Vert de Paris

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Vert de Paris
Vert de Paris
Identification
Synonymes acéto-arsénite de cuivre
vert de Schweinfurter
vert émeraude
vert de Vienne
vert de Mitis
No CAS 12002-03-8
Propriétés chimiques
Formule brute C4H6As3Cu4O15Cu(C2H3O2)2·3Cu(AsO2)2
Masse molaire[1] 773,03 ± 0,02 g/mol
C 6,21 %, H 0,78 %, As 29,08 %, Cu 32,88 %, O 31,05 %,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le vert de Paris ou vert de Schweinfurt est le nom commun pour l'acéto-arsénite de cuivre, ou "Pigment vert CI 21", un complexe bleu-vert très toxique. Il est utilisé dans quatre principales fonctions :

Histoire[modifier | modifier le code]

Barattage par un soldat américain de vert de paris, ici mélangé avec de la poussière de route, destiné à lutter contre la malaria par déversement dans les cours d'eau ou zones humides où pondent les moustiques (seconde guerre mondiale) ; Army Medical Museum

Ce pigment Vert de Paris ou de Schweinfurt, fut très utilisé autrefois par les artistes peintres. La luminosité de ce pigment n'a pas été compensée par des pigments modernes de la chimie. L’imitation moderne est appelé "vert permanent".

Il était autrefois utilisé pour tuer les rats dans les égouts parisiens, d'où le nom commun de Vert de Paris. Il fut également utilisé en Amérique et ailleurs comme produit insecticide sur les pommes. Vers 1900, il fut mélangé avec de l'arséniate de plomb. Ce mélange très toxique aurait brûlé les mauvaises herbes autour des arbres et les arbres également.

Les artistes préparaient leur propre peinture à l'huile avec le Vert de Paris obtenu à partir d'un mélange toxique. Les vapeurs toxiques de l'arsenic se dégagent de la peinture finie. Des impuretés mais également les molécules se dégradent spontanément. La création d'un gaz pyrophorique très toxique l’arsine issu de l’arsenic. Le peintre Cézanne utilisa beaucoup de Vert de Paris. Ce pigment fut également largement utilisé par d'autres artistes de cette époque, tel que Van Gogh. Cézanne développa un grave diabète qui est un symptôme chronique de l’intoxication à l’arsenic. La cécité de Monet et les troubles neurologiques de Van Gogh furent très certainement liés à leur utilisation du Vert de Paris, mais également par l’intoxication aux pigments de plomb, à base de mercure Vermillon, et des solvants tels que l'essence de térébenthine.

En 1921, Hackett met en évidence les propriétés larvicides du Vert de Paris (sur les larves de moustiques), ce qui en fera, avant la découverte du DDT, un outil dans la lutte contre la malaria.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.