Valérie Pécresse

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Valérie Pécresse
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n11.jpg
Valérie Pécresse, en janvier 2010.

Fonctions
Ministre du Budget, des Comptes publics
et de la Réforme de l'État

Porte-parole du gouvernement
Actuellement en fonction
Depuis le 29 juin 2011
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur François Baroin
Présidente du groupe Majorité présidentielle
au conseil régional d'Île-de-France
Actuellement en fonction
Depuis le 22 mars 2010
Prédécesseur Roger Karoutchi
Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche
18 mai 200729 juin 2011
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
François Fillon III
Prédécesseur François Goulard
Gilles de Robien
Successeur Laurent Wauquiez
Députée de la
deuxième circonscription des Yvelines
19 juin 200219 juillet 2007
Prédécesseur Franck Borotra
Successeur Yves Vandewalle
Biographie
Nom de naissance Valérie Roux
Date de naissance 14 juillet 1967 (1967-07-14) (44 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de HEC Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire (Conseil d'État)
Religion Catholicisme

Valérie Pécresse, née Valérie Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Diplômée des HEC Paris et de l'École nationale d'administration, elle enseigne à partir de 1992 le droit constitutionnel à l'Institut d'études politiques de Paris. Députée des Yvelines de 2002 à 2007, elle est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Elle mène notamment à bien la réforme de l'autonomie des universités. Depuis 2011, elle est ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État et porte-parole du gouvernement.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Naissance, études et cursus

Valérie Anne Émilie Pécresse est la fille de de Catherine Bertagna et de Dominique Roux, professeur à l'Université Paris-Dauphine et président de Bolloré telecom depuis janvier 2007.

Elle étudie à l'Institution Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine[1]. Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (promotion Condorcet, 1990-1992), dont elle sort deuxième.

Catholique pratiquante[2], elle épouse Jérôme Pécresse en 1994[3]. Elle est mère de trois enfants[4].

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est également auditrice au Conseil d'État.

De 1993 à 1998, elle est aussi conseillère auprès du service juridique et technique de l'information (SJTI) et rattachée aux services du Premier ministre français.

De 1995 à 1998, elle est en poste comme commissaire du gouvernement auprès de la section du contentieux du Conseil d'État et secrétaire général du Conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP).

[modifier] Carrière politique

[modifier] Débuts

Après la dissolution de l'Assemblée nationale et les législatives de 1997, elle est approchée par Lionel Jospin[5], mais préfère se tourner vers Jacques Chirac, et est alors nommée, en juillet 1998, conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française. Son grand-père Louis Bertagna, gaulliste, ancien résistant, et psychiatre a été l'un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d'anorexie à l'adolescence[6], et les Pécresse sont apparentés à Henri Belcour, ancien maire d'Ussel et suppléant de Jacques Chirac lorsque celui-ci s'est présenté à la députation.

[modifier] Députée des Yvelines

En 2002, Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent la succession du député de la deuxième circonscription des Yvelines, Franck Borotra, qui donne son accord pour la candidature de Valérie Pécresse dans sa circonscription. En juin, elle est élue au second tour députée, sous l'étiquette UMP, avec 65,11 % des voix[7]. À l'Assemblée nationale, elle devient une spécialiste des questions familiales — elle est rapporteur de la mission d'information sur la famille, s'implique fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes — et est aussi membre de la commission des Affaires culturelles.

À partir de novembre 2002, elle est secrétaire générale adjointe de l'UMP, chargée des études et du centre d'études politiques. Alain Juppé déclare alors à son propos : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement[8] ». Elle est ensuite porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel.

En mars 2004, elle est élue conseillère régionale d'Île-de-France sur la liste conduite par Jean-François Copé.

Elle participe, comme rapporteur, en 2005-2006, à la mission parlementaire d'information sur la famille[9] sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission présente 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l'enfant. Son rapport, intitulé L'enfant d'abord[10], est adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission[11].

Le Premier ministre Dominique de Villepin la charge, en juillet 2006, d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle. Directrice de la revue de l'UMP Les débats de l'Union, adversaire résolue du Front national, elle défend, en avril 2006, dans le quotidien Le Monde, l'idée d'une « société métissée fière et énergique[12] ».

[modifier] Ministre de l'Enseignement supérieur

Valérie Pécresse, en 2007.

Le 18 mai 2007, à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement François Fillon[Note 1].

Elle conserve son poste dans le gouvernement François Fillon II, formé après les élections législatives de juin 2007, lors desquelles elle est réélue députée dans sa circonscription, dès le premier tour, avec 54,80 % des suffrages[13].

Au gouvernement, elle fait voter, dès 2007, la loi sur l'autonomie des universités (loi LRU), soutenue par la Conférence des Présidents d'université (CPU), mais contestée par une partie des universitaires et par des étudiants. Cette réforme est dès lors présentée par la droite comme l'une des principales réussites du mandat de Nicolas Sarkozy. Elle met en place son plan de réforme du CNRS par l'association Sauvons la recherche. Elle annonce en janvier 2008 un « plan campus », lui aussi contesté, qui doit faire émerger en France dix pôles universitaires d'excellence de niveau international. Début 2009, son projet de décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs suscite à nouveau un mouvement de protestation.

Le 10 juin 2009, elle devient présidente de la fédération UMP des Yvelines en remplacement de Gérard Larcher. Proche de Pierre Bédier et d'Henri Cuq, elle soutient la candidature d'Alain Schmitz à la tête du conseil général des Yvelines malgré le soutien de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin[14].

Elle remporte la primaire UMP pour l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, le 22 mars 2009, avec 59,9 % des suffrages, contre le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi[15]. La liste qu'elle mène est devancée au second tour par celle du socialiste Jean-Paul Huchon, qui recueille 56,69 %[16]. Dans les Yvelines, où elle se présente, sa liste obtient 50,54 % des voix[17]. Le 22 mars 2010, elle est élue présidente du groupe de la Majorité présidentielle au conseil régional d'Île-de-France, succédant à Roger Karoutchi[18].

Elle conserve ses attributions ministérielles dans le gouvernement François Fillon III, formé le 14 novembre 2010.

[modifier] Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement

Le 29 juin 2011, à la suite de la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, en remplaçement de François Baroin, nommé ministre de l'Économie. Elle devient également porte-parole du gouvernement, fonction qui était aussi occupée par François Baroin. C'est Laurent Wauquiez qui lui succède au poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qu'elle a occupé pendant quatre ans.

Elle doit notamment faire face à la crise de la dette dans la zone euro.

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Son cabinet est dirigé par Philippe Gillet. Marie-Danièle Campion est directrice-adjointe de cabinet chargée des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières et Jean-Philippe de Saint-Martin, directeur adjoint de cabinet chargé des moyens et de l'évaluation.

[modifier] Références

  1. Elle obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans : « Valérie Pécresse, l'heure de l'autonomie », Le Figaro, 19 mai 2007.
  2. « Valérie Pécresse : Et Dieu créa la femme », Le Nouvel Économiste, 19 novembre 2004 : « Je suis catholique pratiquante. Mon catholicisme est sûrement à la racine de mon engagement politique. »
  3. Le 6 août 1994, elle épouse Jérôme Pécresse (vice-président exécutif d’Alstom et président du secteur Alstom Renewable Power Jérôme Pécresse
  4. Jérôme Pécresse, le mari de Valérie, Paris Match, 24 août 2010
  5. « Valérie Pécresse, la guerrière », Le Parisien, 29 mars 2009.
  6. Pécresse, la femme d'action aurait «voulu être une artiste» dans Le Figaro du 5 août 2009
  7. Élections législatives de 2002 - résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  8. « Valérie Pécresse, à la recherche de l'autonomie » par Charles Jaigu, Le Figaro, novembre 2007
  9. Mission d'information famille et droits des enfants sur le site internet de l'Assemblée nationale, 27 janvier 2006
  10. « L'enfant d'abord, 100 propositions pour placer l'intérêt de l'enfant au cœur du droit de la famille », rapport à l'Assemblée nationale, 25 janvier 2006
  11. « Les parlementaires contre l’homoparentalité mais pour l’amélioration du PACS » sur FGL
  12. [1] Article du Monde, avril 2006
  13. Élections législatives de 2007, résultats dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  14. Béatrice Jérôme, Le Monde, 5 juillet 2009
  15. « Régionales : Pécresse bat Karoutchi pour l'investiture UMP en Ile-de-France », Le Monde, 22 mars 2009.
  16. Élections régionales de 2010 - résultats en Île-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur.
  17. Élections régionales de 2010 - résultats dans les Yvelines sur le site du ministère de l'Intérieur.
  18. « Pécresse fait le ménager au groupe UMP », Le Parisien, 9 avril 2010.
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