Venables

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Venables
La motte féodale.
La motte féodale.
Blason de Venables
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon-Campagne
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Patrick Lequette
2014-2020
Code postal 27940
Code commune 27676
Démographie
Population
municipale
799 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 00″ N 1° 17′ 47″ E / 49.2, 1.296449° 12′ 00″ Nord 1° 17′ 47″ Est / 49.2, 1.2964  
Altitude Min. 8 m – Max. 138 m
Superficie 14,86 km2
Localisation

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Liens
Site web http://venables.free.fr

Venables est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme Venablis vers 1050-1066 (Fauroux 191), Venabula en 1181[1].

Ni Albert Dauzat, ni Ernest Nègre n'ont traité ce toponyme, sans doute n'avaient-ils aucune solution vraisemblable à proposer. Seul François de Beaurepaire se contente-t-il de préciser que l'origine en est inconnue, il considère la latinisation Venabula, d'après venabulus « pieu » comme fantaisiste[2]. Même chose chez René Lepelley qui qualifie le sens d'« obscur »[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Venables est situé à l'extrême pointe nord du plateau de Madrie. Le village est construit sur un belvédère dont le point culminant se situe à 124 mètres d'altitude. Le site domine le méandre que forme la Seine.
Hameaux : La Mare sous Venables, La Rive, Lormais, Le Moulin à Vent, Le Val d'Ailly, et Fontaine la Verte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village remontent certainement à la Préhistoire par l'occupation des lieux aux environs de 7000 ans avant JC par des tribus nomades. À l'époque gallo-romaine, le lieu connut un essor dû au passage d'une voie reliant le Neubourg au sud-ouest et les Andelys au nord-est et qui devait rejoindre la grande voie de circulation romaine reliant Lutèce (Paris) à Rotomagus (Rouen).

  • 1055 : le fief de Venables, qui appartenait à l'évêque de Beauvais, devint vacant à la mort de Mauger de Venables. L'évêque offrit les terres de Venables à son neveu Gilbert que l'on dit fils du comte de Blois et de Chartres. Ce jeune seigneur né entre 1030 et 1035 passera peu de temps sur ses terres. A l'appel de Guillaume duc de Normandie, il s'enrôlera en 1066 dans l'ost normande en compagnie de Guillaume et Hugues de la Mare petits seigneurs de l'actuel hameau. Pour leurs bons et loyaux services et suivant les promesses du duc, ils seront dotés de terres, dans le comté du Cheshire attribué à Hugues d'Avranches. Gilbert y fera souche et deviendra premier baron de Kinderton. Hugues, dont le frère Guillaume meurt durant la Bataille de Hastings, sera nommé Hugh of Delamere. La paroisse regroupant les quatre fiefs de Venables, La Mare, Fontaine-la-Verte et la Rive date de cette époque.
  • Au XVIIIe siècle, le vignoble se développe et des cultures en espaliers sont implantées sur le versant sud des coteaux de la Seine.
  • Au XIXe siècle, le visage du village a été remodelé par la construction de la voie ferrée de Paris au Havre par les entrepreneurs britanniques Brassey et Mackenzie pour le compte de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
  • 1851 : la construction de la digue entre les hameaux de Lormais et de la Rive va favoriser le développement des terres agricoles le long de la Seine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Venables

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'azur à deux fasces d'argent, surmontées de trois étoiles d'or rangées en chef

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Marie Drouet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 799 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 807 876 839 803 827 842 796 746
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
696 674 646 629 602 578 548 493 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
453 465 389 356 343 302 347 350 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
346 400 419 587 702 708 776 774 789
2011 - - - - - - - -
799 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Motte féodale, probablement antérieure à 1042. Vue imprenable sur le plan d'eau et le méandre de la Seine. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 3 octobre 1983[6].
  • Église Notre-Dame dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. La tour carrée située au sud du chœur date du XVIe siècle et le porche de 1722.
    Le cimetière qui entourait l'église a été désaffecté en 1840: il ne reste que le monument aux morts.
  • En face de l'église se trouvait le prieuré de Venables dont les moines et la paroisse dépendaient de l'abbaye de la Croix-Saint-Leufroy. Confisqué comme bien national lors de la Révolution, il fut détruit par les bombardements de 1940.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 205
  2. François de Beaurepaire, op. cit.
  3. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 265b.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Notice no PA00099597 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]