Matorral de la vallée de Tehuacán

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Matorral de la vallée de Tehuacán
Écorégion terrestre - Code NT1316[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Paysage de la réserve de biosphère de Tehuacán-Cuicatlán.

Classification
Écozone : Néotropique
Biome : Déserts et brousses xériques
Global 200[2] : Déserts de Chihuahua et de Tehuacán
Géographie et climat
Superficie[3] :
9 862 km2
min. max.
Altitude[3] : 871 m 3 362 m
Température[3] : 10 °C 26 °C
Précipitations[3] : 1 mm 158 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
2 700
Oiseaux[5] :
169
Mammifères[5] :
140
Squamates[5] :
111
Espèces endémiques[5] :
2
Conservation
Statut[5] :
Critique / En danger
Aires protégées[6] :
16,1 %
Anthropisation[6] :
59,7 %
Espèces menacées[6] :
27
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Ecoregion NT1316.svg.

Le matorral de la vallée de Tehuacán est une écorégion terrestre définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui appartient au biome des déserts et brousses xériques de l'écozone néotropicale. Il se situe entre les états mexicains de Puebla et d'Oaxaca.

La vallée de Tehuacán est limitée au nord par la vallée de Tepeaca; au sud, elle se termine par les gorges de Cuicatlán; à l'ouest elle est séparée de la Mixteca par la sierra de Zapotitlán, et à l'est, la sierra de Tehuacán la sépare de la Sierra Negra et le Citlaltépetl.

La vallée se caractérise par la sécheresse de son climat. Avec une moyenne annuelle de précipitation assez réduite, la vallée héberge principalement des espèces végétales et animales caractéristiques des terres chaudes et sèches (thermophilie et xérophilie). Nombreux sont les endémismes de la région et sachant que le niveau de perturbation anthropique de la région naturelle a été assez réduite, elle a été déclarée zone protégée, comme partie de la Réserve de biosphère Tehuacán-Cuicatlán. La vallée de Tehuacán fait partie du bassin du Papaloapan, et est sillonnée par des cours d'eau tels que le Tehuacán, le Zapotitlán, le Zapoteco.

Vers 8000 BP, la vallée de Tehuacán est un des foyers primitifs de la domestication du maïs. Des indices des processus que les mésoaméricains ont menés pour maîtriser la culture de cette céréale qui reste aujourd'hui d'importance vitale pour les habitants de la région, ont été trouvés dans la grotte de Coxcatlán, Ajalpan et d'autres sites de la région. Le climat de Tehuacán est si sec que cela a permis la conservation des xilotes (soies ou styles récepteur du pollen) des premiers maïs cultivés dans la région.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.