Vercel-Villedieu-le-Camp

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Vercel-Villedieu-le-Camp
Image illustrative de l'article Vercel-Villedieu-le-Camp
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement arrondissement de Pontarlier
Canton Canton de Vercel-Villedieu-le-Camp
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pierrefontaine - Vercel
Maire
Mandat
Albert Grosperrin
2014-2020
Code postal 25530
Code commune 25601
Démographie
Population
municipale
1 491 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 05″ N 6° 23′ 59″ E / 47.1847222222, 6.39972222222 ()47° 11′ 05″ Nord 6° 23′ 59″ Est / 47.1847222222, 6.39972222222 ()  
Altitude Min. 549 m – Max. 828 m
Superficie 29,96 km2
Localisation

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Vercel-Villedieu-le-Camp
Liens
Site web Mairie de VERCEL

Vercel-Villedieu-le-Camp est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Vercel-Villedieu-le-Camp sont appelés les Vercellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Magny-Châtelard, Chaux-lès-Passavant
Gonsans
Belmont, Épenouse Eysson Rose des vents
Verrières-du-Grosbois
Valdahon
N Grandfontaine-sur-Creuse
O    Vercel-Villedieu-le-Camp    E
S
Chevigney-lès-Vercel, Adam-lès-Vercel Épenoy, Avoudrey Longechaux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vercellis en 1148 ; Verceas en 1173 ; Verceaul en 1190 ; Vercex en 1285 ; Vercex en 1309 ; Vercelx en 1318 ; Vercey en 1325 ; Verceix en 1371 ; Verceaulx en 1395 ; Vercel en 1497 ; Vercel-Villedieu-le-Camp depuis 1962, après ratachement du territoire de Villedieu-le-Camp.

Villedieu-le-Camp : Villa Dei en 1283 ; La Vile en Varet ou en Varas en 1285 ; Villa Dei de Varesco en 1288 ; La Ville Deu devant Vercex en 1295 ; La Villedieu en Varais au XIVe siècle ; La Villedieu en 1579 ; Villedieu-lez-Vercel au XVIIe siècle ; Villedieu-le-Camp depuis 1923[1].

Histoire[2],[3][modifier | modifier le code]

Vercel.

Au Moyen Âge c'était une commanderie de l'Ordre de Malte, d'ailleurs il n'est jamais fait mention de l'église mais du temple de La Villedieu. Ce nom sera encore porté par l'église en 1850. Elle se comportait comme une seigneurie ordinaire et possédait des terres dans les villages des environs[4]. Plus tard elle fera partie du fief des comtes de Neuchâtel-Urtière. En 1282 Regnaudin et Rolin de Vercel participent à une expédition en provence avec plusieurs membres des familles nobles du Comté de Bourgogne. En 1349 et 1353 Hugues de Vercel est cité comme bailli d'Amont. Pendant les guerres de la fin du XVe siècle le village aurait été incendiée. Dans ce même siècle Pierre, seigneur de Vercel et de Goux, a été reçu dans la confrérie de Saint-Georges en 1449 ainsi qu'Huguenin de Vercel en 1451 et Louis de Vercel en 1512[5]. En 1475 Jean IV de Rupt, sans enfants, chevalier, sire de Rupt et d'Autricourt, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, bailli d'Amont, instituait héritier Jean de Goux, son neveu, de la totalité de ses biens et lui léguait les armes de Rupt.

Villedieu-le-Camp : la mort du village.

Tout a commencé par la demande de l'armée à la municipalité de Valdahon en 1900. Il s'agissait de permettre l'implantation d'un champ de tir en bordure de la forêt du Grosbois. En 1904 il fut question en plus d'un camp d'instruction qui sera inauguré le 15 juin 1907. Avec l'argent de l'expropriation des quatre fermes la commune acheta le e 8 octobre 1907 75 hectares de la forêt du Chanois pour 310 000 francs. La nécessité d'agrandir encore le camp du Valdahon sera fatale à La Villedieu. Un premier décret d'expulsion de tout le village fut pris par le 18 mars 1914 par président de la République Raymond Poincaré, mais l'effet en sera suspendu par la guerre. Le 7 mai 1924 parut un deuxième décret d'expulsion, celui-ci prit effet les 3, 4 et 5 novembre 1925. Le village cessait de vivre. L'indemnisation des particuliers ne fut même pas à la mesure de leur sacrifice. Les familles se dispersèrent dans la région où elles purent trouver à acheter ou à louer d'autres fermes[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vercel-Villedieu-le-Camp.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’or au taureau de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2001 Georges Gruillot RPR Sénateur de 1988 à 2008
mars 2001 2008 Albert Grosperrin UMP  
mars 2008 en cours Albert Grosperrin[7] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 491 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 040 1 044 960 1 249 1 210 1 245 1 259 1 278 1 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 211 1 191 1 228 1 156 1 230 1 205 1 238 1 219 1 237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 235 1 235 1 200 964 998 940 960 909 873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
845 975 1 041 1 068 1 088 1 213 1 391 1 436 1 491
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Agathe - Agathe de Catane ou Agathe de Sicile, vierge et martyre morte en 251 à peu près à vingt ans, est fêtée le 5 février. Ayant refusé les avances du proconsul, il la fit jeter en prison et torturer. Guérie par l'apôtre Pierre qui vint la visiter, elle périt néanmoins et son décès fut accompagné d'un tremblement de terre. Représentée avec des cisailles, des tenailles, les seins sur un plateau, elle est invoquée contre les incendies, les tremblements de terre, les catastrophes naturelles et la stérilité[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Matthieu (Pesmes le 10 décembre 1553 - Toulouse le 12 octobre 1621). Fils du célèbre recteur des écoles de Vercel Pierre Mathieu, il succéda d'abord à son père[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire universel de la noblesse de france, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Bureau général de la noblesse de france, 1820, p.298.
  • Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne: avec des notes historiques et généalogiques sur l'ancienne noblesse de cette province, volume1, Jean baptiste Guillaume, 1757, p.V, LXXII, LXXVII, 78, 79, 356, 358.
  • La Franche-Comté au temps des Archiducs Albert et Isabelle, Presses Univ. Franche-Comté, 2002.
  • Les mémoires historiques de la république Sequanoise et des princes de la Franche-Comté de Bourgougne, L.Gollut, C.L.E.Duvernoy, E.B.de Mairet, 1846, p.590, 1456, 1458, 1752.
  • Vie et mort du paysan, Jean Garneret, 1993, p.260.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1987
  2. les mémoires historique de la république Sequanoise
  3. La Franche-Comté au temps des Archiducs Albert et Isabelle
  4. Vie et mort du paysan
  5. Dictionnaire universel de la noblesse de france
  6. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1987
  7. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. Wikipédia
  11. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 6, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1987

Liens externes[modifier | modifier le code]

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