Venables
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| Venables | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Haute-Normandie | |
| Département | Eure | |
| Arrondissement | Les Andelys | |
| Canton | Gaillon-Campagne | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Eure-Madrie-Seine | |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Drouet 2008-2014 |
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| Code postal | 27940 | |
| Code commune | 27676 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
782 hab. (2009) | |
| Densité | 53 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 8 m — Max. 138 m | |
| Superficie | 14,86 km2 | |
| Localisation | ||
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Venables est une commune française située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Le nom de la localité est attestée sous la forme Venablis vers 1050-1066 (Fauroux 191), Venabula en 1181[1].
Ni Albert Dauzat, ni Ernest Nègre n'ont traité ce toponyme, sans doute n'avaient-ils aucune solution vraisemblable à proposer. Seul François de Beaurepaire se contente-t-il de préciser que l'origine en est inconnue, il considère la latinisation Venabula, d'après venabulus « pieu » comme fantaisiste[2]. Même chose chez René Lepelley qui qualifie le sens d'« obscur »[3].
Géographie [modifier]
Venables est situé à l'extrême pointe nord du plateau de Madrie. Le village est construit sur un belvédère dont le point culminant se situe à 124 mètres d'altitude. Le site domine le méandre que forme la Seine.
Hameaux : La Mare sous Venables, La Rive, Lormais, Le Moulin à Vent, Le Val d'Ailly, et Fontaine la Verte.
Histoire [modifier]
Les origines du village remontent certainement à la Préhistoire par l'occupation des lieux aux environs de 7000 ans avant JC par des tribus nomades. À l'époque gallo-romaine, le lieu connut un essor dû au passage d'une voie reliant le Neubourg au sud-ouest et les Andelys au nord-est et qui devait rejoindre la grande voie de circulation romaine reliant Lutèce (Paris) à Rotomagus (Rouen).
- 1055 : le fief de Venables, qui appartenait à l'évêque de Beauvais, devint vacant à la mort de Mauger de Venables. L'évêque offrit les terres de Venables à son neveu Gilbert que l'on dit fils du comte de Blois et de Chartres. Ce jeune seigneur né entre 1030 et 1035 passera peu de temps sur ses terres. A l'appel de Guillaume duc de Normandie il s'enrôlera en 1066 dans l'ost normande en compagnie de Guillaume et Hugues de la Mare petits seigneurs de l'actuel hameau. Pour leurs bons et loyaux services et suivant les promesses du duc ils seront dotés de terres, dans le comté du Cheshire attribué à Hugues d'Avranches. Gilbert y fera souche et deviendra premier baron de Kinderton. Hugues dont le frère Guillaume meurt durant la Bataille de Hastings, sera nommé Hugh of Delamere. La paroisse regroupant les quatre fiefs de Venables, La Mare, Fontaine-la-Verte et la Rive date de cette époque.
- Au XVIIIe siècle, le vignoble se développe et des cultures en espaliers sont implantées sur le versant sud des coteaux de la Seine.
- Au XIXe siècle le visage du village a été remodelé par la construction de la voie ferrée de Paris au Havre par les entrepreneurs britanniques Brassey et Mackenzie pour le compte de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
- 1851 : la construction de la digue entre les hameaux de Lormais et de la Rive va favoriser le développement des terres agricoles le long de la Seine.
Héraldique [modifier]
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Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'azur à deux fasces d'argent, surmontées de trois étoiles d'or rangées en chef |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Graphique de l'évolution de la population 1794-1999
Lieux et monuments [modifier]
- Motte féodale, probablement antérieure à 1042. Vue imprenable sur le plan d'eau et le méandre de la Seine.
- Église Notre-Dame dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. La tour carrée située au sud du chœur date du XVIe siècle et le porche de 1722.
Le cimetière qui entourait l'église a été désaffecté en 1840 il ne reste que le monument aux morts.
- En face de l'église se trouvait le prieuré de Venables dont les moines et la paroisse dépendaient de l'abbaye de la Croix-Saint-Leufroy. Confisqué comme bien national lors de la Révolution, il fut détruit par les bombardement de 1940.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Étienne Mangin, fils de Louis Henri Mangin, dernier seigneur féodal du Val-d'Ailly, fut contre-amiral au XIXe siècle.
Notes et références [modifier]
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. 205
- François de Beaurepaire, op. cit.
- René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 265b.
- Résultats du recensement de la population - Venables, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Site officiel du Centre Culturel "Gilbert de Venables"
- Venables sur le site de l'Institut géographique national
- Venables sur le site de l'Insee