Vidame de Chartres

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Blason du Vidame de Chartres dans le Chansonnier du Roi[1].

Guillaume de Ferrières, troisième du nom, né vers 1155 et mort en avril 1204 au cours du siège de Constantinople pendant la quatrième croisade, est un chevalier français mieux connu comme trouvère sous son titre de Vidame de Chartres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il appartient à la famille de Ferrières, dont une branche émigra en Angleterre à l'époque du Conquérant, qui tient le fief de Ferrières, en Normandie. Fils de Guillaume II de Ferrières, vidame de Chartres[2] (vers 1115-après 1180) et de son épouse Marguerite (née vers 1130), il a eu trois fils et une fille Hélisende (vers 1190-2 février 1251) de son mariage avec Mabille de Leves (vers 1165-avant 1226)[3]. Cette dernière épousa vers 1215 Geoffroy de Meslay (1195-1245) à qui, ses frères étant morts, elle transmit le titre de Vidame de Chartres[4].

Il participa à la troisième croisade (1188-1192). Il est probable que son poème Combien que j'aie demouré, fasse allusion à son séjour forcé en Guyenne en 1188, avant la mort d'Henri II et le départ de la croisade, à cause des querelles entre Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre attisées par Philippe Auguste. Il reprit la croix en 1201 après avoir fait un certain nombre de donations à divers monastères[5], et mourut, de maladie semble-t-il, au moment du sac de Constantinople, au terme de la quatrième croisade.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il appartenait au groupe des plus anciens trouvères et a laissé huit chansons composées vers 1202[6], pour les beaux yeux d'une belle indifférentes, selon la tradition[7]. Une neuvième (Quant foillissent li boscage), plus probablement de Gace Brulé, lui a anciennement été attribuée.

Ses chansons furent plusieurs fois mises en musique et se trouvent, preuve de leur célébrité, dans de nombreux manuscrits[8], et sauf une, attribuées à divers trouvères selon les manuscrits.

Le poème Quant la saison del douz tens s'asseüre, composé de cinq septains de décasyllabes est compilé dans neuf manuscrits. Jean Renart cite les deux premières strophes dans Le Roman de la Rose et l'appelle « la bone chançon le Vidame de Chartres » aux vers 4123-4124.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est, en réalité, celui de Geoffroy de Meslay, vidame de Chartres après 1215 par son épouse Hélisende de Ferrières
  2. Le titre de vidame de Chartres était attaché à la terre de la Ferté-Arnault (aussi appelée la Ferté-Vidame)
  3. « Généalogie Famille de Carné : Guillaume de Ferrières » (consulté le 29 janvier 2013)
  4. « Généalogie Famille de Carné : Geoffroy de Meslay » (consulté le 30 janvier 2013)
  5. Louis Lacour 1856, p. 13
  6. Jean Dufournet, Le Roman de la Rose ou De Guillaume de Dole de Jean Renart, éditions Champion, 2008, p. 423
  7. Louis Lacour 1856, p. 12
  8. Louis Lacour 1856, p. 11
  9. Louis Lacour 1856, p. 63
  10. Louis Lacour 1856, p. 33
  11. Louis Lacour 1856, p. 41
  12. Louis Lacour 1856, p. 47
  13. Louis Lacour 1856, p. 53
  14. Louis Lacour 1856, p. 37
  15. Louis Lacour 1856, p. 43