Véganisme

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Le principe du véganisme : égalité de considération morale entre les intérêts fondamentaux des humains et les intérêts fondamentaux des animaux non humains (ne pas souffrir, être libres et vivre).

Le véganisme (prononcé en français : /ve.ɡa.nism/) est le principe moral selon lequel les animaux (non-humains) ne sont pas la propriété des humains, ne sont pas des objets ou des outils que les humains peuvent légitimement utiliser mais des personnes à part entière, ayant leur propre intérêt et devant être considérés de manière moralement égale aux humains du fait qu'ils ont les mêmes intérêts fondamentaux que ces derniers.

L'application de ce principe moral est la non-utilisation des animaux et le boycottage de leurs utilisations. Cela consiste à arrêter les actions volontaires participant directement à l'utilisation et à la mise à mort des animaux : pour se nourrir (lait de vache, œufs, chair d'animaux et miel), se vêtir (cuir, fourrure, laine, soie), se divertir (chasse, zoo, aquarium, domestication, cirque impliquant des animaux), et se soigner (cosmétiques et médicaments testés sur les animaux ou contenant des substances animales).

Par rapport au végétarisme et au végétalisme, qui désignent simplement des régimes alimentaires, le véganisme se détache par la considération morale des autres animaux en tant que personnes qu'il prône. Voir également droits des animaux[1]. On nomme communément végane la personne en accord avec le principe moral du véganisme[2] et qui applique ce principe concrètement. Le mot végan (sans e final) est également utilisé au masculin, comme nom et comme adjectif[3].

Le véganisme s'oppose au spécisme.

Définition, origines et terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme anglais veganism est un dérivé du mot vegan[4] qui, quant à lui, résulte de la syncope du mot vegetarian[5]. La suppression des lettres centrales a été proposée en 1944 par le cofondateur de la Vegan Society, Donald Watson, après que la Vegetarian Society a refusé de faire la promotion d’un mode de vie sans produits laitiers dans son magazine[6]. Il faut attendre 1951 pour que la Vegan Society annonce une définition officielle :

« Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux »[7].

En 1979, les nouveaux statuts de la Vegan Society donnent une autre définition :

« Le véganisme est le mode de vie qui cherche à exclure, autant que faire se peut, toute forme d'exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s'habiller, ou pour tout autre but »[8].

Selon John Davis (ancien directeur de l'Union végétarienne internationale) toutes les occurrences du terme vegetarianism concordaient jusqu'en 1847 pour désigner le refus d'exploiter des animaux, qu'il s'agisse d'en consommer la chair, les œufs et le lait ou de les faire travailler[9]. Le changement de signification serait imputable à la Vegetarian Society, fondée par plusieurs représentants d'une branche de l'Église méthodiste (Bible Christians)[10], qui ont popularisé le terme vegetarianism dans un sens qui leur était propre : pour des raisons religieuses, ils ne consommaient pas de chair animale mais acceptaient le lait et le miel. Selon Constantin Imbs (président de la Société végane française), il s'agit d'une dérive sémantique[11] et l'invention du terme véganisme permettrait donc de faire exister le principe du végétarisme originel. Les sociétés véganes française et britannique ne diffèrent pas sur la signification du terme végane :

« Un végane est une personne qui essaye de vivre sans exploiter les animaux, pour les animaux, les humains et la planète. Concrètement, elle exclut tous les produits d’origine animale de son alimentation (viande, poisson, coquillages, lait, œufs ou miel entre autres). Elle les évite aussi pour se vêtir (fourrure, cuir, laine, soie, plumes) ainsi qu’à toute autre fin (cosmétiques, loisirs, etc.) ».[5]

La Société végane française affirme avoir travaillé auprès des lexicologues des dictionnaires de langue française (éditions Hachette, Robert, et Larousse), pour naturaliser les termes végane et véganisme[12], que l'Office québécois de la langue française reconnait comme étant consacrés par l'usage, même s'il préfèrerait lui substituer l'expression végétalisme intégral[13] (inusité).

Là où l'utilitarisme insiste sur la nécessité de ne plus faire souffrir les animaux sans remettre en question le fait de les utiliser, les exploiter et les tuer, le véganisme prône l'abolition totale de l'utilisation des autres animaux[14]. Certains auteurs ont appelé cette orientation un « appel à la compassion »[15],[16].

Historique[modifier | modifier le code]

Parmi les premiers végétariens célèbres, on trouve Pythagore, le créateur du théorème de géométrie éponyme. Ses disciples croyaient que s'ils suivaient son mode de vie, ils auraient eux aussi une longue vie[17]. C’est vers la même époque que Siddhārtha Gautama a lui aussi commencé à parler du respect envers toutes les espèces en suivant un régime végétal[18].

La première société végétarienne qui fut créée vit le jour le 30 septembre 1847 dans la villa de Northwood, à l’Institut d'hydropathie de Ramsgate. James Simpson fut élu président de cette première société végétarienne. En revanche, certaines sources affirment que dès la révolution industrielle, il existait des végétariens, dans un contexte social où la plupart des gens n'avaient pas les moyens d'acheter de la viande et en raison de l'idée que l’on maltraitait les animaux dans les abattoirs[19].

Le mot « vegan » apparaît pour la première fois dans le monde littéraire en 1946, quand Fay K. Henderson écrit le livre Vegan recipes[20]. En réalité, le mouvement végan est né en 1806, lorsque le Dr. William Lambe et Percy Bysshe Shelley ont commencé à s’opposer à la consommation d’œuf et de lait. Finalement, c’est en 1944 que le terme est créé lorsque Donald Watson a trouvé un nom pour désigner une réunion de ses confrères autour d'une nouvelle éthique : parmi les mots qui ont été refusés, on retrouve : « dairyban », « vitan » et « benevore ». Ils ont décidé de prendre les 3 premières lettres et les 2 dernières lettres du mot « vegetarian ». En 1979, ils ont mis à jour la définition que l'on connait depuis qui dit : « (le véganisme) est une philosophie et une manière de vivre qui cherchent à éliminer – dans la mesure du possible – toute forme de cruauté et d’exploitation des animaux, […] et par extension, faire la promotion du développement et l'usage d’alternatives sans exploitation animale […] »[21].

L'application du principe moral du véganisme[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : végétalisme.
Exemple d'aliments ne provenant pas de l'utilisation forcée ni de la mise à mort d'animaux et consommables par les humains.

L'application du principe moral du véganisme se traduit par la non utilisation des autres animaux et le boycott de leur utilisation. Pour ce qui concerne l'alimentation, tout produit issu de l'utilisation, l'exploitation et la mise à mort des autres animaux est proscrit (viande, poissons, crustacés, mollusques, gélatine, œufs, lait animal, miel, etc.).

La Société végane française affirme que ses travaux auprès de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES)[22] ont permis d'apporter un premier changement au Programme national nutrition santé (PNNS) en 2014[23] : « Les personnes ne consommant aucun produit animal (ni viande, ni poisson, ni charcuterie, ni œuf, ni lait fromage yaourt ou produit laitier) risquent des carences graves en vitamine B12 conduisant à des anémies sévères : en effet seuls les produits animaux contiennent cette vitamine (excepté certaines céréales). Même en parvenant à diversifier suffisamment leur alimentation ces personnes doivent donc, en lien avec le médecin traitant, un diététicien ou un pharmacien, recevoir un supplément sous forme de médicament ou de complément alimentaire. Les femmes enceintes et allaitantes ayant une alimentation de type végétalien ou végane, mais aussi leurs jeunes enfants, doivent bénéficier d’une attention médicale toute particulière compte tenu des difficultés que peut présenter un tel régime pour assurer la couverture des besoins nutritionnels »[24].

En l'absence de vitamine B12 dans l'alimentation végétale, la Société végane française recommande également aux véganes de se complémenter ou de consommer régulièrement des produits enrichis en B12 afin d'éviter les carences[25].

Vêtements[modifier | modifier le code]

Les véganes ne portent pas de vêtements d'origine animale (cuir, fourrure, soie, etc.) ou provenant de leur exploitation (laine, alpaga, cachemire, etc.), car ils refusent l'utilisation des autres animaux.

Cosmétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cosmétique.

Pour être conformes aux principes végans, les produits cosmétiques ne doivent pas avoir été testés sur les animaux et ne doivent contenir aucun ingrédient d’origine animale ni avoir induit l'utilisation d'un animal[26]. Depuis mars 2013, un traité européen interdit l'utilisation des animaux pour tester les cosmétiques dans l'Union européenne[27]. En revanche, le programme d'enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques (Reach) continue les tests sur les animaux de substances chimiques[28],[29].

L'utilitarisme, une théorie contraire au véganisme.[modifier | modifier le code]

La théorie utilitariste (réformiste ou welfariste) est représentée principalement par Peter Singer. Les tenants de cette théories veulent limiter la souffrance animale, mais acceptent l'idée que les humains peuvent légitimement utiliser, exploiter et tuer les autres animaux.

La théorie du véganisme est principalement représentée par Tom Regan et Gary Francione. Contrairement à la théorie utilitariste, ces derniers auteurs, en accord avec le principe du véganisme, considèrent les autres animaux comme les égaux des humains, et soutiennent que ces pratiques ne sont pas acceptables moralement et qu'elle doivent être abolies, puisque les autres animaux n'ont pas seulement l'intérêt de ne pas souffrir mais également celui d'être libres et de continuer à vivre.

Le véganisme et le végétarisme.[modifier | modifier le code]

Le végétarisme et le véganisme sont deux choses différentes. Le végétarisme (de même que le végétalisme) est un mode d'alimentation tandis que le véganisme est un principe moral. Le végétarisme est le fait de ne pas manger de chair animale et n'implique pas le fait de refuser l'utilisation des animaux pour d'autres usages (lait de vache, œufs, miel, produis cosmétiques ou médicaments contenant des substances issues de l'utilisation des animaux ou testés sur les animaux, cirque avec animaux, zoo, aquarium, domestication, etc...). Le végétarisme n'a pas pour but de remettre en question le spécisme et la légitimité de l'utilisation des autres animaux par les humains contrairement au véganisme dont le principe moral est le fait que les animaux non humains sont des personnes à part entière, avec les mêmes intérêts fondamentaux que les humains (ne pas souffrir, être libres et vivre), et pour cette raison doivent être respectés (de la même manière que les humains) et ne pas être utilisés[30].

Le véganisme dans le monde[modifier | modifier le code]

Les données fiables sur les populations véganes sont rares. En France, plus de 1 200 véganes participaient à l'étude Nutrinet santé contre environ 250 000 autres participants (chiffres avril 2014)[31]. En 2007, une enquête indiquait que 2 % des Britanniques étaient véganes[32] alors qu'en 2005 The Times en comptait 250 000 et The Independent 600 000 en 2006[33]. The Netherlands Association for Veganism comptabilise 16 000 véganes aux Pays-Bas, et estime leur population à 0,1 % en 2007[34]. Une enquête de 2009 pour The Vegetarian Resource Group rapportait que 0,5 % des Américains se disaient véganes[35].

Prises de position sur le véganisme[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Ingrid Newkirk, la présidente de PETA, trouve le véganisme peu adapté à la réalité et a une position utilitariste : « Les puristes absolus devraient vivre dans une caverne. Quiconque est le témoin de la souffrance des animaux et espère réduire cette souffrance ne peut soutenir que c'est tout ou rien. Nous devons être pragmatiques. »[36].

Bruce Friedrich, également de PETA, déclare qu'une adhésion stricte au véganisme peut devenir une obsession[37].

Peter Singer, philosophe et professeur de bioéthique à l'université de Princeton, était connu pour assouplir ses principes, en consommant des produits d'origine animale lorsqu'il visitait un pays où il était difficile de trouver des restaurants véganes, appelant cette pratique l'exception parisienne[38], à une époque où il n'existait pas d'établissements parisiens véganes. En 2006, il déclare que le mouvement végane devrait être plus tolérant à l'égard des personnes qui utilisent des produits animaux, tant que ces dernières s'assurent que les animaux ont eu une vie décente[39].

Ces positions reflètent une dissension au sein du mouvement pour les droits des animaux où s'expriment des perceptions différentes du statut de ceux-ci. Les « abolitionnistes » représentent la partie qui milite pour un changement de paradigme sur le sort des animaux dans nos sociétés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Voir son steak comme un animal mort : véganisme et psychologie morale par Martin Gibert, Lux éditeur, 2015.
  • Introduction aux Droit des Animaux par Gary L. Francione, L'Âge d'homme, 2015.
  • Les Droits des animaux par Tom Regan, traduit par Enrique Utria, Hermann, 2013.
  • Un éternel Treblinka, par Charles Patterson, Calmann-Lévy, 334 p., 2008.
  • Éthique animale par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Presses universitaires de France, 2008.

En anglais[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • The animal rights debate: abolition or regulation? par Gary L. Francione & Robert Garner.
  • Introducion to animal rights par Gary L. Francione.
  • Call to Compassion: Reflections on Animal Advocacy from the World's Religions par Lisa Kemmerer, Anthony J. Nocella.
  • New age encyclopedia: a guide to the beliefs, concepts, terms, people, and organizations that make up the new global movement toward spiritual development, health and healing, higher consciousness, and related subjects par J. Gordon Melton, Jerome Clark & Aidan A. Kelly (p. 14 et p. 188).
  • Vegan: the new ethics of eating par Erik Marcus.
  • Vegan Freak: Being Vegan in a Non-Vegan World par Bob Torres, PM Press, 2009.
  • Vegetarians And Vegans in America Today par Karen Iacobbo & Michael Iacobbo, Praeger Publishers Inc, 2006.
  • Empty Cages: Facing the Challenge of Animal Rights par Tom Regan, Lanham, Md., Rowman & Littlefield, 2004.
  • The Case for Animal Rights par Tom Regan, 2e édition avec nouvelle préface, Berkeley, University of California Press, 2004 (1re édition : 1983).
  • Animal Rights, Human Wrongs: An Introduction to Moral Philosophy par Tom Regan, Lanham, Md., Rowman & Littlefield, 2003.
  • Defending Aminal Rights par Tom Regan, Champaigne: Presses de l'université d'Illinois, 2001.
  • The Animal Rights Debate par Tom Regan & Carl Cohen, Lanham, Rowan and Littlefield, 2001.
  • All That Dwell Therein: Essays on Animal Rights and Environmental Ethics par Tom Regan, Presses de l'université de Californie, 1982.

Études[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Interview de Gary Francione
  2. Le Petit Robert 2015 et le Robert illustré 2015.
  3. « Un végan ou un végane ? »,‎ (consulté le 21 mai 2015)
  4. Le Petit Robert, Robert,‎ 2014 (édition dite 2015)
  5. a et b « FAQ », sur Société végane française,‎ (consulté le 3 septembre 2014)
  6. Margaret Puskar-Pasewicz, Cultural Encyclopedia of Vegetarianism, ABC CLIO, LLC,‎ (présentation en ligne), p. 239
  7. Leslie Cross, Veganism defined, dans The Vegetarian World Forum, 5 (1), printemps 1951.
  8. (en) « Who we are », The Vegan Society. Texte originel : « Veganism is a way of living that seeks to exclude, as far as possible and practicable, all forms of exploitation of, and cruelty to, animals for food, clothing and any other purpose. »
  9. John Davis, Extracts from some journals 1842-48 - the earliest known uses of the word 'vegetarian', publication Internet (section histoire du site de l'Union végétarienne internationale) disponible ici : http://www.ivu.org/history/vegetarian.html
  10. John Davis - International Vegetarian Union (IVU), « The Origins of the 'Vegetarians' », http://www.ivu.org (consulté le 6 octobre 2012)
  11. Constantin Imbs végétarisme = véganisme dans "Végane", n° 1, novembre 2010, p. 3-5 disponible ici : http://societevegane.fr/pdf/magazine/vegane_02.pdf.
  12. « Terminologie », sur Société végane française,‎ (consulté le 3 septembre 2014)
  13. « Fiche terminologique », sur Office québécois de la langue française,‎ 2014 (consulté le 3 septembre 2014)
  14. Gary L. Francione,Robert Garner, The animal rights debate: abolition or regulation?, Columbia University Press,‎ (présentation en ligne), p. 69
  15. Lisa Kemmerer, Anthony J. Nocella, Call to Compassion: Reflections on Animal Advocacy from the World's Religions, Lantern Books,‎ (présentation en ligne), p. 122
  16. Marianne Celka (auteur) et P. Tacussel (direction scientifique), « Veganisme et idéologie du Pathos », Les cahiers de psychologie politique : revue interactive d'information et de dialogue, Association française de psychologie politique, direction : Alexandre Dorna, CNRS « Dossier : les nouvelles idéologies », no 20,‎ (ISSN 1776-274X, lire en ligne)
  17. (en) Tori Avey, From Pythagorean to Pescatarian – The Evolution of Vegetarianism (lire en ligne)
  18. (en) Dr. Sam Calvert, « History », Vegan Society,‎ (lire en ligne)
  19. (en) « History of the Vegetarian Society », sur Vegetarian Society (consulté le 15 avril 2015)
  20. (en) Fay K. Henderson, Vegan Recipes, Londres, H.H. Greaves,‎
  21. (en) « history », sur Vegan Society (consulté le 15 avril 2015)
  22. « La Société végane remercie l’ANSES d’avoir commencé à protéger les véganes », sur Société végane française,‎ (consulté le 3 septembre 2014)
  23. La Société végane remercie le PNNS d'avoir commencé à protéger les véganes. Consulté le 3 septembre 2014.
  24. « Viande, poisson ou œufs : 1 à 2 fois par jour », sur http://www.mangerbouger.fr/
  25. Ce que tout végane doit savoir sur la vitamine B12.
  26. Cahier des charges de la marque internationale vegan.
  27. Bruxelles interdit les tests sur les animaux pour les cosmétiques vendus en UE dans Le Monde, mars 2013
  28. (en) Q. Ashton Acton (PhD), Issues in Pharmacology, Pharmacy, Drug Research, and Drug Innovation: 2013 Edition,‎ , 1207 p. (ISBN 1490113193 et 9781490113197, lire en ligne), « The use of ex vivo human skin tissue for genotoxicity testing », p. 32
    « ... safety issues for which the 7th Amendment to the Cosmetic Directive's ban on animal testing was postponed until 2013. ... of the Cosmetics Directive should be applied, given the requirements of the REACH system and directives concerned ... »
  29. (en) Q. Ashton Acton (PhD), Issues in Animal Science and Research: 2012 Edition, Frame, Nottingham: A Frame Response to the European Commission Consultation on the Draft Report on Alternative (Non-Animal) Methods for Cosmetics Testing - Current Status and Future Prospects-2010, ScholarlyEditions,‎ , 337 p. (ISBN 1481646249 et 9781481646246, lire en ligne), chap. 10 (« Laboratory Animal »), p. 281
    « ... of vertebrate animal test data, both for product authorization and for newly developed active substances, it misses -in contrast to REACH -the opportunity to recognize the accelerating development of alternative approaches to animal testing, ... »
  30. Michael Allen Fox, Deep vegetarianism, Temple University Press,‎ (présentation en ligne), p. 178
  31. Un PNNS pour les véganes : compteur Nutrinet. Consulté le 3 septembre 2014.
  32. "Data tables", Department for Environment, Food and Rural Affairs, table 210, question F7, accessed February 1, 2011.
  33. "Donald Watson", The Times, December 8, 2005.
  34. "Wat is veganisme?", Nederlandse Vereniging voor Veganisme, accessed October 3, 2007.
  35. Duda, M.D. and Young, K.C. "Americans' attitudes toward animal rights, animal welfare, and the use of animals," Responsible Management, 1997, cited in McDonald, Barbara. "Once You Know Something, You Can't Not Know It: An Empirical Look at Becoming Vegan", Animals and Society, 8:1, 2000, p. 3.
  36. Dan Fastenberg, « Weekday vegetarian », Time,‎
  37. Bruce Friedrich : « Personal Purity versus Effective Advocacy » et pdf « Animal rights debate ».
  38. Peter Singer et Jim Mason dans The Way We Eat, Rodale, 2006, p. 282–283. L'expression « Paris exemption » a été inventée en 2004 par Daren Firestone, un étudiant de Chicago « One woman's quest to enjoy her dinner without guilt », Christian Science Monitor, October 27, 2004, p. 2.
  39. Voir : « Singer says » + pdf « Animal rights debate » et Francione and Garner, 2010, p. 71–72.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]