Victor Hémery

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Victor Hémery

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Victor Hémery en 1912.

Date de naissance 18 novembre 1876
Lieu de naissance Sillé-le-Guillaume (Sarthe)
Date de décès 9 septembre 1950
Lieu de décès Le Mans
Nationalité Drapeau de la France France
Victoires Circuit des Ardennes 1905, Vanderbilt Cup de Long Island 1905, Saint-Pétersbourg-Moscou 1908, Grand-Prix de France 1911, Course de Brooklands 1912.
Champion du monde Champion des États-Unis des conducteurs 1905, et 2 records mondiaux de vitesse (1905 - 1909).

Victor Hémery (né le 18 novembre 1876 à Sillé-le-Guillaume (Sarthe) et mort le 9 septembre 1950 au Mans) était un pilote automobile français.

Il a notamment remporté le Grand Prix de France 1911, au volant d'une Fiat S61.

Biographie[modifier | modifier le code]

V.Hémery vainqueur du GP de France 1911.

Il entre à 13 ans au Collège technique du Mans, comme mécanicien, où il est un brillant élève mais déjà doté d'un fort catactère[1].

À 17 ans, il entre chez Bollé qui remarque ses prédispositions : il en fait immédiatement son aide, tantôt comme mécanicien, tantôt comme dessinateur.

Vers 1895, il est embauché chez Darracq (Talbot), et en 1902 il produit sa première course, puis termine 4e sur le circuit de Paris-Vienne, et participe au Paris-Madrid l'année suivante (1903, 19e). En 1904, il collabore activement -comme pilote d'essais- à la préparation de la Darracq pour la coupe Gordon Bennett, ainsi qu'à la victoire de cette voiture dans la course Hambourg-Bahrenfeld.

En 1905, il obtient son premier record du monde de vitesse terrestre : à Ostende, il couvre le kilomètre à 176 km 400 à l'heure, sur Darracq. Il remporte la course de côte de Chênée en août, le Circuit des Ardennes à Bastogne, et en octobre la Vanderbilt Cup de Long Island (NY) ce qui lui vaut rétroactivement en 1951 le titre de Champion des États-Unis des conducteurs pour l'année citée, essentiellement grâce à son record et à son succès US, sur décision de l'historien du sport automobile américain Russ Catlin 46 ans plus tard.

En 1907, il entre chez Benz, termine second du Grand-Prix de France ainsi que du Grand-Prix de Savannah (Georgie), puis remporte la course de côte d'Évreux en novembre[2].

Le 19 mai 1908 il gagne la course Saint-Pétersbourg-Moscou, véritable rallye long de plus de 700 kilomètres devant son ancien mécanicien Victor Demogeot sur Darracq, et Louis Wagner sur Fiat (5e Otto Hieronimus)[3]. La même année il termine deuxième du Grand Prix des USA, sur Benz 150HP, derrière son compatriote Louis Wagner.

En 1909 et toujours pour Benz, il bat à Brooklands le record du monde de vitesse en couvrant le kilomètre à 202 km 700 de moyenne horaire, sur la fameuse Blitzen-Benz: c'est alors la plus grande vitesse jamais réalisée avec un moyen de locomotion humain, que ce soit sur terre, dans l'eau, ou dans les airs. Il est le premier homme à franchir le mur des 200 km/h, dès son demi mile à 205.666 km/h pendant le même enregistrement homologué.

En 1910, il est encore une fois deuxième du Grand Prix des USA, toujours sur Benz, à 1,43 secondes de son coéquipier le jeune prodige américain David Bruce-Brown de 12 ans son cadet.

En 1912, il entre chez Lorraine-Dietrich et remporte sa dernière victoire, sur le Circuit de Brooklands.

De 1902 à 1912 il aura obtenu un total de 34 podiums.

Puis survient la guerre, durant laquelle il est affecté comme chef de parc à Versailles. Après celle-ci il reste dans le milieu automobile, et devient inspecteur des permis de conduire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]