, zone 28, France.
  11. EDF Énergies Nouvelles met en service en France 52 MW éoliens le long de l’autoroute A10.
  12. Source: Corpus Étampois.
  13. Cartulaire de Saint-Père de Chartres, éd. Guérard, p. 458

Liens externes[modifier | modifier le code]

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