Salaberry-de-Valleyfield

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Valleyfield)
Aller à : Navigation, rechercher
Salaberry-de-Valleyfield
Centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield
Centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Vallée-du-Haut-Saint-Laurent (Montérégie)
Comté ou équivalent Beauharnois-Salaberry
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Denis Lapointe
1992 - 2013
Constitution 24 avril 2002
Démographie
Gentilé Campivallensien, Campivallensienne
Population 40 394 hab. (2013)
Densité 377 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 00″ N 74° 08′ 00″ W / 45.250005, -74.13333845° 15′ 00″ Nord
       74° 08′ 00″ Ouest
/ 45.250005, -74.133338
  
Superficie 10 710 ha = 107,10 km2
Divers
Fuseau horaire EST ( UTC-5 )
Indicatif +1 450 ou 579
Code géographique 70052
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Salaberry-de-Valleyfield

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Salaberry-de-Valleyfield

Salaberry-de-Valleyfield est une ville Québec, située dans la municipalité régionale de comté de Beauharnois-Salaberry en Montérégie[2]. Elle est le chef-lieu de la conférence régionale des élus de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent[3] et est considérée comme la capitale du pays du Suroît. Le recensement de 2011 y dénombre 40 077 habitants[4].

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation de Salaberry-de-Valleyfield dans la MRC de Beauharnois-Salaberry

Située à seulement quelques kilomètres au sud-ouest de Montréal, Salaberry-de-Valleyfield occupe une position géographique remarquable et bénéficie d'une diversité d'infrastructures de transport permettant d'accéder facilement au reste du Québec, à l'ouest canadien et au nord des États-Unis.

Urbanisme [modifier]

Cathédrale Sainte-Cécile

Belle grande plaine entourée d'eau, sur les bords d'un fleuve Saint-Laurent formant le Lac Saint-François et nourrissant les canaux, Salaberry-de-Valleyfield a accueilli les Jeux du Québec durant l'été 1974, ainsi qu'à l'hiver 2011[5], et organise chaque année (depuis 1938) les Régates de Valleyfield[6], le plus grand événement motonautique en Amérique du Nord. La ville de Salaberry-de-Valleyfield accueille également chaque année depuis déjà sept ans plus de 5 000 personnes, dont plus de 1 000 athlètes dans le cadre du triathlon de Valleyfield[7].

La ville possède en son sein un joyau architectural en la basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield, située au cœur du centre-ville. Avec une vue sur l'ancien canal, la ville offre désormais un attrait touristique prisée des vacanciers, soit la visite de nombreux voiliers, venant mouiller l'ancre dans la baie, devant les centaines de badauds.

Histoire [modifier]

Valleyfield, 1900

La seigneurie de Beauharnois est concédée à Charles LeMoyne de Longueuil en 1673. La municipalité est incorporée en 1854 sous le nom de Pointe-du-Lac. Plusieurs entreprises d'industrie lourde s'implantent dans la municipalité, dont l'homme d'affaires Alexander Bountin. Le toponyme actuel de la ville, Salaberry-de-Valleyfield, apparaît pour la première fois en 1874. Les francophones veulent alors honorer le lieutenant-colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry, un Canadien de lignée patronymique basque, vainqueur contre les troupes de l'armée américaine dans la bataille de la Châteauguay, en 1813[8],[9]. Le terme Valleyfield (en anglais : champ de la vallée) n'a aucun rapport avec ce personnage historique : il est retenu par compromis, pour satisfaire les nombreux anglophones du lieu, lors du choix du toponyme, dont le propriétaire du Moulin à papier, Alexander Buntin, qui veut évoquer de semblables moulins situés en Écosse, les Valleyfield Mills (à Penicuik, Midlothian)[9]. Ce terme, Valleyfield, souligne aussi le caractère champêtre du paysage. Le Moulin à papier deviendra, en 1875, Moulin à coton (Montreal coton)... et, aujourd'hui, l'Hôtel Plaza Valleyfield[10]. Le mot Valleyfield, traduit en français en passant par le latin, détermine à lui seul le gentilé : les citoyens de Salaberry-de-Valleyfield sont officiellement depuis 1980 des Campivallensiens, comme les nomment déjà en 1913 l'historien futur chanoine, Lionel Groulx, et ses confrères ecclésiastiques.

La ville devient siège épiscopal en 1892. Les deux guerres mondiales et la bonification du canal de Beauharnois stimulent davantage le développement industriel. En 1961, le port est modernisé de manière à recevoir des navires océaniques et les gros porteurs[9].

Salaberry-de-Valleyfield est issue du regroupement de trois territoires municipaux autonomes en 2002 :

  • Salaberry-de-Valleyfield,
  • Saint-Timothée;
  • Grande-Île.

Politique [modifier]

Le mode électif municipal est en bloc et par district. Les élections ont lieu aux quatre ans et la ville est divisée en huit districts[2].

Composition du conseil municipal[2],[11]
2009-2013
Maire Denis Lapointe
1 - Grande-Île Denis Laître
2 - Nitro Jean-Marc Rochon
3 - Georges-Leduc Louise Sauvé
4 - Champlain Robert Savard
5 - La Baie Jean-Jacques Leduc
6 - Robert-Cauchon Jacques Smith
7 - Jules Léger Pierre-Paul Messier
8 - Saint-Timothée Normand Amesse

Population [modifier]

La nouvelle ville de Salaberry-de-Valleyfield occupe un espace démographique et économique majeur au sein de la gouvernance régionale de la MRC de Beauharnois-Salaberry puisque ses 40 477 citoyens représentent les deux tiers de la population totale de la MRC. Le poids démographique de la ville la classe par ailleurs au 16e rang parmi toutes les agglomérations de recensement du Québec. Son leadership à l'échelle régionale en fait un pôle institutionnel, industriel et commercial de premier plan.

Économie [modifier]

Montreal Cotton Mills, Valleyfield, 1900

L'activité économique est marquée par la présence de grandes industries qui emploient un nombre important de travailleurs locaux ou régionaux. La Ville compte plus de 100 entreprises manufacturières totalisant près de 3 200 emplois. On retrouve parmi ses plus grandes entreprises industrielles : CeZinc, Eka Chimie Canada, Schenley (devenu en 2008 Diageo), etc.

Son activité économique repose non seulement sur l'industrie manufacturière, mais également sur les organisations du secteur institutionnel, lequel fournit 22 % de l'emploi total de Salaberry-de-Valleyfield. Les commerces de biens et services sont nombreux et diversifiés (755 au total), ce qui permet de répondre à tous les besoins des citoyens et entrepreneurs campivallensiens.

L'autoroute 530 relie rapidement le centre-ville et les parcs industriels de Salaberry-de-Valleyfield à l'autoroute 30, parachevée en 2012, qui est la principale voie de contournement de l'île de Montréal et permet d'accéder aux plus importants réseaux routiers du Québec, du Canada et des États-Unis. Il s'agit d'un accès accru aux différents marchés nationaux et internationaux en plus de renforcer le pôle industriel et multimodal que représente déjà Salaberry-de-Valleyfield. Le transporteur ferroviaire CSX construit en 2013, dans le cadre d’un partenariat public privé avec le ministère des Transports du Québec et la ville de Salaberry-de-Valleyfield, un centre intermodal de marchandises dans le parc industriel Perron à Salaberry-de-Valleyfield. La compagnie a développé un long historique de partenariat avec la collectivité locale depuis l’ouverture de la St. Lawrence and Adirondack Railway Company en 1888[12],[13].

Culture [modifier]

La ville de Salaberry-de-Valleyfield abrite une bibliothèque, le musée de société des Deux Rives (MUSO), plusieurs lieux de diffusion cultuelle ainsi que la salle Albert-Dumouchel, d'une capacité de 840 places[14]. Le théâtre d'eau multimédia Ohneka (eau en agnier) présente chaque été depuis 2010 un spectacle de chorégraphie de fontaines, jeux de lumières, de laser et de projections présentant une fable sur les plans d'eau dans l'histoire régionale. Ce spectacle attire 40 000 spectateurs chaque année[15]. Le photographe Peter Rozon expose ses clichés au MUSO depuis plusieurs années; ses photos sont présentes au Musée virtuel du Canada et sa collection photographique représente un importante source documentaire de l'histoire régionale du Suroît[16]. Le groupe musical blues Mama Groove Band est fondé en 2009 dans la région de Salaberry-de-Valleyfield[17].

Les médias de Salaberry-de-Valleyfield comprennent Le Soleil de Valleyfield et Le Journal Saint-François[18]. Dans le passé, les journaux Le Progrès (1878-1978)[19] et Le Salaberry[16] sont également publiés.

Société [modifier]

En tant que capitale régionale et en raison de son poids démographique, Salaberry-de-Valleyfield compte plusieurs institutions d'enseignement sur son territoire. On y retrouve douze écoles primaires, une école primaire anglophone, deux écoles secondaires (l'école secondaire Edgar-Hébert et l'école secondaire Baie Saint-François), un collège d'enseignement général et professionnel (le Collège de Valleyfield), un centre de formation pour adultes ainsi que deux centres de formation professionnelle.

La ville est le siège du diocèse de Valleyfield.

La ville de Salaberry-de-Valleyfield compte une célèbre équipe de hockey, Les Braves, laquelle revendique le plus de championnats dans la Ligue de Hockey Junior AAA du Québec (Junior A canadien), avec cinq. Cette équipe fait la fierté de la population campivallensienne, et également de la région du Suroît.

Personnalités [modifier]

  • Jean-Baptiste Laviolette (1879-1960), joueur de hockey sur glace du début du XXe siècle, fait partie des fondateurs des Canadiens de Montréal. À l'âge de 12ans, Laviolette a suit sa famille à Valleyfield où il acquiert sa passion pour le hockey sur glace avec son grand ami Didier Pitre.
  • Didier Pitre (1883-1934), est un joueur de hockey sur glace du début du XXe siècle. Il a débute sa carrière, avec le Canadien, en tant que défenseur en 1910. En 1916, Pitre est un élément clé lors de la toute première victoire de la Coupe Stanley du Canadien dont il est l'un des membres de la formation originale avec son meilleur ami Jean-Baptiste Laviolette. Avec Lalonde et Laviolette il forma le premier premier trio de l'histoire du Canadien qui reçoit le surnom de ``Flying Frenchmen``.
  • Georges Latour (1894-1946). Artiste illustrateur notamment dans différentes revues et journaux québécois dont La Patrie et La Presse.
  • J. Albert Leduc, "Battleship" (1902-1990), protégé de Jack Laviolette, joue défenseur dans la Ligue nationale de hockey entre 1925 et 1935. Au cours de cette période il inscrit son nom deux fois sur la Coupe Stanley en 1930, et 1931 alors qu'il porte le chandail des Canadiens de Montréal. Dans les années 1950, alors qu'il est propriétaire de l'aréna de Valleyfield, il voit son bon ami Hector Toe Blake diriger les Braves de Valleyfield et remporter la coupe Alexander du championnat canadien de hockey sénior. Il est aussi propriétaire des Industries Bellerive, reconnue pour la confections des batons de hockey «Battleship» et de mobilier d'église. Il est aussi le premier agent Molson de la ville.
  • Paul-Émile Léger (1904-1991), archevêque de Montréal de 1950 à 1967 et cardinal.
  • Armand Frappier (1904-1991), médecin, microbiologiste, directeur-fondateur de notamment l'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal (1938-1974), né à Salaberry-de-Valleyfield, qu'il affectionnait et où il a toujours conservé une résidence, sur le lac Saint-François, à la Pointe Frappier. Cette ville, comme d'autres, lui a dédié une rue éponyme, à titre posthume, ainsi que sa principale Bibliothèque publique[20].
  • Edgar Hébert (1911-1984). Député de l'Union nationale de 1948 à 1962.
  • Rosario "Kitoute" Joannette (1916-1998), est un joueur de hockey sur glace qui s'est particulièrement illustré comme centre et ailier droit des Braves de Valleyfield.
  • Jean-Claude Campeau (1923-2009), joueur professionnel de hockey sur glace s'étant notamment aligné avec les Braves de Valleyfield et les Canadiens de Montréal.
  • Pierre Cossette, "Showbizz" (1923-2009). Gérant d'artistes et producteur. Fondateur de la cérémonie des Grammy.
  • Reynald Piché (1929-). Artiste peintre.
  • Jean-Pierre Wallot (1935-2010). Journaliste, historien, archiviste national du Canada.
  • Jean Ouimet, politicien et président de Naviga-Cité.

Références [modifier]

  1. Les informations de l'infobox proviennent de Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Salaberry-de-Valleyfield », 70052, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec. Consulté le 3 mai 2013., sauf exceptions suivantes :
    a. Superficie locale : Statistique Canada. Salaberry-de-Valleyfield, Québec (Code 2470052) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 3 mai 2013.
    b. Région (CRÉ) : Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent, 2009. Consulté le 4 mai 2013.
  2. a, b et c Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Salaberry-de-Valleyfield », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire. Consulté le 12 mars 2011.
  3. Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent, 2009. Consulté le 4 mai 2013.
  4. Recensement 2011 : Salaberry-de-Valleyfield
  5. Jeux du Québec 2011
  6. [1]
  7. Triathlon de Valleyfield
  8. Toponymie : Salaberry-de-Valleyfield
  9. a, b et c Christopher C. Jacques, « Salaberry-de-Valleyfield : toute une évolution », L'Étoile, vol. 46, no 17, 1er mai 2013, p. 7 [texte intégral (page consultée le 3 mai 2013.)] 
  10. Hôtel Plaza Valleyfield
  11. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, « Conseil municipal ». Consulté le 4 mai 2013
  12. >(en) John Jantak, « Salaberry-de-Valleyfield slated to become major intermodal transportation hub », Your Local Journal, vol. 11, no 49, 31 janvier 2013, p. 3 
  13. >(en) Jim Duff, « CSX announces Valleyfield intermodal yard », Gazette Vaudreuil-Soulanges, vol. 62, no 47, 30 janvier 2013, p. 4-21 
  14. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, « Biblio, culture et histoire ». Consulté le 4 mai 2013
  15. Myriam Delisle, « La tempête s'intensifie », L'Étoile, vol. 46, no 17, 1er mai 2013, p. 12 [texte intégral (page consultée le 4 mai 2013)] 
  16. a et b Myriam Delisle, « Exposition catastrophique », L'Étoile, vol. 46, no 17, 1er mai 2013, p. 12 [texte intégral (page consultée le 4 mai 2013.)] 
    Musées Montérégie, « Programmation des musées , Octobre : mois des musées de la Montérégie ! », 2011. Consulté le 4 mai 2013
    Normand Morand, « Les photographies de Peter Rozon exposées au Centre Valleyfield », Le Soleil de Valleyfield, 16 juillet 2005 [texte intégral (page consultée le 4 mai 2013)] 
    Musée virtuel du Canada, Musée des Deux Rives, « Salaberry-de-Valleyfield : au cœur de l'histoire industrielle du Canada ». Consulté le 4 mai 2013
  17. Myriam Delisle, « Un mois diversifié Chez Maurice », L'Étoile, vol. 46, no 17, 1er mai 2013, p. 17 [texte intégral (page consultée le 4 mai 2013)] , Mama Groove, sur Répertoire des ressources culturelles de Salaberry-de-Valleyfield. Consulté le 4 mai 2013
  18. Hebdos Valleyfield, « Le Soleil / Le Saint-François ». Consulté le 4 mai 2013
  19. Centre d'histoire La Presqu'Île, « Le Progrès de Valleyfield », 23-62, 8 avril 2013. Consulté le 4 mai 2013
  20. Dr Armand Frappier, Un rêve, une lutte : Autobiographie, Presses de l'Université du Québec, QR31.F7A31992, ISBN 2-7605-0703-3

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Municipalités limitrophes [modifier]

Rose des vents Coteau-du-Lac Les Cèdres Pointe-des-Cascades Rose des vents
Lac Saint-François N Beauharnois
O    Salaberry-de-Valleyfield    E
S
Saint-Stanislas-de-Kostka Saint-Louis-de-Gonzague Saint-Étienne-de-Beauharnois