Vallée d'Aspe

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Vallée d'Aspe
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe
Massif Pyrénées
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Communes Escot, Lourdios-Ichère, Sarrance, Bedous, Osse-en-Aspe, Aydius, Accous, Lées-Athas, Lescun, Cette-Eygun, Etsaut, Borce et Urdos
Coordonnées géographiques 42° 57′ N 0° 36′ O / 42.95, -0.6 ()42° 57′ Nord 0° 36′ Ouest / 42.95, -0.6 ()

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Vallée d'Aspe

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Vallée d'Aspe
Orientation nord
Longueur 40 km
Type Vallée glaciaire
Écoulement Gave d'Aspe
Voie d'accès principale N 134

La vallée d'Aspe est une vallée des Pyrénées françaises située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aspe est cité dès le XIe siècle comme Aspa. Selon Grosclaude il pourrait s'agir d'une racine aquitanienne *as signifiant « rocher » et le suffixe *pe, en dessous. Il est probable que le nom de la vallée est tiré d'Aspa Luca, l'ancien nom d'Accous sur l'itinéraire d'Antonin. Ce nom n'est pas un hydronyme car d'autres lieux portent un nom approchant : Aspet, Aspin, Azpa (Navarre, vers Pampelune). Son nom gascon est Vath d'Aspa / Bat d'Aspe.

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée d'Aspe à Lescun
La vallée d'Aspe en Hiver, vue depuis le sommet de Candanchú

C'est l'une des trois vallées du Haut-Béarn avec les vallées d'Ossau à l'est et de Barétous à l'ouest. Elle s'étire le long du gave d'Aspe sur près de 40 km, du village d'Escot jusqu'au col du Somport (1 632 m), marquant la frontière avec la vallée de l'Aragon, en Espagne.

Elle est composée des 13 communes suivantes, s'égrenant du nord au sud : Escot, Lourdios-Ichère, Sarrance, Bedous, Osse-en-Aspe, Aydius, Accous, Lées-Athas, Lescun, Cette-Eygun, Etsaut, Borce et Urdos.

Climat[modifier | modifier le code]

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La haute vallée d'Aspe abrite une partie du parc national des Pyrénées.

Cette vallée encore très sauvage a longtemps été le refuge d'ours bruns pyrénéens.

Linguistique[modifier | modifier le code]

La langue propre de la vallée est l'occitan gascon. Le parler de la vallée a des caractéristiques qui lui sont propres (aspois-barétounais) et d'autres qu'il partage avec les autres vallées pyrénéennes du domaine gascon, jusqu'au val d’Aran (sources de la Garonne) où ce gascon est une langue nationale d'Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au-delà d'Urdos, la vallée d'Aspe s'ouvre sur la communauté autonome espagnole d'Aragon par le Somport, chemin de passage des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Cet axe de traversée des Pyrénées a vu passer croisés, pèlerins, hommes de guerre, commerçants, troupeaux et voyageurs par la route ou par le rail (jusqu'en 1970).

Traité de la Vesiau situant les bornes entre Haute Aspe et Haut Aragon.

Au XIIe siècle, un conflit opposa les habitants du Lavedan et ceux de la vallée d'Aspe pour une cause floue, vol de bestiaux ou bien remboursement oublié ; la conséquence fut la mort de plusieurs Aspois. L'évêque de Comminges, Bertrand excommunia les Bigourdans qui se repentirent et furent condamnés à payer à perpétuité et annuellement une amende le jour de la Saint Michel dans l'église de Saint-Savin. Elle fut régulièrement payée jusqu'en 1789[1].

Au XIXe siècle, la vallée d'Aspe connut une activité industrielle grâce à la forge construite à Urdos par Frédéric d'Abel.

La vallée d’Aspe s’inscrira peut-être comme l’une des luttes écologiques majeures des années 1990 contre l’aménagement de la route qui mène au tunnel routier du Somport et le tunnel en lui-même.

Cette vallée subit les conséquences de l'exode rural. On n'y compte plus que 2 500 habitants.

Les liens avec la vallée de Canfranc sont encore actifs et semblent même renaître dans la dynamique européenne. À titre d'exemple, les offices de tourisme de la vallée d'Aspe et de Canfranc travaillent ensemble sur l'identification d'un espace touristique commun.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • L'écomusée de la vallée d'Aspe est constitué de 4 sites qui proposent une découverte du pastoralisme, de l'agriculture en montagne (Lourdios, Accous) de l'histoire du chemin de Saint-Jacques (Borce), de la légende de Notre-Dame-de-la-Pierre (Sarrance). L'écomusée[2] assure aussi une mission de conservation du patrimoine et d'animation culturelle du territoire.
  • L'espace animalier de Borce où se côtoient en semi-liberté animaux de nos montagnes (isards, ours, etc.) et animaux domestiques. À voir aussi le village de Borce pour ses maisons à caractère médiéval.
  • le cirque de Lescun émaillé de pics légendaires : aiguilles d'Ansabère, Table des Trois Rois, Pic d'Anie.
  • le chemin de la Mâture taillé à même le roc : creusé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle pour exploiter la forêt du Pacq au-dessus d'Etsaut. Les grumes extraites de cette forêt allaient devenir des mâts de bateaux. Ces futurs mâts étaient ensuite transportés par flottage. Chaque année mi-mai, l'association de radeleurs des gaves d'Aspe et d'Oloron et l'écomusée organisent une reconstitution des radeaux et une démonstration de flottage.
  • le fort du Portalet (dit fort d'Urdos bien que construit en presque totalité sur la commune de Etsaut) : le chantier de valorisation mené par la communauté de communes de la vallée d'Aspe, propriétaire du fort depuis 1999, est en cours.
  • le val de Copen (9 ha) est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées.
  • les fêtes et festivals : bien que peu peuplée, la vallée d'Aspe déborde de vie associative. Parmi les activités de ces associations, l'organisation de manifestation culturelles : festival des arts de la nature, contes et musiques[3], la transhumance à Lourdios-Ichère, la fête du fromage à Etsaut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Flurin, Histoire de Cauterets: des origines à nos jours, « La vallée de Cauterets dans la Préhistoire », éditions Créer, 2006 (ISBN 978-2848190730), page 15 [lire en ligne]
  2. Site de l'écomusée
  3. les Phonies Bergères le dernier week-end de mai

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Labarthe, Marie-Thérèse, L'Espace forestier en vallée d'Aspe (Pyrénées atlantiques) de l'écosystème pastoral à l'intégration étatique (thèse), ANRT, 1988.
  • Eygun André, Peuple d'Aspe, édité en 1989, réédité en 2002, éditions Monhélios.
  • Cadier Alfred, La vallée d'Aspe, éditions Monhélios.
  • Cadier Alfred, Le Béarn protestant, éditions Monhélios.
  • Laulom Raymond, Histoire de la vallée d'Aspe, éditions Monhélios.
  • Lieutenant Schmuckel, La bataille de Lescun, éditions Monhélios.
  • Buffault Pierre, Forêts et gaves du pays d'Aspe, éditions Monhélios.
  • Joseph Canérot, Claude Majesté-Menjoulas, Yves Ternet, « Nouvelle interprétation structurale de la « faille Nord-Pyrénéenne » en vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques). Remise en question d'un plutonisme ophitique danien dans le secteur de Bedous », Geoscience (comptes-rendus de l'Académie des sciences), Volume 336, no 2, février 2004, pages 135-142 (résumé).