Vallée d'Aoste

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Vallée d'Aoste
Blason de Vallée d'Aoste
Héraldique
Drapeau de Vallée d'Aoste
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Aoste
Provinces 1
Communes 74
Président Augusto Rollandin (UV)
2013-2018
NUTS 1 ITC (Italie du nord-ouest)
Code ISTAT 007
ISO 3166-2 IT-23
Démographie
Population 128 475 hab. (31-05-2014[1])
Densité 39 hab./km2
Géographie
Superficie 326 300 ha = 3 263 km2
Localisation
Localisation de Vallée d'Aoste
Liens
Site web http://www.regione.vda.it/default_f.asp

La Vallée d'Aoste ([va.ˈledɔst ] dans l'usage local, [va.ˈledɑɔst ] dans l'usage de France[2]), appelée également Val d'Aoste (non officiel), en italien Valle d'Aosta ou Val d'Aosta, en francoprovençal valdôtain Val d'Outa, en alémanique Augschtalann (töitschu)[3] et Ougstalland (titsch), est une région autonome à statut spécial d'Italie située au nord-ouest du pays, exerçant également les prérogatives d'une province.

Elle tire son nom de son chef-lieu, Aoste. Ses habitants sont appelés les « Valdôtains ». La superficie de la Vallée d'Aoste est de 3 263,25 km2. Elle est divisée en huit « communautés de montagne » réparties sur 74 communes.

Au 31 mars 2012, la population était de 128 810 résidents, soit une densité démographique de 39,5 hab./km2.

La Vallée d'Aoste est membre de l'Association internationale des régions francophones (AIRF)[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Vallée d'Aoste.
Carte de la Vallée d'Aoste.

La vallée d'Aoste est divisée en 74 communes et abrite plus de 1 000 hameaux et 100 châteaux.

Situation[modifier | modifier le code]

La Vallée d'Aoste correspond à la haute vallée de la Doire baltée. Administrativement, elle jouxte au nord le canton du Valais (district d'Entremont, d'Hérens et de de Viège) en Suisse, à l'ouest les Pays de Savoie (région Rhône-Alpes, en France), au sud et à l'est les provinces de Bielle, de Verceil et de de Turin (région Piémont, en Italie).

Accès[modifier | modifier le code]

Vue d'Aoste depuis Saint-Christophe.

La vallée d'Aoste est parcourue par la route nationale 26, qui se termine au col du Petit-Saint-Bernard, à la frontière française avec la Savoie, et par l'autoroute A5, qui se termine au tunnel du Mont-Blanc (frontière française avec la Haute-Savoie).

La route nationale 27 commence à Aoste et mène au tunnel du Grand-Saint-Bernard, avant de poursuivre jusqu'au col du même nom (frontière suisse avec le Valais).

Elle est desservie par l'aéroport régional Corrado Gex.

La ligne de chemin de fer Chivasso - Aoste relie Aoste à Turin, tandis que la liaison avec la haute vallée d'Aoste est assurée par la ligne Aoste - Pré-Saint-Didier.

Milieu naturel[modifier | modifier le code]

Le lac Gover à Gressoney-Saint-Jean.

Le statut spécial en vigueur en Vallée d'Aoste prévoit une section autonome du corps forestier d'État, jouissant d'une large possibilité d'autogestion. Cela permet aux autorités régionales un contrôle très approfondi du territoire, afin d'en garantir la protection et la sauvegarde.

Subdivision du territoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Communes de la Vallée d'Aoste.

La Vallée d'Aoste est la seule région italienne qui présente une province unique. Les pouvoirs administratifs provinciaux sont absents. Elle est divisée en 74 communes, dont les plus peuplées sont :

Position Blason Commune Population
(hab.)
Altitude
(mètres)
Superficie
(km²)
Blason d'Aoste Aoste 35.020 583 21,37
Blason de Châtillon Châtillon 4.952 549 39,77
Blason de Sarre Sarre 4.867 631 28
Saint-Vincent 4.793 575 20,81
Blason de Pont-Saint-Martin Pont-Saint-Martin 3.994 345 6,88
Blason de Quart Quart 3.905 535 62
Saint-Cristophe 3.383 619 14
Blason de Gressan Gressan 3.357 626 25
Blason de Saint-Pierre Saint-Pierre 3.197 731 26
10° Blason de Nus Nus 2.968 529 57,38

Organisation politique[modifier | modifier le code]

Le palais régional, siège du gouvernement, place Albert Deffeyes à Aoste.

La Vallée d'Aoste est une région autonome à statut spécial. Ses organes administratifs jouissent d'une large autonomie du gouvernement central italien, non seulement en ce qui concerne la politique régionale, mais aussi dans d'autres domaines sensibles, strictement liés à l'économie de cette région alpine. En particulier, les pouvoirs locaux disposent d'une large autonomie en matière de gestion des ressources hydriques, de l'énergie hydroélectrique, des ressources naturelles et de l'agriculture.

L'autonomie financière est très large : plus de 90 % des impôts perçus restent à la disposition des autorités locales.

Politique linguistique[modifier | modifier le code]

En application des dispositions de la loi constitutionnelle du 26 février 1948, l'État italien reconnaît le statut de langue officielle au français à côté de l'italien à tout niveau en Vallée d'Aoste, sauf dans le domaine judiciaire[5] (où cependant la présence d'un interprète est assurée). Le valdôtain, reconnu au niveau local et enseigné dans les écoles maternelles et primaires, est une langue francoprovençale.

Le Conseil régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil de la Vallée d'Aoste.

Un Conseil régional composé de 35 conseillers — qui élit une junte (un exécutif) dont le président est Augusto Rollandin — vote les lois régionales.

Ce conseil est (2013) composé de 13 représentants de l'Union valdôtaine et de 5 représentants de Stella Alpina (en association avec la Ligue du Nord) qui forment la majorité actuelle. Dans l'opposition, les 7 membres de l'Union valdôtaine progressiste, les 5 membres de Autonomie Liberté Participation Écologie, les 3 membres du Parti démocrate et les 2 élus du Mouvement 5 étoiles.

Parti voix   voix (%)[6]   sièges différ.
Union Valdôtaine 24 121 33,47 % 13 en diminution 4
Stella Alpina - Ligue du Nord 8 824 12,25 % 5 en augmentation 1
Fédération autonomiste 1 572 2,18 % 0 en diminution 2
Coalition Vallée d'Aoste 34.517 47,90 % 18 en diminution 5
Union valdôtaine progressiste 13 843 19,21 % 7 en augmentation 7
Autonomie Liberté Participation Écologie 8 943 12,41 % 5 -
Parti démocrate 6 401 8,88 % 3 -
Coalition Autonomie Liberté Démocratie 29 187 40,50 % 15 en augmentation 7
Mouvement 5 étoiles 4 773 6,52 % 2 en augmentation 2
Le Peuple de la liberté 2 961 4,21 % 0 en diminution 4
LeAli 622 0,86 % 0 -
Total 72 060 100 % 35 =

Symboles et blason[modifier | modifier le code]

La Vallée d'Aoste est représentée[7] par :

Blason[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la région autonome Vallée d'Aoste présente est blasonné par cette inscription : De sable au lion d'argent armé et lampassé de gueules, l'écu timbré d'une couronne de région[8]. Un ourlet en or a été ajouté, peut-être à cause d'une interprétation faussée. Depuis 1947, tous les véhicules immatriculés en Vallée d'Aoste présentent ce blason sur leur plaque.

Gonfanon[modifier | modifier le code]

Le gonfanon valdôtain est formé par un drap divisé en deux parties, une noire à gauche et une rouge à droite.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau de la Vallée d'Aoste.

Le drapeau valdôtain est formé par un rectangle de tissu divisé en deux parties, une noire à gauche et une rouge à droite. La version actuelle a été approuvée en 2006 et ne présente aucune inscription ni symbole.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'arc d'Auguste à Aoste
Article détaillé : Histoire de la Vallée d'Aoste.

Ancienne colonie romaine, elle a ensuite fait partie du royaume des Francs, de l'empire carolingien et du royaume de Bourgogne, puis des États de Savoie avant son intégration à l'Italie, en 1860. Elle fit cependant partie du Premier Empire de 1800 à 1814, constituant l'arrondissement d'Aoste.

Longtemps située à l'intersection des axes militaires et commerciaux stratégiques entre la France, la Suisse et l'Italie, Aoste ou « la Petite Rome des Alpes » conserve des traces importantes de son histoire comme :

La Vallée d'Aoste est aussi un lieu de passage ancien, via le Grand Saint-Bernard, pour les pèlerins se rendant à Rome. Saint-Rhémy-en-Bosses, Aoste et Pont-Saint-Martin sont trois étapes de la Via Francigena, mentionnées à ce titre par Sigéric, en 990.

Situation linguistique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Valdôtain.

Situation historique[modifier | modifier le code]

La Vallée d’Aoste fut la première administration au monde à avoir employé la langue française comme langue officielle (1536), trois années avant la France même[9],[10] mais la langue traditionnelle de la vallée est le francoprovençal (dans sa variante dialectale valdôtaine).

La Vallée d'Aoste a donc connu une longue mixité linguistique, surtout depuis que le français s'est peu à peu imposé comme norme linguistique au sein des États de la maison de Savoie dont la Vallée constituait un passage obligé. La majeure partie du territoire est incluse dans le domaine de locution du francoprovençal toutefois depuis l'« Édit de Rivoli » d'Emmanuel-Philibert Ier du 22 septembre 1561, le français en tant que langue officielle était exclusivement utilisé pour les actes écrits (lettres, écrits officiels, actes notariés…) et les sermons.

La vallée du Lys, à la limite du Piémont, est cependant peuplée de descendants d'une population germanophone, les Walser. Les habitants de cette vallée parlent donc un dialecte alémanique semblable au « tütsch » helvétique, dans les communes de Gressoney-Saint-Jean et Gressoney-La-Trinité (où ce dialecte est appelé « titsch ») et dans la commune de Issime (où il est appelé « töitschu »).

La Vallée d'Aoste, avec le développement du Risorgimento au XIXe siècle perd, peu à peu, sa particularité francophone, mais 92 % des Valdôtains déclaraient encore être de langue maternelle valdôtaine en 1900.

Sous la période fasciste de Benito Mussolini, elle a subi une italianisation à outrance.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la Vallée d’Aoste a obtenu le statut de bilinguisme officiel actuel, avec l'italien et le français comme langues officielles. À niveau d'enseignement scolaire, un nombre d'heures égal à celui qui est consacré à l'italien est réservé au français[11]. Pour accéder au marché du travail dans le secteur public il faut connaître le français. Pourtant, de facto, l'italien est au XXIe siècle la langue la plus commune entre les valdôtains[12].

Le francoprovençal a été reconnu comme langue régionale seulement dans les années 1990. Une récente loi régionale a introduit cette dernière comme langue d'apprentissage dans les écoles primaires.

Malgré un régime de large autonomie, la langue française a continué à reculer après la Seconde Guerre mondiale, principalement sous l'action des médias italophones. Les émissions francophones, aussi bien à la télévision qu'à la radio, sont assez rares, surtout après la mort de Radio Mont Blanc. Les émissions télévisées en français et en francoprovençal valdôtain sont concentrées le soir, après le JT régional.

Selon un sondage réalisé par la fondation Émile Chanoux, avec 7 250 questionnaires recueillis en 2001, l'italien est la langue dominante dans tous les contextes, avec l'usage du français limité au niveau institutionnel et la stabilité de l'usage familial du francoprovençal[13].

langue maternelle[14] pourcentage
italien 71,50 %
francoprovençal 16,20 %
français 0,99 %

La majorité a indiqué l'italien comme langue maternelle, avec le francoprovençal qui, autrefois majoritaire, reste parlé par 16,20 % de la population. Le français, avec 0,99 % de locuteurs maternels ferme nettement la marche. En ce qui concerne les compétences linguistiques, 96,01 % ont déclaré connaître l'italien, 75,41 % le français et 55,77 % le francoprovençal. 50,53 % ont dit connaître les trois langues[15].

Population[modifier | modifier le code]

Une maison paysanne en style valdôtain à Crétaz, hameau de Valtournenche

En raison de la morphologie de son territoire, la Vallée d'Aoste est non seulement la région la moins peuplée d'Italie, mais aussi celle qui présente la plus basse densité de population. Les habitants sont distribués de façon assez irrégulière : plus d'un tiers se concentre dans la ville d'Aoste et ses environs, et dans les communes limitrophes (la Plaine d'Aoste). Le reste de la population habite surtout les agglomérations majeures de la moyenne et de la basse vallée (voir paragraphe précédent), alors que les hautes vallées sont en général dépeuplées, exceptés les principales stations de ski et de tourisme.

En raison de son affinité linguistique avec la France et la Suisse romande, la Vallée d'Aoste a été caractérisée dans le passé par un important phénomène d'émigration, en particulier vers Paris (la commune de Levallois-Perret notamment) et vers Genève. Ce flux migratoire, saisonnier au début, acquiert un caractère stable et une entité massive aux années 1920, à la suite de l'installation de l'usine sidérurgique Cogne à Aoste, liée à l'exploitation de mines de Cogne et de La Thuile, et insérée dans le cadre d'« italianisation » forcée de la région voulu par Benito Mussolini. Ce projet, visant à déraciner la langue française et le francoprovençal de la Vallée d'Aoste, prévoyait un flux de travailleurs de l'Italie, notamment de la Vénétie et de la Calabre, ce qui poussa les Valdôtains à quitter leur pays après s'être rendu compte qu'il ne leur appartenait plus. Ce changement a eu des répercussions à long terme : aujourd'hui 4 % de la population aostoise est originaire de San Giorgio Morgeto. De même, la communauté valdôtaine de Levallois-Perret continue d'affirmer son identité et garde bien vivants les liens avec le pays natal, à travers surtout de nombreuses initiatives organisées par l'administration régionale en collaboration avec ses bureaux de représentation à Paris (la Maison du Val d'Aoste, récemment inaugurée[16], qui vient de remplacer l'Espace Vallée d'Aoste[17]), parmi lesquelles la Rencontre des émigrés (organisée chaque année dans une commune différente de la Vallée d'Aoste) et l'arbre de Noël des émigrés de Levallois-Perret.

Il faut remarquer aussi le flux migratoire provenant du Maghreb, plus récent et favorisé par la connaissance de la langue française, qui fournit de la main-d'œuvre pour l'élevage et la production du fromage.

La population était de 124 812 habitants à la fin de 2006, dont 5 534 étrangers (4,4 %). Pendant la même année, 1 250 naissances (10,0 ‰) et 1 242 décès (10,0 ‰) ont été enregistrés, ce qui marque une croissance presque nulle (8 unités). Les foyers sont composés en moyenne par 2,2 membres, le taux de nuptialité était de 3,4 mariages par mille habitants en 2005, dont 61,8 % religieusement.

Noms de famille valdôtains[modifier | modifier le code]

Favre et Cerise sont les noms de famille les plus diffusés, suivis par Bionaz, Vuillermoz, Blanc, Rosset, Perron et Pession[18].

Citoyens étrangers[modifier | modifier le code]

Le 31 décembre 2008, les citoyens étrangers résidant dans la région étaient au nombre de 7 509. Les groupes les plus nombreux proviennent des pays suivants[19] :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Vallée d'Aoste.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Châteaux de la Vallée d'Aoste.

Églises et sanctuaires[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Diocèse d'Aoste

Les édifices religieux les plus importants de la Vallée d'Aoste, témoins de la forte foi catholique des Valdôtains, sont :

Musées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musées de la Vallée d'Aoste.

Station de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Les principales stations de sports d'hiver sont :

Le domaine hors-piste est exceptionnel, et la pratique de l'héliski attirent des glisseurs de toute l'Europe. Dans la région on pratique aussi l'escalades sur les cascades glacées.

Tourisme de randonnée[modifier | modifier le code]

La pratique de la randonnée est sans aucun doute l'un des principaux volets du tourisme estival en Vallée d'Aoste.

La région est concernée notamment par quatre parcours :

La basse vallée d'Aoste est également concernée par le parcours de la Via Alpina.

Article détaillé : Itinéraire bleu de la Via Alpina.

Sur le territoire sont présents de nombreux refuges, constituant à la fois la destination d'une randonnée ou bien l'étape pour une ascension.

Agrotourisme[modifier | modifier le code]

Voir liens externes sur le tourisme rural en Vallée d'Aoste, au fond de l'article

Les vallées de la Vallée d'Aoste regroupent un millier de hameaux et une centaine de châteaux qui s'égrènent le long des vallées, et dont les plus fameux: Fénis, Verrès, Saint-Pierre), sont bien conservés.

La vallée est un haut-lieu de la randonnée, et le passage obligé de ceux qui font le tour du Mont Blanc; ils bénéficient d'un vaste réseau de refuges ouverts, été comme hiver, à l'initiative du Club alpin italien.

Depuis 1983, l'agrotourisme est en développement avec une cinquantaine d'exploitants agricoles ouvrant leurs portes aux vacanciers. Les prestations offertes vont de la simple chambre à la maison indépendante tout équipée.

Hôtellerie[modifier | modifier le code]

La vallée compte plus de 500 petits hôtels de 3 à 4 étoiles, souvent des affaires de familles.

Ouvert en 1947, le « Grand Hôtel Billia » de Saint Vincent comprend un des plus modernes casinos d'Europe (90 tables de jeux et près de 500 bandits manchots), un centre de congrès et un théâtre, accueillant des rencontres culturelles et en particulier les Grolles d'Or, prix du cinéma de la télévision italienne.

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Les eaux thermales en Vallée d'Aoste ont été redécouvertes au XVIIIe siècle (elles étaient déjà connues des Romains). À la Belle Époque, elles attiraient de très nombreuses personnalités. Les deux stations thermales les plus connues se trouvent à Saint-Vincent (Thermes de Saint-Vincent) et à Pré-Saint-Didier.

Gastronomie valdôtaine[modifier | modifier le code]

Outre ses soupes, dont la faveau, les produits valdôtains les plus connus sont :

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Le réseau ferré valdôtain, divisé entre la ligne Chivasso - Aoste et la ligne Aoste - Pré-Saint-Didier, se compose de 161 kilomètres de chemin de fer et de seize gares.

La direction régionale a acheté en 2009 sept Minuettos pour améliorer le service. Dans cette perspective, des accords avec Trenitalia visent à décentrer la direction au niveau local.

Les billetteries se situent à Aoste, Pré-Saint-Didier, Châtillon, Verrès et Pont-Saint-Martin.

L'ancienne ligne de chemin de fer Cogne - Eaux-Froides est aujourd'hui désaffectée.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le seul aéroport de la région est l'aéroport de la Vallée d'Aoste situé à la localité Grand-Chemin de Saint-Christophe, à deux kilomètres d'Aoste.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Panneaux bilingues italien-français au carrefour A5-RN27 au Villair de Quart

La Vallée d'Aoste est traversée par l'autoroute A5, gérée par la Société des autoroutes valdôtaines (SAV) avec les péages de Pont-Saint-Martin, Verrès, Châtillon/Saint-Vincent, Nus et Aoste Est).

Le tronçon de la sortie Aoste est géré jusqu'au tunnel du Mont-Blanc par la Société RAV.


Routes nationales

Cols routiers[modifier | modifier le code]

Le col du Grand-Saint-Bernard, côté valdôtain.

Tunnels[modifier | modifier le code]

Distances[modifier | modifier le code]

Aoste Saint-Vincent Pont-Saint-Martin Cogne Tunnel du Mont-Blanc Tunnel du Grand-Saint-Bernard
Aoste
-----
21 km
45 km
33 km
43 km
30 km
Saint-Vincent
21 km
-----
23 km
54 km
64 km
51 km
Pont-Saint-Martin
45 km
23 km
-----
78 km
88 km
75 km
Cogne
33 km
54 km
78 km
-----
76 km
63 km
Tunnel du Mont-Blanc
43 km
64 km
88 km
76 km
-----
73 km
Tunnel du Grand-Saint-Bernard
30 km
51 km
75 km
63 km
73 km
-----

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La Vallée d'Aoste est desservie et reliée aux régions limitrophes par les lignes de la Société d'Autoservices de la Vallée d'Aoste, abrégé en SAVDA, ainsi que par le réseau d'autocars privés TransferVallée[21].

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Selon le Comité régional des communications (CORECOM) la majorité des programmes d'information de la télévision d'État (RAI) est en italien (83 %), suivi par le français (10 %) et le patois (7 %)[22], malgré des accords internationaux qui permettent la réception des chaînes francophones : France 2, RTS Un et TV5 Monde.

Radio[modifier | modifier le code]

La diffusion d'émissions et de musique en langue française est assurée, à côté des émissions en italien, outre par la Radio Rai, par des stations locales (Radio 101, Radio 2).

Presse[modifier | modifier le code]

Le quotidien national turinois La Stampa dédie un espace à la Vallée d'Aoste, en vertu de la présence d'une rédaction locale. Le Sole 24 Ore dédie une demi-page aux nouvelles économiques concernant la région autonome Vallée d'Aoste.

Les quotidiens en ligne de la vallée sont :

  • AostaOggi.it[23] ;
  • AostaSera.it[24] ;
  • 12vda.it[25] ;
  • Valledastaglocal.it.

Ils sont quasi-exclusivement en italien.

Sur le territoire valdôtain sont présents aussi des hebdomadaires régional, en italien, avec quelques rares articles en français :

Les périodiques politiques et culturels sont :

La Vallée d'Aoste est membre[29] de l'Union de la presse francophone (UPF) en tant que région, ce qui représente un cas unique puisque l'État italien n'y participe pas.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport en Vallée d'Aoste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  3. Commune d'Issime: Guide touristique Eischeme-Issime. Fini d'imprimer en juillet 2010 sur le presses de la typographie Duc de Saint-Christophe.
  4. Site de l'Association internationale des régions francophones (AIRF)
  5. Statut spécial de la région autonome Vallée d'Aoste, titre VIe : « La langue française et la langue italienne sont à parité en Vallée d'Aoste. Les actes publics peuvent être rédigés dans l'une ou l'autre langue, à l'exception des actes de l'autorité judiciaire, qui sont rédigés en italien. Les administrations de l'Etat prennent à leur service dans la Vallée, autant que possible, des fonctionnaires originaires de la Région ou qui connaissent le français. »
  6. ELEZIONI REGIONALI 2013
  7. Les symboles de la région autonome Vallée d'Aoste
  8. Bullettin officiel de la région Vallée d'Aoste, n°2 du 9 janvier 1989.
  9. La Vallée d'Aoste : enclave francophone au sud-est du Mont Blanc.
  10. Français, langue du Val d'Aoste
  11. La langue française en Italie
  12. (it) Fiorenzo Toso, Le minoranze linguitiche in Italia, Editrice Il Mulino, 2008.
  13. Aosta spazio varietetico e sistema di valori sociolinguistici: configurazioni a confronto, de Daniela Puolato, Université de Naples, dans : Une Vallée d'Aoste bilingue dans une Europe plurilingue/ Una Valle d'Aosta bilingue in un'Europa plurilingue, Aoste, Fondation Émile Chanoux, 2003, pagg, 79 ss.
  14. Fiorenzo Toso, Le minoranze linguistiche in Italia, Editrice Il Mulino, 2008
  15. Assessorat de l'éducation et la culture - Département de la surintendance des écoles, Profil de la politique linguistique éducative, Le Château éd., 2009, p. 20.
  16. Site de l'agence de presse régionale - ANSA Presse Vallée d'Aoste
  17. Site officiel de l'ancien Espace Vallée d'Aoste à Paris
  18. (it) Favre e Cerise cognomi piu' diffusi in Valle d'Aosta
  19. Istituto nazionale di statistica
  20. Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 8
  21. TransferVallee.eu
  22. Giuseppe Milazzo, MONITORAGGIO DEI TGR E DEI PROGRAMMI INFORMATIVI RAI DELLA REGIONE VALLE D'AOSTA Rapport septembre-novembre 2011
  23. Aosta News Valle
  24. AsotaSera
  25. News dalla Valle d'Aosta
  26. www.lepeuplevaldotain.it
  27. Alpevda.eu - Journal
  28. InfoVallee.it - Présentation de la revue « Le Flambeau / Lo Flambò »
  29. Site de la section valdôtaine de l'UPF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Bernard Janin, Une région alpine originale. Le Val d'Aoste. Tradition et renouveau, Imprimerie Allier, 1968. 583 pp.
  • (fr) Augusta Vittoria Cerutti, Le Pays de la Doire et son peuple éditeur Musumeci, Quart (ISBN 8870327469)
  • (fr) Lin Colliard, La culture valdôtaine au cours des siècles, Aoste (1976)
  • (fr) Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire de la Vallée d'Aoste. Imprimerie Marguerettaz Aoste (1929) réédition en 1967.
  • (it) Elio Riccarand, Storia della Valle d'Aosta contemporanea (1919-1945). Stylos Aoste (2000) (ISBN 8877750502)
  • (it) Alessandro Barbero, Valle d'Aosta medievale Liguori éd, Naples (2000) (ISBN 8820731622)
  • (fr) Jules Brocherel et Giuseppe Vidossi, Le patois et la langue française en Vallée d'Aoste Publié par V. Attinger, Neuchâtel (1952)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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