Vente à la criée du lot 49

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Vente à la criée du lot 49
Auteur Thomas Pynchon
Genre roman postmoderniste
Version originale
Titre original The Crying of Lot 49
Éditeur original J.B. Lippincott & Co. (en)
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Philadelphie
Date de parution originale 1966
ISBN original 0-397-00418-4
Version française
Traducteur Michel Doury
Éditeur Éditions du Seuil
Collection Points no 224
Date de parution 2 juin 2000
Type de média livre
Nombre de pages 212
ISBN 2-020-40648-9
Chronologie
Précédent V. L'Arc-en-ciel de la gravité Suivant

Vente à la criée du lot 49 (titre original : Crying of Lot 49) est un roman de Thomas Pynchon publié en 1966. Il s'agit du livre le plus court de l'auteur et de celui qu'on considère souvent comme le plus accessible.

Résumé[modifier | modifier le code]

Deuxième roman de Thomas Pynchon, Vente A La Criée Du Lot 49 est aussi, avec seulement 210 pages au compteur, son plus court, et de très loin. Ce n'est pas pour autant que ce livre, écrit en 1965, publié un an après aux USA mais seulement en 1987 en France, est son plus accessible. Bien que plutôt facile à lire à côté des monumentaux L'Arc-En-Ciel De La Gravité et Contre-Jour (sans parler de V.), Vente A La Criée Du Lot 49, sous son titre très étrange (The Crying Of Lot 49 : titre original), est encore une fois un exemple parfait du style si particulier de cet auteur si particulier qu'est Pynchon : mélange d'absurde souvent cocasse et d'érudition complexe. Avec des digressions dans le cheminement de l'intrigue (et une intrigue, à la base, assez mince, prétexte à des envolées pynchoniennes).

L'histoire est assez simple...en surface. En réalité, on plonge ensuite, profondément, et progressivement, dans une histoire aussi absurde et complexe que terriblement cocasse. Ca démarre lentement par une jeune femme, Oedipa Maas (toujours cette manie pynchonienne de donner des noms improbables à ses personnages, sacré Pynchon, va !), mariée à un DJ de radio du nom de Wendell 'Mucho' Maas (jeu de mots ! Mucho Maas : mucho mas : en espagnol, 'beaucoup plus'), personnage qui réapparaîtra brièvement dans Vineland par ailleurs. Bref, revenons à Oedipa. Elle a 28 ans (on le suppose : à un moment donné, elle brise du verre, dit sept ans de malheur, et précise j'aurais 35 ans, alors, quand ça sera fini). Elle reçoit, un jour, une notification comme quoi elle est l'héritière de Pierce Inverarity, un homme assez riche qui fut, il y à longtemps, son petit ami (avant Mucho).

Ne comprenant pas pourquoi elle hérite de lui, elle négocie avec l'avocat d'Inverarity, Metzger, un ancien acteur dans son enfance avec qui elle couche d'ailleurs, et apprend que le legs laissé par Pierce consiste en...des dizaines de timbres, tous faux, avec des erreurs grossières ('Pots' au lieu de 'postes', etc) et un curieux dessin représentant un cor (un peu comme l'emblème des postes en Allemagne) dessus. En farfouinant sur cette histoire, en rencontrant diverses personnes ayant connu Pierce, Oedipa va progressivement découvrir une sorte de secte de comploteurs qui, en prenant pour base une pièce de théâtre anglaise de l'époque elisabéthaine, sont dans un délire absolu. Très vite, Oedipa se demande si tout ça est vrai, si elle a tout inventé (dans ce cas, comme elle dit, elle débloque à pleins tubes), ou si c'est un jeu organisé par Pierce pour la faire marcher...

Vente A La Criée Du Lot 49 (le titre s'explique dans le final) est un jeu de pistes franchement jubilatoire et original, dans lequel la maîtrise du langage de Pynchon explose à tous instants. Imagination débordante (Pynchon va jusqu'à écrite divers textes de chansons pour un faux groupe du nom de The Paranoids, il va jusqu'à parodier une pièce de théâtre en la décrivant acte par acte au cours d'une représentation à laquelle Oedipa assiste, et ne parlons pas des noms des personnages : Dr Hlarius, Oedipa et Mucho Maas, Pierce Inverarity, Genghis Cohen, Mike Fallopian, Omedio Tassis...). L'ensemble a beau être court, il n'en demeure pas moins riche et complexe, loin d'être le plus accessible de l'auteur, mais assurément un de ses sommets. Un roman à lire à tout prix, et quand on pense qu'en France, il a fallu attendre 20 ans pour qu'il paraisse, traduit !