Varennes (Somme)

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Varennes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Acheux-en-Amiénois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Jackie Pillon
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80776
Démographie
Population
municipale
204 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 01″ N 2° 32′ 06″ E / 50.0502777778, 2.535 ()50° 03′ 01″ Nord 2° 32′ 06″ Est / 50.0502777778, 2.535 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 156 m
Superficie 7,24 km2
Localisation

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Varennes

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Varennes

Varennes est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie. La commune est couramment désignée sous le nom de Varennes-en-Croix notamment sur les panneaux d'entrée du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Varennes est sans doute le village le mieux bâti du département de la Somme, les rues sont coupées à angles droits et sont disposées de manière à former une croix grecque. Le village a dû être brûlé en 1472 et reconstruit, donnant en apparence un plan d’urbanisme « chrétien ».

Géographie physique[1][modifier | modifier le code]

Varennes est une commune de l'Amiénois. La terre y est argileuse, le sous-sol calcaire.

Le climat est tempéré océanique; les vents dominants sont d'ouest et sud-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Le village de Varennes détruit à la fin du XVe siècle fut reconstruit sur un plan en forme de croix, d'où le nom de Varennes-en-Croix. C'est un village carrefour où se croise les routes de Contay à Acheux-en-Amiénois et d'Hédauville à Léalvillers. Ce carrefour constitue le centre du village où se situe l'église et la mairie.

Les activités économiques de la commune se limitent à quatre exploitations agricoles, deux artisans. Il n'y a pas de commerce dans la commune.

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune a fait procéder à l'enfouissement des lignes électriques.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Varennes-en-Croix
Léalvillers Acheux-en-Amiénois Forceville
Varennes-en-Croix Hédauville
Harponville Warloy-Baillon

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
574 598 699 697 662 674 675 658 667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
627 617 551 544 518 462 436 461 416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417 402 372 294 290 264 270 259 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
233 211 184 181 181 177 185 183 206
2011 - - - - - - - -
204 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • la communes de Varennes possède plusieurs clubs sportifs: un club de ballon au poing et un club de V.T.T.
  • Il existe aussi une société de chasse.

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

Les habitants ont transmis à la postérité les contes de Jean-Gris, une légende populaire se rattache au souvenir de Franc-Mailly. A l’endroit où existait cet antique village dont l’enceinte est encore parfaitement dessinée par les haies qui s’y trouvent dans un petit chemin formant le tour de ville, et appelé encore aujourd’hui la « Ruelle Jean-Gris », on voyait et on entendait chaque nuit, racontent les bonnes gens du pays piaffer un superbe cheval blanc, bridé, sellé et paraissant attendre que quelqu’un le montât; mais ajoute-t-on, les curieux se seraient bien gardé d’essayer la monture craignant d’être emportés dans les airs ou engloutis dans la terre.

Les villageois de Varennes ont également transmis la tradition orale concernant les Templiers du « bois-des-masures », l’histoire de cette maison semble être attestée par les matériaux qu’on y retrouve encore. Varennes était autrefois presque entièrement entouré de bois qui sont aujourd’hui tous défrichés, c’était les bois dits, de Varennes, de la Hétroie, du Crocq, des Mazures. Ce dernier tirait probablement son nom des ruines que l’on y trouve encore et où s’élevaient jadis des constructions d’une maison ou ferme appartenant aux chevaliers du Temple[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jackie Pillon   Réélu pour le mandat 2014-2020[5], [6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Franc-Mailly est situé à l’endroit où se trouve le cimetière actuel de Varennes, les seigneurs y avaient leur résidence avec une ferme et un moulin.

Les seigneurs de Franc-Mailly désirant favoriser la culture de leur domaine accordèrent des terrains à la population pour y construire leurs maisons, affranchis de tout espèce de droits et d’impôts. Avec le temps le village de Franc-Mailly devint un repaire de malfaiteurs. Selon la tradition en 1069 on fut obligé de mettre le feu aux quatre coins du village de Franc-Mailly sur ordre du seigneur. Ainsi le noyau du village de Varennes se serait formé autour des maisons restées en état dans le bas de Franc-Mailly[7].

Les seigneurs de Varennes[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Varennes remonte au XIIIe siècle. Elle s'est transmise dans la Maison de Varennes, avant de passer, à la suite du mariage, en 1387, de Jeanne de Raineval avec Baudoin d'Ailly, vidame d'Amiens, dans la Maison d'Ailly, qui la conserve jusqu'au milieu du XVIe siècle. Elle passe ensuite, toujours par mariage, à la Maison de Monchy, puis, après la mort de Jean IV de Monchy en 1638, à une première branche de la Maison de Mailly, après le mariage de Marguerite de Monchy avec René III de Mailly, marquis de Mailly, gouverneur de Corbie. Augustin-Joseph de Mailly (1708-1794), marquis d'Haucourt, et baron de Saint-Amand puis, à partir de janvier de 1744, comte de Mailly, Maréchal de France le 13 juin 1783, guillotiné le 25 mars 1794, est le dernier seigneur de Varennes.

Charles le Téméraire[modifier | modifier le code]

En 1472, Charles le Téméraire envahit la Picardie en représailles contre Louis XI qui refuse de ratifier le traité du 3 octobre 1471 par lequel Charles le Téméraire entre en possession d’Amiens, de Saint-Quentin et de la prévôté du Vimeu, l'armée de ce dernier brûle de nombreux villages sur son passage, dont celui de Varennes, qui hérite lors de sa reconstruction de son plan "en croix"[4].

La Guerre de Trente Ans à Varennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Trente Ans.

Varennes subit les pillages et saccages des troupes espagnoles, comme l’atteste un procès verbal de 1636, dans lequel on lit que le village est brûlé en septembre 1635[8].

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre franco-prussienne de 1870.

En septembre 1870 pendant la guerre entre la France et l’Allemagne, Varennes subit l’occupation prussienne pendant trois ou quatre jours. Le village doit faire face à des dommages de guerre, pour le logement et la nourriture des troupes ennemies et des chevaux, ainsi que divers vols. Varennes doit également payer une réquisition financière, au titre d’indemnité de guerre, égale aux dix douzièmes du principal de ses quatre contributions directes soit 4 122 F. La commune doit alors faire appel aux habitants pour se faire prêter cette somme.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de la Somme.
  • Varennes-en-Croix fut un village de l'arrière à proximité du front pendant la Première Guerre mondiale.
  • En 1916, le front entre les lignes françaises et allemandes se trouve à 7 km de Varennes, de nombreux souterrains furent aménagés et occupés dans les villages alentour, mais celui de Varennes ne fut occupé qu’au moment des fêtes de Pâques en 1918 par les troupes britanniques. On peut ainsi lire « J. Connoly, Smith, Baker Sgt, 1918 » sur une des parois du souterrain[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Dans les registres paroissiaux pour l'année 1661 on peut lire une note : « Un curé de Varennes recommande aux fidèles de cette paroisse et à ceux de Léalvillers de prier pour les âmes de Nicolas Carrette et Nicolas de Berly qui ont caché les cloches pour les soustraire aux ennemis. »

Le 4 janvier 1717 a lieu le baptême de la grosse cloche nommée Castille, le parrain est Antoine Goubet, la marraine Marie Anne Charlotte Thibaut.

En 1771, l’église de Varennes est reconstruite avec les matériaux du château d’Hyerville, détruit après la mort de Catherine de Rinchevalle, décédée à 82 ans le 29 novembre 1764 en son château, veuve de Louis de Carbonel seigneur d’Hyerville.

L’église ne compte qu’une seule nef, à l’intérieur on peut admirer une statue en bois polychrome sculptée en ronde bosse, grandeur nature, de Jésus entrant dans Jérusalem sur une ânesse que suit son ânon. Le piédestal est recouvert de caractères héraldiques et daté de 1662. Ce groupe, provient de Douai, il fut donné à l'Abbaye de Clairfay vers 1670 et transporté à Varennes après la Révolution.

Suivant un ancien usage tombé en désuétude, à la Fête-Dieu, on promenait le groupe monté sur des roulettes dans toutes les rues de Varennes.

En 1803, la cloche de 1717 est refondue, on peut lire sur la celle-ci l’inscription suivante : « Fondue en 1803, Pierre-François-Nicolas Lenglet étant maire, Charles-Eugène Bouchez adjoint, et Jean-Charles Demay, secrétaire et instituteur, j’ai été bénite par Jean-Pierre Etienne curé du lieu et nommée Marie Anne Charlotte – Parrain et marraine : Pierre-Charles Choquet, propriétaire audit lieu, et dame Marie Anne Delaporte. Jean-Baptiste Cavillier, fondeur à Aumale

Muches[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Muches.

Pour se protéger des armées ennemies, les habitants de Varennes creusèrent un souterrain refuge situé sous l'emplacement de la place du village et de l'église. Il est composé d'une galerie de trente neuf mètres de long et de vingt neuf chambres. Des encoches encore visibles aujourd'hui étaient destinées à recevoir le linteau des portes. Huit de ces chambres disposaient de caves avec accès à un puits. Des fouilles, entreprises en 1970, ont permis de relever des inscriptions comme : "1636"; "Adrien Lefèvre 1660"; Guillomin Ringard, Antonin Goubet en l'an 1677". Un liard daté de 1656 y a été également retrouvé.

Ces muches ont été par la suite utilisés pour le travail de la laine en hiver. Des éboulements ont entrainé leur fermeture[10].

Vestiges de l'abbaye de Clairfay[modifier | modifier le code]

Article détaillé : abbaye de Clairfay.

Entre Varennes et Léalvillers, dans le hameau de Clairfay, subsistent les vestiges de l'ancienne abbaye de chanoines augustiniens.

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

On peut encore voir dans le village plusieurs bâtiments en torchis le long de la route principale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur la commune de Varennes, rédigée par Monsieur Boulongne, instituteur, 1897, Archives départementales de la Somme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. a et b A. de CARDEVAQUE, Varennes et l’abbaye de Clairfay, in La Picardie, 1879, Archives Départementales de la Somme, 16REV22.
  5. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 avril 2009 (consulté le 18 avril 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  7. A. de CARDEVAQUE relate les débuts de Franc-Mailly et de Varennes dans Varennes et l’abbaye de Clairfay, in La Picardie, 1879, Archives Départementales de la Somme, 16REV22. Cependant il est le seul à mentionner ces événements.
  8. A. BOUTHORS, Les cryptes de Picardie, 1838, pièces justificatives p. 166-167, Archives Départementales de la Somme, 3REV1.
  9. name="FOURDRIN"
  10. name="FOURDRIN">J-P. FOURDRIN, Les souterrains de Varennes, 1972, in Revue de la société des Antiquaires, Archives Départementales de la Somme, 2REV54.