Vie cachée de Jésus

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La vie cachée de Jésus désigne les années de la vie de Jésus entre la fin de l'enfance et le début de sa prédication. Les écrits canoniques chrétiens ne disent rien de cette période, qui a dès lors donné lieu à de nombreuses hypothèses.

Ces années obscures de Jésus n'ont longtemps été abordées, comme le reste de sa biographie, que par un biais confessionnel apologétique chrétien.

À partir du XIXe siècle, des ésotéristes[Quoi ?] voient en Jésus un « grand initié » et proposent diverses thèses sur son parcours initiatique. A la même époque, les quêtes du Jésus historique commencent à tenter de reconstituer une « vie de Jésus » en tant que figure importante de la spiritualité humaine, en la débarrassant des dogmes chrétiens. Les historiens contemporains replacent ces années cachées dans le contexte de sa judéité.

L'absence de sources[modifier | modifier le code]

On dispose de peu de sources sur la vie de Jésus. A quelques exceptions près, elles émanent des premières communautés chrétiennes et concernent essentiellement ses années de prédication.

Les évangiles canoniques évoquent cependant l'enfance de Jésus de la Nativité à la visite au temple de Jérusalem à l'âge de douze ans. Ces récits d'enfance sont des éléments obligatoires dans la « biographie » d'un grand homme de l'Antiquité et «  doivent donner la clé de l'homme et de l'action à venir »[1]. Il s'agit de récits hautement symboliques, comme celui de l'étoile qui guide les rois mages : celle-ci est un signe de prédestination royale dans le monde antique, et un symbole messianique pour les juifs[2]. Ils ont été prolongés par les écrits plus tardifs des apocryphes, puis de la Légende Dorée et forment un des éléments de la mythologie chrétienne.

La jeunesse de Jésus de douze ans jusqu'au début de son ministère, vers l'âge de trente ans [n 1], n'est par contre pas du tout mentionnée dans les sources classiques. Cette période est considérée par certains auteurs comme un temps d'apprentissage spirituel. Ces années de l'existence de Jésus de Nazareth non relatées dans les écrits canoniques du Nouveau Testament sont désignées par certains auteurs comme la « Vie cachée de Jésus » (Caussel, c.1700)[3], parfois années inconnues de Jésus (Bellarmino, c.1600)[4] ou, dans la littérature ésotérique, années perdues de Jésus (Prophet, 2004)[5], vie secrète de Jésus[6] ou encore vie privée de Jésus[7],[8] en opposition à sa vie publique[9]. Ces documents relatent des thèses et spéculations diverses accueillies avec scepticisme par la plus grande partie des historiens autant que par l'exégèse chrétienne.

Interprétations diverses[modifier | modifier le code]

Exégèse chrétienne[modifier | modifier le code]

Jésus en charpentier - Porte de la Foi - Sagrada Familia

Selon Roberto Bellarmino, au XVIIe siècle, Jésus ne reste pas « oisif » mais « forgea le glaive de l'humilité pour trancher la tête du Goliath de l'orgueil. »[10]. Pour l'abbé Pierre Caussel (1651-1728)[11], Jésus-Christ, depuis l'âge de douze ans jusqu'à trente ans environ, « demeura à Nazareth dans la maison de saint Joseph, travaillant de ses mains. »[12].

L'attente jusqu'à l'âge de trente ans est traditionnellement expliquée par la nécessité pour les prêtres, selon la loi de Moïse, d'attendre cet âge pour entrer dans le sanctuaire lévitique[13],[14]. Pour d'autres, ces 18 années sont considérées non seulement comme un apprentissage auprès de Joseph[15], mais comme un éventuel rôle de chef de la famille après le décès présumé de Joseph[16].

Ce type d'interprétation classique a perduré jusqu'au XVIIIe siècle. Durant les deux siècles suivant se développent des thèses comme celles des voyages de Jésus en Asie dans sa jeunesse ou après sa crucifixion ou des contacts supposés avec les Esséniens.

L'exégèse chrétienne a généralement rejeté ces théories et soutient que rien n'est connu sur cette période de la vie de Jésus, alors que des publications islamiques soutiennent le contraire. Ces thèses sont notamment reprises par les fidèles de l'ahmadisme ou de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. On rencontre également ce terme dans la littérature ésotérique ou New Age.

Les sources antiques relatives à la présence supposée de Jésus et de ses disciples en Syrie[modifier | modifier le code]

Les ruines d'Édesse en 1904

Le Romain Sossionus Hierocles, dans un texte Aux Chrétiens cité par Lactance (250-325) rapporte que Jésus aurait fui « après avoir été chassé par les Juifs » et aurait « rassemblé une troupe de neuf cents hommes pour se livrer au brigandage[17]. » Comme Sossionus Hierocles avait été gouverneur de Syrie avant d'écrire son livre, il a été supposé que l'endroit où avait fui Jésus se trouvait dans cette province romaine.[réf. nécessaire] La notion de brigandage est également évoquée par Celse (philosophe) au IIe siècle dans son ouvrage Discours véritable (en grec : Λόγος 'AληΘής) où il attaquait le christianisme naissant : « […] Jésus, n'était simplement que le chef d'une bande de brigands »[18]. Les romains appelaient brigands (lestaï) ceux qui se révoltaient contre-eux. Saint Irénée de Lyon, l'un des Pères de l'Église, évoque dans son Traité contre les hérésies, la thèse gnostique d'un Jésus qui serait resté en Asie avec Jean (apôtre) et quelques autres disciples avant de mourir sous le temps de l'empereur Trajan. Le règne de Trajan dura de 98 à 117, ce qui pourrait correspondre avec la vie d'un Jésus centenaire. Jean, lui-même serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge d'environ quatre-vingt-dix ans[19]. Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.

Les sources issues de l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Une section datant selon certaines sources du XVIIIe siècle, mais plus probablement apocryphe, et créée au XIXe siècle du Bhavishya Purana (l'un des 18 Puranas hindous écrits en sanskrit) raconte une rencontre entre le roi Shalivahana et Jésus (Îsâ) près de Srinagar en Inde bien longtemps après la crucifixion. On sait que le Bhavishya Purana a été compilé par Sutta en l'année 3191 de l'ère Kautikia, ce qui correspond à l'an 115. Il est daté par les exégètes occidentaux au VIe siècle. Le Bhavishya Purana est surtout connu en occident car il contient un passage qui raconterait une rencontre entre le roi Shalivahana et Jésus (appelé Îsâ-masiha) près de Srinagar en Inde quelques années après sa crucifixion[20]. D'autres passages de ce Purana parlent de Jésus sous le nom d'Îsâ. L'un d'entre-eux utilise le mot Masiha (Messie) sans que le nom d'Îsâ lui soit associé. Selon Swami Parmeshwaranand, ce passage (sl. 29 cd-30ab) semble suggérer que Jésus était appelé le Masiha, parce que, étant le Seigneur immuable (acala) lui-même, il a fait disparaître les éléments transitoires (cala)[21].

En se fondant sur le travail de F. E. Pargiter qui détecte des sujets bibliques introduits bien après le Ve ‑ IVe siècle av. J.-C. en rapport avec la diffusion du christianisme et bien que Pargiter ne mentionne pas ce passage, Swami Parmeshwaranand estime logique de lui appliquer la même conclusion. L'introduction du christianisme en Inde est probablement antérieure au IIIe siècle, comme le montre les travaux sur les Nasrani ou Nasrani Mappila[22],[23] découverts par Vasco de Gama et appelés aujourd'hui Chrétiens de saint Thomas, qui existent au Kérala avant cette date. Leurs Traditions indiquent que leurs communautés auraient été fondées par l'apôtre Thomas vers 55[24], après que celui-ci a quitté le royaume indo-parthe du Taxila[25],[26], voisin du Ladakh où le Bhavishya Purana situe la rencontre entre Jésus et Shalivahana.

« Shalivahan, qui était le petit-fils de Bikrama Jit, prit les rênes du gouvernement. Il vainquit les hordes des Chinois, des Parthes, des Scythes et des Bactriens. Il tira une frontière entre les Aryas et les Mlecchas et ordonna à ces derniers de se retirer de l'autre côté de l'Inde. Un jour, Shalivahan, le chef des Sakyas, vint dans les Himalayas. Là, dans le pays du Hun[27], le puissant roi vit un homme assis sur une montagne qui semblait promettre de bons auspices. Sa peau était belle et il portait des vêtements blancs. Le roi demanda au saint homme qui il était. L'autre répondit : « Je suis appelé un fils de Dieu, né d'une vierge, ministre des non-croyants, sans relâche à la recherche de la vérité. » Le roi lui demanda alors : « Quelle est ta religion ? » L'autre répondit : « Ô grand roi, je viens d'un pays étranger où il n'y a plus de vérité et où le mal ne connaît pas de limites. Dans le pays des non-croyants, je suis apparu comme le Messie. Mais la démone Ihamasi des barbares (dasyu) s'est manifestée sous une forme terrible ; on m'a livré à elle à la manière des non-croyants et j'ai fini dans le royaume d'Ihamasi. Ô roi, prête ton oreille à la religion que j'ai apporté aux non-croyants ; après la purification de l'essence et du corps impur et après avoir cherché refuge dans les prières du Naigama, l'homme priera l'Éternel. Au travers de la justice, de la vérité, de la méditation et de l'unité de l'esprit, l'homme trouvera son chemin vers Îsâ dans le centre de la lumière. Dieu, aussi ferme que le soleil, unira finalement en lui-même l'esprit de tous les êtres qui errent. Ainsi, ô roi, Ihamasi sera détruite ; et la bienheureuse image d'Îsâ, le donneur de bonheur, restera à jamais dans le cœur ; et j'étais appelé Îsâ-Masih. » Après que le roi eut écouté ces paroles, il prit l'enseignant des non-croyants et l'envoya dans leur pays impitoyable. »

— Citation extraite d'une traduction du Bhavishya Purana tirée du site de Yogi Ramsuratkumar Bhavan[28]

Dans sa première époque en Inde, Jésus, selon ce texte, aurait été connu comme Îsâ. Selon Parmeshwaranand, un spécialiste de l'hindouisme[29] il aurait été connu au Cachemire sous le nom de Yuz Asaf. La thèse est contestée par une majorité d'experts, par exemple par la spécialiste de l'hindouisme et philologue, Wendy Doniger[30],[31],[32].

Les sources orientales persanes[modifier | modifier le code]

L'historien persan Mir Muhammad ben Khawand (en) est l'auteur, en 1417 du livre[33] Rauza-tus-Safa fi Sirat-ul-Ambia wal Muluk wal Khulafa (en) (« Jardins de la pureté sur la biographie des prophètes, des rois et des califes »). Il y mentionne une tradition concernant une visite de Jésus et Marie à Nasibain (actuelle Nusaybin)[34],[35] :

« Jésus (la paix soit sur lui) a été appelé « le Messie » parce qu'il était un grand voyageur. Il portait une écharpe de laine sur sa tête et un manteau de laine sur son corps. Il avait un bâton dans sa main ; il avait l'habitude d'errer d'un pays à l'autre et de ville en ville. À la tombée de la nuit il restait où il était arrivé. Il mangeait des plantes des forêts, buvait l'eau des forêts, et voyageait à pied. Ses compagnons, dans un de ses voyages, lui avaient une fois acheté un cheval ; il a monté ce cheval pendant un jour, mais comme il ne pouvait pas le nourrir, il l'a renvoyé. Voyageant dans son pays, il est arrivé à Nasibain. Avec lui étaient quelques-uns de ses disciples qu'il avait envoyé dans la ville pour prêcher. Dans la ville, cependant, il courait des rumeurs fausses et infondées au sujet de Jésus (que la paix soit sur lui) et de sa mère. Le gouverneur de la ville a donc arrêté les disciples et a appelé Jésus. Celui-ci a miraculeuxment guéri quelques personnes et a exhibé d'autres miracles. Le roi du territoire de Nasibain, avec toutes ses armées et ses personnes, est devenu alors un sectateur de Jésus. La légende de la descente de la nourriture, contenue dans le saint Coran, appartient aux jours de ses voyages. »

— Traduction tirée du site « Noosphère - Teilhard de Chardin »[36],[37],[38]

Le perse Faquir Muhammad dit que, Jésus aurait envoyé de Damas Thomas (apôtre) à Nisibis (aujourd'hui Nusaybin près d'Édesse (chrétienne) pour en guérir le roi et ce avant de s'y rendre lui-même avec Marie[39]. Jésus quitta Nisibis sans Thomas en se faisant appeler Yuz Assaf et gagne la Perse puis l'Afghanistan avant de se rendre au Cachemire[40]. Les traditions iraniennes au sujet de Jésus ou d'Îsâ sont similaires.

Les thèses issues de l'ésotérisme[modifier | modifier le code]

Jésus, « grand initié »[modifier | modifier le code]

L'ésotérisme chrétien présente Jésus comme l'aboutissement spirituel d'une série de grands initiés. En 1889, l'ouvrage publié par Édouard Schuré sur ce thème eut un grand retentissement[41].

Il situe l'initiation de Jésus chez les esséniens, qu'il considère comme les derniers descendants de confrérie concervant les traditions des prophètes d'Israel[42].

L'idée selon laquelle Jésus avait voyagé en Asie a d'abord été proposée par l’avocat et spiritualiste français Louis Jacolliot (1837-1890) à ce sujet dès 1869[43]. Elle a été reprise en 1894 par le Russe Nicolas Notovich suite à ses voyages en Inde et au Ladakh[44].

Les théosophes traditionnels croient que selon les enseignements des maîtres, le Maître Jésus (en) aurait d'abord été initié aux cultes à mystères avant de suivre en Inde l'enseignement du Maïtreya[réf. nécessaire].

La vision de l'anthroposophie[modifier | modifier le code]

L'ancien Gœtheanum, siège des anthroposophes à Dornach (Suisse)

Rompant avec une vision par trop orientaliste de la théosophie, le philosophe et occultiste Rudolf Steiner (1861-1925) ancien secrétaire général de la Société de théosophie allemande fonde en 1913 l'anthroposophie. Il avait développé dans un cycle de dix lectures publiques[45],[46] faites à Karlsruhe entre le 4 et le 14 octobre 1911 une vision d'un Christ considéré comme « l'esprit guide de la terre ». Dans son œuvre ultérieure les Guides spirituels de l'homme et de l'humanité[47],[48], il fera référence à deux enfants Jésus et parlera de sa vision occulte d'un Christ cosmique qui se serait incarné en l'un d'eux lors du baptême par Jean-Baptiste dans le Jourdain.

L'Évangile du Verseau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Évangile du Verseau.

L'Évangile du Verseau de Jésus le Christ[49] par Levi H. Dowling (1844-1911)[50], écrit en 1908, a été publié sans interruption depuis lors et a été traduit en plusieurs langues. Il prétend être la véritable histoire de la vie de Jésus, dont dix-huit années « perdues » ou passées sous silence dans le Nouveau Testament. L'histoire suit le jeune Jésus à travers l'Inde, le Tibet, la Perse, l'Assyrie, la Grèce et l'Égypte. L'auteur aurait pratiqué la méditation pendant 40 ans en consultant des "archives akashiques" qui seraient l'enregistrement de tous les faits du passé. Il aurait écrit ce livre toujours entre 2 et 6 heures du matin. Le livre se compose de 22 chapitres couvrant toute la vie de Jésus, de sa naissance à sa mort. Les trois dernières années de sa prédication en Palestine sont similaires à l'histoire de la Bible, mais renferment des éléments plus ésotériques. Le livre prétend être l'Évangile pour être utilisé à l'ère du Verseau à venir.

En 1909, un soldat britannique Arthur Lillie (1831-?)[51] publie India in Primitive Christianity[52],[53]. Il y évoque la possible figure d'un Jésus Éssénien et d'un christianisme primitif influencé par l'Inde[54]. Cette idée sera reprise par un ésotériste, le docteur Raymond W. Bernard (B.A., M.A., Ph.D.) (1901-1965) né Walter Siegmeister[55] (à ne pas confondre avec Raymond Bernard (1923-2006), fondateur de divers mouvements d'inspiration rosicrucienne et martiniste). Le docteur Raymond W. Bernard s'intéressa à la vision secrète d'un Jésus-Christ[56] inspiré par les Ésséniens et qui tire son enseignement d'Inde, du Brahmanisme et des doctrines de Krishna[57],[58]. Son ouvrage, La Vie secrète de Jésus l'Essénien[59] introduit la doctrine de respect pour toute vie encore appelée compassion universelle, ainsi que de la Non-violence qui doit ouvrir la voie au Végétarisme et au Pacifisme.

Il y cite l'existence d'un probable « rouleau de Safed » ou de Mehgheehlla (ce qui n'a jamais été démontré) qui serait d'origine essénienne et qui aurait été découvert par le Docteur Dayve Boris de Waltoff en 1882 près du lac de Tibériade. Le découvreur était un auteur et un médecin né en 1865[60],[61]. Ce rouleau mentionnerait la présence de Jésus en Inde. Un texte équivalent dont la véracité historique se doit d'être démontrée également, existerait selon le docteur Raymond W. Bernard sous le nom de « rouleau d'Alexandrie »[62],[63].

Les années après la crucifixion[modifier | modifier le code]

Les apparitions du Christ ressuscité[modifier | modifier le code]

Pour la tradition chrétienne telle qu'elle existe aujourd'hui, Jésus serait apparu à ses disciples pendant 40 jours après sa résurrection avant de faire son ascension au ciel. Ses disciples restés au pied du mont des oliviers, situé à l'est de Jérusalem, le voient disparaître dans les nuées. La tradition a toutefois eu d'importantes difficultés à s'établir, puisque l'on compte pas moins de six versions des apparitions dans les différents textes du Nouveau testament. Dans les évangiles, certaines apparitions se déroulent devant le tombeau de Jésus (apparition à Marie la Magdaléenne), d'autres dans la ville même de Jérusalem, d'autres sur une montagne en Galilée, une autre sur le chemin d'Emmaüs. Dans l'évangile attribué à Jean, Jésus apparaît d'abord à Jérusalem et notamment dans la maison où les disciples avaient l'habitude de se réunir, puis alors que certains disciples ont repris leur activité de pêcheurs après un temps indéterminé, il apparaît à certains d'entre-eux au bord du lac de Tibériade, en Galilée. Il faut aussi tenir compte que les première versions des évangiles — au moins jusqu'aux années 80 — ne comportaient pas d'épisodes narrant les apparitions, alors qu'il est certains que l'annonce de la résurrection de Jésus, commence dès les années 40.

Le témoignage de saint Paul est antérieur de plus de quinze ans au début de l'écriture des évangiles. De plus, le genre littéraire des écrits de Paul n'a rien à voir avec les évangiles, qui sont des textes apologétiques et contradictoires ayant pour but de démontrer que Jésus est le Messie. Paul écrit des lettres à des interlocuteurs, ce qui donne une valeur historienne très supérieure à ses écrits par rapport aux évangiles. Concernant les apparitions, outre qu'il mentionne que Jacques le Juste, le frère de Jésus, a bénéficié d'une apparition, il indique que Jésus est aussi apparu à 500 disciples simultanément, un fait qui n'est pas retenu par la tradition chrétienne aujourd'hui. Par ailleurs, Paul bénéficie d'une apparition de Jésus à proximité de Damas, plus d'un an après sa résurrection. Ce serait aussi dans la province romaine de Syrie que certains auteurs ont situé, l'épisode rapporté par le Romain Sossionus Hierocles.[réf. nécessaire] Celui-ci, dans un texte "Aux Chrétiens" cité par Lactance (250-325) indique que Jésus s'était replié avec neuf cents de ses partisans « après avoir été rejeté par les Juifs ». Sur la base de cette dernière indication, certains critiques ont émis l'hypothèse que cet événement pouvait avoir lieu après la crucifixion.[réf. nécessaire] C'est aussi dans la la province de Syrie — plus précisément à Kokaba (15 km. au sud-est de Damas) — que les pères de l'Église situent au IVe siècle la famille de Jésus.

Selon Suetone, celui qu'il appelle Chrestos était présent à Rome dans les années 40 et fomentait des troubles sous l'empereur Claude. Irénée de Lyon indique dans deux livres différents que Jésus baptisé à 30 ans par Jean Baptiste, aurait commencé à délivrer son enseignement à 50 ans, ce qui n'est possible que s'il a continué son activité bien après la crucifixion. On trouve un écho de cette information dans l'évangile attribué à Jean où lors de son avant-dernier voyage à Jérusalem, Jésus approche de l'âge de 50 ans.

Au IVe siècle, dans son récit de voyage, la chrétienne Égérie indique qu'après que Taddée ait guérit le roi Abgar V d'Édesse, Jésus s'est rendu lui même dans la ville. Or selon la tradition chrétienne, Thaddée a été envoyé à Édesse par l'apôtre Thomas après la crucifixion de Jésus. Plusieurs écrivains perses, comme Faquir Muhammad ou l'historien Mir Muhammad ben Khawand racontent qu'après la guérison d'Abgar V, Jésus, sa mème Marie et des disciples dont le nom n'est pas cité où figure parfois le nom de l'apôtre Thomas, se sont rendus à « Nisibis près d'Édesse ». Après des problèmes avec le roi local, Jésus le guérit, puis Thomas et lui même repartent pour des prédications dans deux régions différentes.

Les réponses de l'Ahmadisme[modifier | modifier le code]

Roza Bal, le tombeau supposé de Jésus à Srinagar
Article détaillé : Ahmadisme.

Les Ahmadis sont une communauté fondée dans les Indes britanniques à la fin du XIXe siècle par Mirza Ghulam Ahmad[64] qui a composé une tradition nouvelle[65] en reprenant diverses traditions et récits, notamment autour de Yuz Asaf, existants chez certains musulmans et aussi chez des hindouiste du Pakistan et du Cachemire[66],[67], que l'on retrouve dans des textes en sanskrit[68]. Ils vouent à Yuz Asaf qui pour eux est Jésus — appelé Îsâ-masiha ou simplement almasiha (le Messie) et connu par la population locale également sous les noms de Shahazada nabi (le « Prince prophète ») et de Hazrat Isa sahib (« Son éminence le maître Îsâ »)[69] — un culte tout comme aux saints de l'islam autour du Roza Bal, le tombeau de Yuz Asaf situé à Srinagar[70]. Selon eux, Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé de la croix en état de coma avancé ce qui aurait fait croire à sa mort[71]. Après quelques apparitions à ses disciples pour mettre en place sa prédication, il serait venu vivre la plupart du temps de l'autre côté de l'Euphrate qui n'était pas sous le contrôle des Romains. Il se serait beaucoup déplacé cherchant à rassembler les Tribus perdues d'Israël, ce qui l'aurait conduit à Srinagar, via Nisibe, Herat, Peshawar[72],[73]. Selon Ghulam Ahmad, toutes ces régions auraient conservé dans leurs traditions le souvenir de son passage et il juge cet itinéraire logique si Jésus recherchait les Tribus perdues d'Israël[72]. Dans les sources indiennes, Îsâ (Jésus) est décrit aussi comme « un grand voyageur ». Il serait venu finir sa vie au Cachemire à l'âge symbolique de 120 ans[74].

Selon les Ahmadis, on retrouve partiellement ces éléments dans la tradition Hindoue, notamment dans le Bhavishya Purana, dont ils se servent aussi pour appuyer leur conviction, qui contient un passage qui raconte une rencontre entre Shalivahana et Îsâ-masiha près de Srinagar quelques années après sa crucifixion[20]. Mirza Ghulam Ahmad indique que selon des traditions présentes dans l'espace perse et en Inde, Jésus aurait été guéri des séquelles de la crucifixion, par une pommade bien précise, qui à la suite de cet événement se serait appelé « Marham-i-Isa » (pommade d'Îsâ). Il utilise l'abondance des mentions de cette pommade dans les traités médicaux en farsi, en arabe, dont un qui d'après lui aurait été compilé à l'époque de Jésus et traduit en arabe sous le règne de Mamun al-Rashid, pour tenter de démontrer l'ampleur de la diffusion de cette tradition et son ancienneté[71].

Une inscription dédicatoire située sur les restes d'un monument réputé avoir été construit sous le règne de Gopananda (roi au Cachemire dans la seconde partie du Ier siècle)[75], indique que ce monument a été construit l'année où Yuz Asaf a lancé son appel prophétique[76]. Il ne s'agit pas de l'inscription originale, mais d'une traduction en persan ancien effectuée sous le règne du sultan Zein el-Abdeline, vers 874[77]. Sur une pierre massive accolée à la pierre tombale de Yuz Asaf ont été gravés l'empreinte de deux plantes de pied stylisées, sur lesquelles figurent deux représentations de cicatrices laissées par un clou qui aurait traversé ses deux pieds, qui montrent que Yuz Asaf est considéré comme un crucifié ayant survécu à son supplice[78]. Il semble toutefois qu'aucune datation de cette représentation épigraphique ait été faite.

Toutefois pour leurs détracteurs chrétiens, la christologie messianique des Ahmadis a été composée à la fin du XIXe siècle par le fondateur de ce mouvement hétérodoxe musulman[79]. Ils estiment que contrairement à ce qu'affirme Mirza Ghulam Ahmad, il n'y avait pas de traditions qui liaient Jésus à Yuz Asaf, avant le XIXe siècle. Pour eux, Mirza Ghulam Ahmad a construit son personnage à partir de la légende chrétienne de Barlaam et Josaphat. Pour les ahmadis, au contraire la légende chrétienne vient du livre en sanskrit appelé Lalila-Vistara[80] ou Lalitavistara sūtra qui date du IIe ‑ IVe siècle[81]. Le Bouddhisme mahāyāna, qui naît au nord de Srinagar au Ier siècle serait en effet entré en contact avec Jésus et aurait composé un texte légendé à partir de son personnage. Le nom de Yuz Asaf ayant été modifié en Budasaf, car pour eux Jésus était un bodhisattva, c'est-à-dire un être promis à l'éveil. Selon eux, le fait que l'on trouve la parabole du semeur[82] dans ce texte en sanskrit tout comme dans l'évangile selon Marc[83] en est une preuve.

Certains détracteurs[Qui ?] de l'ahmasisme mettent l'accent sur l'irrespect de Mirza Ghulam Ahmad pour la figure de Jésus-Christ, une accusation niée par ses partisans qui estiment que l'allégation est sans fondements et citent Mirza Ghulam Ahmad :

« Nous informons nos lecteurs que notre croyance au sujet de Jésus est très noble. Nous croyons sincèrement qu'il était un vrai prophète d'Allah, et il l'aimait... Par conséquent, nous le tenons en très grande estime conformément à son statut privilégié. »

— (Nur-ul-Qur'an, partie 2, Ruhani Khaza'in, vol. 9, p. 374)

Les sources musulmanes selon Ahmad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Îsâ.

Plusieurs sources musulmanes anciennes que l'on appelle Hadîths (arabe : حديث, ḥadīṯ pluriel ʾaḥādīṯ أحاديث) évoquent Budasaf ou Yudasaf. Mirza Ghulam Ahmad a confondu le mort de Yudasaf dans Kusinara avec le mort de "Yuzasaf" au Cachemire. Il a compris le texte en tant que montrant le survie de Jésus (Îsâ) après sa crucifixion[incompréhensible] :

Shaikh al Sa'id us Sadiq (mort en 962) écrit[84] que Budasaf est allé en Inde et qu'il est mort au Cachemire[85].

Cette tradition concernant Budasaf/Yuzasaf est connue par le groupe religieux issu de l'ahmadisme et qui vénère le tombeau de Yuzasaf dit de Jésus à Srinagar[86] (en cachemiri : श्रीनगर) au Cachemire[87],[88].

  • « Jésus (paix sur lui), fils de Marie, descendra sur terre... Il se mariera, vivra 45 ans puis mourra. Il sera enterré à mes côtés [Mohammad] dans ma tombe. Ainsi Jésus (paix sur lui), fils de Marie, et moi ressusciterons de la même tombe, entre Abou Bakr et Oumar »(Mishkat-ul-Masabih, 40:4) sur le web Ahmadi[89].
  • « Jésus (paix sur lui) se mariera et aura un enfant à son retour. Après sa mort, les Musulmans accompliront la dernière prière sur lui et l'enseveliront dans Raouza-i-Aqdas »[90].
  • « Jésus (paix sur lui) mourra après 40 ans d'existence sur terre. À sa mort, les musulmans accompliront la dernière prière sur lui et l'enseveliront »[91].
  • « Jésus a vécu jusqu'à 120 ans »[92],[93].

Dans son Al-Tasrih fi ma Tawatara fi Nouzoul al-Masih, le grand savant du hadith Mohammad Anwar Shah Kashmiri écrit que « tous les hadiths concernant le retour de Jésus sont dignes de confiance ». Il cite 75 hadiths et 25 ouvrages des compagnons du Prophète et de leurs disciples[94], ce qui prouve leur importance dans la religion musulmane.

En effet, selon la plupart des commentateurs musulmans, à l'instar de Tabarî (839-923), Jésus de Nazareth n'est pas crucifié[95], mais l'ambiguïté du passage sur lequel se fonde leur affirmation prête à discussion[96].

En 1939 l’imam de la mosquée de Londres (1936-1946) J. D. Shams publie un ouvrage La Tombe de Jésus en Inde[97].

Jésus-Christ de Shingō[modifier | modifier le code]

Les tombes de Shingō
Article détaillé : Jésus-Christ (Shingō).

Daitenku Taro Jurai parfois appelé Jésus-Christ de Shingō (新郷村, Shingō-mura?) est un personnage légendaire identifié à Jésus-Christ. Selon une tradition japonaise reprise par un mouvement religieux shintoïste appelé Kōso Kōtai Jingū Amatsukyō ou Amatsukyo (japonais : 天津教)[98],[99], considérée par certains comme un canular, celui-ci serait mort à Shingō, alors appelé Herai, à l'âge de 106 ou de 114 ans. Le tombeau de Jésus est devenu une attraction touristique d'importance pour le petit village de Shingō situé dans la région de Tōhoku et la préfecture d'Aomori.

Alors que la Bible ne fait aucune mention des années cachées de la vie de Jésus, le testament de Koma Takenouchi découvert en 1935[100],[101] décrit que Jésus serait venu au Japon, dans la province d’Etchu, à l'âge de 21 ans, sous le règne de l'empereur Suinin (en japonais : 垂仁天皇), onzième empereur du Japon, pour y étudier la religion japonaise. Après avoir achevé ses études, Jésus est retourné en Judée. Le testament[102] donne une toute autre suite à l'histoire de Jésus et déclare qu'après avoir été condamné à mort par Ponce-Pilate, Jésus s'est échappé avec des disciples en Sibérie où il resta quatre années en passant par des épreuves et de grandes souffrances. C'est son frère Isukiri qui aurait été crucifié à sa place[103]. Jésus-Christ de Shingō part ensuite avec ses compagnons pour l'Alaska avant prendre le bateau pour Hachinohe la préfecture d'Aomori au Japon[104]. Il se serait marié au Japon avec une sainte femme nommée Myuko et aurait eu trois filles dont les descendants sont certains habitants du village de Shingō. Jésus-Christ de Shingō aurait fini sa vie à Herai (ancien nom de Shingō) à l'âge de 106 ou de 114 ans sous le nom japonais de Daitenku Taro Jurai, sans approche religieuse particulière. Il serait enterré à Shingo auprès des reliques de son frère.

Les documents de Takeuchi font partie d'une collection de textes[100] prétendument antiques et sont au centre d'un mouvement religieux appelé Kōso Kōtai Jingū Amatsukyō[105] ou aussi Amatsukyo[99]. Le prêtre shintoïste Kiyomaro Takeuchi (1874-1965) doit être considéré comme la plus importante source de ces idées[106]. Il était un prêtre du sanctuaire Koso Kotai Jingu qui était à l'origine situé près de Shinmei (préfecture de Toyama), et se trouve maintenant dans Isohara (préfecture d'Ibaraki). Le contenu le plus important de la doctrine propagée par le mouvement était l'idée de la supériorité absolue sur toutes les nations du Japon, et que les souverains du Japon n'était pas seulement les souverains du Japon, mais de partout dans le monde. Le mouvement a subi malgré son attachement à l'Empereur (en japonais : Tennō) (天皇) et un attrait pour les hauts aristocrates militaires et nationalistes impérialistes de la période restrictive des années 1920 et 1930, des persécutions massives. Takeuchi Kiyomaro a été emprisonné en 1936 avec d'autres membres sous le motif de faute de lèse-majesté. Le groupe s'est organisé à nouveau après la Seconde Guerre mondiale, mais a été démantelé en 1950. Il a été rétabli en 1952 suite à la Loi sur les corporations religieuses et est enregistré comme secte shintoïste[105] à la préfecture d'Ibaraki sous le nom de Kōso Kōtai Jingū Amatsukyō[107] depuis 1965.

Alors que l'authenticité ainsi que la très grande antiquité des tombes de Shingō ne font aucun doute, il semble absolument impossible de dater les textes de Takeuchi très exactement, certains documents originaux ayant disparu. La découverte d'autres documents ou des fouilles archéologiques précises menées avec sérieux[108] pourraient lever les incertitudes.

L'approche de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[modifier | modifier le code]

Vignette IV des papyrus de Joseph Smith

Le Livre de Mormon est un ouvrage publié en 1830 et présenté par Joseph Smith comme la traduction de plaques trouvées selon lui dans la colline de Cumorah dont l'endroit lui aurait été indiqué par l'ange Moroni. Le livre relaterait, de 600 ans avant Jésus-Christ à 421 ans après Jésus-Christ, 1 000 ans de l'histoire de Léhi, prophète d'origine juive, fuyant par la mer avec sa famille juste avant la destruction de Jérusalem, et de sa descendance, les Néphites et les Lamanites, peuples de l'Amérique ancienne, avec pour point culminant, la visite que Jésus-Christ aurait rendue au peuple néphite trois jours après sa crucifixion. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère l’ouvrage comme historiquement authentique et affirme qu’il est possible d’obtenir le témoignage de la véracité du Livre de Mormon au travers de la prière. Ce livre constitue pour les mormons la « clef de voûte de [leur] religion »[109]. Jésus selon le livre de Néphi serait venu en Amérique[110].

Un des aspects de la doctrine mormone qui distinguent les saints des derniers jours des autres confessions chrétiennes est la croyance en de saintes Écritures complémentaires à la Bible, ce qui porte à quatre le nombre d'ouvrages considérés comme canoniques et qui conduisent les saints des derniers jours, par une étude personnelle, à acquérir un témoignage spirituel personnel de leur véracité. Les mormons croient que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure où elle est traduite correctement (8e article de foi).

Les historiens rejettent les aspects surnaturels du récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent la véracité historique du Livre de Mormon en soulignant les incohérences anachroniques du récit.

Jésus en Inde dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le romancier allemand de:Siegfried Obermeier atteint un best-seller en Allemagne en 1983 avec un livre construit en grande partie sur les thèses de Ahmad et Novotovitch[111]. Mais la thèse de Ahmad est favorisée par docteur Fida M. Hassnain (2008), directeur des archives et musée du Cachemire[112]. L'histoire a été rendue publique dans un documentaire de la BBC[113], un reportage de France 5[114] et un film de Paul Davids[115].

La vie conjugale « cachée » de Jésus[modifier | modifier le code]

La vie privée de Jésus ou vie secrète du Christ[6] a fait l'objet de nombreuses spéculations et débats contradictoires. Elle a servi de base à la rédaction de romans et la réalisation de films et reportages. Isabelle Bourdial[116] rapportant à cet effet les propopos de la sociologue Véronique Campion-Vincent[117] lie ces spéculations ésotériques et ces rumeurs à la Théorie du complot.

La communication du professeur Karen Leigh King[modifier | modifier le code]

Le professeur Karen Leigh King, enseignant à la Harvard Divinity School, faculté de la théologie protestante libérale, a commenté un fragment de manuscrit copte datant du IVe siècle au Congrès international des études coptes de Rome (septembre 2012) qui indiquerait que Jésus était marié. Ce fragment de papyrus de quatre centimètres sur huit est rédigé en dialecte sahidique et lui semble authentique. contenant les mots « ... Jésus leur dit, ma femme... »[118],[119],[120]. Dès le 28 septembre 2012 L'Osservatore Romano publie un article du professeur Alberto Camplani expliquant que le fragment est un faux[121]. D'autres experts ont conclu assez rapidement à un faux[122]. Toutefois des examens effectués par des papyrologues à la demande de Karen King plus tôt au cours de l'année 2012 avaient laissé entendre que le papyrus pourrait être authentique[118]. Cette communication scientifique est néanmoins remise en question par d'autres chercheurs.

L'Énigme sacrée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Énigme sacrée.

L'Énigme sacrée (The Holy Blood and the Holy Grail, « La Sainte Lignée et le Saint Graal ») publié en 1982 par Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh, trois journalistes britanniques, présentent l’hypothèse que la dynastie mérovingienne descendrait directement de Jésus et de Marie Madeleine. Dans cette optique, la mission du Prieuré de Sion, une société secrète présentée comme un regroupement d'organisations secrètes telles que les templiers, les Rose-Croix ou encore les francs-maçons, serait donc de cacher l'existence de cette « sainte lignée ». Les trois coauteurs établirent un lien entre cette mission et le thème du Graal, traditionnellement associé aux Templiers et déclarent que le « Graal » est une métaphore qui désignerait cette descendance supposée du Christ.

Le Prieuré de Sion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré de Sion.

Le Prieuré de Sion est le nom donné à plusieurs groupes, à la fois réels et fictifs, notamment à une organisation fondée en France en 1956 par Pierre Plantard. Dans une série de documents tapés à la machine à écrire et déposés à la Bibliothèque nationale au milieu des années 1960, intitulés Dossiers secrets d'Henri Lobineau, Pierre Plantard présente le Prieuré comme une confrérie remontant à 1099, liée à l'ordre du Temple en France. Cependant, de nombreux universitaires et spécialistes ont démontré l’inauthenticité de ces derniers[123]. Néanmoins, de nombreux théoriciens de la conspiration persistent à croire que le Prieuré de Sion est une organisation obscure qui protège un secret capable de faire s'écrouler l'Église catholique. Cette thèse est celle proposée par Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh dans leur livre L'Énigme sacrée publié en 1982 et dont de nombreux éléments ont été repris par Dan Brown dans son best-seller intitulé Da Vinci Code. Umberto Eco, dans son roman de 1988 Le Pendule de Foucault, montre son point de vue sur la question en illustrant un système d’association sans preuve qui aurait permis le fondement de cette société secrète nommée Prieuré de Sion.

Dans la série de romans historiques Les Enfants du Graal (1991 à 1997) de Peter Berling, le Prieuré de Sion y protège les deux héros, Roç et Yesa, qui y sont présentés comme des descendants de Jésus. Elle met aussi en scène Guillaume de Gisors et Marie de Saint-Clair, deux des grands maîtres de la société. Dan Brown, quant à lui, a repris tous ces thèmes pour construire l'intrigue de son Da Vinci Code

Dan Brown et son roman Da Vinci Code[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Da Vinci Code.

Dan Brown exploite dans l’un de ses romans Da Vinci Code écrit en 2003 devenu un Best-seller mondial [124] le thème d’une vie sentimentale de Jésus. Il s’appuie sur l'Évangile de Philippe, évangile apocryphe classé postérieur à la rédaction des évangiles canoniques, écrits au Ier siècle. Ce texte est connu depuis les débuts du christianisme et n’a jamais été caché par l’Église[125](contrairement aux affirmations de l'auteur), mais seulement écarté par celle-ci comme aussi douteux que les autres apocryphes. L’Évangile selon Philippe rapporte que Marie-Madeleine était la compagne de Jésus[126], ce qui étonnait ses disciples[127].

Bien que le Da Vinci Code ait toujours été présenté comme une fiction et non une thèse (malgré la préface disant le contraire[128]), l'auteur entretient la confusion, mêlant réalité, vraisemblance et pure invention. De nombreux ouvrages, publiés peu après le roman, ont mené à bien une analyse complète des théories présentes dans ce roman[129] ; ils servent à remettre facilement en cause les prétentions de l'auteur à l'exactitude historique.

Le 28 mars 2007, Dan Brown gagna son procès concernant ses droits d’auteur. La cour d’appel de Grande-Bretagne a rejeté les demandes de deux auteurs, Michael Baigent et Richard Leigh, qui ont écrit The Holy Blood And The Holy Grail. Ils ont mis en avant le fait que Dan Brown avait volé les principales idées de leur livre. Tous les deux se sont fondés sur une théorie selon laquelle Jésus et Marie Madeleine se seraient épousés et auraient eu un enfant, et que la lignée continue à ce jour. Baigent et Leigh devront payer les dépenses qui s’élèvent à environ 6 millions de dollars[130].

Le Da Vinci Code (film) a été adapté au cinéma en 2006 par Ron Howard.

Recherches actuelles[modifier | modifier le code]

Les revendications de Novotovich et Mirza Ghulam Ahmad sont rejetées à l'unanimité par tous les universitaires[131],[132]. Le matériau de Nicolaj Notovič et de Mirza Ghulam Ahmad a été examiné et rejeté par des historiens comme l’orientaliste Günter Grönbold (1985)[133] et Norbert Klatt (1988)[134] mais a été confirmé par d’autres chercheurs comme le professeur d’histoire des religions Holger Kersten (1997)[135],[136]

En 2006 un prêtre catholique Joseph-Marie Verlinde enseignant à l'Université catholique de Lyon (UCLy), publie une étude intitulée Les Impostures antichrétiennes - des apocryphes au Da Vinci Code[137] qui est une réflexion critique sur les nouvelles religiosités véhiculées par le mouvement New Age. Cette même année, le 18 mai 2006 la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain (UCL) et le service de presse de la Conférence des évêques de Belgique ont organisé une conférence sur le thème de l'ouvrage et du film le Da Vinci Code dans le cadre d'un cours d'introduction à la théologie auquel assistent 250 personnes[138],[139]. Cette conférence tente de mettre en évidence les erreurs du roman et d'analyser le succès médiatique de l'ouvrage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire, p. 193-195
  2. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire, p. 189
  3. Abbé Pierre Caussel De la connoissance de Jesus-Christ, considéré dans ses mystères- 1780 - Page 57 "CHAPITRE PREMIER. ..D. QUELLE est la vie cachée de Jesus-Christ ?, R. lesus- Christ, depuis l'âge de douze ans jusqu'à trente ans .."
  4. Saint Roberto Francesco Romolo Bellarmino Les discours de Robert Bellarmin, soigneusement revus et corrigés 1855 Volumes 1 à 2 - Page 204 "Que fit-il donc durant ces années inconnues ? Il forgea le glaive de l'humilité pour ... O illustres , ô sages de ce monde, considérez cette terre étrangère où Jésus, loin du ciel son royaume, vécut trente ans ignoré, dans une nullité apparente, au milieu des dédains de tous à l'entour! "
  5. Jean-Pierre Cléry Jésus, le puzzle reconstitué -007 Page 78 "... qui étaient pour la plupart devenus introuvables, ont été regroupés grâce à la perspicacité d'Élizabeth Clare Prophet dans son ouvrage The lost years of Jésus, traduit en français sous le titre Les années perdues de Jésus, en 2004."
  6. a et b Le dossier Jésus, Science & Vie, mai 2006, n°1604, article de Philippe Descamps: "Vie secrète du Christ ? Une pure fiction".
  7. Anna Katharina Emmerick: "...j'ai porté mes regards sur sa vie privée..." (intégrale des six livres: La vie de Jésus, octobre 2012.)
  8. Dom Florent Broquin, La grande vie de Jésus-Christ, Tome premier: "génération et vie privée", troisième édition, Louis Carré éditeur-libraire, Paris, 1891.
  9. Ludolphe le Chartreux, Vie publique de Jésus-Christ, Tome premier, C. Dillet éditeur, Paris, 1864
  10. Les Discours de Robert Bellarmin, soigneusement revus et corrigés 1855 Volumes 1 à 2 - Page 204 « il se rendit le modèle parfait de cette vertu, pour pouvoir dire à bon droit, apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur… »"
  11. Beauchesne « Caussel, Pierre » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-20 « […] dirigea l'Hôpital Général de Montpellier depuis 1683 jusqu'à sa mort, le 6 décembre 1728 »
  12. Caussel De la connoissance de Jesus-Christ, considéré dans ses mystères (posthume 1822) Page 57
  13. Paul-Yves Pezron Histoire évangélique : confirmée par la judaïque et la romaine 1848 - Page 218 "La deuxième raison est qu'il y a lieu de croire que Dieu a envoyé saint Jean lorsqu'il avait trente ans accomplis ; car, outre qu'il était prêtre, sa mission a été à peu près semblable à celle du Messie, qui avait trente ans et quelques jours quand il a été baptisé."
  14. Émile Guers Le camp et le tabernacle du désert: ou, Le Christ dans le culte 1849 Page 97 « Le Christ dans le culte lévitique […] Enfin, c'est à l'âge de trente ans que les ministres du sanctuaire entrent dans leur charge »
  15. Albert Hari, Francis Dumortier À la découverte de la Bible - 1980 Page 35 « Jésus a appris et exercé le métier de charpentier qui demandait apprentissage et savoir-faire. Jésus savait lire et écrire puisque Luc nous dit qu'il a fait la lecture publique de l’Écriture dans la synagogue de Nazareth (Le 4, 16). »
  16. Joseph et Jésus Page 1 « Dans Marc 6, 3, Jésus, présenté comme « le charpentier fils de Marie », est connu comme fils d'une femme veuve. […] Dans un milieu de civilisation artisanale, on entrevoit, du point de vue pratique, son apprentissage du métier sous la […] »
  17. Lactance, Institutiones divinæ (lire en ligne), p. V, III, 4
  18. Celse, Discours vrai contre les Chrétiens, Jean-Jacques Pauvert éditeurs, 1965.
  19. Jean-Christian Petitfils, Jésus, éd. Fayard, décembre 2011, p. 534.
  20. a et b Traduction du texte sur Jésus contenu dans le Bhavishya Purana.
  21. (en) Swami Parmeshwaranand, Encyclopaedic Dictionary of Purāṇas, Sarup, 2001, § « Christ in the Bavisyat Purana », p. 281.
  22. Županov, Ines G. (2005). Missionary Tropics: The Catholic Frontier in India (16th–17th centuries), p. 99 and note. University of Michigan Press. ISBN 0-472-11490-5
  23. Bindu Malieckal (2005) Muslims, Matriliny, and A Midsummer Night's Dream: European Encounters with the Mappilas of Malabar, India; The Muslim World Volume 95 Issue 2 page 300
  24. (en) Eric Frykenberg, Christianity in India: from Beginnings to the Present, 2008, Oxford University Press, p. 93, (ISBN 0-19-826377-5).
  25. (en) « Saint Thomas (Christian Apostle) – Britannica Online Encyclopedia », Britannica.com (consulté le 13/02/2013)
  26. Encyclopedia Britannica, article Gondophernes
  27. le Ladakh, partie de l'Empire Kushan
  28. [1]
  29. Swami Parmeshwaranand, Christ in the Bhavisya Purana, Encyclopaedic Dictionary of Purānas, Sarup, 2001, pp.278ff
  30. Wendy Doniger
  31. Purāna Perennis : Reciprocity and Transformation in Hindu and Jaina Texts, SUNY Press, 1993, p.105.
  32. ici
  33. Rauza-tus-Safa fi Sirat-ul-Ambia wal Muluk wal Khulafa (en anglais : The Gardens of Purity concerning the biography of the Prophets and Kings and Caliphs) de Muhammad ibn Khawand Shah ibn Mahmud, un historian aussi connu sous le nom de Khawand bin Badshah, l'original a été publié en langue persane en 1417 (836 A.H.), OCLC 11220401
  34. Nasibain anciennement située entre Mosul et la Syrie autrefois nommée Nasibus, actuelle Nusaybin.
  35. (en) « This Nasibain is a place between Mosul and Syria which, in English maps, has been called Nasibus. If one travels from Syria towards Persia, one would pass through Nasibain, which is at a distance of 450 miles from Jerusalem: Mosul is nearly 48 miles from Nasibain and 500 miles from Jerusalem. The frontier of Persia is only at a distance of 100 miles from Mosul. This means that Nasibain is 150 miles from the frontier of Persia. The eastern frontier of Persia touches the town of Herat in Afghanistan, i.e., Herat lies on the western frontier of Afghanistan in the direction of the Persian territory and is about 900 miles from the western boundary of Persia » (Hadhrat Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre 4, section 1.)
  36. [2]
  37. voir aussi : Rauza-tus-safa. The life of Muhammad : messenger of Allah, auteur : Muḥammad ibn Khāvandshāh Mīr Khvānd; Mubarik Ali Jilani, éditeur : Lahore, Pakistan ; New York : Published by Zavia Books, for Quranic Open University, 1983.
  38. cité aussi par Hadhrat Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre 4, section 1.
  39. (en) Paul Constantine Pappas, Jesus' Tomb in India: The Debate on His Death and Resurrection, pages 77-78
  40. Agha Mustafai, Ahwali Ahalian-i-Paras, page 219
  41. Jean-Pierre Brach,Jérôme Rousse-Lacordaire,Jacques-Noël Pérès, Jésus a-t-il une face cachée ? (lire en ligne), p. 99-100
  42. Édouard Schuré, Les Grands Initiés (lire en ligne)
  43. La Bible dans l'Inde, ou la Vie de Iezeus Christna (1869)
  44. Nicolas Notovitch, La Vie inconnue du Christ Jésus, 1894 et Jésus en Inde, 1899
  45. Rudolf Steiner, Von Jesus zu Christus, GA131, Rudolf Steiner Verlag, Dornach, 1988
  46. [3]
  47. Rudolf Steiner, Les guides spirituels de l'homme et de l'humanité, éditions de l'Aube, Paris, 1822, page 29
  48. [4]
  49. The Aquarian Gospel of Jesus the Christ
  50. Levi H. Dowling
  51. Arthur Lillie (en)
  52. Arthur Lillie, India in Primitive Christianity, Kegan Paul, Trench, Trübner & Co, LTD, Dryden House, Gerrard Street, W, Londres, 1909.
  53. Arthur Lillie, India in Primitive Christianity, chapitre XI : "The Essene Jesus", 1909.
  54. [5]
  55. [6]
  56. Raymond W. Bernard, The Unknown Life of Christ, volume IV of the Essen - Jesus Appolonius series
  57. Raymond W. Bernard, Secret Life of Jesus the Essene, Society of Metaphysicians Limited, 1987. ISBN, 1852285974
  58. Raymond W. Bernard, De Chrishna au Christ
  59. Raymond W. Bernard, The Secret Life of Jesus the Essene, Health Research Books, 1er septembre 1997 - 56 pages
  60. Il est cité dans les années 1897-98 dans le Lain's Directory for Brooklyn comme médecin. Il est mentionné dans la direction du Israel Zion Hospital (Brooklyn) à une date indéterminée. Son autobiographie, Life Links: Tales By an International Physician, a été publiée en 1931
  61. cité aussi par Tony Busby dans son ouvrage The Bible Fraud
  62. Raymond W. Bernard, The Dead Sea Scrolls and the Life of the Ancient Essens
  63. Raymond W. Bernard, What the Great Relions Teach, the thruts that have guided mankind from the earliest times to the finding of Dead Sea Scrolls, 186 pages
  64. Fondée dans les Indes britanniques par Mirza Ghulam Ahmad, mort en 1908, originaire d'un milieu soufi sunnite ; cf. Reem A. Meshal et M. Reza Pirbhai, « Islamic Perspectives on Jesus »in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 245
  65. Per Besko, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463
  66. J. Gordon Melton, The Encyclopedia of Religious Phenomena, 2007.
  67. cf. Mirza Ghulam Ahmad, Jésus en Inde, notamment le chapitre IV, mais aussi le chapitre III
  68. (en) Swami Parmeshwaranand, Encyclopaedic Dictionary of Purāṇas, Sarup, 2001, § « Christ in the Bavisyat Purana », p. 277-281.
  69. Récit de Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 103, p. 472.
  70. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, Econ ; Holger Kersten, Jesus lebte in Indien – Sein geheimes Leben vor und nach der Kreuzigung, Ullstein-Verlag, Berlin 1998, ISBN 3-5483-5490-4, (1. Auflage: Droemer Knaur, München 1983, ISBN 3-426-03712-2) ; Mark Bothe, Die "Jesus in Indien' Legende, eine alternative Jesus Erzählung, Grin-Verlag für akademische Texte, 2010 ; Rachid Ahmad Chaudry, La vie cachée de Jésus, Islam International Publication, version française, 2007.
  71. a et b cf. Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre III, Mouvement musulman Ahmadiyya, 1965 - 103 pages, réédité en français en 1987 chez « Regent Press ».
  72. a et b Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India, chapitre IV.
  73. La carte du voyage de Jésus selon les Ahmadis.
  74. Voir Per Besko, « Jesus in Kashmir », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-463, extraits en ligne
  75. Mullah Nadiri, un historien du XVe siècle, mentionne notamment que le roi Gopananda — élu sous le nom de Gopadatta — a restauré la tour appelée « Trône de Salomon » qui a été construite plusieurs siècles avant notre ère ; cf. Holger Kersten, op. cit. et Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 98, p. 459; le roi Gopananda est mentionné dans plusieurs documents dont l'un qui situe un appel de Yuz Asaf à son époque et qui date de 1766 cf. Gérald Messadié, op. cit., note n° 103, p. 472.
  76. Fida Hassnain (en), The fifth Gospel; cité par Gérald Messadié, op. cit., note n° 103, p. 470.
  77. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note n° 103, p. 470.
  78. Gérald Messadié, Jésus de Srinagar, éd. Laffont, Paris, 1995, note no 103, p. 473.
  79. Yohanan Friedmann, « The Messianic Claim of Ghulad Ahmad », in Peter Schäfer et Mark R. Cohen (dirs.), Toward the Millenium : Messianic Expectations from the Bible to Waco, éd. Brill, 1998, p. 299-310
  80. Jacques Houriez, Litérales : Mythe et littérature, Le mythe du Bouddha dans le roman médiéval de Barlaam et Josaphat, Annales littéraires de l'université de Franche-Comté, 1997, p. 30.
  81. Wilfred Cantwell Smith Towards a World Theology, Westminster, 1981
  82. Mc 4. 1-9
  83. Per Beskow, « Modern Mystifications of Jesus. Jesus in Kashmeer », in Delbert Burkett (dir.), The Blackwell Companion to Jesus, éd. John Wiley and Sons, 2010, p. 461-464
  84. livre : Ikmal ud din
  85. voir aussi l'ouvrage du docteur Fida M. Hassnain, directeur des archives et musée du Cachemire, A search for the historical Jesus (2004) et Roza Bal The Tomb of Jesus (2008)
  86. Gerald Messadié, Jésus de Srinagar, Paris, 1995, éd. Robert Laffont, 398-399
  87. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, Econ
  88. cette thèse avait déjà été évoquée par Nicolas Notovitch dès 1894 qui était en contact avec Ernest Renan, La Vie inconnue du Christ Jésus, 1894 et Jésus en Inde, 1899.
  89. [PDF] [7]
  90. Ibn Hajar al-Haytami pilier de l'école shâfi'ite, Al-Qawl al-Moukhtasar fi 'Alamat al-Mahdi al-Mountazar, 65
  91. Mukhtasar Tazkirah Qourtoubi, 498-499
  92. dans le : Kanz al-Ummal Lilmotaqui el Hindy, hadith no 32262
  93. Kanz al-Ummal
  94. Anwar Shah Kashmiri
  95. à propos de la crucifixion l'épisode suivant : « Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesûʿa, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de `Îsâ à Yesûʿa, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : "Je suis Josué". Ils répondirent : "Tu mens ; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible". Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix. Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : "Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux-semblant" ». (Coran IV, 157) ; cf. Tabarî, La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides, éditions Actes Sud, p. 114
  96. Michael Marx, Quel discours coranique sur Jésus, in Le Monde de la Bible, no 195, décembre 2010, pp.  33-35
  97. L’ouvrage Where Jesus die a été réédité en 1989 par Islam International Publications Limited, Surrey, UK
  98. Encyclopedia of Shinto, Kokugakuin University.
  99. a et b [8]
  100. a et b [9]
  101. Where Jesus spent his old age, Time magazine, 14 juin 2007
  102. Cf. la copie du testament exposé au musée de Shingō.
  103. Franz Winter, Starb Jesus in Japan
  104. Der Spiegel, 05.02.1990, Jesus Kirisuto in Japan, rédacteur de l'article Tiziano Terzani.
  105. a et b Shinto sects and schools
  106. Franz Lidz, The little known legend of Jesus in Japan, Smithsonian magazine (History & Archeology), janvier 2013.
  107. Encyclopedia of Shinto, rubrique " Kōso Kōtai Jingū Amatsukyō"
  108. Noosphère, Cahiers de Teilhard de Chardin
  109. Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 156
  110. Le livre de Mormon manuel de l'élève, chapitre 10, 2 Nephi II-16
  111. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, 1973
  112. A search for the historical Jesus (2004) et Roza Bal The Tomb of Jesus (2008)
  113. Hidden story of Jesus
  114. Jésus serait-il allé en Inde ?
  115. Jesus in India – The Movie (2008)
  116. Le dossier Jésus, Science & Vie, mai 2006, n°1604, article d'Isabelle Bourdial.
  117. Véronique Campion-Vincent, La société parano, éditions Payot, 2005.
  118. a et b A Faded Piece of Papyrus Refers to Jesus’ Wife, Laurie Goodstein, The New-York Times, 8 septembre 2012
  119. Le mystère de l’Évangile de la femme de Jésus, Science et Avenir, 3 janvier 2013
  120. La "femme de Jésus": nouveau rebondissement dans le débat sur le mariage du Christ par la Harvard Review, Aude Lorriaux, Huffingtonpost.fr, 7 janvier 2013
  121. Épouse de Jésus: un mensonge, selon le journal du Vatican, Radio-Canada, 28 septembre 2012
  122. The gospel of Jesus's wife: a very modern fake, Andrew Brown, The Guardian, 12 octobre 2012
  123. The Secret of the Priory of Sion, '60 Minutes', 30 Avril 2006, présenté par Ed Bradley, produit par Jeanne Langley, CBS News [en anglais]
  124. le livre s'est vendu à 86 millions d'exemplaires dans le monde (janvier 2010) : « Dan Brown et le Symbole perdu : plus de chiffres que de lettres », Rue89, 3 décembre 2009
  125. Il est par exemple critiqué dans le Panarion d'Épiphane de Salamine rédigé vers 374-378
  126. Évangile selon Philippe, traduction française, BCNH – la Bibliothèque copte de Nag Hammadi, Université Laval
  127. Jean-Yves Leloup, L'Évangile de Philippe, Spiritualités vivantes, Albin Michel, mai 2003.
  128. Il peut cependant s'agit d'un procédé littéraire, voire marketing, comparable à celui utilisé par Victor Hugo présentant son roman Notre-Dame de Paris comme une oeuvre historique
  129. Notamment Code Da Vinci : l'enquête, de Marie-France Etchegoin et Frédéric Lenoir, et Da Vinci : la grande mystification d'Amy Welborn (voir bibliographie)
  130. (en) L'auteur du Da Vinci Code gagne à la cour d'appel, 28 mars 2007
  131. Schneemelcher
  132. Beskow
  133. Günter Grönbold, Jesus in Indien, 1re édition, 1985
  134. Norbert Klatt, Lebte Jesus in Indien, Wallstein, 1988
  135. Holger Kersten
  136. Holger Kersten, Das Jesus-Komplott: die Wahrheit über das Turiner Grabtuch, Heyne-Verlag, München 1997, ISBN 3-453-12307-7 ; Holger Kersten, Der Ur-Jesus - Die buddhistischen Quellen des frühen Christentums, Langen-Müller Verlag, Munich, 1994, ISBN 3-7844-2504-6 ; Holger Kersten, Jesus starb nicht am Kreuz - Die Botschaft des Turiner Grabtuchs, Langen-Müller Verlag, Munich, 1998, ISBN 3-7844-2688-3, (avec Elmar R. Gruber).
  137. Joseph-Marie Verlinde, Les Impostures antichrétiennes - des apocryphes au Da Vinci Code, Presse de la renaissance, Edi8, Plon, 2006.
  138. [10]
  139. [11]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lc 3, 23 ; Irénée de Lyon II, III, 1

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, I, 13.
  • Martyrologe arménien (Paris. arm. 88).
  • Louis Rougier, Celse contre les chrétiens, 1925, Éditions du siècle, Paris. (ISBN 978-2859840051).
  • Olivier-Pierre Thébault : "L'Évangile de Philippe dévoilé", TheBookEdition.
  • William Wright, Transitus Beatæ Mariæ, Journal of Sacred Literature, 4e série, vol. VI, VII, janvier et avril 1865
  • Bhavishya Purana : Bhaviṣyapurāna, Pratisargaparvan, Venkateshwar Press, Bombay (Inde), 1959.
  • Hadhrat Mirza Ghulam Ahmad, Jesus in India.
  • Nicolas Notovič, La vie de Jésus-Christ inconnu, 1894.
  • Nicolas Notovič, Jésus en Inde, 1899.
  • Ernest Renan, Vie de Jésus, 1863.
  • Isabelle Bourdial et Philippe Descamps, Le dossier Jésus, Science & Vie, mai 2006, n°1604.
  • Rachid Ahmad Chaudry, La vie cachée de Jésus, Islam International Publication, version française 2007.
  • Gandhi, Virchand R., The Unknown Life of Jesus Christ, Kessinger Publishing, 2003, ISBN 0766138984, ISBN 9780766138988.
  • Gandhi, Virchand R., The Life of Saint Iss, Kessinger Publishing, 2010, ISBN 1161579117, ISBN 9781161579116.
  • Gandhi, Virchand R., Nagīna Jī Śāha, éditions Religion and philosophy of the Jainas, 1993 Jain International.
  • Robert Aron, Les Années obscures de Jésus, Desclée de Brouwer, Paris, 1960.
  • André Goineaud-Bérard, Sur les pas de Jésus au Cachemire. Le grand secret de Yuz Azaf, chronique et documents, Trajectoire, juin 2010
  • Alain Desreumaux (trad.), Histoire du roi Abgar et de Jésus. Présentation et traduction du texte syriaque intégral de « La Doctrine d'Addaï ». En appendice : Andrew Palmer, Traduction d'une version grecque, et Robert Beylot, Traduction d'une version éthiopienne, éd. Brepols, 1993.
  • Gerald Messadié, Jésus de Srinagar, Paris, 1995, éd. Robert Laffont, 398-399.
  • Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, Econ.
  • Shawn Haigins, The Rozabal Line, 2007, ISBN 978-1-4303-2754-7.
  • Swami Parmeshwaranand, Christ in the Bhavisya Puran, Encyclopaedic Dictionary of Purānas, Sarup, 2001.
  • Holger Kersten, Jesus lebte in Indien – Sein geheimes Leben vor und nach der Kreuzigung, Ullstein-Verlag, Berlin 1998, ISBN 3-5483-5490-4, (1. Auflage: Droemer Knaur, München 1983, ISBN 3-426-03712-2).
  • Holger Kersten, Das Jesus-Komplott: die Wahrheit über das Turiner Grabtuch, Heyne-Verlag, München 1997, ISBN 3-453-12307-7.
  • Holger Kersten, Der Ur-Jesus - Die buddhistischen Quellen des frühen Christentums, Langen-Müller Verlag, München 1994, ISBN 3-7844-2504-6.
  • Holger Kersten, Jesus starb nicht am Kreuz - Die Botschaft des Turiner Grabtuchs, Langen-Müller Verlag, München 1998, ISBN 3-7844-2688-3, (avec Elmar R. Gruber).
  • Franz Winter, Starb Jesus in Japan, Zur Tradition um ein japanisches "Jesus"-Grab, 2010.
  • Dr Fida M. Hassnain, The historical Jesus, 2004.
  • Dr Fida M. Hassnain, Suzanne Olsson, Roza Bal the Tomb of Jesus, 2008.
  • Mark Bothe, Die "Jesus in Indien' Legende, eine alternative Jesus Erzählung, Grin-Verlag für akademische Texte, 2010.
  • Helena Blavatsky, Isis dévoilée, traduction de Ronald Jacquemot entièrement révisée par le Docteur Paul Thorin.
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  • Louis Jacolliot, La Bible dans l'Inde, ou la Vie de Iezeus Christna, 1869.
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  • Franz Cumont : Les religions orientales dans le paganisme romain. Conférences faites au Collège de France en 1905, Ernest Leroux, 1906.
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Les documents de Koma Takenouchi [12]