Vergonnes

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Vergonnes
Mairie et église de Vergonnes.
Mairie et église de Vergonnes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Pouancé
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée
Maire
Mandat
Gérard Supiot
2014-2020
Code postal 49420
Code commune 49366
Démographie
Gentilé Vergonnais, Vergonnaise
Population
municipale
318 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 34″ N 1° 05′ 04″ O / 47.7261111111, -1.0844444444447° 43′ 34″ Nord 1° 05′ 04″ Ouest / 47.7261111111, -1.08444444444  
Altitude 103 m (min. : 42 m) (max. : 105 m)
Superficie 10,38 km2
Localisation

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Vergonnes est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Elle fait partie du canton de Pouancé.

Située sur l'axe Angers - Rennes dessiné par la route départementale 775, Vergonnes est une commune rurale comptant moins de 400 habitants. Son activité est essentiellement agricole, et elle ne possède aucun commerce. Ancienne paroisse remontant au XIe siècle, elle subira les contrecoups de la chouannerie et ne réussira à endiguer son déclin démographique qu'à la fin du XXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Haut-Anjou, à 53 km d'Angers et 7 km de Pouancé, le chef-lieu de canton.

Rose des vents Chazé-Henry La Chapelle-Hullin Grugé-l'Hôpital Rose des vents
Chazé-Henry N Combrée
O    Vergonnes    E
S
Noëllet Noëllet

Accès[modifier | modifier le code]

Vergonnes était traversée d'est en ouest par la Route nationale 775 reliant Châteaubriant à Segré via Pouancé, et qui passait dans le bourg. Cette nationale a été déclassée en route départementale 775 qui dessine l'axe Angers-Rennes, et sa transformation en 2x2 voies lui permet de contourner du bourg.

Topographie, géologie, relief[modifier | modifier le code]

Armaillé fait partie de l'unité paysagère du Segréen, et plus particulièrement de la sous-unité paysagère du Pouancéen, qui se caractérise par un paysage vallonné, aux ondulations orientées d'est en ouest où le maillage bocager tend à se densifier au fur et à mesure que l'on descend dans les vallons[1]. D'un point de vue géologique, la totalité de la commune se trouve sur un terrain silurien inférieur, composé de schiste, de minerais de fer et d'argile[2].

Située sur un haut-plateau avec une altitude moyenne de 103 mètres, elle est bordée au nord par la forêt de Combrée. Le relief descend en pente au sud vers la Verzée et au nord vers l'Araize[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de Maine-et-Loire.

La région du Haut-Anjou est caractéristique de la « douceur angevine »[4]. Le climat du Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine[5], les hivers y sont doux et les étés agréables. À l'arrivée des perturbations venant de l'océan, le Haut-Anjou et Armaillé sont en première ligne. Le nombre de jours avec précipitations y oscille entre 140 et 150 par an[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau du Mortier, rejoint par deux autres petits ruisseaux, coule vers le sud de la commune, rejoignant le ruisseau de Fortais qui forme la limite est de la commune avec Combrée. Ces deux ruisseaux se rejoignent au sud de la commune, formant la frontière avec Noëllet, où ils vont rejoindre la Verzée. Au nord, le ruisseau de l'étang Gérard forme la limite nord de la commune avec Chazé-Henry et La Chapelle-Hullin. L'étang Gérard se trouve le long du ruisseau. Plusieurs points d'eau secondaires se trouvent également sur la commune[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église, incendiée pendant la chouannerie.

L'existence de la paroisse est attestée vers le milieu du XIe siècle (connue sous G. miles de Vergona dans le cartulaire du Ronceray). En 1072, on y pris l'engagement de ne pas y nommer d'autres moines que ceux de l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Dans le Ier cartulaire de Saint-Serge, la paroisse est nommée Vergona ecclesia. Vers 1120, Renaud de Martigné attribue la paroisse à l'abbaye de Marmoutier avec Saint-Aubin de Pouancé et Chazé-Henry[2].

Au début du XVIIe siècle, le curé de la paroisse, Robert de Gohier, entretient le registre paroissiale et l'illustre de quatre enluminures représentant une Danse des morts, suivi d'extraits de la Danse Macabre de Guyot Marchant de 1478[6].

En 1795, une colonne républicaine y est prise à partie, au lieu-dit du Bois-Joulain. Elle y perd 50 hommes. L'église est incendiée pendant la chouannerie, et sera reconstruite en 1810[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vergonnes est située dans le canton de Pouancé, arrondissement de Segré, dans le département du Maine-et-Loire. La commune comptant moins de 500 habitants, son conseil municipal est constitué de 11 élus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Henri Chere DVD  
2008 en cours Gérard Supiot[7] sans  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère, comme les autres communes du canton de Pouancé, à un Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM) créé en 1966. Celui-ci devient la communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée en 1995[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Dans son Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, Célestin Port livre le compte de la population de Vergonnes sous l'Ancien Régime. La population est exprimée en « feux », c'est-à-dire en foyer de famille. Pour estimer le nombre d'habitants, il faut appliquer un coefficient multiplicateur d'environ 5.

Évolution démographique
1688 1700 1713 1720 1732 1744 1789
100 feux 105 feux 123 feux 109 feux 112 feux 110 feux 110 feux
(Source : Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire)



En 2011, la commune comptait 318 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494 339 511 426 389 426 398 426 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461 451 385 441 443 453 466 474 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
439 441 414 372 385 390 386 370 349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
359 326 308 287 286 288 302 304 318
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 23,1 %).
Pyramide des âges à Vergonnes en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,3 
10,1 
75 à 89 ans
6,4 
11,5 
60 à 74 ans
15,4 
20,9 
45 à 59 ans
16,7 
20,9 
30 à 44 ans
18,6 
16,2 
15 à 29 ans
19,9 
20,3 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,2 
11,8 
60 à 74 ans
13,0 
19,9 
45 à 59 ans
19,4 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
20,3 
15 à 29 ans
19,1 
20,6 
0 à 14 ans
18,6 

Économie[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, la commune comptait en 2009, hors exploitations agricoles, huite entreprises dont une dans la construction, six dans le commerce, le transport, la réparation automobile et les services divers et une dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale[13].

On comptait 14 exploitations agricoles en 2000[13]. Le nombre d'exploitations a diminué entre 1988 et 2000, passant de 24 à 14, mais la superficie cultivée a, elle, légèrement augmenté dans cette période, passant de 724 hectares (moyenne 30 hectares par exploitation) à 747 hectares (53 hectares par exploitation). Neuf exploitations élevaient des bovins, le nombre de tête augmentant de 977 à 1 230 entre 1988 et 2000, et sept des volailles, dont le nombre augmente fortement de 286 à 8 049 sur la même période[13].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Seule une école privée (Saint-Joseph) accueille les enfants de maternelle et primaire. Les collèges se trouvent à Pouancé et les lycées se situent à Segré.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin ni d'infirmier installé à Vergonnes. Les plus proches sont basés à Pouancé, de même que l'hôpital. Les cliniques les plus proches se situent à Segré, de même que le service maternité.

Autres équipements, commerces et tourisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose pour unique équipement sportif d'un terrain de football. Elle ne possède aucun équipement culturel, et aucun commerce[14]. Pour le tourisme, la commune est affiliée au Syndicat d'Initiative du Haut-Anjou Pouancéen, syndicat intercommunal[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir du Grand-Plessis, du XVe siècle et XVIe siècle, conserve encore les vestiges de douves, une porte en accolade ornée d'une fleur de lys, ainsi qu'un escalier et la charpente d'origine[16]. Deux croix de schistes, très présentes dans le pouancéen et la région de Châteaubriant, sont présentes sur la commune: une du XVIe siècle - XVIIe siècle sur le parvis de l'église, et une croix de chemin datant de 1607[16]. Le lavoir communal, construit au XIXe siècle, a été réhabilité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas des paysages du Maine-et-Loire, 2003, Édition le Polygraphe, p.164
  2. a, b et c Dictionnaire historique, géographie et biographique du Maine-et-Loire, Célestin Port, éd. 1996
  3. a et b Vergonnes sur Géoportail
  4. a et b Douceur angevine
  5. Comité départemental météorologique
  6. Jacques Levron "La danse macabre de Vergonnes" Editions Jacques Petit, Angers 1944
  7. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département du Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  8. « Communauté de Communes de la région de Pouancé-Combrée », sur cc-pouance-combree.fr (consulté le 3 mars 2011).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Vergonnes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  13. a, b et c Statistiques locales de La Chapelle-Hullin sur le site de l'INSEE
  14. « Vergonnes », sur Communauté de Commune de la région Pouancé-Combré (consulté le 15 mars 2011)
  15. « Hébergement », sur tourismepouanceen.wifeo.com (consulté le 3 mars 2011)
  16. a et b Patrimoine des communes du Maine-et-Loire, édition FLOHIC, Tome II, mai 2001