Tech

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Wiktionnaire Cet article a pour sujet le fleuve nommé Tech. Pour une définition du mot « tech », voir l’article tech du Wiktionnaire.
le Tech
(catalan : Riu Tec)
Le pont du Diable, à Céret.
Le pont du Diable, à Céret.
Communes adhérant au Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech
Communes adhérant au Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech
Caractéristiques
Longueur 84,1 km [1]
Bassin 721 km2 [1]
Bassin collecteur le Tech
Débit moyen 8,54 m3/s (Argelès-sur-Mer) [2]
Nombre de Strahler 5
Organisme gestionnaire Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech[3]
Régime pluvial méridional
à forte composante nivale
Cours
Source Roc Colom (2 507 m)
· Localisation Prats-de-Mollo-la-Preste
· Altitude 2 345 m
· Coordonnées 42° 25′ 23″ N 2° 19′ 20″ E / 42.42306, 2.3222 (Source - le Tech)  
Embouchure la Mer Méditerranée
· Localisation au nord d'Argelès-sur-Mer
· Altitude 0 m
· Coordonnées 42° 35′ 26″ N 3° 02′ 42″ E / 42.59056, 3.045 (Embouchure - le Tech)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche 14 dont l'Ample, le Riuferrer et la Coumelade
· Rive droite 8 dont le Lamanère, le Maureillas, le Tanyari et le Mondony
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissements Céret et Perpignan
Cantons Prats-de-Mollo-la-Preste, Arles-sur-Tech, Céret, Thuir, Elne Argelès-sur-Mer
Régions traversées Languedoc-Roussillon
Principales villes Prats-de-Mollo-la-Preste, Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains-Palalda, Céret, le Boulou

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

Le Tech (catalan : Riu Tec) est un fleuve côtier du Roussillon dont le cours de 84,1 kilomètres[1] s'inscrit dans le département des Pyrénées-Orientales. Il présente la particularité de disposer du bassin versant le plus méridional de la France continentale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Tech prend sa source au Roc Colom (2 507 m), dans les Pyrénées (massif du Costabonne), au sud du département des Pyrénées-Orientales, à l'altitude de 2 345 m, sur la commune de Prats-de-Mollo-la-Preste[4].

Il coule globalement de l'ouest-sud-ouest vers l'est-nord-est[5]. Le cours du Tech, en amont, a formé la vallée du Vallespir, jusqu'à Céret. Il serpente ensuite dans la plaine du Roussillon.

Le Tech se jette dans la mer Méditerranée au niveau de la réserve naturelle du Mas Larrieu, encore appelée bocal du Tech, au nord de la commune d'Argelès-sur-Mer[6].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Communes traversées par le Tech.
Communes traversées par le Tech.

Le Tech est entièrement situé dans le département des Pyrénées-Orientales Il traverse vingt-cinq communes[1] et six cantons :

Soit en termes de cantons, le Tech prend source dans le canton de Prats-de-Mollo-la-Preste, traverse les canton d'Arles-sur-Tech, canton de Céret, canton de Thuir, canton d'Elne et conflue dans le canton d'Argelès-sur-Mer. C'est-à-dire en termes d'arrondissements le Tech traverse les deux arrondissement de Céret et arrondissement de Perpignan.

Sur la première moitié de son parcours, il traverse les villages de Prats-de-Mollo-la-Preste, Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains-Palalda, Reynès, Céret, Saint-Jean-Pla-de-Corts et le Boulou. Ensuite, il ne traverse plus de village. Il serpente entre les villages :

Embouchure du Tech dans la mer Méditerranée à la réserve naturelle du Mas Larrieu sur la commune d'Argelès-sur-Mer.
Embouchure du Tech dans la mer Méditerranée à la réserve naturelle du Mas Larrieu sur la commune d'Argelès-sur-Mer.
Vue générale d'Amélie-les-Bains depuis les thermes au-dessus de l'affluent du Tech le Mondony
Vue générale d'Amélie-les-Bains depuis les thermes au-dessus de l'affluent du Tech le Mondony

Affluents[modifier | modifier le code]

Le Tech a vingt-deux tronçons affluents référencés[1] :

Le rang de Strahler est de cinq (5).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant un débit très faible en été, le Tech n'en est pas moins un petit fleuve abondant. Né dans une région de hautes montagnes, le Tech peut devenir un gros fleuve dévastateur, en cas de dégel rapide ou de pluies d'automne torrentielles par exemple.

Le Tech à Argelès-sur-Mer[modifier | modifier le code]

Le débit du Tech a été observé sur une période de 38 ans (1979-2013), à Argelès-sur-Mer, localité touristique où se situe son embouchure[2]. Le bassin versant du fleuve y est de 729 km2 à 10 mètres d'altitude.

Le module du fleuve à Argelès est de 8,54 m3⋅/s[2].

Le Tech présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes qui combinent les variations typiques des cours d'eau méditerranéens (crues d'automne-hiver dues aux pluies) et des cours d'eau de haute montagne (crues de printemps). Il a donc un régime soutenu d'octobre à juin (entre 8,6 et 15,5 m3⋅/s de débit mensuel moyen), avec deux pics : décembre-janvier comme bien des cours d'eau méditerranéens, et avril-mai (maximum en mai) lié à la fonte des neiges pyrénéennes. Ses basses eaux se produisent en été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 2,8 m3⋅/s au mois de septembre.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Y0284060 : Argelès-sur-Mer pour 729 km2 de bassin versant et à 10 mètres d'altitude au Pont d'Elbe
(2013 - données calculées sur 38 ans de 1976 à 2013)

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

En cas de période quinquennale sèche, le VCN3 peut chuter jusque 0,120 m3⋅/s soit 120 litres par seconde[2].

Crues[modifier | modifier le code]

D'autre part, les crues peuvent être très importantes et dévastatrices. En effet, la plus haute valeur du débit instantané maximal enregistré a été de 1 680 m3⋅/s le 1 octobre 1986, tandis que la valeur journalière maximale était de 625 m3⋅/s le 9 décembre 1996. En octobre 1940, une crue importante a dévasté les bas quartiers des agglomérations riveraines. Le QIX 10 est de 1 100 m3⋅/s. Quant au QIX 50, il vaut 1 700 m3⋅/s, soit près de deux fois celui de l'Yonne par exemple.

À titre de comparaison, le QIX 10 de la Marne à l'entrée de Paris vaut 510 m3⋅/s, tandis que son QIX 50 est de 650 m3⋅/s. Ainsi le QIX 50 du petit fleuve côtier d'à peine 82 kilomètres de long, et doté d'un tout petit bassin qu'est la Tech, vaut presque le triple de celui de la Marne à Paris.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin du Tech est de 417 millimètres annuellement, ce qui est relativement élevé et supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, tous bassins confondus. Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 13,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Écologie[modifier | modifier le code]

La gestion et l'aménagement du Tech est géré depuis 1994 par le Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech, une structure EPCI regroupant trente-cinq communes du bassin versant[3] La vallée du Tech et son embouchure sont deux sites classés Natura 2000.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Hydronymes[modifier | modifier le code]

Le Tech a donné son hydronyme a deux communes : Le Tech et Arles-sur-Tech.

Surnom[modifier | modifier le code]

Les crues parfois torrentielles du Tech l'ont fait surnommer jadis dans la région de Prats-de-Mollo le batlle de Prats, qui signifie le maire ou le justicier de Prats[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech, Document d'objectifs NATURA 2000 – Site «Les rives du Tech» : Diagnostics, enjeux et objectifs, t. 1,‎ juillet 2010 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Les coordonnées de cet article :

Fleuves côtiers voisins[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

Massifs montagneux et régions historiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]