Val-d'Isère

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Val-d'Isère
Vue du village de la Daille à Val-d'Isère
Vue du village de la Daille à Val-d'Isère
Blason de Val-d'Isère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Bourg-Saint-Maurice
Intercommunalité Communauté de Communes de Haute Tarentaise
Maire
Mandat
Marc Bauer
2014-2020
Code postal 73150
Code commune 73304
Démographie
Gentilé Aval(l)ins
Aval(l)ains
Population
municipale
1 602 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Population
aire urbaine
16 708 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 02″ N 6° 58′ 41″ E / 45.450555, 6.978055545° 27′ 02″ Nord 6° 58′ 41″ Est / 45.450555, 6.9780555  
Altitude Min. 1 785 m – Max. 3 599 m
Superficie 94,39 km2
Localisation

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Liens
Site web Valdisere.com

Val-d'Isère est une commune française et une station de ski du département de la Savoie et de la région Rhône-Alpes. Village de montagne du massif de la Vanoise, en Haute-Tarentaise, il comptait 1 602 habitants en 2011.

Petit village de haute montagne isolé notamment pendant les périodes de neige durant son passé, Val-d'Isère devient, grâce au développement du ski à partir des années 1930, une station de sports d'hiver qui possède depuis les années 1970-1980 une renommée qui en fait l'une des capitales mondiales du ski. Sur les sites de la Daille (piste Oreiller-Killy) et de la Face de Bellevarde, elle accueille chaque année des épreuves de la coupe du monde de ski alpin (le critérium de la première neige depuis 1955). Val d'Isère a été le théâtre des compétitions masculines de ski alpin des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, et a organisé les championnats du monde de ski alpin 2009. Son domaine skiable est couplé avec celui de Tignes sous l'appellation Espace Killy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Val-d'Isère est à l'origine désignée par l'appellation de La Val de Tignes (en latin vallis Tignarum[1] ou Vallis Tinearum) voire Laval-de-Tignes (avec la soudure de l'article L' avec Val), ou encore Val-de-Tignes ou plus simplement Laval[2],[3]. Le nom de Laval-de-Tignes est encore utilisé en 1878[1].

La commune prend son toponyme actuel et définitif en 1886[4],[5].

Les habitants du village sont appelés les Avalaines et Avalains[2]. On trouve cependant dans la littérature locale la forme Avallains, selon l'abbé Hudry ou les écrtis de l'Académie de la Val d'Isère[3], qui est la forme dérivé du patois local[4], ou encore Avalin ou Avallin (relevé par Alzieu)[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le chemin du Charvet avec l'église Saint-Bernard-des-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans les Alpes, plus précisément en Haute-Tarentaise, dans le massif de la Vanoise, en Savoie, à la frontière franco-italienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Val-d'Isère, d'une altitude médiane de 1 850 m, se trouve dans un climat continental montagnard. Les hivers sont froids et neigeux, et la saison estivale assez douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne plus humides

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Val-d'Isère est reliée au reste du pays par une unique route départementale : la RD902. Depuis la plaine de la combe de Savoie-Albertville, la commune se rejoint via une voie express extension de l'A 430, qui reprend la RN 90. La voie express se termine au niveau de la commune d'Aime et la route se poursuit avec la RN90. Au sortir de la ville de Bourg-Saint-Maurice, il faut suivre la direction de la station en suivant la D902.

La RD902 franchit au sud-est du village le col de l'Iseran pour rejoindre Bonneval-sur-Arc située dans la vallée de la Maurienne. La route départementale à partir du Fornet vers le col de l'Iseran et Bonneval-sur-Arc est fermée pendant la période hivernale (en général de début novembre à début juin suivant les conditions d'enneigement).

Par ailleurs, le TGV arrive jusqu'en gare de Bourg-Saint-Maurice toute l'année, et des liaisons via l'Eurostar et le Thalys depuis Londres et Bruxelles sont mises en place lors de la saison touristique hivernale. La station se situe à environ 30 kilomètres et est accessible par des liaisons régulières en autocar ou en taxi.

On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry (219 km - 2h45) et Genève (208 km - 2h35), ainsi que celui de Chambéry - Savoie (142 km - 1h40). La station ne possède pas d'altiport, mais un héliport..

Service de navettes

Val d'Isère dispose d'un service de navettes gratuites. Son réseau est constitué de trois lignes : le « Train rouge » pour la plus importante, le « Train bleu » et le « Train vert » qui desservent les hameaux de la Legettaz et du Joseray[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Val d'Isère est divisée en plusieurs hameaux, assurant un charme indéniable à la station. Le premier en remontant l'Isère est La Daille, grand ensemble d'immeubles des années 1970 construits autour d'un vieux village. On rencontre ensuite le vieux village à proprement parler, aisément reconnaissable à son église. L'urbanisation de ces dernières années a regroupé avec le vieux village entre autres les hameaux du Crêt et de l'Illaz en venant de la Daille.

Au sud se situent ensuite les hameaux du Joseray et du Châtelard, dans le Vallon du Manchet où se situe le hameau de même nom, abandonné, classé et en réfection aujourd'hui.

À l'est se situent les hameaux du Laisinant 45° 26′ 47″ N 6° 59′ 35″ E / 45.446373, 6.99297 puis du Fornet 45° 26′ 59″ N 7° 00′ 36″ E / 45.449722, 7.009878, situé au pied du col de l'Iseran.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 6 038[7]. Parmi ces logements, 12,7 % sont des résidences principales, 86,9 % sont des résidences secondaires et 0,4 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 5,9 % des maisons individuelles, 85,3 % sont des appartements et enfin seulement 8,9 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 36,8 %[7]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 28,6 % sur l'ensemble des logements qui est inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[7]. On peut noter également que 34,5 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 28,8 % sont des studios, 22,5 % sont des logements de deux pièces, 27,2 % en ont trois, 14,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 6,9 % des logements ont cinq pièces ou plus[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Tignes, dont la communauté de La Val de Tignes dépend, appartient à la seigneurie de la Val d'Isère avec les paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger, ainsi que Séez où se trouve le château[8],[9], correspondant à la haute vallée de l'Isère. Cette seigneurie dépendait initialement à la famille de Briançon[10], apparue vers le Xe siècle, qui portent d'ailleurs le titre de vicomte de Tarentaise, donné soit par les comtes de Savoie[11] ou soit par l'Empereur Henri IV du Saint-Empire[12]. À la fin du XIIIe siècle, sous le règne du comte Philippe Ier de Savoie, les terres des Briançon passent sous le contrôle direct des Savoie, qui prennent le titre de vicomte de Tarentaise[13].

Jusqu'au milieu du XIIIe siècle, la paroisse de Sainte-Foy réunit les villages de Tignes et Val d'Isère. Lorsque Tignes devient indépendante, elle obtient en annexe Val-de-Tignes[4].

Le 29 mai 1310, Jacquemet de Beaufort, obtient en échange de sa seigneurie de Beaufort, la seigneurie de la Val d'Isère et achète le titre de vicomte de Tarentaise en 1346 au comte Amédée V de Savoie, pour 2 000 florins[14].

Au XVe siècle, le titre passe à la famille de Duin (ou Duyn)[9]. Puis en 1540, celui-ci passe à Jean de Duyn-Mareschal. Les membres de cette famille portent selon les textes le nom de Mareschal (de) Duyn (de) La Val d'Isère[9]. Les possessions et titres passent ensuite en 1795, à la famille d'Allinges-Coudrée, dont le dernier descendant, Prosper-Gaëtan d'Allinges, marquis de Coudrée, meurt le 26 février 1843[15].

La paroisse est détachée de celle de Tignes en 1645[2].

Naissance de la station[modifier | modifier le code]

1932 marque les débuts de la station de sports d'hiver avec la création d'une école de ski[16]. En effet, c'est au cours de la saison 1932-33, que l'industriel alsacien Charles Diebold s'installe au village afin d'initier les habitants aux « cours vosgiens »[17]. Venu deux ans plus tôt dans les lieux, il pressent le potentiel du Val et présente un projet au maire du village, Nicolas Bazile.

L'accueil des premiers touristes se fait dans les quatre premiers hôtels du village[16]. Le développement touristique permet par ailleurs au village d'obtenir de nouveaux services dont l'obtention d'un bureau de poste ainsi que de l’installation d’une cabine téléphonique[18]. Par ailleurs, le village est alimenté en eau et en électricité[18].

Le village bénéfice d'une nouvelle route en direction du col de l'Iseran, à partir de 1932[18]-1937[16]. La route est désormais déneigée permettant le désenclavement du village durant la période hivernale[18].

La station est équipée d'un téléphérique, Solaise, à partir de 1942[16]. À partir de cette période, le développement de la station est due à Jacques Mouflier, un industriel spécialisé dans le contreplaqué[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[19].

À la suite des élections municipales de 2014, la répartition des sièges au sein du conseil municipal se fait comme suit[20] :

Groupe Président Effectif Statut
SE Marc Bauer 15 majorité
SE Patrick Martin 04 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des derniers scrutins électoraux, Val d'Isère a marqué une nette préférence pour la droite, et pour l'UMP en particulier, qui y obtient la majorité absolue systématiquement dès le premier tour[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Val-d'Isère :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... 1947 Nicolas Bazile SE ...
1947 mars 1965 Frédéric Pétri SE ...
mars 1965 mars 1977 Noël Machet SE ...
mars 1977 mars 1983 Yvon Mattis SE ...
mars 1983 juin 1995 André Degouey SE ...
juin 1995 octobre 1995 Serge Paquin SE ...
octobre 1995 mars 2008 Bernard Catelan SE ...
mars 2008 en cours Marc Bauer SE ...
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Une brigade de gendarmerie est installée à Val-d'Isère pour veiller au maintien de l'ordre dans la station. Celle-ci voit arriver des renforts pendant la saison touristique.

En outre, la station dépend du TGI d'Albertville lui-même étant du ressort de la Cour d'appel de Chambéry pour tout ce qui relève du domaine judiciaire et du Tribunal administratif de Grenoble lui-même étant du ressort de la Cour d'appel administrative de Lyon pour tout ce qui relève du domaine administratif.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

À ce jour, aucune coopération décentralisée ou autres actions extérieures n'ont été mises en place[26].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
278 441 469 665 480 453 297 282 284
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
273 274 255 277 278 229 198 218 203
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
196 180 168 201 341 742 1 015 1 413 1 344
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
1 637 1 701 1 632 1 732 1 710 1 563 1 602 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Val d'Isère possède une crèche et une école primaire. Le collège et le lycée se poursuivent généralement à Bourg-Saint-Maurice.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Du 2 au 15 février 2009 ont eu lieu dans la station les Championnats du monde de ski alpin 2009. En décembre de chaque année a lieu une manche de la coupe du monde de ski alpin, le Critérium de la première neige.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre médical Médival est l'établissement de santé le plus important de Val-d'Isère.

Sports[modifier | modifier le code]

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Activités sportives de la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses disciplines sportives peuvent être pratiquées sur la commune. Les reliefs environnants sont propices à la randonnée, l'escalade ou le parapente... Depuis maintenant plusieurs années, Val d'Isère tente d'être aussi une station « d'été », en essayant d'attirer de nombreuses compétitions. Depuis l'été 2010, la station savoyarde accueille les championnats de France de VVT et de Trial ainsi que les championnats de France de tir à l'arc. Du 1er au 3 juillet 2011, les championnats du monde de trial se sont installés à Val d'Isère. La station savoyarde possède un très large panel de sports en été, la majorité se situant dans la vallée du Manchet :

  • Un terrain de foot/rugby où s'est notamment entraîné le XV de France en 2007 ;
  • Plusieurs terrains de tennis ;
  • Un pas de tir à l'arc et de tir à la carabine ;
  • Un practice de golf avec un petit terrain pour s'exercer ;
  • Un Fun parc avec une des plus hautes rampes de Tarentaise ;
  • Un centre équestre avec plusieurs carrières pour les poneys et chevaux.

Station de ski[modifier | modifier le code]

Val d'Isère
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Image illustrative de l'article Val-d'Isère
Administration
Pays
Localité Val d'Isère
Site web www.valdisere.com
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 02″ Nord 6° 58′ 41″ Est / 45.450555555556, 6.9780555555556  
Massif
Altitude 1850 m
Altitude maximum 3 300
Altitude minimum 1 785
Ski alpin
Domaine skiable Espace Killy
Remontées
Nombre de remontées 47
Téléphériques 3
Funitels et funiculaires 1
Télécabines 2
Télésièges 21
Téléskis 17
Pistes
Nombre de pistes 79
     Noires 12
     Rouges 24
     Bleues 28
     Vertes 15
Total des pistes 300 km
Installations
Nouvelles glisses
1
Ski de fond
Nombre de pistes 8
     Noires 0
     Rouges 2
     Bleues 4
     Vertes 2
Total des pistes 20 km
Chronologie de la Station 
  • Hiver 1931-1932 : Début de l'ère commerciale, hôtel Maurice ouvert pour permettre l'hébergement des vacanciers. L'École du ski français (E.S.F.) voit le jour.
  • Hiver 1933-1934 : Le premier remonte-pente, le Rogoney, est créé : deux places non débrayable (remplacé en l'an 2000).
  • Hiver 1934-1935 : Création du Syndicat d'initiative.
  • Hiver 1937-1938 : Création de la Société des Téléphériques de Val d'Isère (STVI).
  • 10 février 1970 : Avalanche meurtrière à l'UCPA.Une énorme masse de neige se détache à 2 960 mètres d'altitude depuis la Pointe du Front vers 8h du matin. L'écoulement franchit l'Isère puis la route du col de l'Iseran pour finir sa course sur le foyer UCPA situé à environ 150m à l'est de l'église du vieux bourg. 39 jeunes meurent parmi les 194 vacanciers du centre à ce moment. Plusieurs protections paravalanches ont été réalisées depuis : des ouvrages métalliques retenant le manteau neigeux et des terrasses creusées dans le sol dans la zone proche du sommet, un mur de béton armé couvert d'enrochement au contact du bâtiment.
  • Hiver 1991-1992 : Organisation d'épreuves de ski à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville.
  • Hiver 2008-2009 : Val-d'Isère organise les Championnats du monde de ski alpin 2009 FIS.
Présentation 

Au début des années 1920, la station n'était en fait qu'un ensemble de hameaux. La population était intégralement composée de la paysannerie savoyarde. Le village est situé au carrefour de trois vallées et les pâturages environnant ont toujours permis un élevage de bonne qualité. La neige n'étant alors pas vue comme un outil commercial, la population de Haute Tarentaise vivait dans des conditions assez dures. L'exode rural n'a pas arrangé cela et la population commençait à décroître.

Face au succès du sport alpin, certains habitants se sont mobilisés pour faire de la station un site capable d'accueillir des compétitions sportives. Le domaine skiable de Val d'Isère intéresse, car le massif de Solaise est admirablement exposé (plein ouest), la neige est toujours présente (l'altitude du village en est la principale cause). La première benne est construite au moyen d'ânes et par la force des bras des autochtones, elle sera l'une des plus rapides du pays, la STVI (société des téléphérique de Val d'Isère) est créée. La STVI "historique" deviendra plus tard SOFIVAL, une holding, qui lui permettra son expansion en dehors de la station, et de gérer ses sociétés filles, Montaval pour la maintenance et le montage de remontées mécaniques, VALBUS pour le réseau de bus en hiver, et la nouvelle STVI pour l'exploitation des remontées mécaniques de Val d'Isère. Notons que de nos jours SOFIVAL, holding propriétaire de la STVI, est devenu un groupe largement bénéficiaire détenant les remontées de nombreuses stations de ski. La STVI est rachetée en 2007 par la Compagnie des Alpes.

La route du col de l'Iseran a permis une interconnexion optimale assurant une intégration dans le département. Cette mise en relation du village a facilité son accessibilité et a permis de stimuler son expansion. L'hiver, cette route est fermée à cause de la neige (elle s'incorpore même dans le domaine skiable avec les pistes appelées Mattis et Mangard). Mais dès la saison estivale elle est rouverte à la circulation et permet la liaison avec Bonneval-sur-Arc. Le col a une grande histoire avec le cyclisme français (depuis quelques années la mairie développe davantage l'instruction cycliste du col, notamment avec des horodateurs et des panneaux d'affichage).

La station a profité de la renommée exceptionnelle de son athlète mythique Jean-Claude Killy; après des athlètes comme Mathieu Bozzetto en snowboard ou Pierre Paquin en ski alpin, aujourd'hui on retrouve en lice des compétitions internationales des athlètes Avalins comme Anémone Marmottan en ski alpin et des jeunes qui montent comme Hugo et sa sœur cadette Romane Géraci.

La station de sports d'hiver organise depuis 1955 le "Critérium de la première neige"; cette compétition fait partie du circuit de la Coupe du Monde FIS depuis 1968. En 1992, quatre épreuves de ski masculines des Jeux Olympiques d'Hiver sont organisés sur la piste "La Face" de Bellevarde. Les vainqueurs furent l'Autrichien Patrick Oertlieb (descente), l'Italien Alberto Tomba (slalom géant), le Norvégien Kjetil Andre Aamodt (Super-G) et l'Italien Josef Polig en combiné alpin.

Du 2 au 15 février 2009, la station accueillit les championnats du monde de ski alpin après de nombreuses péripéties durant leur organisation telles que les démissions du président et du directeur général du directoire du comité d'organisation Jean-Claude Killy et Jean-Paul Pierrat. Ceci vaudra alors, à Roselyne Bachelot ministre chargée de la Jeunesse, des Sports de se déplacer afin de remettre de l'ordre et faire cesser avec les meilleurs arguments les querelles au sein des clochers Avalins. Les femmes concourront sur la piste Rhône-Alpes sur la montagne de Solaise et les hommes sur Bellevarde.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie... Ainsi que Radio Val d'Isère. Née en 1979 sous la coupe de Radio France, Radio Val d'Isère est devenue une association indépendante en 1981. Depuis, elle produit aussi de nombreuses images et reportages vidéos visibles sur son site internet. Slogan : "Radio Val d'Isère, le premier média de Val d'Isère". La radio locale est considérée par les avalins comme faisant partie de son patrimoine. Elle s'associe à tous les événements et relate tous les faits de la vie locale. Malgré le caractère saisonnier de Val d'Isère, elle assure un suivi des informations toute l'année.

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale de la vallée de la Tarentaise. France 3 et son décrochage France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré avec une édition locale, ainsi que le magazine Infosnews édition « Espace Killy ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les revenus moyens par ménage avalin sont de 26 040 €/an.

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 1,6 %[29], avec un nombre total de 17 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 94 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 65,3 % d'actifs contre 7,4 % de retraités dont le nombre est inférieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 19,6 % de jeunes scolarisés et 7,7 % de personnes sans activité[29].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Val-d'Isère 0,8 % 16,3 % 3,5 % 27,1 % 37,2 % 15,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[30]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

L'aventure hôtelière débute en 1933 avec l'ouverture de deux hôtels[31]. Dans les années soixante-dix, la station offre 4 000 lits en milieu hôteliers et 6 000 en chalets et en résidences[32].

En 2013, une étude du site web TripAdvisor - appelée « TripIndex Ski »[Note 3] - classe la station de Val d'Isère parmi les 10 stations les plus chères d'Europe avec une dépense moyenne estimée à 389,56 euros[Note 4]. L'étude publiée en février 2014 et portant sur 27 stations françaises classe la station en 3e position avec une dépense moyenne de 429,84 euros, derrière les stations de Courchevel (520 euros) et Méribel (503 euros)[33].

Lors de la promotion de 2012, trois restaurants sont dans le guide Michelin avec un total de trois étoiles, toutefois l'année suivant l'un d'entre-eux perd sa distinction[Note 5].

En 2012, la commune possède trente et un hôtels[F 1]. Cinq d'entre-eux sont des hôtels classés cinq étoiles.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Val-d'Isère.

La vie des montagnards alpins est marquée par une profonde religiosité. Au XVIIe siècle, l'art sacré populaire adopte l'art baroque lancé par les papes mécènes. Les églises s'ornent de décors foisonnants. Pièce maîtresse de l'ensemble, le retable est de bois polychrome, doré à l'or fin, rehaussé de colonnes torses, de saints monumentaux, d'anges joufflus.

L'église baroque de Val-d'Isère (XVIIIe siècle) accueille Saint-Bernard-des-Alpes, patron des montagnards.

  • Église baroque dédié à saint Bernard de Menthon, chapelles du Fornet, du Laisinant, du Joseray, de la Daille et de Val d'Isère.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La cuisine locale est influencée par les produits issus du terroir. Sur les tables avalines, on peut déguster des plats fait à base de fromages de Savoie tels que la fondue savoyarde...

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Derrière l'église se situe un jardinet abritant le monument aux morts. Sur le front de neige, l'été, il est possible de jouer au mini golf.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Val-d'Isère bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[34].

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Val-d'Isère Blason Écartelé 1 et 4 d'or à la croix de gueules, 2 et 3 d'or, à la bande de gueules, chargée de trois coquilles d'argent[35].
Détails
  • Les armes de la commune reprennent le blasonnement de la famille des Duyn-Mareschal de la Val d'Isère, vicomtes de Tarentaise.

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur la commune[modifier | modifier le code]

Ouvrages, études sur la station et son développement[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'étude du « TripIndex Ski » permet de calculer le coût de vie dans une station de ski. Elle repose sur « sur le coût combiné d'une nuit d'hôtel, d'un forfait d'une journée de ski, de la location d'un équipement de ski basique pour une journée, d'un repas local et d'une bière », cité par Anaïs Giroux, « EN IMAGES. Top 10 des stations de ski les plus chères d'Europe », L'Express,‎ 20 décembre 2013 (lire en ligne).
  4. Selon l'étude pré-citée, les chiffres retenus pour ce calcule prend en compte le coût moyen d'une nuit d'hôtel (293,80 euros), celui d'une location (22,16 euros), le forfait à la journée (48,50 euros) ou encore les dépenses pour un repas et une boisson (25,10 euros), soit un montant de 389,56 euros. Voir aussi « Courchevel, station de ski la plus chère d'Europe », L'Écho touristique,‎ 19 décembre 2013 (lire en ligne).
  5. Les tables de La Becca et des Barmes de l'Ours étaient étoilés avant d'être rejoint en 2012 par celle de L'Atelier d'Edmond. En 2013, La Becca quitte le club des tables étoilées. Publié dans Thomas Lanier, « Découvrez tous les restaurants étoilés de Savoie », Le Dauphiné libéré,‎ 27 février 2012 (lire en ligne) et La Rédaction, « Guide Michelin : deux restaurants savoyards font leur entrée », Le Dauphiné libéré,‎ 18 février 2013 (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

Sources communales[modifier | modifier le code]

  • Données issues des sites de la mairie de Val-d'Isère

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

  1. « Chiffres clés Tourisme » (consulté en septembre 2014).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 484, Article « Val d'Isère ».
  2. a, b et c « Article « Val-d'Isère » », sur le site des Archives départementales de la Savoie, savoie-archives.fr (consulté en juillet 2014), p. La base de données des communes de Savoie.
  3. a et b Hudry 1982, p. 216.
  4. a, b, c et d Alzieu 2002, p. 17.
  5. Célestin Freppaz, La vie traditionnelle en Haute-Tarentaise, éditions CURANDERA, 2003.
  6. Plan de circulation des navettes sur le site valdisere.com.
  7. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN, « Val-d'Isère »
  8. Chanoine Joseph Garin, Le Beaufortain : une belle valleé de Savoie : guide historique et touristique illustre, La Fontaine de Siloé (réimpr. 1996) (1re éd. 1939), 287 p. (ISBN 2-84206-020-2), p. 33.
  9. a, b et c Hudry 1982, p. 173.
  10. Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers : Capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé, Coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2007, 503 p. (ISBN 978-2-8420-6341-2), p. 293.
  11. Hudry 1982, p. 14.
  12. D'après Léon Vercoutère, auteur de Les seigneurs de Briançon et d'Aigueblanche en Tarentaise (1933), repris par Bernard Bligny, L'église et les ordres religieux dans le royaume de Bourgogne, Imprimerie Allier,‎ 1960, 535 p. (ISBN 978-2-7171-0159-1), p. 138.
  13. Volume 1 de Archives de l'ancien duché de Savoie. Série S A. Inventaire, Archives départementales de la Savoie, 1966, p. 59.
  14. Charvin 1979, p. 69.
  15. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita,‎ 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 163.
  16. a, b, c, d et e Alice Travers, Politique et représentations de la montagne sous Vichy : La montagne éducatrice 1940-1944, Éditions L'Harmattan,‎ 2001, 286 p. (ISBN 978-2-2962-7441-9), p. 92-93.
  17. Alain Mermier, Albertville autrefois. Les années 20, Édition simplifiée, La Fontaine de Siloé,‎ 1987, 435 p. (ISBN 978-2-90474-502-7), p. 275
  18. a, b, c et d Bernard Larique, « Les sports d’hiver en France : un développement conflictuel ? Histoire d’une innovation touristique (1890 – 1940) », Flux. Cahiers scientifiques internationaux Réseaux et territoires, vol. 1-2, no 63-64,‎ 2006, p. 7-19 (lire en ligne).
  19. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  20. « Accueil Municipales 2014 > SAVOIE (73) > L > Résultats reçus 1er tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en septembre 2014).
  21. Ministère de l'Intérieur
  22. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/082/073/73304.html
  23. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2007/073/07330402.html
  24. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/ER2009/05/082/073/073304.html
  25. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/RG2010/082/073/073304.html
  26. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Val-d'Isère », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté en août 2014).
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  29. a et b Données INSEE cités par le JDN - Emploi
  30. Données démographiques d'après l'INSEE citées par le JDN
  31. Louis Chabert et Lucien Chavoutier, Une Vieille vallée épouse son siècle : petite géographie de la Tarentaise, coll. « Trésors de la Savoie »,‎ 1976, 190 p., p. 93.
  32. Louis Chabert et Lucien Chavoutier, Une Vieille vallée épouse son siècle : petite géographie de la Tarentaise, coll. « Trésors de la Savoie »,‎ 1976, 190 p., p. 97.
  33. Iris Mazzacurati, « Courchevel, Méribel et Val d'Isère, stations de ski les plus chères », L'Express,‎ 18 février 2014 (lire en ligne). Étude complète (Communiqué de presse) publié sur le site Veille Info Tourisme (Bulletin de la Communauté virtuelle de veille touristique réalisé de manière collaborative et animé par le ministère du Tourisme) - veilleinfotourisme.fr.
  34. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  35. « Armes de Val-d'Isère », sur sur labanquedublason2.com (consulté en septembre 2014).