Victor Léopold Berthier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Berthier.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir famille Berthier.
Victor Léopold Berthier
Victor Léopold Berthier (1770-1807), général de division en 1799 (par Louis Gauffier (1761-1801), Châteaux de Versailles et de Trianon), présenté devant la baie de Naples, alors chef d'état-major de l'armée française à Naples.
Victor Léopold Berthier (1770-1807), général de division en 1799 (par Louis Gauffier (1761-1801), Châteaux de Versailles et de Trianon), présenté devant la baie de Naples, alors chef d'état-major de l'armée française à Naples.

Naissance 22 mai 1770
Versailles
Décès 13 mars 1807 (à 36 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
État-major
Grade Général de division
Années de service 17811807
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes La Trebbia
Austerlitz
Halle
Lübeck
Distinctions Légion d'honneur
(Commandeur)
Famille Frère de Louis-Alexandre Berthier
Tombe au cimetière du Père-Lachaise (division 11)

Victor Léopold Berthier (22 mai 1770 - Versailles13 mars 1807 - Paris) fut un général de division français. Ce général eut en partage, sinon la fortune de son frère aîné, du moins ses talents et un courage qui le rendirent digne d'être cité à côté du prince de Neufchâtel.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1781 il entra comme officier dans la compagnie des gardes de la porte, et en sortit en 1785 en qualité de sous-lieutenant au régiment de la Fère.

En 1793, servant sous les ordres du général Kellermann, il se fit remarquer dans cette campagne par son intrépidité et par plusieurs traits de bravoure qui lui firent décerner un sabre d'honneur. Dans toutes les campagnes d'Italie, il ne se distingua pas moins par son énergie que par son courage.

En 1794, il fut nommé chef de bataillon et ingénieur-géographe, créé adjudant-général le 7 septembre 1797.

Successivement aide de camp des généraux Lamarque et Custine, il devient en 1799 chef d’état-major du maréchal Masséna à l'armée de Naples. Sa bravoure à la bataille de la Trebbia lui vaut d’être nommé général de brigade sur le champ de bataille le 19 juin 1799.

En 1801, alors attaché à l'état-major de la 1re division militaire (Paris), Napoléon Bonaparte le chargea de rassembler les débris de l'armée d'Égypte, de les passer en revue et de les réorganiser :

« Paris, 11 octobre 1801
Au général Berthier, ministre de la guerre,
Vous chargerez, Citoyen Ministre, le général Léopold Berthier de rester dans le Midi jusqu'à ce que tous les corps de l'armée d'Orient soient reformés. Il mènera avec lui le citoyen Jaubert, interprète, pour qu'il voie l'état des individus qui composent les légions coptes syriennes, et le corps des Mameluks. Il aura soin de demander les états les plus exacts du nombre de femmes, enfants, l'âge et la profession des différents Égyptiens venus avec l'armée. Il autorise jusqu'à ce qu'il en soit définitivement statué, la solde des corps égyptiens qui ont suivi l'armée.
Vous ferez connaître au général Belliard que j'ai été satisfait de l'ordre et du soin qu'il a mis à amener en France, en signe d'honneur, les pièces d'artillerie et le corps du général Kleber.
L'armée d'Orient, à la sortie de la quarantaine, ne formera plus corps d'armée. Il sera accordé un mois de gratification à tous les membres des administrations.
Vous me présenterez un rapport sur chaque individu composant l'état-major, pour qu'il lui soit donné une destination.
Le général Léopold Berthier verra les différents corps et témoignera le plaisir que j'aurai de les revoir, et que j'ai toujours été content de leur bonne conduite et des efforts qu'ils ont faits pour conserver l'Égypte.
Les membres de la commission des arts se rendront à Paris auprès du ministre de l'intérieur, avec tous les renseignements qu'ils auront recueillis.
Le général Léopold Berthier enverra les états par corps de ce qui est dû pour la solde de l'an IX, qui sera promptement alignée. Recommandez spécialement que l'on commence à payer également la solde depuis le 1er vendémiaire an X.
Le général Léopold Berthier attendra dans le Midi le retour de la garnison d'Alexandrie. Il aura soin de correspondre fréquemment avec vous sur la situation de cette armée. »

— Correspondance de Napoléon Ier octobre 1801[1].

On l'envoie en 1803 en Hollande prendre le commandement de l'état-major de Mortier.

Chargé de prendre un commandement en Louisiane (Nouvelle-France), cette expédition ayant été décommandée par la cession de cette colonie au gouvernement des États-Unis. Le général Berthier passa alors à l'armée de Hanovre (1804), et en devint en 1805 chef d'état-major avec le grade de général de division (1er février 1805).

Toujours en 1805, se trouvant, à une revue générale passée à Magdebourg, il fut bien accueilli par le roi de Prusse qui y assistait.

En juin 1805, cet excellent militaire fut élevé au grade de commandant de la Légion d'honneur, et fit avec la plus grande distinction les campagnes contre les Autrichiens (1805) et les Prussiens (1806) comme chef d'état-major du Maréchal-Prince de Ponte-Corvo.

Il se fit remarquer par sa valeur à la bataille d'Austerlitz où il enfonça le centre des Russes. Cité honorablement pour sa conduite à l'affaire de Halle, il obtint les éloges du maréchal Bernadotte pour la manière distinguée avec laquelle il avait servi à la bataille et à la prise de Lübeck. Il contribua puissamment à la capitulation du corps prussien que commandait Blücher.

Employé plusieurs fois dans des négociations, c'est par suite des services rendus lors de la reprise de Munich sur les Autrichiens, que le roi de Bavière le décora de l'Ordre du Lion.

Lors de ses dernières campagnes, Berthier contracta des fièvres putrides qui le contraignirent à quitter l'armée. Il mourut peu après à Paris, le 13 mars 1807 et fut inhumé dans la 11e division du cimetière du Père-Lachaise. Reposent aussi dans cette sépulture, sa seconde épouse, décédée en 1813, son frère Alexandre Joseph Berthier, décédé en 1849 et la vicomtesse, née Alice Bergès, décédée en 1866. Ces deux tombes jumelles, étaient, en 2006, dans un état lamentable et menacées de reprise.

Victor Léopold Berthier montra dans toutes les négociations où il fut employé, autant de talent qu'il déploya de bravoure sur les champs de bataille. Il fut à la fois un brave militaire, un bon administrateur, un ingénieur fort instruit. Modeste et humain dans la victoire, il s'est toujours montré l'ami des malheureux. Bon époux et bon père ses mœurs douces le rendait également cher à sa famille et à ses amis. Le bien qu'il se plaisait à répandre sur ceux qui se trouvait à portée de son habitation prouve également sa bienfaisance.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il est le troisième des fils qui aient survécu à leur père Jean-Baptiste Berthier (6 janvier 1721 - Tonnerre21 mai 1804 - Paris), ingénieur-géographe de l'armée, lieutenant-colonel, anobli par Louis XV. Ses frères sont le Maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier, César Berthier, également général de division et, le plus jeune, issu d'un second mariage, Joseph-Alexandre Berthier, 1er vicomte Berthier (1821) et maréchal de camp.

Sa mère, Marie-Françoise Lhuillier de la Serre (vers 1731 - Fontenay-en-Brie29 mars 1783 - Versailles) le mit au monde le 12 mai 1770, très probablement comme son frère César Gabriel, en l’hôtel de la Guerre, au 3, rue de l’Indépendance américaine, dans la paroisse Saint-Louis, à Versailles, Il fut baptisé le lendemain.

Il épouse en premières noces sa belle-sœur Joséphine Jeanne Marguerite d'Aiguillon (1771 - Versailles1850). Ensemble, ils eurent :

Léopold et Joséphine divorcèrent en 1802. Son ex-femme épousa Antoine Charles Louis de Lasalle. Ils auront ensemble une fille. La Salle adopta à la mort de Berthier ses enfants, les éleva comme les siens et en fit ses héritiers.

Léopold se remaria le 5 prairial an XII (25 mai 1804) avec Jeanne Bonnement (177731 janvier 1813), femme divorcée, dont :

État de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

  • Berthier contracta lors de ses dernières campagnes des fièvres putrides qui lui furent mortelles.

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

  • Des quatre frères Berthier, il fut le seul à ne pas recevoir de titre nobiliaire bien que ses qualités le rendaient aussi digne.

Hommage, Honneurs, Mentions,...[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]