Vieillissement

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La notion de vieillissement décrit une ou plusieurs modifications fonctionnelles diminuant progressivement l'aptitude d'un objet, d'une information ou d'un organisme à assurer ses fonctions.

Hans Baldung Grien : Les Âges et la Mort, c. 1540-1543

Dans le cas d'un organisme vivant (être humain par exemple), c'est le processus - naturel ou exacerbé par divers stress subis in utero ou au long de la vie - qui conduit le plus souvent[1] cet organisme à ne plus assurer son équilibre physiologique, ce qui conduit cet organisme à la mort.

Chez l'Homme, le vieillissement est un processus complexe, lent et progressif, qui implique divers facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Ces facteurs sont en partie génétiques (vieillissement intrinsèque), et pour partie liée à l'histoire de vie de chacun (facteurs externes de vieillissement, acquis ou subis). Le vieillissement de certaines cellules commence dès la naissance, voire in utero. Chez l'Homme, par convention, on parle de vieillissement à partir d'un certain âge (l’âge « mûr »), avant de différencier le 3ème âge (65 –89 ans) du 4ème âge ou grand âge (> 90 ans). Parmi les autres définitions chronologiques, celle différenciant les jeunes vieux (65-75 ans), les vieux (75-85 ans) et les vieux vieux (au delà de 85 ans)[réf. nécessaire]. Sur le plan médical, les définitions chronologiques sont reléguées au second plan au profit de celles tenant compte du niveau de dépendance du sujet âgé. Sur le plan sociologique, les chercheurs cherchent à montrer que le vieillissement est un construit social. Les définitions chronologiques sont aussi placées au second plan pour mettre en avant le mode de vie de la personne âgée ou du senior.

Il existe donc plusieurs définitions du « vieillissement », selon l'approche dans laquelle on se place.

  • L'ensemble des phénomènes d'affaiblissement des fonctions physiologiques liés au vieillissement d'un organisme vivant constituent la sénescence (formé sur le mot latin : senex, « vieillard »). L'état pathologique résultant de la sénescence est la sénilité.
  • L'étude de la vieillesse et du vieillissement de l'Homme est la gérontologie (terme formé sur le mot grec geron, gerontos, « vieillard »).
  • La médecine de la vieillesse est la gériatrie.
  • On parle aussi d'une « société vieillissante » pour désigner la période durant laquelle le nombre de personnes âgées croît, suite à l'augmentation de l'espérance de vie et à la diminution des taux de natalité (inversion de la pyramide démographique dans certains pays tels l'Allemagne ou l'Estonie), observés sur presque toute la planète. Ce vieillissement de la population est devenu un sujet, socialement, politiquement et biologiquement préoccupant, qui explique une gérontologie biologique et sociale en plein essor, au moins dans les pays riches.
  • On peut enfin aussi parler du vieillissement (éventuellement prématuré) d'un organe (la peau exposée aux UV par exemple).

Contrairement au « jeunisme » (préférence pour la jeunesse), l’« âgisme » désigne la discrimination généralement négative vis-à-vis des personnes âgées.

Définition[modifier | modifier le code]

Divers ordres de vieillissement sont habituellement considérés :

  1. au regard de l'état civil, le vieillissement ou les âges de la vie sont quantitativement donnés par le calendrier dont le repérage diffère d'une culture à une autre ;
  2. socialement, l'âge est un indice de vieillissement ne renseignant pas sur le nombre de jours restant à vivre (qui croît dans la plupart des pays non en guerre[2]) ;
  3. une approche plus physiologique, permise par les progrès des moyens d'investigation médicaux cherche à estimer le vieillissement physique des organes et notamment du cerveau, par exemple par une perte progressive de neurones et l'appauvrissement en synapses, qui est dans le déroulement observé de la vie du corps humain (c'est-à-dire sans maladie) ;
  4. le psychologue et le gérontologue ou le sociologue s'intéressent aussi au vieillissement subjectif (tel que vécu par la personne, parfois davantage perçu que réel), avec diverses attributions de sens au vieillissement.

Généralités sur le vieillissement humain[modifier | modifier le code]

Le déclin des activités physiques et mentales se remarque principalement par une plus grande lenteur qui, recadrée, pourrait révéler une autre « réalité » d'un comportement réfléchi et précautionneux, à la suite des expériences acquises au cours de la vie et des confusions, déjà signalées par Ernest Hemingway, entre « action » et « agitation », souvent commises par des néophytes dans l'inexpérience et l'enthousiasme des découvertes. Le premier aspect est peut-être la dégradation continue de cent milliards de neurones à la naissance. La masse du cerveau diminue, graduellement et sûrement, d'environ 10 %, durant toute la vie, par la mort des neurones qui ne se produit pas au même rythme et aux mêmes régions chez toutes les personnes. Cette perte a lieu surtout dans les couches externes associatives, laissant les parties internes intactes, responsables des actes réflexes qui ne dépendent pas de l'apprentissage.

Elle se situe principalement dans le cortex cérébral, responsable de la motricité, la pensée et les sens. Mais, la perte du poids cérébral, avec l'âge, est moins significative que l'appauvrissement en qualité et en quantité des connexions neuronales ou synapses qui permettraient à un neuropathologiste, dans sa dissection et son observation, de déterminer l'âge, à partir de la richesse en synapses. La plasticité ou labilité des synapses signifient que ces connexions neuronales se font, se défont et se refont à l'usage et à n'importe quel âge. Le cheval de bataille de Jean-Pierre Changeux est cette « plasticité synaptique » où les circuits neuraux se font par des activités d'apprentissage et se défont par inactivité. Le dispositif cérébral s'use quand on ne s'en sert pas[3]. Freud a longtemps considéré qu’il y avait dans la vieillesse, une barrière qui excluait les sujets âgés du champ psychothérapeutique, en raison d’un défaut de plasticité des processus psychiques, « ses successeurs s’orientent différemment, soulignant au contraire, les capacités surprenantes de plasticité psychique y compris chez certains vieillards, dès lors que le sujet âgé se déprend des effets du discours négativiste sociétal.»[4]

Clinique[modifier | modifier le code]

Vieillissement normal[modifier | modifier le code]

Le vieillissement est un phénomène dont les retentissements biologiques, psychologiques et sociaux sont étroitement liés.

Aspects psychologiques du vieillissement[modifier | modifier le code]

S’il est difficile de distinguer les modifications psychologiques directement induites par le vieillissement, de celles accompagnant parfois les conséquences de celui-ci (Ninot, 2004), certains changements se dégagent comme affectant la dimension cognitive et émotionnelle dans le cadre du vieillissement normal.

D’un point de vue psychanalytique, le vieillissement est un «processus évolutif ou par crises[5]» qui traduit l’impact psychique des détériorations d’un organisme mature[6]». Pour le sujet âgé, il s’agira «d’intégrer ce à quoi le confronte le fait de vieillir, quant à son désir, quant au rapport au temps et à la mort[5]».

« Ce travail psychique, conscient et inconscient, débute lors de la crise du milieu de la vie, lorsqu’apparaissent les premières défaillances et limites corporelles. À chaque fois, il s’agit d’une rude mise à l’épreuve spéculaire du narcissisme et la qualité de ce dernier est un des facteurs du bien vieillir. Le vieillissement remet en jeu l’identité (avec un travail du Moi intense), active de nombreux processus de deuil (d’objets certes mais aussi de soi-même) et oblige à faire avec la castration (l’humour et les sublimations sont essentiels)[5]».

Aspect émotionnel[modifier | modifier le code]

Au plan émotionnel, le vieillissement peut s’accompagner de l’émergence de sentiments multiples comme par exemple l’inutilité, la sensation d’être une charge pour les autres (à laquelle échapperont plus facilement des grands-parents très sollicités pour garder leurs petits-enfants), la solitude et l’abandon (qui diminuent grâce à la messagerie instantanée vidéo), la sensation de posséder un corps devenant incontrôlable. Trois aspects se dégagent : la personne âgée tend vers une maîtrise passive de l’environnement, une réduction de son activité et une préoccupation grandissante de son monde intérieur. On observe classiquement un désinvestissement de la réalité extérieure et un investissement de soi (L’Ecuyer, 1994 ; Léger et Tessire, 1989), accentués par l’approche de la mort (Caradec, 2004).

Aspects physiologiques[modifier | modifier le code]

Approche fonctionnelle[modifier | modifier le code]
  • Le cristallin de l'œil commence à vieillir à partir de l'âge de 11 ans.
  • Les différents systèmes physiologiques : vasculaire, cardiaque, cérébral, neurosensoriel, osseux... commencent à vieillir à partir de 18-20 ans.
  • La fonction respiratoire : la compliance thoracique est fortement diminuée avec l’âge ; on constate une perte de recul élastique pulmonaire et une diminution de force des muscles respiratoires. La fonction respiratoire de repos est altérée par une augmentation du volume résiduel et une diminution de la capacité vitale. Le flux sanguin artériel pulmonaire diminue et la pression artérielle pulmonaire augmente avec l’âge.
  • La fonction circulatoire : l’hypertension artérielle augmente avec l’âge et l’artériosclérose apparaît. Le diabète de type 2 apparaît souvent et se traduit par une obstruction progressive des vaisseaux capillaires
  • La fonction locomotrice : le vieillissement osseux caractérisé par une diminution de l'anabolisme osseux, pouvant déboucher sur une ostéoporose et l’ostéomalacie ; le vieillissement articulaire caractérisé par l’arthrose ; le vieillissement musculaire caractérisé par une sarcopénie, entraînant une diminution de la force musculaire. La répétition d’effort est plus difficile, et la force et l’endurance se conservent plus longtemps que la résistance, la vitesse, la souplesse et la coordination des mouvements.
  • Les capacités perceptives : diminution des capacités sensorielles entraînant l'instabilité de la posture, ainsi qu’une altération de l’audition (presbyacousie) et de la vue (presbytie, cataracte, pouvant toutes deux être aujourd'hui résolues par opération dans beaucoup de cas).
  • L’aptitude physique : la puissance maximale aérobie décline ; la capacité aérobie diminue.

Les parties cartilagineuses (nez, oreilles) continuent bien qu'à un rythme imperceptible leur croissance toute la vie, donnant leur aspect particulier aux visages des vieillards, même s'ils avaient eu des visages de grande beauté (voir l'illustration ci-dessus).

D’une manière générale, le processus du vieillissement, après la phase de maturation, conduit à une diminution progressive des capacités de réserve fonctionnelle de l’organisme (Jeandel, 2003) entraînant des difficultés d’adaptations physiologiques. Ce déclin est accompagné de – et accentué par – la diminution de l’activité physique qui accompagne souvent l’avancée en âge.

Aspects psychomoteurs[modifier | modifier le code]

  • atténuation des réflexes au niveau des muscles et des articulations,
  • troubles de l’équilibre en station debout entraînant une démarche moins assurée,
  • tremblements séniles (tête et membres supérieurs), notamment quand on passe de l’état de repos à l’action,
  • troubles de la connaissance du corps propre,
  • troubles praxiques (acte volontaire),
  • troubles de la connaissance de son corps, du langage et de l’écriture.

Aspects sociaux[modifier | modifier le code]

On observe une diminution importante du réseau social chez la personne âgée. Des pertes relatives à la capacité de déplacement et à celle d’interaction avec l’environnement (vue et ouïe) sont subies par la personne âgée et l’amènent à limiter ses contacts avec l’extérieur et à se renfermer sur elle-même. Le déménagement en institution accentue cette diminution du réseau social et l’isolement.

Le vieillissement psycho-affectif est peut-être dans un plus grand isolement social, une plus grande solitude que la personne âgée tente de combattre par la relation avec des médicaments et d'autres drogues, comme substitut à la relation sociale appauvrie, reliant ainsi le vieillissement psycho-affectif au vieillissement social.

Les sociologues insistent sur la notion de construit social : le vieillissement est lié au regard de la société, aux normes qu'elle se donne. (Serge Guérin, 2007) montre que la notion d'âge est fortement liée à l'environnement socio-culturel. Ainsi, il montre que l'on est "vieux" dès 45 ans en entreprise, alors que pour le grand public, la vieillesse débute à plus de 70 ans...

Quant au statut de mineur attribué aux personnes âgées, la société et la culture tendent, d'une part, à considérer le vieillissement comme une perte progressive de responsabilités dans le comportement, ce qui s'exprime par le retrait des activités professionnelles et, à l'extrême, par une mise sous tutelle. D'autre part, le retrait et l'isolement sociaux conduisent souvent les personnes âgées à se constituer en groupes sociaux à part, suivant un déroulement proche de celui des groupes ethniques, de femmes et d'handicapés, avec leurs sous-cultures, de telle manière que les lois et règlements sur l'égalité dans l'accès aux emplois mettent ensemble les femmes les handicapés, les minorités ethniques visibles ou non et les personnes âgées dans leurs mesures compensatoires.

Dans les cultures et les sociétés où la sécurité sociale est assurée par la famille, la parenté et la communauté proche, la responsabilité filiale est liée, comme son corollaire, à la responsabilité parentale, comme les différentes responsabilités communautaires sont liées, par exemple, en Chine et dans les pays sinisés, par les valeurs confucéennes de bénévolence, de courtoisie, de loyauté et d'obéissance mutuelles.

Études sur le vieillissement[modifier | modifier le code]

Il commence à se faire à grande échelle avec les méthodes (issues de l'épidémiologie) de suivi de vastes panels de personnes volontaires. Par exemple au Canada 160 chercheurs de 26 universités vont suivre un groupe d'environ 50 000 personnes (âgé(e)s de 45 à 85 ans) durant 20 ans au moins; 30 000 feront l'objet d'examens cliniques et 20 000 autres seront interrogés téléphoniquement tous les 3 ans, pour mieux suivre, mesurer et expliquer les effets du vieillissement sur eux (effets biologiques, médicaux, socio-psychologiques...)[7].

Voir aussi Longévité.

Vieillissement pathologique[modifier | modifier le code]

Voir :

La vieillesse est l'âge ultime de l'être humain, qui succède à l'âge mûr, appelé aussi par euphémisme le « troisième âge ». La vieillesse est généralement perçue dans la 6e décennie de la vie, car c’est à cette période que la conscience d’un vieillissement est la plus aiguë. Il n’y a pas réellement d’âge biologique de la vieillesse. Par contre, il y a une représentation de la vieillesse qui commence vers l'âge de soixante-cinq ans et correspond à une période de la vie où la plupart des personnes sont retirées de la vie active (retraite ou pension).

Causes évolutives du vieillissement[modifier | modifier le code]

Les théories évolutives sur le vieillissement suggèrent qu'il évolue comme une conséquence de la sélection naturelle (=explication évolutionniste), et ne se pose donc pas comme le résultat inévitable de l’"usure normale" de l’individu.

Actuellement, on distingue trois principales théories, pouvant coexister, sur l'évolution du vieillissement.

Théorie de l'accumulation de mutations[modifier | modifier le code]

Au milieu du XXe siècle, Haldane (1941)[8] et Medawar (1952)[9] émettent l’idée selon laquelle la force de sélection décline avec l'âge proportionnellement à la valeur reproductive, qui mesure la contribution d'un individu aux générations futures. Ceci est dû au fait que les individus meurent de causes qui ne sont pas liées au vieillissement (=facteurs extrinsèques). Medawar a donc supposé que des mutations délétères exprimées à un âge plus avancé pouvaient s'accumuler dans les populations, réduisant alors le succès de reproduction ainsi que la survie des individus âgés. Cette théorie suggère que les forces de sélection contre le vieillissement sont tout simplement trop faibles pour le supprimer.

Théorie de pléiotropie antagoniste[modifier | modifier le code]

Williams(1957)[10] a étendu l'idée de l'accumulation de mutations dans une deuxième théorie en proposant l'existence de gènes antagonistes pléiotropes. Selon lui, ces gènes auraient des effets bénéfiques chez les plus jeunes individus en augmentant leur fitness, mais des effets délétères à un âge avancé. Le nombre d'individus dans les classes d'âge jeunes étant plus élevé que dans les classes d'âges élevées, ces gènes seront donc favorisés pour leur effet bénéfique sur les jeunes, malgré leur effet néfaste sur les individus âgés. La théorie de pléiotropie antagoniste suggère donc que le vieillissement est une conséquence malheureuse d'un lien entre les avantages que certains traits fournissent aux organismes jeunes et leurs conséquences négatives en fin de vie. Cette théorie inclut la notion d’investissement. Les organismes ne peuvent pas investir sans limite dans leur survie et leur reproduction : ils font donc des compromis (trade-offs). L’ajustement de ces compromis dépend de nombreux facteurs, notamment environnementaux. Cette partie est traitée par la théorie du soma jetable.

Théorie du soma jetable[modifier | modifier le code]

La troisième théorie expliquant une évolution vers le vieillissement est développée par Kirkwood(1977) [11] : c'est la théorie du soma jetable. Celle-ci est basée sur les trade-offs d'allocation des ressources entre l'auto-maintien et la reproduction. Dans cette théorie, le déclin des fonctions résulte des dommages non réparés de molécules, de cellules et de tissus. Ceux-ci sont dus aux processus de la vie, en particulier ceux provoqués par la reproduction, et s’accumulent avec l’âge. La réparation de ces dommages est coûteuse, en termes de ressources, pour l'individu. En conséquence, le taux attendu de détérioration d'un individu reflète un équilibre optimal entre l'allocation des ressources à l'auto-entretien et à d'autres activités concurrentes. La théorie du soma jetable postule qu'il est inutile de maintenir le soma au-delà de l'âge que l'individu peut raisonnablement espérer atteindre dans son environnement normal. Autrement dit, lorsque le niveau de mortalité environnementale (= extrinsèque) est élevé, il est moins intéressant d'investir massivement dans l'entretien (et donc d'augmenter l'espérance de vie) et plus intéressant d'investir dans une croissance rapide ainsi que dans la reproduction, et inversement. Le vieillissement est alors une conséquence évolutive de l'existence de nombreux facteurs extrinsèques de mortalité.

La Fédération Internationale du Vieillissement[modifier | modifier le code]

La mission de la Fédération Internationale du Vieillissement est d'informer, éduquer et promouvoir des politiques, des programmes et des pratiques afin d'améliorer la qualité de vie des personnes âgées à travers le monde. Elle représente les personnes âgées auprès des Nations unies, de l'Organisation Mondiale de la Santé, de l'Organisation des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), la Commission Économique et Sociale de l'Asie et du Pacifique pour les Nations unies (UNESCAP) et le Conseil de l'Europe.

Vieillissement d'une Information[modifier | modifier le code]

  • Vieillissement d’une information : Dans la société de l’information, une information est déclarée vieillie dans l’un des cas suivants : Elle est banalisée (elle n’amène plus d’information au sens de la Théorie de l’information), elle n’a plus la bonne formalisation, elle n’a pas le bon débit, elle n’est plus pertinente. En comparaison, une information valide est régénérée et elle « circule ».
  • Vieillissement d’un système d’informations : Il ne remplit plus l’un de ses objectifs. Par exemple, la totalité des types d’informations n'est plus transmise car il y a un blocage sur un chainon intermédiaire appartenant les informations ne sont plus traçables, provoque une illégitimation des informations transmises.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Caradec, Sociologie de la vieillesse et du vieillissement, Armand Colin, 2008
  • Serge Guérin, L'invention des seniors, Hachette, coll Pluriel, 2007
  • Serge Guérin, La nouvelle société des seniors, Michalon, 2e édition, 2011
  • Richard Lefrançois, Vieillesses oubliées (Insécurité économique et sociale des aînés), GGC, 2009
  • Maurice Godelier, François Jullien, Joseph Maïla, Le grand âge de la vie, PUF, 2005
  • Bernard Croisile, Le vieillissement cognitif : le futur âge d'or des neurones?, Revue de gériatrie, mai 2003, n°5
  • A. Niéouillon, Approche neurobiologique du vieillissement cérébral, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mais avec quelques exceptions. Voir article Immortalité
  2. Grâce aux progrès de la médecine et probablement de la conservation des aliments, selon l'INSEE, 1 an de vie environ est gagné tous les 4 ans par exemple pour un Français moyen vieillissant. Ce taux ne s'est ralenti ni en 2006, ni en 2007 ; en 2007 (comme en 2006), l'espérance de vie a augmenté de 3 mois, ce qui signifie qu'un Français nés en 2007 peuvent espérer vivre 77,5 ans (84,4 ans si c'est une Française), si et seulement si bien entendu les facteurs de risque restent comparables d'ici là, ce qui n'est nullement garanti. Source : Bilan Démographique INSEE 2007.
  3. A contrario, les personnes âgées restant en stimulation intellectuelle soutenue - en général auto-imposée - n'ont pas manqué : Michel Serres, Claude Lévi-Strauss, Bertrand Russell, Philippe Bouvard (auteur d'un ouvrage sur "la belle vie après 70 ans")...
  4. Article « vieillissement » de José Polard,pXXVI Additif, Nouvelle édition du Dictionnaire International de la Psychanalyse, sous la direction d’Alain deMijolla, Fayard/Pluriel, 2013
  5. a, b et c Article« vieillissement » de José Polard, pXXVI Additif, Nouvelle édition du Dictionnaire International de la Psychanalyse, sous la direction d’Alain de Mijolla, Fayard/Pluriel, 2013
  6. Muller C. et Wertheimer J, in Psychogériatrie, Masson, 1981
  7. UVic examines the myths and mysteries of aging (Communiqué de presse en anglais de l'UVic, 2009/05/25)], Site de l'étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV)
  8. Haldane, J.B.S. New Paths in Genetics. Allen & Unwin, London. 1941
  9. Medawar P.B. An Unsolved Problem in Biology. H.K. Lewis, London. 1952
  10. Williams, G.C. Pleiotropy, natural-selection, and the evolution of senescence. Evolution, vol.11, p398–411. 1957
  11. Kirkwood, T.B.L. Evolution of aging. Nature, vol.270, p301–304 1977