Vassili Ivanovitch Kouznetsov

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Kouznetsov, Vassili Ivanovitch
Naissance 3 ou 15 janvier 1894
village de Ust-Usolka, comté de Solikamsk, Province de Perm
Décès 20 juin 1964 (à 70 ans)
Moscou
Origine Soviétique, Russe
Allégeance Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade colonel général
Années de service 19151960
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre civile russe
Campagne de Pologne (1939)
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de Stalingrad
Bataille de Berlin
Distinctions Héros de l'Union soviétique

Vassili Ivanovitch Kouznetsov (en russe : Василий Иванович Кузнецов) (3 ou 15 janvier 1894 - 20 juin 1964) était un colonel général (1943) soviétique, héros de l'Union soviétique (1945).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'ouvriers, il est enrôlé en 1915 dans l'armée impériale russe lors de la Première Guerre mondiale. Il est diplômé en 1916 de l'école d'officiers de Kazan et en sort sous-lieutenant.

Il s'engage dans l'Armée rouge en aout 1918. Lors de la guerre civile, il commande une compagnie, un bataillon puis un régiment de fusiliers.

Après la guerre, il est diplômé de l'école d'officiers supérieur en 1920.

Il est nommé à la tête du 89e régiment en 1923. Il rejoint le parti communiste en 1928.

Il est diplômé de l'Académie militaire Frounzé en 1936 et prend la tête de la 99e division de fusiliers cette même année. En juillet 1937, il prend la tête du 16e corps de fusiliers, puis du groupe d'armée de Vitebsk et Polotsk.

En septembre 1939, il participe à l'invasion de la Pologne à la tête de la 3e Armée. Le 4 juin 1940, il est promu lieutenant général.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Grande Guerre patriotique, la troisième armée est stationnée en Biélorussie, près de Grodno. Elle participe aux combats dès le déclenchement de l'opération Barbarossa et se trouve prise dans les encerclements de Bialystock-Minsk dans les premiers jours de juillet.

À la fin de juillet 1941, Kouznetsov avec des lambeaux de son armée, réussit à rejoindre les lignes soviétiques au nord de Rogatchev. La 3e armée est alors affectée au secteur de Mozyr.

En août 1941, Kouznetsov prend le commandement de la 21e armée, qui opère dans la même région. Elle participe aux opérations du front central, puis du front sud-ouest.

Après la défaite du front du sud-ouest lors de la bataille de Kiev, il a dirige la 58e armée, nouvellement formée (novembre 1941), puis de novembre 1941 à mai 1942, il commande 1re armée de choc au sein des fronts de l'ouest, puis du nord-ouest et participe à la bataille de Moscou et l'offensive soviétique globale de l'hiver et du printemps 1942.

En juillet 1942, il est nommé à la tête de la 63e armée qui vient d'être créée pour participer, au sein du front de Stalingrad, aux opérations défensives visant à empêcher la VI. Armee d'atteindre Stalingrad.

De décembre 1942 à décembre 1943, il commande la 1re armée de la garde, à la tête de laquelle il participe à l'opération Saturne et notamment à la destruction de la 8e Armée italienne[1]. Il reçoit pour ces succès l'ordre de Souvorov et le grade de colonel-général au printemps 1943.

De décembre 1943 à mars 1945, il est chef d'état-major de Bagramyan, commandant du premier front balte. Il participe ainsi aux campagnes de Biélorussie, de la Baltique et de Prusse-Orientale.

En mars 1945, pour la bataille de Berlin, il prend le commandement de la 3e armée de choc au sein du premier front biélorusse. Ce sont des soldats[2] de la 3e choc qui plantent la bannière de la victoire au sommet du Reichstag le 1er mai 1945.

Il reçoit le titre de héros de l'Union soviétique le 29 mai 1945.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1948, continue à commander la troisième Armée de choc, stationnée en Allemagne.

Puis, il est préside la DOSAAF (une puissante organisation de soutien à l'armée, agissant notamment au niveau sportif) jusqu'en 1953.

De 1953 à 1957, il commande la région militaire Volga puis, jusqu'à sa retraite en 1960, il travaille au bureau central du ministère de la Défense.

Il fut aussi deux fois député au soviet suprême, lors des sessions de 1946-1950 et 1954-1958.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Lopez, pp. 401-402
  2. Le drapeau rouge fut planté au sommet du Reichstag par Alexeï Berest, Mikhaïl Yegorov et Meliton Kantaria de la 150e division de fusiliers.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean Lopez, Stalingrad : la bataille au bord du gouffre, éditions Economica, coll. « Campagnes & stratégies »,‎ 1er octobre 2008, 1e éd., broché, 460 p. (ISBN 978-2717856385)