Victor Frédéric Chassériau

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Le baron Victor Frédéric Chassériau (19 octobre 1774, La Rochelle - 18 juin 1815, Waterloo), Général d'Empire. Chef d’État-major du général Comte Milhaud

Général baron Victor Frédéric Chassériau en grand uniforme du Conseil supérieur de l'île de Saint Domingue

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Né à La Rochelle le 19 octobre 1774. Entré au service le 12 septembre 1791 il est sous-lieutenant au régiment de Berwick le 15 septembre 1791, lieutenant le 10 novembre 1791 puis capitaine le 23 mars 1793. Capitaine commandant les grenadiers au 66e régiment le 15 frimaire an XII, il devient aide de camp du général John Harty, alias O'Harty, le 13 septembre 1806 puis est attaché à l'état-major général du grand-duc de Berg, à l'armée d'Espagne, le 9 avril 1808. Chef d'escadron dans les dragons d'Espagne et attaché à l'état-major du général comte Belliard le 23 janvier 1811, il est adjoint à l'état-major du général baron Daultanne puis chef d'état-major de l'armée du Centre, de septembre 1811 au 15 mai 1812. Chef d'état-major du général baron Beaumont, commandant la cavalerie légère du 12e corps, le 13 juin 1813, il est fait adjudant commandant le 18 juin 1813 et devient chef d'état-major général du comte Milhaud, commandant en chef du 4e corps de cavalerie de réserve, le 6 novembre 1813.

Expédition de Saint-Domingue[modifier | modifier le code]

Il part en 1792 à Saint-Domingue comme lieutenant dans le second bataillon du régiment de Berwick (irlandais) au cours de la première expédition. Il est nommé capitaine en 1793 suite à l'affaire des Platous.

Cette même année, les commissaires Étienne Polverel et Léger-Félicité Sonthonax destituent et emprisonnent les officiers supérieurs du régiment. Sans aucune forme de jugement, ils destituent et condamnent également à la déportation Chassériau et les 6 autres officiers du corps. Ces derniers refusent de quitter l'île dans la crainte de tomber sous le pouvoir anglais. Chassériau est le seul officier a en réchapper vivant. Il s'évade de la prison après 8 mois de détention et regagne le continent américain avant de rejoindre la France.

Campagne d'Espagne - 1808[modifier | modifier le code]

Tombée dans une embuscade dans les gorges de la Sierra espagnole, Chassériau fut donné pour mort par le Ministère de la Guerre qui averti sa famille. Sa mort fut démentie quelque temps après lors d'un échange de prisonniers dans lequel Chassériau se trouvait.

Campagne de Belgique - Waterloo - 1814-1815[modifier | modifier le code]

D'après les renseignements donnés à sa famille à la suite de la campagne de Belgique, Chassériau aurait été nommé général de brigade le 16 juin 1815.

Il fut tué (frappé à la tempe) le 18 juin 1815, dans la dernière charge au Mont Saint-Jean, le soir de la bataille de Waterloo, à la tête des cuirassiers du général comte Milhau, dont il était toujours chef d'état-major général. Son corps n'a pas été retrouvé mais une tombe existe en son souvenir à Vars-sur-Roseix.

Famille[modifier | modifier le code]

Le général Chassériau avait épousé, en 1798, Elisabeth Ranson originaire de Saint-Domingue dont il eut 3 enfants. Ses enfants pupilles de la Nation furent admis au lycée Napoléon et à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur.

  • Louis Arthur Chassériau, contrôleur général de la liste civile de maison impériale de Napoléon III et colonel de la garde nationale en juin 1848
  • Charles Frédéric Chassériau, architecte en chef de la ville d’Alger
  • Elisabeth Chassériau (1806-1861) admise officieusement comme orpheline de Légion d’Honneur

Blessures et distinctions[modifier | modifier le code]

Blessures : coup de feu à la cuisse droite à Saint-Domingue à l'affaire des Platous en 1793; blessé en Espagne le 8 janvier 1809 au combat de Belris; coup de feu à la main droite à la bataille de Leipzig le 18 octobre 1813.

Sources[modifier | modifier le code]

Ces renseignements biographiques ont été fournis par le baron Arthur Chassériau, son petit-fils, membre de la Sabretache.