Victime du devoir

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Une victime du devoir est une distinction honorifique française attribuée par décret du Président de la République, parue au Journal officiel à un membre de la fonction publique ou assimilé ayant trouvé la mort dans l'exercice de ses fonctions.

Sommaire

Professions concernées [modifier]

Circonstances [modifier]

En opération de police, la fréquence des décès peut varier selon la nature des interventions:

  1. La lutte contre la délinquance et la criminalité
    1. Contrôles (d'identité, d'alcoolémie, de vitesse...)
    2. Arrestations (crimes et délits flagrants, mandats d'arrêts,...)
    3. Poursuites en voiture (barrages, collisions volontaires...)
    4. Enquêtes (recherche d'indices, d'auteurs, de témoins,...)
  2. La protection des personnes et des biens
    1. Différends entre personnes
    2. Rixes (bagarres, violences volontaires,...)
    3. Forcenés (individus armés et retranchés dans un lieu)
    4. Incendies et explosions (attentats, fuites de gaz, matières dangereuses...)
  3. Les accidents en service
    1. Accidents de voiture
    2. Accidents piétons (constations et balisage d'accident, circulation...)
    3. Accidents d'avion, d'hélicoptère (sécurité civile, secours en montagne)
  4. Les autres causes
    1. Manipulations d'arme
    2. Chute (sécurisations de points hauts (ex: tireur d'élite), escalade, avalanche (montagne)...
    3. Déminage

Les trois causes principales de mort en service en opération de police demeurent les accidents de voiture (28 %), les fusillades dans le cadre d'arrestations d'individus armés ou de forcenés retranchés (24 %) et les accidents piétons (14 %). Ces éléments d'informations sont consultables à partir du travail réalisé par un officier de police judiciaire, le Capitaine de Police Stéphane Lermercier, qui a produit un livre dédié aux victimes du devoir aux éditions du Prévôt[1] en Juin 2011.

Localisation [modifier]

La région parisienne est particulièrement touchée ainsi que le Sud-Est de la France. Il faut y voir la conséquence de grandes concentrations de population (et donc de policiers) mais aussi une délinquance et une criminalité galopante dans les grandes agglomérations du Sud.[réf. nécessaire]

Chiffres [modifier]

En France, il n'existe aucune archive officielle, ni aucun répertoire commun. Seule la parution au journal officiel par décret du 1er ministre fait foi. Toutefois, on peut estimer à plus d'un millier le nombre de policiers morts en service depuis Étienne Buffet, inspecteur tué en service le 10 mars 1804 par un insurgé royaliste chouan: Georges Cadoudal.

Jusque dans les années 1990, on dénombrait souvent plus d'une vingtaine de policiers tués par an. Mais depuis une dizaine d'années le nombre de victimes du devoir baisse sensiblement pour se stabiliser entre 5 et 10 victimes par an. Cela peut s'expliquer par la modernisation et la dotation de moyens de protection et de défense individuels (gilet pare-balles, bâton de police (type tonfa, bâton télescopique), arme non létale (type pistolet à impulsion électrique), à une amélioration du parc automobile, et à une continuité des formations aux techniques professionnelles d'intervention et de défense.


Policiers victimes du devoir en France depuis 1980
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
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Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. ce livre est disponible à la vente à cette adresse: http://www.editionsduprevot.com/