Vattetot-sur-Mer

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Vattetot-sur-Mer
Image illustrative de l'article Vattetot-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Fécamp
Maire
Mandat
Jean-Yves Soret
2014-2020
Code postal 76111
Code commune 76726
Démographie
Population
municipale
322 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 40″ N 0° 16′ 53″ E / 49.7278, 0.2814 ()49° 43′ 40″ Nord 0° 16′ 53″ Est / 49.7278, 0.2814 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 109 m
Superficie 5,14 km2
Localisation

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Vattetot-sur-Mer

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Vattetot-sur-Mer

Vattetot-sur-Mer est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays de Caux Cette petite commune normande se trouve entre la belle Étretat et l'agglomération de Fécamp.

Environnement[modifier | modifier le code]

Anomalie pour le mercure : Ifremer analyse périodiquement la teneur des moules en quelques contaminants toxiques (métaux lourds notamment) sur un réseau de points du littoral Manche et Atlantique. Le lieu dit « Vaucottes » fait partie de ces points de contrôle.
Alors que les moules du reste du littoral breton, normand et bas-normand présentent des médianes proches de la médiane nationale (0,15 mg de mercure total par kilogramme de moules en poids sec), deux lieux se montrent plus contaminés, ce sont "Villerville" (1,5 fois la médiane supérieure) et surtout le point "Vaucottes" où les moules en contiennent en moyenne 0,37 mg par kilogramme de moules en poids sec)[1],[2], soit 2,5 fois plus contaminées par le mercure que la médiane nationale, sans explication claire à ce jour (parmi les records de France). Ce mercure ne peut provenir de l'embouchure de la Seine où les moules en contiennent bien moins. Les moules du Pays de Caux (au nord de l'estuaire de la Seine en Seine-Maritime) présentent des taux de mercure anormalement élevés et parmi les plus élevés du littoral français. Une des sources de ce mercure semble être un flux d'eaux souterraines karstiques via des résurgences qui s'écouleraient le long d'une zone intertidale du Pays de Caux[3]. Ce mercure s'ajouterait à celui apporté par la Seine, généralement transformé en méthylmercure (plus toxique, et plus bioassimilable)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Vaucottes est un ancien village et port médiéval (Le port de Vaucoste) qui était en 1599 fief du seigneur de Bailleul[4]. Il sera rattaché à la commune de Vattetot le 7 janvier 1846 (Vaucottes abritait alors 109 habitants dans 29 maisons)[4].

Le bois des Hogues (reste de la Silva de Hogis) et celui des Loges, pourraient être des reliques d'une ancienne forêt littorale dite "forêt de Fécamp" par les chroniqueurs[4]. Ce bois abrite plusieurs fosses où selon une tradition locale, du minerai de fer aurait été extrait, mais il s'agirait plutôt de faiscières ou fusières de l'époque celtique, peut être aussi utilisées par les Gaulois pour en extraire les poudingues (pierre utilisée pour faire de petites meules)[4]. L'une de ces fosses est devenue une mare dite Mahais ou mahaise de Saintdémarque[4].

Le vallon de Vaucottes débouche via la valleuse de Vaucotte (autrefois défendue par un corps de garde) sur une plage relativement bien protégée, mais assez éloignée des grands centres.
Avec la mode des villégiatures en bord de mer, le hameau voit se construire plusieurs dizaines de villas (10 en 1901, 32 en 1906)[5], mais l'infrastructure hôtelière ne s'y développe pas ; un café y est ouvert en 1870, un petit hôtel en 1886, qui complètent un établissement de bains (1883) constitué de quelques cabines de bains, tenues par un ancien marin et sauveteur ; Célestin Levasseur[5], né là le 26 avril 1836.

Le vallon est propice aux inondations violentes en cas d'orage local (ex :19 juillet 1956) et semble avoir connu une violente tempête accompagnée d'un petit raz de marée (ex ; 22 septembre 1842) qui a emporté une maison et en a endommagé beaucoup d'autres[4].

Séquelles de guerre : un obus non-explosé est trouvé dans une ancienne carrière (Vaucottes) par un chiroptérologue. Finalement, les démineurs en trouvent 44 autres ; de gros obus français de 155 mm ("modèle 1915") de 43 kg chacun, chargés de 3,5 kg de mélinite[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean-Yves Soret PRG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
741 738 727 705 668 704 670 801 793
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779 739 742 696 617 588 573 512 517
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 476 474 431 441 420 360 375 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
326 254 234 239 258 253 301 308 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La plage de Vattetot et son hameau de villas anglo-normandes : Vaucottes.
  • Les falaises et les chemins de randonnée.
  • Son église Saint-Pierre, construite probablement autour du XIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la surveillance de la qualité du milieu marin littoral, Édition 2010, IFREMER/RST.LER/10-06/Laboratoire Environnement Ressources de Normandie, 126 p.
  2. Ifremer, Représentation graphique et carte, consulté 2012-05-06
  3. LAURIER F., 2001, Cycle du mercure en estuaire, baie de Seine et Pays de Caux : spéciation chimique et biodisponibilité, Paris Université Paris 7, Th. Univ. Océanogr. Chim, 177p.
  4. a, b, c, d, e et f Association Vaucottoise des Descendants d'Henri Decroix, Histoires et récits sur Vaucottes, consulté 2012-05-06
  5. a et b Viviane Manase (Conservatrice du Patrimoine au Service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel - Région de Haute-Normandie), Les villégiatures familiales de la côte d’Albâtre (du Tréport au Havre), In Situ, revue des patrimoines.
  6. Association Robin des bois, Normandie : vestiges de guerre 3 ans de veille, mai 2001 à mai 2004, veille faite d'après la presse régionale, consulté 2012-05-06
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]