Val-d'Oise

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Val-d’Oise
Image illustrative de l'article Val-d'Oise
Val-d'Oise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département 1er janvier 1968
Chef-lieu
(Préfecture)
Pontoise (préfecture : Cergy)
Sous-préfecture(s) Argenteuil
Pontoise
Sarcelles
Président du
conseil général
Arnaud Bazin
Préfet Jean-Luc Névache
Code Insee 95
Code ISO 3166-2 FR-95
Démographie
Population 1 197 264 hab. (2011[1])
Densité 961 hab./km2
Géographie
Superficie 1 246 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 9
Cantons 39
Intercommunalités 18
Communes 185

Le département du Val-d’Oise (prononcé [val dwaz ]) est un département français appartenant à la région Île-de-France, créé en 1968 à la suite d'un démembrement du département de Seine-et-Oise. Il constitue la partie nord de l'agglomération parisienne. Il est un des départements de la grande couronne. Il se caractérise par son territoire contrasté regroupant, notamment dans ses deux parcs naturels régionaux, un patrimoine touristique et naturel certain d'une part et, d'autre part, des zones fortement urbanisées, le premier aéroport d'Europe continentale (Paris Charles-de-Gaulle), des pôles d'activité économique dynamiques au rayonnement national et international (dont 9 pôles de compétitivité). Il tire son nom de l'Oise, affluent majeur de la Seine qui le traverse après avoir pris sa source en Belgique et parcouru le nord-est de la France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 95.

Histoire administrative depuis 1964[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Val-d'Oise.
  • 1964 (loi du 10 juillet) : la création du département du Val-d'Oise est décidée, ses limites sont fixées (partie nord de l'ancien département de Seine-et-Oise, la totalité de l'arrondissement de Montmorency, la presque totalité de l'arrondissement de Pontoise et une petite partie de l'arrondissement de Mantes-la-Jolie)
  • 1965 (décret du 25 février) : le chef-lieu du département est la ville de Pontoise
  • 1966 (décret du 2 juin) : les arrondissements sont délimités (création de l'arrondissement d'Argenteuil, quelques modifications des limites de l'arrondissement de Pontoise)
  • 1967 (décret du 20 juillet) : création des 27 cantons du Val-d'Oise
  • 1967 (décret du 19 septembre) : l'entrée en vigueur complète de la loi du 10 juillet 1964 est fixée au 1er janvier 1968
  • 1968 (1er janvier) : création officielle du département du Val-d'Oise et entrée en fonction du conseil général élu en 1967
  • 1970 : ouverture de la préfecture de Cergy (bien que Pontoise reste formellement le chef-lieu du département)
  • 1976 (décret du 22 janvier) : le nombre de cantons est porté à 35
  • 1985 (décret du 31 janvier) : le nombre de cantons est porté à 39
  • 2000 (décret du 3 mars) : le chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency est transféré à Sarcelles. L'administration sous-préfectorale est restée à Montmorency pendant quatre ans, jusqu'à son déménagement en avril 2004.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la cotice en barre ondée d’argent accompagnée en chef d'un alérion d'or et en pointe d’une croisette ancrée du même, à la bordure cousue d'azur chargée de dix fleurs de lys aussi d'or. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Val-d'Oise.

Le Val-d'Oise fait partie de la région Île-de-France. Il est limitrophe des départements de l'Oise au nord, de Seine-et-Marne à l'est, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, des Yvelines au sud et de l'Eure à l'ouest.

L'est est formé par l'essentiel de la plaine de France. Ce territoire essentiellement rural présente un aspect particulièrement contrasté, voyant cohabiter de la grande culture céréalière et des villages au nord avec un paysage assez préservé, des cités populaires défavorisées au sud, et l'aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle, dont l'emprise au sol s'étend aussi sur les départements de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Le sud du Val-d'Oise est constitué de la vallée de Montmorency et d'une partie de la vallée de la Seine. Le centre et le sud-est du département sont très urbanisés et sont assimilés à l'agglomération parisienne. L'ouest, formé d'une partie du Vexin français, est resté largement rural. Le département possède par ailleurs 21 300 hectares de bois et forêts, soit 21 % de son territoire, les principales étant les forêts de Montmorency, de L'Isle-Adam et de Carnelle[2].

Le chef-lieu du département est Pontoise qui abrite une sous-préfecture, tandis que Cergy abrite physiquement la préfecture. Les deux villes, très liées au sein de l'agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise, font partie d'un seul et même arrondissement, celui de Pontoise. Les sous-préfectures du département sont, outre Pontoise, situées dans les villes d'Argenteuil, la plus peuplée du département, et de Sarcelles.

Outre les villes mentionnées ci-dessus, le département compte aussi d'autres villes de plus de 25 000 habitants comme, par population décroissante, Garges-lès-Gonesse, Franconville, Goussainville, Ermont, Bezons, Villiers-le-Bel, Taverny, Gonesse, Sannois et Herblay.

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

Le département dispose d'un bon réseau de communication, formé de plusieurs lignes de chemin de fer, d'importantes voies de desserte routière, de la présence d'un fleuve (la Seine) et d'une rivière (l'Oise), ainsi que du premier aéroport international Français.

Le réseau routier est constitué de deux grands axes radiaux : l'A1 à l'est et l'A15 à l'ouest. La première dessert l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, la seconde la vallée de Montmorency et l'agglomération de Cergy-Pontoise ; elle se prolonge en direction de Rouen par la route nationale 14, aménagée en voie express dans le département. Les routes nationales 1, 16 et 17 constituent d'importants axes dans cette plaine de France. Tous sont reliés par la Francilienne, voie express régionale de rocade située à une trentaine de kilomètres du centre de Paris.

Les voies ferrées assurent une bonne distribution avec Paris, mais à l'exception de la relation Pontoise-Creil par la vallée de l'Oise, le réseau manque d'axes radiaux. La relation majeure départementale Cergy-Pontoise - Roissy-CDG nécessite un changement à Paris et se révèle peu concurrentielle face à l'automobile, même si la liaison par autocar express 95-18 relie désormais directement le centre de Cergy-Pontoise aux terminaux de l'aéroport Roissy-CDG[3].

Le Val d'Oise dispose de l'aéroport international Paris Roissy Charles-de-Gaulle (CDG), premier aéroport d'Europe continentale pour le nombre des passagers accueillis, ainsi que des aéroports d'affaires de Paris Le Bourget (LBG), premier aéroport d'affaire en Europe pour le trafic des passagers, et de Pontoise-Cormeilles (POX), qui dessert l'agglomération de Cergy-Pontoise;

Le trafic fluvial se développe sur la Seine et sur l'Oise, ouvrant le département vers les ports de Rouen et du Havre (via la Seine) et d'Europe du nord (via l'Oise). Un nouveau port fluvial accueillant un trafic de conteneurs, est en cours d'aménagement au nord du territoire du Val d'Oise, à Bruyères-sur-Oise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine à La Roche-Guyon. Le fleuve longe l'escarpement formé de falaises de craie marquant la limite méridionale du plateau du Vexin français avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par l'Oise selon un axe nord-est/sud-ouest. La rivière, qui prend sa source en Belgique, atteint son confluent avec la Seine peu après avoir quitté le département, à Conflans-Sainte-Honorine. La boucle de l'Oise à Cergy constitue l'axe d'urbanisation de l'agglomération de Cergy-Pontoise ; son centre est occupé par des étangs d'une surface totale de cent-cinquante hectares, aménagés sous forme de base de loisirs.

Le cours de la Seine borde le département au sud à Argenteuil et Bezons, puis au sud-ouest à La Frette-sur-Seine et Herblay, puis de nouveau à son extrémité ouest, à Vétheuil, Haute-Isle et La Roche-Guyon avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par plusieurs autres rivières de moindre importance : l'Epte, le principal, forme sa frontière historique avec la Normandie à l'ouest, la Viosne, les deux Aubette (Aubette de Meulan et Aubette de Magny) le Sausseron et l'Esches occupent des dépressions du Vexin français, tandis que la Thève, l'Ysieux, le Petit Rosne et le Croult forment de petits cours d'eau en plaine de France. La vallée de Montmorency au sud, en dépit de son nom, n'est traversée par aucun cours d'eau d'importance, seuls quelques ruisseaux comme le ru Corbon la traversent, pour l'essentiel canalisés, pour alimenter le lac d'Enghien, d'une superficie de quarante-quatre hectares.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Val-d'Oise.

Le climat du Val-d'Oise est caractéristique de celui de l'Île-de-France, de type océanique dégradé, c'est-à-dire légèrement altéré par des apparitions ponctuelles d'influences continentales, et caractérisé par une certaine modération. L'appartenance du sud du département à l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années.

La température moyenne annuelle est de 12 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Le département connaît en moyenne 115 jours de précipitations par an (pluies supérieures ou égales à 1 mm), avec une moyenne annuelle variant de 625 à 718 mm. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Val-d'Oise.

Les habitants du Val-d'Oise sont les Val-d'Oisiens. Selon les derniers chiffres de population légale en vigueur en 2012, le Val d’Oise comptait 1 168 892 habitants au 1er janvier 2009, soit 63 400 habitants supplémentaires par rapport au recensement de mars 1999. La croissance de la population du département s’est sensiblement ralentie depuis quelques années.

L'évolution démographique constatée[modifier | modifier le code]

  • Une évolution contrastée selon les départements d’Île-de-France

Entre 1999 et 2006, tous les départements d’Île-de-France gagnent des habitants, y compris la ville de Paris, qui gagne désormais à nouveau des habitants (+56 000 habitants, +0,38 %/an). Cependant, les évolutions sont différentes en fonction des départements. Les taux de croissance les plus importants sont rencontrés en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, avec respectivement +1,13 % et +1,07 % de croissance annuelle (soit +109 000 hab. et +107 000 hab. sur la période 1999-2006). Suivent la Seine-et-Marne (+0,95 %/an, +80 000 hab.), le Val-de-Marne (+0,83 %/an, +71 000 hab.) et l'Essonne (+0,81 %/an, +64 000 hab.). Le Val d'Oise et les Yvelines sont les départements de la région progressant le moins vite (hors Paris), avec respectivement +0,67 %/an (+52 000 hab.) et +0,44 %/an (+42 000 hab.). On constate donc que les départements de la petite couronne, qui semblaient s'essouffler depuis les années 1970, sont ceux qui gagnent le plus d'habitants entre 1999 et 2006, avec la Seine-et-Marne. Par contre l'augmentation de population ralentit dans les Yvelines et le Val-d'Oise.

  • Le Val-d’Oise demeure toujours le département le plus jeune d’Île-de-France

D’après les données localisées de population proposées par l’INSEE et actualisées au 1er janvier 2003, le Val-d’Oise compte la plus forte proportion de jeunes de 0 à 19 ans, devant tous les autres départements franciliens. Ainsi, au 1er janvier 2003, on comptait 29,7 % d’habitants âgés de moins de vingt ans en Val-d’Oise, contre, par exemple, 29,2 % en Seine-et-Marne ou 29,1 % en Seine-Saint-Denis.

L'évolution de l’espérance de vie en Val-d'Oise[modifier | modifier le code]

Selon les données de l’INSEE, la progression de l’espérance de vie en Val d’Oise est sensiblement équivalente, entre 1990 et 2002, à celle constatée en ce qui concerne les moyennes nationale ou régionale.

En 2002, l’espérance de vie était en augmentation en Val-d’Oise : pour un homme, elle atteignait, en Val d’Oise, 76,4 ans, contre 82,7 ans pour une femme, pratiquement équivalente à celle de la moyenne nationale (75,8 ans et 82,9 ans respectivement). Entre 1990 et 2002, l’espérance de vie est passée de 73 ans à 76,4 ans pour un homme, et de 81 ans à 82,7 ans pour une femme.

Économie[modifier | modifier le code]

Issu du découpage administratif de la Région parisienne en 1967, le Val-d’Oise s’est affirmé rapidement comme un département dynamique, situé à quelques kilomètres de Paris, en région Île-de-France. Avec près d'1,2 million d’habitants, une agglomération « Préfecture », Cergy-Pontoise, regroupant près de 200 000 habitants et 32 agglomérations supérieures à 10 000 habitants, le département du Val d’Oise présente un double visage : d'une part, un espace urbanisé sur toute sa frange méridionale, depuis le secteur d’Argenteuil-Bezons, jusqu’aux communes du sud-est (Sarcelles, Gonesse, Garges-lès-Gonesse), et d'autre part, de très vastes espaces ruraux maintenus en zones de production agricole : polyculture et élevage dans le Vexin Français (couvert par un Parc naturel régional), grande agriculture à forte valeur ajoutée en Plaine de France.

Situé en périphérie nord et nord-ouest de l’agglomération parisienne, le Val d’Oise bénéficie réellement d’une situation privilégiée à la fois en tant que « porte d’entrée » de la métropole parisienne, mais aussi en tant qu’espace ouvert vers l’Europe du Nord (Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas,...).

En outre, grâce à la proximité de Paris, son caractère international est renforcé par la présence, sur son territoire, de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, disposant d’une gare TGV intégrée, permettant des connexions rapides et faciles pour les passagers aériens et ferroviaires depuis et vers toutes les principales métropoles françaises et européennes.

Un tissu économique dense, riche et diversifié[modifier | modifier le code]

Si le tissu économique du département est composé d’une large majorité de PME-PMI, le Val-d’Oise accueille bon nombre de grandes firmes qui exercent un rôle capital dans sa dynamique économique. Sièges sociaux et groupes industriels de renom national ou international ont choisi de s'y implanter. L’agglomération de Cergy-Pontoise, le bassin industriel d’Argenteuil-Bezons (dit Les rives de Seine), et le secteur de Roissy-en-France (à proximité de l’aéroport) en accueillent un nombre considérable (3M, Air liquide, SPIE, BP, Johnson, Dassault, Sagem, Peugeot, Thales, Thomson, Huawei, Brother, Mori - Seiki, Air France Industries, Fujitsu-Siemens, Sharp, Akai, Konica, Opel, Rover, Yamaha, ACNielsen, Sony-Ericson,Kubota, Delphi, Hispano Suiza, Pioneer…).

Ces entreprises constituent d’importants donneurs d’ordres et font appel à un réseau dense et diversifié de sous-traitants. Mais une part importante de la production industrielle du Val d’Oise est issue des nombreuses entreprises de taille moyenne présentes sur son territoire.

Celles-ci sont orientées, notamment, vers toute une série de secteurs d’activités à vocation technologique : fabrication mécanique et d’équipements industriels, activités numériques, électroniques, fabrications à haute valeur ajoutée… Le Val-d’Oise est ainsi au premier rang français dans le secteur de la production des robots.

Par ailleurs, le Val d'Oise est particulièrement ouvert à l'accueil d'entreprises internationales : plus de 800 sociétés à capitaux majoritairement étrangers sont déjà installées dans le département, dont près de 150 sociétés nord-américaines, 130 sociétés britanniques, 110 sociétés allemandes, 67 sociétés japonaises (parmi les 368 entreprises nippones implantées en France), et déjà 6 sociétés chinoises (dont les sièges européens des entreprises Huawei et Broad.

Le territoire du Val-d’Oise est concerné en outre par les périmètres de neuf Pôles de compétitivité en Île-de-France labellisés par le gouvernement, dans les domaines des « logiciels et systèmes complexes » (dit System@tic), de la santé et des biotechnologies (dit Medicen), de l’image, du multimédia et de la vie Numérique (dit Cap digital), de l'aéronautique et du spatial (dit ASTech), de l'industrie financière (dit Finance Innovation), du Caoutchouc et des Polymères (dit ELASTOPOLE), de la Ville et de la Mobilité durable (dit ADVANCITY) , de la Cosmétique (dit COSMETIC VALLEY) et de la sécurité routière et la mobilité Durable (dit Mov'eo).

Les pôles d’excellence sont également relayés depuis quelques années par les réseaux d’entreprises qui maillent le territoire, dans plusieurs domaines de compétences (comité mécanique, réseau « Mesure », Val-d’Oise numérique, réseau automobile Val-d'Oise-Yvelines (RAVY), Réseau Éco-Industries, Val-d’Oise SAT…).

2 500 hectares de surfaces sont actuellement affectés dans le Val-d’Oise aux zones d’activités économiques, soit plus de 2 % du territoire départemental. Les pôles économiques de Cergy-Pontoise et de Roissy Charles-de-Gaulle disposent ainsi d’importantes surfaces de terrains pour l’accueil d’entreprises immédiatement disponibles. En outre, 21 parcs d’activités économiques accueillent déjà, chacun, plus de mille salariés.

En une vingtaine d’années, le département s’est enrichi de plus de 100 000 emplois salariés nouveaux, l’une des meilleures performances réalisées en France en termes d’accroissement. Au cours des dix dernières années, le Val-d’Oise a été classé plusieurs fois au premier rang des départements français en termes d’accroissement du nombre des emplois salariés. En 2003, le Val-d’Oise était ainsi le premier département d’Île-de-France en termes de taux de progression des emplois salariés du secteur privé[5]. En outre, si la progression du nombre des emplois est plus rapide dans les secteurs d’activités économiques tertiaires, le Val-d’Oise résistait mieux que les autres départements, jusqu'en 2005, au phénomène de désindustrialisation qui affecte la région Île-de-France.

Depuis juillet 2005, le Val-d'Oise a obtenu le label Technopôle délivré par le réseau national RETIS (réseau français des technopoles, CEEI, incubateurs et pôles de compétitivité). Val d'Oise Technopole se décline en sites labellisés (Parc Saint Christophe, Parc de l'Horloge, Parc Val de France, pépinière technologique ACCET-Neuvitec 95 et Aéropole), en entreprises labellisées (120 en 2010) et en partenaires technopolitains (15). Par ailleurs le Val d'Oise compte le seul Centre Européen d'Entreprises et d'Innovation d'Ile de France avec l'ACCET-Neuvitec 95.

Pôles et axes économiques[modifier | modifier le code]

Le Val d’Oise dispose de pôles économiques réellement complémentaires les uns des autres, facilement accessibles par voie routière et ferroviaire depuis le centre de Paris :

  • au cœur de la Plaine de France, et sur le territoire de la Communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France, la présence de l’autoroute A 16, qui permet l’accès à la Grande-Bretagne par le tunnel sous la Manche, explique l’essor actuel des zones d’activités qui jalonnent le parcours depuis la route nationale 1 entre Deuil-la-Barre, Domont et Montsoult, autour des centres urbains qui ont conservé leur structure et leur patrimoine historique (le Château d'Écouen par exemple, dont la fréquentation touristique entretient également le dynamisme économique).
  • le pôle économique du nord de la vallée de l’Oise, autour de Persan et de Beaumont-sur-Oise, au passé industriel riche et vivace, est un site d’équilibre sur le versant nord-ouest du Val-d’Oise. Industries métallurgiques, mais aussi entreprises de pointe, concourent désormais à renforcer ce secteur géographique qui offre des zones d’activités particulièrement accessibles (autoroute A16 vers le Royaume-Uni ; route nationale 184 vers Cergy-Pontoise ; Autoroute 104 vers l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle). Le développement de pôles logistiques et de «post-production» dans le parc d’activité portuaire de Bruyères-sur-Oise vient renforcer les perspectives économiques de ce secteur.
  • les rives de Seine, d’Argenteuil et Bezons à Cormeilles-en-Parisis, Herblay, La Frette-sur-Seine, sont remarquablement situées par rapport à Paris et à La Défense, y compris pour l’accueil de nouvelles activités tertiaires. C’est ainsi que le secteur industriel d’Argenteuil et de Bezons, qui accueille un pôle universitaire, est spécialisé dans l’aéronautique, les industries métallurgiques et de haute technologie, mais aussi dans les filières de la chimie fine ou de la plasturgie. Seinergies, en façade autoroutière, témoigne du succès remporté par les espaces récemment aménagés, et de nouveaux programmes d'immeubles de bureaux (River Ouest de 70 000 m2) sont désormais engagés, en bénéficiant de l'arrivée programmée du tramway à Bezons, permettant de rejoindre très facilement La Défense et l'ouest parisien. Les parcs d’activités de Cormeilles-en-Parisis, de Pierrelaye et d’Herblay offrent des opportunités d’implantation très favorables, dans un environnement privilégié.
  • la vallée de Montmorency est, avant tout, un espace résidentiel recherché, mais les parcs d’activités de taille humaine des Communautés d’agglomération Val et Forêt et de la vallée de Montmorency », tout comme ceux des autres communes du secteur (Sannois par exemple), situées sur l’axe du RER, y offrent également un tissu très riche en PME-PMI spécialisées : haute technologie et sous-traitance en mécanique, plastique ou électronique.
  • le Vexin français, qui bénéficie du label Parc naturel régional couvre près de 50 % de la superficie totale du département du Val-d'Oise. Ce territoire accueille des parcs d'activités économique à taille humaine, intégrant des chartes de qualité environnementale, et ouverts à l'implantation d'entreprises technologiques, artisanales ou de services.

Cergy-Pontoise, agglomération majeure[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1969 sur un territoire à peu près équivalent par sa superficie à celui de Paris, Cergy-Pontoise, la préfecture du Val-d’Oise, est devenue, en l’espace d’une génération une véritable métropole (200 000 habitants), dotée de tous les équipements indispensables au bien-être de ceux qui y vivent et qui y travaillent. Avec plus de 4 000 entreprises, 85 000 emplois sont disponibles sur place pour une population active sensiblement équivalente.

Située à trente kilomètres de Paris, Cergy-Pontoise bénéficie des principales voies de communication nécessaires à son développement : trois lignes SNCF, ainsi que les lignes A et C du RER, mettent le cœur de Paris à quarante minutes. En voiture, l’A15 reliée à l’A86 place Cergy-Pontoise à trente minutes de La Défense en heures creuses. La Francilienne rend l’aéroport international de Roissy-Charles-de-Gaulle aisément accessible, et la ligne de Bus Express reliant par cette voie autoroutière Cergy-Pontoise à l’aéroport Charles-de-Gaulle et a sa gare TGV intégrée offre des débouchés faciles à atteindre pour les actifs domiciliés dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Ces liaisons rapides mettent Cergy-Pontoise au centre du développement du quart nord-ouest de la région Île-de-France.

Qu’il s’agisse de commerces (250 000 m2) ou d’équipements (4 théâtres, 11 cinémas, 83 groupes scolaires, 11 lycées, 18 collèges, 1 400 chambres d’hôtels, 180 restaurants, un réseau de télécommunication à très haut débit, un aéroport d’affaire…), l’offre tente de répondre au mieux à la demande des habitants.

La création, dès 1991, de l’Université de Cergy-Pontoise qui accueille 17 000 étudiants en plus des 12 000 élèves inscrits dans les écoles supérieures de gestion et d’ingénieurs (ESSEC, ENSEA, EISTI, ITIN, les sept grandes écoles de l'Institut polytechnique Saint-Louis) démontre la volonté de doter l'agglomération des atouts nécessaires à son essor. Cergy-Pontoise est désormais le second pôle universitaire en Île-de-France, après Paris.

L'orientation internationale de la zone de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Ce secteur géographique du Val-d’Oise bénéficie d’une situation exceptionnelle compte tenu de l’existence d’axes routiers importants (route nationale 16, route nationale 17, A1, Francilienne, A16), de la réalisation engagée de nouvelles liaisons rapides (bouclage au nord de l’aéroport de la Francilienne, Avenue du Parisis), et de la présence de l’aéroport international de Roissy-Charles-de-Gaulle (aéroport, gare TGV, stations RER). À l’intérieur de la plate-forme aéroportuaire, l’existence de programmes immobiliers représentant plus de 100 000 m2 de bureaux (Roissy-pôle), d’une pépinière d’entreprises (Aéropole) et d’un centre de promotion économique (Datagora Roissy CDG Area) permettent un effet d’entraînement.

Pour répondre à une très forte demande de la part d’entreprises nationales et étrangères, plusieurs parcs d’activités, pour environ 1 000 hectares, situés sur les territoires des communes de Roissy-en-France, Gonesse, Bonneuil-en-France et Goussainville, sont programmés par le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), et accueillent des entreprises de haute technologie et des sociétés étrangères ou à vocation internationale. Le nouveau pôle économique du "triangle de Gonesse", situé entre les aéroports de Paris-Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris-Le Bourget, représente environ 700 hectares.

De même, la Communauté d'agglomération Val de France, la communauté d'agglomération Roissy Porte de France ou la communauté de communes du Pays de France et les communes comme Sarcelles, Louvres, Villiers-le-Bel ou Saint-Witz, aménagent de nouveaux parcs d’activités pour l’accueil d’entreprises intéressées par la proximité de l’aéroport et de ses services, par la qualité des infrastructures routières ainsi que par la vocation internationale de ce secteur stratégique de la région Île-de-France.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le Furia Sound Festival, un festival de musique (entre 2005 et 2010).
  • Le nombre de films tournés dans le Val d'Oise est particulièrement nombreux. On cite couramment le chiffre de 400 films tournés dans le Val d’Oise depuis 1950.
  • L'Espace Michel Berger (EMB), à Sannois, est une salle de spectacle consacrée aux musiques actuelles.
  • Écouen avec le Musée national de la Renaissance notamment.
  • CirquEvolution se déroule tous les ans d'octobre à mai autour d'une vingtaine de spectacles de cirque de création et d'actions culturelles en direction des habitants. Les villes participantes sont Arnouville, Bezons, Le Complexe Marcel Paul à Vauréal, Eaubonne, le Centre culturel Germinal de Fosses; Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Gonesse, Jouy-le-Moutier, Marly-la-ville, Saint-Ouen-L'Aumône, Villiers-le-Bel...

Personnalités artistiques[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2008, 571 440 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées dans le Val-d'Oise, soit 490 kg/hab[6].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans le Val-d'Oise.

Le département possède un riche patrimoine historique et architectural classé, mais ne se situe pas sur les grands axes touristiques français. Il est probablement éclipsé par le rayonnement exceptionnel de la capitale. Le Val-d'Oise possède deux parc naturels régionaux qui contribuent à préserver la majeure partie du département : le parc naturel régional du Vexin français et le parc naturel régional Oise-Pays de France.

Le Vexin français, une des régions rurales les mieux conservées à proximité de Paris, constitue la zone la plus attractive pour le tourisme : Auvers-sur-Oise, le village des peintres, est devenu le pôle principal du département avec une importante clientèle internationale, et une importante politique de développement qui a en partie porté ses fruits. Également dans le Vexin, le château de la Roche-Guyon constitue un autre pôle touristique, aux confis de la Normandie et de l'Île-de-France.

À l'est, l'abbaye de Royaumont, fondée par Saint-Louis au XIIIe siècle, est le second monument le plus visité après le château d'Auvers. Au sud, le château d'Écouen qui abrite le très riche musée national de la Renaissance souffre d'un relatif enclavement et n'attire qu'un nombre restreint de visiteurs comparativement aux autres musées nationaux de la région : il se place cependant en troisième position des sites les plus visités du Val-d'Oise. La comptabilisation des visites ne concerne que le Musée, néanmoins la commune d'Écouen compte d'autres monuments nationaux très visités, comme l'Eglise Saint Acceul, faisant de la ville un important pole touristique. Plusieurs autres musées et monuments se situent dans le département : on peut citer le musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin, le musée Jean-Jacques-Rousseau à Montmorency, ou encore l'abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l'Aumône parmi les plus célèbres.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 1,1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Val-d'Oise dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Commune Population SDC Nombre de logements Résidences secondaires  % résidences secondaires
Vienne-en-Arthies 401 221 50 22,56 %
Vétheuil 878 496 87 17,61 %
Nesles-la-Vallée 1 833 817 82 10,02 %

Sources :

Politique[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Val d'Oise matin, l'édition départementale du quotidien Le Parisien.
  • La Gazette du Val d'Oise, titre de presse hebdomadaire régionale (informations départementales, agglomération de Cergy-Pontoise, Vallée de l'Oise, Parisis). Un exemplaire gratuit est également distribué chaque vendredi, La Gazette Plus. Le titre appartient au groupe Publihebdos.
  • L'Écho-Le Régional, titre de presse hebdomadaire régionale (Vallée de l'Oise, Vallée de Montmorency, Plaine de France, Val et forêt, agglomération d'Argenteuil-Bezons). Le journal fait partie du groupe Publihebdos depuis 2008.
  • Val d'Oise, Le mag, mensuel du Conseil général du Val d'Oise.
  • Vivre en Val d’Oise
  • VO Tv, et son site Internet VOnews, chaîne de télévision du département. Elle est diffusée via la chaîne locale Télif, qui regroupe plusieurs chaînes d'Île-de-France.
  • IdFM Radio Enghien, station de radio généraliste basée à Enghien-les-Bains (98.0 FM).
  • RGB99.2, station de radio généraliste basée à Cergy (99.2 FM).
  • Reve FM (Radio Essec Voix Étudiante), station de radio de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), située à Cergy.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs notoires[modifier | modifier le code]

Sportifs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Diagana, athlète français recordman d'Europe du 400 m haies, était licencié à l'Entente Athlétique Franconville-Le-Plessis-Bouchard (actuel Entente Franconville Cesame Val d'Oise EFCVO).
  • Philippe Boisse, double médaillé d'or aux Jeux olympiques (1980-1984), médaillé d'argent par équipe en 1984, triple médaillé d'or aux championnats du monde (1982-1983-1984).
  • Myriam Soumaré, sprinteuse, quintuple médaillée aux championnats d'Europe d'athlétisme (à Barcelone en 2010 : or sur 200 m, argent sur 4 × 100 m et bronze sur 100 m ; à Helsinki en 2012 : bronze sur 200 m ; à Göteborg en 2013 : bronze sur 60 m). Elle évolue au AA Pays de France Athlé 95.

Cultes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]