Varahamihira

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Varahamihira (505587) était un mathématicien, un astronome, un astrologue indien.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les Pancasiddhantika (Les cinq canons astronomiques, datés de 575), constituent le chef d’œuvre écrit de Varahamihira ; ils nous donnent des informations à propos d'anciens textes indiens maintenant perdus. Il s'agit d'un traité d’astronomie mathématique qui résume cinq traités anciens d'astronomie : le Surya Siddhanta, le Romaka Siddhanta (en), le Paulisa Siddhanta (en), le Vasishtha Siddhanta (en) et les Paitamaha Siddhantas. L'ouvrage réalise une synthèse des savoirs astronomiques traditionnels et de l’astronomie hellénistique (elle-même synthèse d’éléments puisés dans l'astronomie grecque, égyptienne et romaine)[1].

Dans son Histoire de l'Inde (Kitab fi Tahqiq ma li'l-Hind), l'érudit musulman Al-Biruni décrit ainsi le contenu des « Cinq Canons Astronomiques »[2],[3] :

« Ils [les Indiens] ont 5 Siddhāntas :
  • le Sūrya-Siddhānta, c'est-à-dire le Siddhānta du Soleil, composé par le deva Lāṭa,
  • le Vasishtha-siddhānta, qui tire son nom d'une des étoiles de la Grande Ourse, composé par Vishnoutchandra,
  • le Pulisa-siddhānta, dont le titre renvoie au nom de son auteur, le Grec Paulisa de la ville de Saintra (identifiée à Alexandrie).
  • le Romaka-siddhānta, consacré aux peuples de l'Empire romain, composé par Śrīsheṇa.
  • le Brahma-siddhānta, du mot brahmane, composé par Brahmagupta, fils de Jishṇu, de la ville de Bhillamāla, entre Multān et Anhilwāra, à 16 yojanas de cette dernière ville »

Varahamihira a fait d'importantes contributions aux mathématiques.

Il est aussi l'auteur d'un ouvrage encyclopédique, la Brihat-Samhita, qui couvre un large éventail de sujets: astrologie, mouvement des planètes, éclipses, pluie, nuages, architecture, récoltes, parfums, mariage, pierres précieuses, perles et rituels. Cet ouvrage compte 106 chapitres est connu comme «la grande compilation[4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après (en) « Varahamihira », dans Encyclopædia Britannica,‎ 2007 (lire en ligne).
  2. Cf. (en) E. C. Sachau, Alberuni's India, vol. I,‎ 1910, p. 153
  3. E. Blochet, « Les sources grecques et chrétiennes de l’astronomie hindoue », dans Revue de l’Orient chrétien, XXV, 1925-1926, p. 400
  4. Il existe une traduction juxtalinéaire sanscrit-anglais de cet ouvrage : Brihat Samhita Of Varahamihira (2 Vols.) (Text In Devanagari With Eng. Tr., Exhaustive Notes & Literary Comments), Motilal Banarsidass Publ., 1996, 1151 p.

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Varāhamihira » (voir la liste des auteurs)

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) John J. O’Connor et Edmund F. Robertson, « Varahamihira », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).