Varsovie

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Varsovie
Warszawa
Blason de Varsovie
Héraldique
Drapeau de Varsovie
Drapeau
Varsovie
Varsovie
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Région Mazovie
District Ville-district de Varsovie
Commune Varsovie
Maire
Mandat
H. Gronkiewicz-Waltz (PO)
2006-
Code postal 00-001 à 04-999
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 22
Immatriculation WA, WB, WD, WE, WF, WH, WI, WJ, WK, WN, WT, WU, WW, WX, WY
Démographie
Population 1 726 581 hab. (2014[1])
Densité 3 338 hab./km2
Population de l'agglomération 3 100 000 hab. (2012)
Densité 508 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 13′ 56″ N 21° 00′ 30″ E / 52.2323, 21.00843352° 13′ 56″ Nord 21° 00′ 30″ Est / 52.2323, 21.008433  
Altitude 97 m
Superficie 51 724 ha = 517,24 km2
Superficie de l'agglomération 610 043 ha = 6 100,43 km2
Localisation

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Varsovie

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Varsovie
Liens
Site web http://www.um.warszawa.pl

Varsovie (prononcé [vaʁ.sɔ.vi ] ; en polonais : Warszawa [var.ˈʃa.va ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est depuis 1596 la capitale de la Pologne et depuis 1999 le chef-lieu de la Voïvodie de Mazovie. Elle est située sur la Vistule, à environ 370 km de la mer Baltique et des Carpates. Peuplée par plus d'1,8 million d'habitants (3 millions pour l'agglomération), la capitale polonaise est aussi la plus grande ville du pays et la 8e plus grande de l'Union européenne. Varsovie se divise en dix-huit arrondissements (dzielnice).

Connue comme la Ville-phénix pour avoir réussi à renaître de ses cendres (84 % de ses bâtiments ont été détruits durant la Seconde Guerre mondiale[2],[3]), Varsovie a connu une croissance spectaculaire au cours de la seconde moitié du XXe siècle et cette croissance a encore été ravivée après le passage de la Pologne à l’économie de marché dans les années 1990. L’agglomération continue à se transformer et à se développer à un rythme soutenu : elle regroupe toute une gamme d'industries et soixante-six établissements d'enseignement supérieur ; c’est aussi un centre artistique et culturel important, une place financière et un pôle économique majeur en Europe centrale.

Varsovie a donné son nom à la Confédération de Varsovie, au Pacte de Varsovie, au Duché de Varsovie, à la Convention de Varsovie, au Traité de Varsovie et à l'Insurrection de Varsovie. La Varsovienne de 1831 est largement considéré comme l'hymne officieux de Varsovie[4].

Toponymie, héraldique, couleurs et devise[edit | edit source]

"Syrenka", figure allégorique de la Ville de Varsovie.

Le nom officiel complet de la ville est Ville capitale de Varsovie (en polonais : Stołeczne miasto Warszawa)[5]. Les habitants de Varsovie sont appelés Varsoviens et Varsoviennes.

La ville est citée à partir du XIVe siècle sous les noms de Warseuiensis (1321) et Varschewia (1342), puis Warschouia (1482), pour devenir plus tard Warszowa et enfin Warszawa, le nom polonais actuel de Varsovie. Ce nom signifie « appartenant à Warsz », une forme abrégée du prénom masculin Warcisław[6]. Il s’agit vraisemblablement d’un aristocrate des XIIe et XIIIe siècles qui possédait un village situé sur l'actuel site du quartier de Mariensztat.

L'étymologie populaire attribue le nom de la ville à deux personnages légendaires nommés Wars et Sawa : Wars est un pécheur vivant au bord de la Vistule et Sawa une sirène dont il est tombé amoureux ; c’est cette sirène (en polonais : syrenka) qui est représentée sur les armes de la ville[7].

Le 9 novembre 1940, le général Wladyslaw Sikorski ajouta par décret à ces armes la divise « Semper invicta » (« toujours invincible ») et décerna à la ville la décoration militaire suprême, l'Ordre militaire de Virtuti Militari, en reconnaissance de la bravoure démontrée par ses habitants lors du siège opéré par les forces hitlériennes[8].

Le drapeau de la ville est constitué par deux bandes horizontales jaune et rouge. On retrouve ces couleurs sur les bus et les tramways de l’agglomération.

Histoire[edit | edit source]

Article détaillé : Histoire de Varsovie.

Les débuts[edit | edit source]

Église Notre Dame, « Nouvelle ville » de Varsovie, 1411

Les premiers édifices fortifiés construits sur le site où se trouve aujourd'hui Varsovie furent ceux de Bródno (IXe et Xe siècle) et de Jazdów (XIIe et XIIIe siècle)[9]. Après l'attaque et la destruction de Jazdów, une nouvelle colonie semblable fut créée sur le site d'un petit village de pêcheurs appelé Warszowa. Vers 1300, Boleslas II de Mazovie, prince de Płock, établit la ville actuelle de Varsovie. Au début du XIVe siècle, elle devint l'un des sièges des ducs de Mazovie, puis la capitale de la Mazovie en 1413[9]. À cette époque, l'économie de la ville reposait sur l'artisanat et le commerce.

Du XVIe au XVIIIe siècle[edit | edit source]

À la suite de l'extinction de la ligne ducale, le duché de Mazovie fut intégré à la couronne polonaise en 1526[9]. Trois ans plus tard, la Diète générale fut réunie pour la première fois à Varsovie, qui devint son siège permanent à partir de 1569[9], après avoir été brièvement occupée par les troupes alliées de la Suède et du Brandebourg durant la Première guerre du Nord.

En 1573, la ville donna son nom à la Confédération de Varsovie, établissant officiellement la liberté de religion dans la République des Deux Nations. Grâce à sa situation médiane entre les capitales de ces deux nations (Cracovie pour la Pologne et Vilnius pour la Lituanie), Varsovie devint la capitale de la République unifiée. La couronne polonaise y fut transférée en 1596, quand le roi Sigismond III Vasa déplaça la cour de Cracovie à Varsovie[9].

Dans les années qui suivirent, la ville s'étendit sur les terres de l'actuelle banlieue, sous forme de vastes domaines privés indépendants, possédés par la haute noblesse et administrés selon leurs propres lois. Entre 1655 et 1658, la ville fut assiégée trois fois et trois fois elle fut prise et pillée par les troupes suédoises, brandebourgeoises et transylvaniennes[9],[10].

Pendaison de traîtres "in effigie" lors de l'insurrection de Varsovie en 1794. Les partisans de la Confédération de Targowica, responsable de la seconde partition de la Pologne, sont devenus des ennemis publics. S'ils ne pouvaient pas être capturés, leurs portraits ont été pendus à leurs place.

En 1700, la Grande guerre du Nord éclata. La ville fut assiégée à plusieurs reprises et dut payer de fortes contributions[11].

Stanislas II, le dernier roi indépendant de la République des Deux nations, remodela l'intérieur du Château royal et fit de la ville un centre important dans le domaine artistique et culturel[12],[13], ce qui valut à Varsovie le surnom de « Paris oriental »[14].

XIXe siècle[edit | edit source]

Varsovie est restée la capitale de la République des Deux Nations jusqu'en 1795, lorsqu'elle fut incorporée au Royaume de Prusse pour devenir le chef-lieu de la province de Prusse-Méridionale (en allemand : Südpreußen). Libérée par l'armée de Napoléon en 1806, Varsovie devint la capitale du nouveau Duché de Varsovie l'année suivante.

Après le Congrès de Vienne de 1815, Varsovie devint le centre du Royaume du Congrès, une monarchie constitutionnelle liée par une « union personnelle » à l'Empereur de Russie, qui prit également de titre de « Roi de Pologne ». Durant une dizaine d'années, Varsovie connut un essor important (création de l'Université Royale et de nombreux instituts supérieurs, des bourses des marchandises et de la monnaie, de la Banque de Pologne, développement du commerce, de l'industrie et des transports…) mais l'arrivée au pouvoir de Nicolas Ier, monarque absolu ne tolérant aucune limitation à son pouvoir, marqua la fin de cette période libérale : le Tsar envoya à Varsovie son frère cadet Constantin en qualité de vice-roi de Pologne et le mécontentement des élites polonaises grandit rapidement, jusqu'à aboutir à l'Insurrection de novembre 1830. En janvier 1831, le Tsar, qui venait d'être déposé par la Diète pour avoir transgressé à de nombreuses reprises la Constitution, envoya des troupes pour mater la rébellion. Les Russes entrèrent dans Varsovie le 8 septembre 1831. La Pologne alors fut soumise à une intense russification qui aboutit à la disparition officielle du Royaume de Pologne en 1867 sous le règne de l'Empereur Alexandre II, malgré l'instauration d'un gouvernement national clandestin à Varsovie et plusieurs tentatives de soulèvement.

Le bombardement de Varsovie en 1914 par le dirigeable allemand Schütte Lanz SL2 :
l'armée allemande employa pour la première fois des obus à gaz dès fin 1914 en Pologne contre l'armée impériale russe, mais le froid intense les rendit absolument inefficaces.

Varsovie a toutefois prospéré à la fin du XIXe siècle sous le maire Sokrates Starynkiewicz, un général d'origine russe nommé par le Tsar Alexandre III. Sous Starynkiewicz, Varsovie fut doté d'un réseau de distribution d'eau et d'égouts conçus et construits par l'ingénieur anglais William Lindley et par son fils, William Heerlein Lindley ; la ville bénéficia aussi de l'expansion et de la modernisation des tramways, de l'éclairage public et des usines à gaz.

Le recensement de l'Empire russe de 1897 dénombrait 626 000 personnes vivant à Varsovie, ce qui en faisait alors la troisième plus grande ville de l'Empire, après Saint-Pétersbourg et Moscou.

XXe siècle[edit | edit source]

Avant la Seconde Guerre mondiale[edit | edit source]

Durant la Première Guerre mondiale, les troupes de l'Empire allemand échouèrent à prendre Varsovie lors de la bataille de la Vistule de septembre-octobre 1914, mais ils y parvinrent un an plus tard à la suite de la défaite de l'armée russe à la bataille de Varsovie d'août-septembre 1915.

Le 3 mars 1918, la toute nouvelle République socialiste fédérative soviétique de Russie abandonna la Pologne à l'Allemagne par la signature du Traité de Brest-Litovsk qui mettait fin aux hostilités germano-russes. Six mois plus tard, à la faveur de la Révolution allemande de novembre 1918 qui précipita la fin de la guerre, le maréchal Józef Piłsudski et le général Kazimierz Sosnkowski furent libérés de la forteresse de Magdebourg où ils étaient emprisonnés ; ils arrivèrent à Varsovie le 10 novembre 1918. Le lendemain 11 novembre 1918, alors que le nouveau pouvoir allemand signait l'Armistice avec la France et l'Angleterre dans la clairière de Rethondes, le Conseil de Régence polonais transmit les pleins pouvoirs à Piłsudski, personnage hautement charismatique qui apparaissait comme l'homme providentiel de la Pologne ressuscitée. Varsovie redevint capitale le jour même avec l'instauration de la deuxième république de Pologne immédiatement proclamée par Piłsudski.

L'histoire contemporaine de la civilisation connaît peu d'événements d'une importance plus grande que celle de la bataille de Varsovie de 1920 et aucune dont l'importance est moins appréciée.

Edgar Vincent d'Abernon[15],[16]

Au cours de la Guerre russo-polonaise de 1920 qui suivit, l'immense bataille de Varsovie fut menée dans la banlieue est de la ville et la capitale fut défendue avec succès contre l'Armée rouge[17]. En remportant cette victoire, la Pologne porta un coup sérieux à l'idéologie d'« exportation de la Révolution » qui prévalait alors en Russie soviétique.

Durant la Seconde Guerre mondiale[edit | edit source]

Mer de décombres[18] - Plus de 80 % des bâtiments de Varsovie sont détruits à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au centre-gauche, les ruines de la Vieille ville.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne centrale, qui comprenait Varsovie, passa sous le contrôle du « Gouvernement général » établi à Cracovie et administré par le Reichsleiter Hans Frank. Tous les établissements d'enseignement supérieur furent fermés et la population juive de Varsovie – plusieurs centaines de milliers, environ 30 % de la population de la ville – parqués dans le ghetto de Varsovie[19]. Le 22 juillet 1942 les nazis lancèrent la Grande action dans le ghetto, consistant à déporter vers Treblinka les Juifs arrêtés puis rassemblés sur l'Umschlagplatz, rue Stawki. Quand l'ordre vint d'anéantir définitivement le ghetto dans le cadre de la « Solution finale », le 19 avril 1943, les combattants juifs lancèrent l'insurrection du ghetto de Varsovie[20]. Malgré la faible puissance de feu et l'infériorité numérique, le ghetto tint pendant près d'un mois[20]. Lors de la fin des combats, presque tous les survivants furent massacrés, seuls quelques-uns réussirent à s'échapper ou à se cacher[20],[21]. La population juive, qui était la plus nombreuse de toute l'Europe avant 1939, fut entièrement décimée par les nazis. Aujourd'hui, de nombreux touristes, surtout ceux de la diaspora, visitent le cimetière de Powązki et le cimetière juif de Varsovie.

L'insurrection de Varsovie : l'armée polonaise de l'intérieur tente de libérer Varsovie de l'occupation allemande avant l'arrivée de l'Armée rouge[22].

La résistance polonaise déclencha l'Insurrection de Varsovie le 1er août 1944. Sachant que Staline était hostile à l'idée d'une Pologne indépendante, le gouvernement polonais en exil à Londres ordonna à l'Armée de l'intérieur (AK) de prendre le contrôle de Varsovie avant l'arrivée de l'Armée rouge[23]. La résistance parvint à prendre le contrôle de quelques quartiers situés à l'ouest de la Vistule au cours des quatre premiers jours, puis dut rapidement se replier pour tenter de tenir ses positions face à la riposte allemande, qui fut d'une sauvagerie effroyable jusqu'à la fin septembre, fusillant sur place les combattants, tuant les blessés et les soignants. L'insurrection dura au total 63 jours. Les troupes soviétiques qui se trouvaient aux portes de la ville dès le 10 septembre ne tentèrent rien pour soutenir le mouvement des insurgés. Après la capitulation des dernières poches de résistance, Hitler ordonna de raser entièrement la ville et de transporter les collections des bibliothèques et des musées en Allemagne, ou plus simplement de les brûler. Les monuments et les édifices publics furent dynamités par les troupes allemandes spéciales connues sous le nom Verbrennungs- und Vernichtungskommando (détachement d'incendie et de destruction), tandis que toute la population civile était expulsée[23].

Staline laissa ses troupes attendre plusieurs mois l'écrasement complet du soulèvement et la destruction de la ville avant d'y pénétrer, laissant près de 200 000 Polonais se faire massacrer, civils pour la plupart[24]. Les troupes de l'Armée rouge finirent par « libérer » Varsovie le 17 janvier 1945 : le premier front biélorusse et une unité de combat polonaise pro-soviétique prirent possession d'une ville détruite à 85 pour cent et totalement désertée — les 350 000 survivants avaient fui ou avaient été déportés en Allemagne —, tandis qu'au nord de la ville, les troupes du deuxième front biélorusse entrèrent à Modlin[22].

Varsovie au XXè siècle[edit | edit source]

Messe de Jean-Paul II sur la place de la Victoire, 1979

Dès le 5 novembre 1944, la Société des architectes de la République de Pologne s'était réunie à Lublin pour envisager la reconstruction de la ville de Varsovie. Le nouveau régime communiste mis en place par les Soviétiques décida de lancer de grands projets de construction de logements préfabriqués pour remédier à la pénurie de logements, ainsi que d'autres bâtiments typiques d'une ville du Bloc de l'Est, tels que le Palais de la culture et de la science. La ville reprit peu à peu son rôle de capitale politique et économique.

Les travaux de reconstruction de la Vieille ville débutèrent immédiatement, et la première phase des travaux fut achevée dès 1953. Deux ans plus tard, la cathédrale et plusieurs églises furent à leur tour achevées. La décision de reconstruire le château royal ne fut prise qu'en 1971 et les derniers travaux durèrent jusqu'en 1988. Si la Vieille ville fut entièrement reconstruite à l'identique, tout comme de nombreux édifices publics, palais, hôtels particuliers et églises, également restaurés ou reconstruits sous leur forme originelle, certains des bâtiments du XIXe siècle conservés au lendemain de la guerre dans un état qui aurait pu laisser envisager une reconstruction ont néanmoins été détruits dans les années 1950 et 1960 (c'est le cas du Palais de Léopold Kronenberg, par exemple)[25].

En 1979, moins d'un an après être devenu pape, Jean-Paul II se rendit à Varsovie et y célébra une messe sur la Place de la Victoire. Il termina son sermon par ces mots : «Et je crie, moi, fils de la terre polonaise, et en même temps moi, le pape Jean-Paul II, je crie du plus profond de ce millénaire, je crie la veille de la Pentecôte : Que descende ton Esprit ! Que descende ton Esprit ! Et qu’il renouvelle la face de la terre de cette terre [26]!». Les Polonais interprétèrent cette parole comme un encouragement à amorcer les changements démocratiques auxquels aspiraient la société polonaise et comme un soutien au syndicat clandestin Solidarność[26].

L'immense travail de restauration de la Vieille ville de Varsovie lui valut d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en 1980[27].

Géographie[edit | edit source]

Climat[edit | edit source]

Varsovie bénéficie d'un climat continental humide de type dfb selon la classification de Köppen.

Varsovie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −6,1 −5,5 −1,3 4,2 8,6 13,5 14,8 13,6 9,7 3,5 0,8 −3,1 4,4
Température moyenne (°C) −3 −2,3 1,7 8,2 14 17,6 19,3 18,3 14 8,2 2,9 −0,5 8,2
Température maximale moyenne (°C) 0,1 0,9 4,7 12,2 19,4 21,7 23,8 23 18,3 12,9 5 2,1 12
Record de froid (°C) −30,7 −30,4 −23,5 −10,1 −3,6 0,3 4,2 2 −4,7 −9 −18,2 −27,4 −30,7
Record de chaleur (°C) 12,5 15,9 23,3 29,1 32,7 34,8 36 37 33 26,1 19,3 16,1 37
Ensoleillement (h) 43 59 115 150 211 237 226 214 153 99 39 25 1 571
Précipitations (mm) 21 25 24 33 44 62 73 63 42 37 38 33 495
Source : Weatherbase


Architecture et paysage urbain[edit | edit source]

Le mélange de styles architecturaux qui font la spécificité de la ville reflète son histoire mouvementée ; la reconstruction qui s'est faite à la Libération allie deux ambitions : reconstituer le patrimoine historique et bâtir une ville nouvelle, typique de l'architecture stalinienne qui prévalait alors dans tout le bloc de l'Est. Non loin de la vieille ville, le quartier d'affaires, qui a commencé à se développer dans les années 1990 (après la chute du communisme) est parmi les plus modernes d'Europe et tout le centre-ville est en train d'être complètement remodelé : 16 des 20 plus hauts édifices de Pologne se situent à Varsovie, façonnant l'un des plus remarquables paysages urbains de l'architecture moderne et contemporaine.

Principaux styles architecturaux rencontrés[edit | edit source]

Les palais, les hôtels particuliers et les églises situés pour la plupart au centre de la ville offrent une richesse de couleurs et de détails issue de presque toutes les périodes et tous les styles architecturaux présents ailleurs en Europe ; on peut y trouver notamment de remarquables exemples des styles gothique, renaissance, baroque, néoclassique et réaliste socialiste.

Le Palais de Bains Royaux, aussi appelé le Palais sur l'eau
  • L'architecture gothique est représentée par plusieurs édifices du XIVe siècle et du début du XVe siècle : les plus connus sont la cathédrale Saint Jean, de style "gothique mazovien", l’église Notre-Dame, l’hôtel Burbach[28]), la Tour de la Poudre et la Curia Maior du Château Royal.
  • L'architecture Renaissance est représentée d’abord par l’hôtel Baryczko (1562) et les édifices appelés « le Nègre » (début du XVIIe siècle) et « Salwator » (1632), puis laisse place au maniérisme (appelé aussi Renaissance tardive) avec le Château Royal (1596-1619) et l'église des Jésuites (1609-1626).
  • Du début de la période baroque on trouve l'église de Sainte-Hyacinthe (1603-1639) et la Colonne de Sigismond (1644), mais c’est surtout au cours des deux dernières décennies du XVIIe siècle, particulièrement fécondes sur plan architectural, que la ville a vu fleurir les plus beaux témoignages baroques : citons le Palais Krasiński (1677-1683), le Palais de Wilanów (1677-1696) et l'église de Saint-Casimir (1688-1692).
  • Le mouvement rococo est également présent avec le Palais de Czapski (1712-1721), le Palais des Quatre Vents (1730) et l'église des Visitandines (façade de 1728 à 1761).
  • L'architecture néoclassique inspire le Palais sur l'eau (1775-1795) (situé dans le parc Łazienki), Królikarnia (1782-1786), l'église des Carmélites (façade de 1761 à 1783) et l'église évangélique de la Sainte-Trinité (1777-1782), puis à la faveur de la croissance économique des premières années du Royaume du Congrès, le renouveau néoclassique bouleverse la ville : les plus remarquables témoignages de cette époque sont le Grand Théâtre (1825-1833) et les bâtiments situés Place de la Banque (1825-1828).
La cour de l'immeuble de l'Université technique de Varsovie
Des exemples exceptionnels de l'architecture dite « bourgeoise » des périodes suivantes n'ont pas été restaurés par les autorités communistes après la guerre (comme le Palais Kronenberg ou l'immeuble de la compagnie d'assurance «Rosja») ou bien ils ont été reconstruits dans le style du réalisme socialiste (comme le bâtiment de la Philharmonie de Varsovie, initialement inspiré par le Palais Garnier à Paris). Parmi les immeubles du XIXe siècle qui ont été préservés, le bâtiment de l'Université technique de Varsovie (1899-1902)[29] est sans doute le plus intéressant. Quelques bâtiments ont également été restaurés dans les arrondissements de Praga-Nord et Praga-Sud (sur la rive droite de la Vistule), et la municipalité a décidé de reconstruire le Palais de Brühl et le Palais de Saxe, considérés comme les bâtiments les plus distinctifs de Varsovie d'avant-guerre[30].
Parmi les exemples notables de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle, on peut citer le gigantesque Palais de la culture et de la science (1952-1955) et la Place de la Constitution, avec leur architecture monumentale de style réaliste socialiste[31]. Comme dans tous les pays ex-communistes, le paysage est dominé par des blocs d'appartements massifs construits entre 1960 et 1985[32].

Quartiers historiques[edit | edit source]

Voie royale de Varsovie[edit | edit source]

Voie royale de Varsovie :
Place du Château
Voie royale de Varsovie :
Place des Trois Croix

La « Voie royale » (en polonais : Trakt królewski) est la promenade la plus célèbre et plus prestigieuse de la capitale. Depuis le XVIe siècle elle a été utilisée par les rois de Pologne pour se déplacer de leur résidence officielle du Palais royal, située à l’entrée de la Vieille ville, jusqu’à leur résidence d’été du Palais de Wilanów, à l'époque située à l’extérieur de la ville.

Désormais toute la Voie est incluse dans le périmètre de la ville ; elle sert principalement d’axe touristique et commercial et passe par différentes rues et avenues qui se succèdent. Sur son parcours on trouve de nombreux édifices représentatifs des différentes périodes de l’histoire de la ville.

La Voie royale s’étend sur environ 10 km. Les rues et les places qu’elle traverse sont (du nord au sud) la Plac Zamkowy (Place du Château), qui fait face au Palais royal, résidence officielle des rois de Pologne à Varsovie ; la Krakowskie Przedmieście (Faubourg de Cracovie), rue le long de laquelle furent construits la plupart des hôtels particuliers de la noblesse ; la Ulica Nowy Świat (Rue Nouveau Monde) qui est la principale artère commerciale et touristique (boutiques de luxe, restaurants…) ; la Plac Trzech Krzyży (Place des Trois Croix) ; la Aleje Ujazdowskie (Avenue Ujazdów) où l'on peut voir le Palais Ujazdów (en) et le Parc Łazienki, le plus grand (76 ha) et le plus célèbre de la ville ; la Ulica Belwederska (Rue du Belvédère) où se trouve le Palais du Belvédère, actuelle résidence du Président Bronisław Komorowski ; la Ulica Jana III Sobieskiego (Rue Jean III Sobieski) et enfin la Aleje Wilanowska (Avenue de Wilanów) où se situe le Palais de Wilanów, résidence royale d’été de Jean III Sobieski et d'Auguste II, avec ses jardins à la française.

Autres lieux[edit | edit source]

  • Vieille ville de Varsovie : entièrement reconstruite après la seconde guerre mondiale, elle s'organise autour de la Place du Marché de la Vieille ville (Rynek Starego Miasta) et conduit à Place du Château (Plac Zamkowy) ;
  • Place du Théâtre (Plac Teatralny) : de grandes bâtisses dans le style classique y furent construites parmi lesquelles le Grand Théâtre, le plus grand bâtiment de la place ;
  • Place Pilsudski ;
  • Place de la Banque (Plac Bankowy) ;
  • Place Krasiński, où se trouve l'hôtel du même nom, de style baroque, jadis le plus bel hôtel particulier de la ville.

Musées[edit | edit source]

Le palais Zachęta

Monuments religieux[edit | edit source]

Tours de grande hauteur[edit | edit source]

Palais de la culture et de la science
  1. Palais de la Culture et de la Science231 m (1955)
  2. Warsaw Spire220 m : actuellement en construction, achèvement prévu en 2014
  3. Warsaw Trade Tower208 m (1999)
  4. Złota 44192 m (2013)
  5. Rondo 1192 m (2006)
  6. Centrum LIM (hôtel Marriott)170 m (1989)
  7. Warsaw Financial Center165 m (1998)
  8. Intercontinental Warszawa164 m (2003)
  9. Cosmopolitan Twarda 2/4160 m (2013)
  10. Oxford Tower150 m (1978)

Transports[edit | edit source]

Tramway de Varsovie (2010).
Gare centrale de Varsovie (2011).

Aéroports[edit | edit source]

L'aéroport Frédéric Chopin, le plus grand de Pologne, est situé au sud-ouest de la ville, dans le quartier d’Okęcie. Il assure des vols directs vers plus de 50 pays sur 4 continents et une dizaine de vols intérieurs.

Depuis septembre 2013, la compagnie Ryanair dessert l’Aéroport de Modlin, situé sur la commune de Nowy Dwór Mazowiecki, à environ 35 km au Nord-Ouest du centre-ville.

Transports urbains[edit | edit source]

Le transport en commun est de très bonne qualité. La société de transport de Varsovie (Zarząd Transportu Miejskiego) se divise en quatre branches : autobus, tramways, métro et train de banlieue. D'autres services sont assurés par des transporteurs privés et la société nationale de chemins de fer (PKP). Il existe aussi trois lignes de tramway spécifiquement conçues pour les touristes. Les autobus desservent quotidiennement 176 lignes en journée. Entre minuit et 5 heures du matin, 14 lignes d'autobus nocturnes prennent le relais. La première ligne de tramway a été ouverte en 1866 ; Varsovie est actuellement desservie par 29 lignes quotidiennes sur 470 kilomètres de trajet. Les trolleybus ont desservi Varsovie jusqu'en 1995, quand deux dernières lignes ont été fermées. La première ligne de métro a été mise en service en 1995 : 17 stations desservent surtout le centre-ville et les arrondissements du sud de la ville. Des travaux sont en cours pour prolonger cette ligne et pour en construire une deuxième. La construction d'une troisième ligne est également planifiée. Les trains de banlieue desservent les arrondissements situés à l'est et à l'ouest de la ville ainsi que les banlieues. Ils desservent également les principales gares de la ville.

Routes[edit | edit source]

Projets de contournements de Varsovie
  •      Rocade express
    (Obwodnica ekspresowa)
  •      Rocade intermédiaire
    (Obwodnica etapowa)
  •      Rocade du centre-ville
    (Obwodnica śródmiejska)

Varsovie ne possède pas encore d'autoroute circulaire (seuls certains tronçons sont mis en service) et la majeure partie de la circulation s'effectue par le centre-ville. Actuellement, deux routes circulaires sont en construction. La première, Obwodnica Etapowa Warszawy, éloignée d'approximativement 10 km du centre-ville, permettra d'alléger le trafic, surtout avec la construction de deux nouveaux ponts au nord de la ville. La deuxième passera par l'arrondissement Ursynów au sud de la ville ; elle fera partie de la route européenne 30, laquelle emprunte l’autoroute polonaise A2 sur toute la traversée longitudinale du pays, et de la S-7 (qui traverse verticalement le pays en reliant Gdańsk à Cracovie) .

Chemins de fer[edit | edit source]

Les liaisons ferroviaires nationales et internationales sont assurées par la société nationale de chemins de fer (PKP). Le premier chemin de fer a été ouvert en 1845. Actuellement, on peut se rendre directement de Varsovie vers tous les coins de la Pologne mais également vers de nombreuses capitales européennes : Berlin, Cologne, Francfort, Prague, Bratislava, Budapest, Kiev, Minsk, Moscou et Vienne. Il y a au total 44 gares de voyageurs et haltes sur le territoire de la ville de Varsovie, cependant seulement 6 jouent un rôle important, dont 4 sont situées sur la Ligne diamétrale (Linia średnicowa), similaire à la jonction Nord-Midi de Bruxelles. Cette ligne est en fait composée de deux lignes parallèles à double voie, reliant Warszawa Zachodnia (Varsovie Ouest) à Warszawa Wschodnia (Varsovie Est). La première passe par Warszawa Centralna (Varsovie Centrale) et porte la totalité du trafic grandes lignes. La deuxième ligne passe par Warszawa Śródmieście (Varsovie Centre-ville) et dessert la plupart des gares de banlieue.

  • Les 4 grandes gares de la Ligne diamétrale :
    • Warszawa Centralna (Varsovie Centrale) est une gare souterraine située en plein centre de Varsovie. C'est la plus grande gare de la ville et du pays quant au nombre de voyageurs. La gare est desservie par les trains grandes lignes et quelques trains régionaux.
    • Warszawa Śródmieście (Varsovie Centre-ville) est une gare souterraine située 500 m à l'est de Warszawa Centralna. Les deux gares sont reliées par un passage souterrain. Cette gare est desservie uniquement par les trains de banlieue et des trains régionaux.
    • Warszawa Wschodnia (Varsovie Est) est une gare située sur la rive droite de la Vistule, à environ 5 km au nord-est du centre-ville. Cette gare est desservie par tous les trains qui passent par Warszawa Centralna et Warszawa Śródmieście, par conséquent elle est la plus grande gare de la ville quant au nombre de trains. Une gare routière est localisée devant la gare.
    • Warszawa Zachodnia (Varsovie Ouest) est une gare située à environ 3 km du centre-ville. Cette gare est desservie par tous les trains qui passent par Warszawa Centralna et Warszawa Śródmieście à quelques exceptions près (principalement les trains InterCity, EuroCity). La gare routière principale de Varsovie est située à proximité immédiate.
  • Autres gares importantes :
    • Warszawa Gdańska (Varsovie Gare de Gdańsk) est une gare située à 4 km au nord du centre ville. Ancien terminus pour le chemin de fer du nord (Gdańsk / Olsztyn) puis gare de transit pour nombreux trains Est - Ouest, elle a perdu son importance après la construction de la gare centrale. Aujourd'hui la gare est desservie uniquement par les trains régionaux et de banlieue en provenance de la gare Warszawa Wola (à proximité immédiate de Warszawa Zachodnia) et à destination des villes au nord de Varsovie qui ne passent pas par la ligne diamétrale. C'est la seule gare à être connectée au métro de Varsovie. C'est aussi la seule gare de Varsovie qui ne dispose de quais hauts (96 cm) ce qui interdit la desserte par certains types de matériel roulant.
    • Warszawa Wileńska (Varsovie Gare de Vilnius) est une gare située sur le rive droite de la Vistule, à 1 km au nord de Warszawa Wschodnia. Elle a été construite pour desservir la ligne Varsovie - Vilnius - Saint-Pétersbourg. Aujourd'hui elle est desservie uniquement par les trains de banlieue dans la direction nord-est. Depuis 2002 la gare fait partie d'un centre commercial.

Enseignement supérieur[edit | edit source]

Palais Czapski de style rococo, maisons de l'Académie des beaux-arts

La ville accueille plus de 500 000 étudiants dans ses quatre grandes universités et dans une soixantaine d’établissements d’enseignement supérieur[34]. La plupart des universités renommées sont publiques, mais ces dernières années plusieurs universités privées ont également vu le jour.

La ville possède de nombreuses bibliothèques, dont beaucoup contiennent de vastes collections de documents historiques. La bibliothèque la plus importante quant aux collections de documents historiques est la Bibliothèque nationale de Pologne, qui détient 8,2 millions de volumes[40]. Créée en 1928[41], elle est considérée comme le successeur de la Bibliothèque Załuski, une des premières grandes bibliothèques du monde[41],[42].

La Bibliothèque de l'Université, fondée en 1816[43], renferme plus de deux millions d'articles[44]. Le bâtiment a été conçu par les architectes Marek Budzyński et Zbigniew Badowski et ouvert le 15 décembre 1999[45]. Le jardin de la bibliothèque, conçu par Irena Bajerska, a été ouvert le 12 juin 2002 : installé sur le toit de la bibliothèque, c’est l'un des plus grands et des plus beaux d'Europe, avec une superficie de plus de 10 000 m2, les plantes couvrant 5 111 m2[46].

Sports[edit | edit source]

Le Centre olympique de Varsovie

Varsovie a été désignée « Capitale Européenne du Sport » pour l'année 2008[47].

Le Stade national (58 145 places), construit pour accueillir certains matchs du Championnat d'Europe de football 2012 organisé conjointement par la Pologne et l'Ukraine[48], a ouvert le 29 janvier 2012 .

Beaucoup d'installations sportives (piscines, salles de sport…) ont été construites dans les dernières années. L'enceinte sportive principale est la halle Torwar, utilisée pour toutes sortes de sports d'intérieur. Le meilleur des centres de natation de la ville est à Wodny Park Warszawianka, où l'on trouve une piscine de taille olympique, ainsi que des glissades d'eau et des espaces réservés aux enfants[49].

Le KP Legia Varsovie et le KP Polonia Varsovie sont les principaux clubs de football de la ville : le Legia Varsovie est le club de l'Armée polonaise, il réside au stade de l'armée polonaise. Fondé en 1916, il a remporté huit fois le championnat national et treize fois la Coupe de Pologne ; son principal rival, le Polonia Varsovie, a gagné le Championnat d'Ekstraklasa en 2000.

Le Marathon de Varsovie a lieu chaque année en septembre.

Économie[edit | edit source]

Depuis 1989, Varsovie vit un boom économique, accéléré avec l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne en 2004. Les industries traditionnelles et celles des nouvelles technologies y sont fortement implantées. Le PIB par habitant est de loin le plus haut de Pologne, et le taux de chômage y est bien moindre, ce qui provoque une profonde fracture économique entre la capitale et le reste du pays. De nouveaux immeubles de grande hauteur continuent d'être bâtis pour répondre aux besoins des sociétés cherchant des espaces de bureaux : la capitale attire des investissements conséquents (le foncier y est beaucoup plus cher que dans le reste du pays), de sorte que la ville a acquis une toute nouvelle place en Europe. Plusieurs entreprises et agences de dimension internationale ont choisi Varsovie comme lieu d'implantation pour leurs investissements en Europe centrale : la ville est désormais la huitième plus grande métropole de l'Union Européenne et produit plus de 15 % du PIB de la Pologne.

Divisions administratives[edit | edit source]

La ville de Varsovie a le statut de powiat et est divisée en 18 arrondissements (polonais : dzielnice) chacun ayant leur propre maire d'arrondissement et un conseil de quartier (élu). Chacun de ces arrondissements se divise d'une façon officielle ou non officielle (selon l'arrondissement) en quartiers dont les plus connus sont Stare Miasto («la Vieille Ville») et Nowe Miasto («la Nouvelle Ville»), qui font tous les deux partie de l'arrondissement Śródmieście («Centre-ville»).

Arrondissement Population Densité Superficie
Mokotów 225571 6338 35,42
Praga Południe 182588 8159 22,38
Ursynów 148876 3400 43,79
Wola 137692 7149 19,26
Bielany 133778 4137 32,34
Śródmieście 126143 8102 15,57
Targówek 123214 5087 24,22
Bemowo 113066 4532 24,95
Ochota 89383 9196 9,72
Białołęka 89324 1223 73,04
Praga Północ 71675 6276 11,42
Wawer 69898 877 79,70
Ursus 50355 5380 9,36
Żoliborz 48060 5674 8,47
Włochy 39690 1386 28,63
Rembertów 23230 1204 19,30
Wesoła 22757 992 22,94
Wilanów 19146 521 36,73

Banlieue de Varsovie[edit | edit source]

La banlieue de Varsovie joue un rôle presque exclusivement résidentiel et continue à se développer, accroissant les besoins de transport. La majorité des banlieusards travaillent à Varsovie et l'activité économique y a généralement un caractère local. Après la chute du bloc soviétique, les réseaux mafieux de Pruszków et de Wołomin rivalisaient entre eux pour le contrôle du marché de la prostitution illégale et du trafic de drogue, autant en banlieue qu'à Varsovie. Ces réseaux furent démantelés par la police vers 1998 et n'ont pas resurgi depuis.

En raison de l'augmentation brutale des prix du foncier et de l'immobilier depuis quelques années, beaucoup de salariés varsoviens déménagent en banlieue pour y construire des maisons individuelles, augmentant la population des villes périphériques. Les villes situées en proche banlieue vivent un véritable boom de la construction (en particulier dans le powiat de Wołomin, situé au nord-est de la capitale, où les villes de Zielonka, Ząbki, Marki et Kobyłka se transforment très rapidement et gagnent de nombreux habitants).

Les plus importantes villes périphériques[edit | edit source]

Environs de Varsovie.png
Nom de la ville Population (2012) Superficie Statut administratif
Pruszków 58 789 19,19 km2 chef-lieu de Powiat
Legionowo 54 028 13,54 km2 chef-lieu de Powiat
Otwock 45 015 47,31 km2 chef-lieu de Powiat
Piaseczno 43 616 16,22 km2 chef-lieu de Powiat
Mińsk Mazowiecki 38 697 13,12 km2 chef-lieu de Powiat
Wołomin 37 528 17,24 km2 chef-lieu de Powiat
Grodzisk Mazowiecki 29 363 13,19 km2 chef-lieu de Powiat
Nowy Dwór Mazowiecki 28 223 28,21 km2 chef-lieu de Powiat
Ożarów Mazowiecki 10 280 5,71 km2 chef-lieu de Powiat
Ząbki 29 665 11,13 km2 ville
Marki 27 675 26,03 km2 ville
Piastów 22 966 5,76 km2 ville
Kobyłka 20 186 19,64 km2 ville
Józefów 20 132 23,92 km2 ville
Sulejówek 19 120 19,31 km2 ville
Konstancin-Jeziorna 17 566 17,74 km2 ville
Zielonka 17 436 79,48 km2 ville
Łomianki 16 519 8,40 km2 ville

Variétés[edit | edit source]

Varsoviens célèbres[edit | edit source]

Jumelages[edit | edit source]

La ville de Varsovie est jumelée avec[55] :

Des accords de partenariat ont également été conclus avec Paris et Londres[réf. nécessaire].

Notes et références[edit | edit source]

  1. Główny Urząd Statystyczny. Baza Demografia. Ludność. Stan, ruch naturalny i wędrówki ludności w I kwartale 2014 r., stan na 31.03.2014. [1]
  2. (en) « The SETAC Europe 18th Annual Meeting », www.setac.eu (consulté le 22 janvier 2009)
  3. (pl) « The city of phoenix – War*saw everything » (consulté le 22 janvier 2009)
  4. (pl) Piotr Olechno, « Sen zamiast Warszawianki », www.polskatimes.pl,‎ 28 août 2008 (consulté le 3 mars 2009)
  5. (pl) « Ustawa o ustroju miasta stołecznego Warszawy », www.prawo.lex.pl (consulté le 15 juillet 2008)
  6. (pl) (pl) Kazimierz Rymut, Nazwy miast Polski, Wrocław, Zakład Narodowy im. Ossolińskich,‎ 1987, 2e éd. (ISBN 978-83-04-02436-6, LCCN 87125822)
  7. « The Warsaw Mermaid » (consulté le 11 février 2008)
  8. (en) « Coat of Arms and Colours of the Capital City of Warsaw », bip.warszawa.pl (consulté le 14 janvier 2009)
  9. a, b, c, d, e et f (en) « Warsaw's history », www.e-warsaw.pl (consulté le 24 juillet 2008)
  10. (en) Neal Ascheron, « The Struggles for Poland », www.halat.pl (consulté le 24 juillet 2008)
  11. (pl) (pl) Historia Warszawy (History of Warsaw), Warsaw, Wydawn. Jeden Świat,‎ 2004 (ISBN 978-83-89632-04-3)
  12. (en) (en) Michał Rożek, Doris Ronowicz, Cracow: a treasury of Polish culture and art, Warsaw, Interpress Publishers,‎ 1988 (ISBN 978-83-223-2245-1, LCCN 89169487), p. 74
  13. (en) John Stanley, « Literary Activities and Attitudes in the Stanislavian Age in Poland (1764–1795): A Social System? », findarticles.com,‎ March–June 2004 (consulté le 23 avril 2009)
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  49. (en) « Wodny Park », www.wodnypark.com.pl (consulté le 31 janvier 2009)
  50. Le retour des escadrons de l'armée polonaise de Wierzbno montre la vue générale de Faubourg de Cracovie avec le Palais Tyszkiewicz (gauche).
  51. Le tableau montre le talus près du pont du Kierbedź sur la Vistule à Varsovie. Le pont a été construit par Stanisław Kierbedź en 1850-1864. Le pont a été détruit par les Allemands en 1944.
  52. Nom complet : Rue du Nouveau Monde à Varsovie sur un jour d'été.
  53. « Poet of Flaming Warsaw » (consulté le 10 juillet 2008)
  54. « Rescuing poetry » (consulté le 10 juillet 2008)
  55. Miasta partnerskie

Voir aussi[edit | edit source]

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

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