Vaudémont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vaudémont
Panorama sur Vaudémont
Panorama sur Vaudémont
Blason de Vaudémont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Vézelise
Intercommunalité Communauté de communes du Saintois
Maire
Mandat
Jean-Christophe Reuter
2014-2020
Code postal 54330
Code commune 54552
Démographie
Population
municipale
78 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 03″ N 6° 03′ 25″ E / 48.4175, 6.0569444444448° 25′ 03″ Nord 6° 03′ 25″ Est / 48.4175, 6.05694444444  
Altitude Min. 329 m – Max. 541 m
Superficie 5,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vaudémont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vaudémont

Vaudémont est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, à proximité du département des Vosges, Vaudémont domine la vaste plaine du Saintois, à une trentaine de kilomètres au sud de Nancy.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colline de Sion.

Vaudémont est un village médiéval perché sur un long éperon rocheux nommé « signal de Vaudémont », à une altitude de 480 mètres. Le village est dominé par l'ancien donjon des Comtes de Vaudémont. De l'autre côté de cet éperon rocheux se situe la colline de Sion, butte-témoin des côtes de Moselle. À mi-chemin entre Vaudémont et Saxon-Sion se dresse le monument rendant hommage à Maurice Barrès.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de Meurthe-et-Moselle.

Le climat de Vaudémont est de type océanique dégradé, avec une influence continentale assez marquée. Les températures sont contrastées, à la fois en journée et entre les saisons. Les hivers sont froids, assez humides, mais néanmoins secs par temps de gels sévères. Les étés ne sont pas toujours ensoleillés mais chauds. Les brouillards sont courants à l'automne et les vents fréquents et quelquefois violents. Au niveau local, les précipitations tendent à être plus abondantes que sur le Saintois voisin. À cause de l'altitude plus élevée, les températures sont moins tempérées et le manteau neigeux tient sur une période plus longue.

Les relevés ci-dessous proviennent de la station Météo-France de Nancy-Essey, distante d'une trentaine de kilomètres de Vaudémont[1].

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Colline de Sion[2] 1 652 h/an 759 mm/an 31 j/an 26 j/an 54 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Moyenne des relevés à Nancy-Essey (1971-2000)[3] :

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -0,9 -0,8 1,8 3,6 7,8 11,1 13,0 12,7 9,7 6,1 2,2 0,4 5,6
Températures moyennes (°C) 1,8 2,8 6,2 8,8 13,2 16,4 18,7 18,5 14,9 10,3 5,2 3,0 10,0
Températures maximales moyennes (°C) 4,4 6,3 10,5 14,0 18,6 21,6 24,3 24,2 20,1 14,5 8,2 5,5 14,3
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 61 56 55 48 70 75 64 58 63 67 68 78 763

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vaudémont viendrait du nom du dieu germanique Wotan.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à l'époque romaine que Vaudémont devient une place forte. Avec Mousson, Preny et Dabo, Vaudémont est un des hauts lieux de l'histoire romaine en Lorraine.

À la fin du XIe siècle, le premier comte de Vaudémont, Gérard Ier, fait construire un donjon que l'on appellera plus tard « la Tour de Brunehault » et dont les imposants vestiges sont encore visibles aujourd'hui. Une forteresse protégeait le village épousant la pointe de l'éperon rocheux. Le village demeura ceint de murailles et de tours jusqu'à leur destruction par les troupes françaises, sur les ordres de Richelieu au XVIIe siècle, la France occupant alors militairement le Duché de Lorraine.

Diverses ruines subsistent dans le village. D'ailleurs, la plupart des maisons reconstruites aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle réutilisent en façade des éléments antérieurs à cette destruction.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vaudémont

Blasonnement : Coupé, en 1 burelé d'argent et de sable de dix pièces, et en 2 d'argent à la montagne isolée de sinople. La partie en chef représente les armoiries des comtes de Vaudémont, tandis que la montagne en pointe représente la colline de Sion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1971 Auguste Colin    
1971 mai 1995 Robert Lafosse    
mai 1995 août 2002 Michèle Martin    
août 2002 avril 2014 Bernard Haquin    
avril 2014 en cours Jean-Christophe Reuter    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 78 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433 455 447 438 489 457 391 372 353
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
337 325 334 277 262 269 272 266 261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
224 220 150 165 147 137 114 113 113
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
95 71 67 53 63 79 78 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges visibles[modifier | modifier le code]

« Tour Brunehaut » : façade est

Les vestiges visibles appartiennent à trois étapes de développement de la cité : le château primitif, barrant l'extrémité ouest de l'éperon, la cité puis le faubourg constituant la dernière étape de l'extension de Vaudémont.

La « Tour de Brunehaut » est la partie la plus visible de l'ancien château. Il s'agit d'une tour de section rectangulaire (24 mètres x 16,5 mètres), haute à l'heure actuelle d'une quinzaine de mètres. Les murs sont exceptionnellement épais, de 4,5 mètres en partie inférieure à 4 mètres en partie supérieure. Des analyses au carbone 14 réalisées en 2007[8] sur le liant de la structure de l'édifice suggère que sa construction se situe dans le premier quart du XIe siècle. Cette tour constituait l'angle sud-est du château de Vaudémont. Elle a eu, à travers les siècles, différentes destinations, seule ou adjointe à un logis.

« Tour de Brunehaut » : façade nord

Son délabrement est cependant ancien puisque les textes signalent dès 1493 des chutes de pierre endommageant les bâtiments adjacents du château[9]. La tour sera ensuite partiellement arasée en 1497, puis en 1529. Le côté est de la tour est bien conservé, seul y manque l'angle nord, effondré après 1840. Cette façade possède cinq petites ouvertures placées en hauteur sur deux niveaux, le percement au centre de ce mur, au niveau du sol actuel est récent. Le mur nord, aujourd'hui haut tout au plus d'une dizaine de mètres est beaucoup plus dégradé, il a été conforté récemment par une structure métallique placée sur sa face intérieure qui a perdu tout parement. Des murs ouest et sud, il ne subsiste pratiquement plus rien.

Courtine et poterne

La tour était prolongée au nord par un long bâtiment légèrement décalé vers l'est dont les vestiges sont actuellement enfouis sous une levée de terre. Les dimensions de ce bâtiment pourraient avoisiner 40 mètres sur 8. Une gravure de 1835 montre sur un mur de ce bâtiment une technique de construction en chevrons qui rappelle celle utilisée sur la tour elle-même[10].

Ces deux édifices mis part, les jardins du château est aujourd'hui occupée par des potagers. Une partie des courtines de la ville côté sud subsiste, en revanche, les défenses du château très étendues, comportant notamment plusieurs barbacanes, sont maintenant totalement indiscernables.

Localisation des vestiges sur le cadastre

Au centre du faubourg, la partie basse d'une tour de 7,5 mètres de diamètre est préservée, elle est traditionnellement nommée la « Tour du Guet ». Sa localisation, à plus de 100 mètres du fossé du faubourg n'est cependant pas idéale pour une telle destination. Le profond fossé du faubourg qui constituent toujours la limite sud-est du village avec plus de 200 mètres de longueur et une largeur de 20 mètres, il protégeait un boulevard d'artillerie. Il n'a pas été comblé et est maintenant en friche.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église
  • Collégiale de chanoines réguliers Saint-Jean-Baptiste fondée en 1326 à l'initiative du comte Henri III de Vaudémont avec l'autorisation du chapitre Collégiale Saint-Gengoult de Toul, construction sans doute terminée avant 1352 ; l'édifice, construit à l'emplacement du cimetière actuel ; servait de chapelle funéraire aux comtes de Vaudémont ; figurée sur la carte de la gruerie du comté (1743) ; détruite en 1762 après le rattachement de son chapitre à celui de Bouxières-aux-Dames en 1760 ;
  • Église paroissiale Saint Gengoult, reconstruite en 1748, date portée, à la suite d'une demande de reconstruction de 1742 à l'emplacement de l'ancienne, documentée par une visite canonique de 1687. C'était un édifice alors en mauvais état, peut-être d'époque romane (l'église est citée en 1195), à nef grange, chœur voûté d'ogives et tour clocher sur le chœur ; tour clocher réparée en 1836. Église restaurée de 1862 à 1864, puis en 1947 et 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prévisions locales - Météo-France
  2. Données climatiques de Nancy - linternaute.com
  3. Climatologie ; Données Nancy de 1946 à nos jours - lameteo.org
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Notice no IA54001273 », base Mérimée, ministère français de la Culture — Château fort de Vaudémont
  7. « PA00106429 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Gérard Giuliato, Châteaux et villes fortes du comté de Vaudémont en Lorraine médiévale, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2008, p. 176, (ISBN 978-2-86480-954-8)
  9. Gérard Giuliato, « Châteaux et villes fortes du comté de Vaudémont en Lorraine médiévale », Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2008, p. 203, (ISBN 978-2-86480-954-8)
  10. d'après E. Grille de Beuzelin, Bibliothèque municipale de Nancy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :