Valéri Brioussov

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Valéri Brioussov

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Portrait de Brioussov par Mikhaïl Vroubel

Activités Poète, Critique d'art, dramaturge, Traducteur
Naissance 13 décembre 1873
Décès 9 octobre 1924 (à 50 ans)
Mouvement Symbolisme
Genres poésie, roman

Valéri Brioussov (en russe : Валерий Яковлевич Брюсов, Valeri Iakovlevitch Brioussov), né le 13 décembre 1873 et mort le 9 octobre 1924 à Moscou, est un poète russe, dramaturge, traducteur, critique littéraire et historien de la littérature. C'est également l'un des fondateurs du symbolisme russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Valéri Brioussov est né le 1er/13 décembre 1873 à Moscou, dans une famille de marchands. Le futur maître du symbolisme était le petits-fils du poète fabuliste Bakouline.

Jusqu'à son émancipation, le grand-père paternel de Valéri, Kouzma Andreïevitch était un serf du seigneur Brious. En 1859, il s'affranchit et quitte Kostroma pour Moscou, où il achète une maison sur le boulevard Tsvetnoï. Le poète est né et a vécu jusqu'en 1910 dans cette maison.

Le père de Brioussov sympathisa avec les idées des révolutionnaires-narodniks; il a publié des poèmes dans des journaux.

Les parents de Valéri s'occupaient peu de son éducation ; dans la famille des Brioussov, une grande attention était donnée « aux principes du matérialisme et de l'athéisme »[réf. nécessaire], c'est pourquoi il était strictement interdit à Valéri de lire de la littérature religieuse (« Ils m'ont protégé assidûment des contes de fée, de toute diablerie. Par contre, j'ai appris les idées de Darwin et les principes du matérialisme avant même de savoir compter », se souvient Brioussov); mais à part ça, il n'avait aucune autre restriction, c'est pourquoi dès son plus jeune âge il lisait tout ce qui lui tombait sous la main, et s'alimentait de la littérature sur les sciences naturelles, « les romans vulgaires français », les livres de Jules Verne et de Thomas Mayne-Reid, et des articles scientifiques.

De plus, le futur poète a reçu une très bonne formation, il a étudié dans deux écoles moscovites (de 1885 à 1889 à l'école de F. I. Kreiman, de 1890—1893 — à l'école de L. I. Polivanov); dans ses dernières années à l'université, Brioussov a beaucoup étudié les mathématiques.

Premiers pas dans la littérature dans les années 1890. Décadence[modifier | modifier le code]

Le jeune Brioussov

Déjà à l'âge de 13 ans, Brioussov liait sa vie future à la poésie. Ses expériences les plus précoces en tant que poète ont commencé vers 1881; quelque temps après ses premiers récits sont apparus. À l'époque de ses études à l'école Kreiman, Brioussov composait des vers et gérait l'édition d'une revue rédigée à la main. Dans son adolescence, Brioussov voyait en Nekrassov son idole littéraire puis il a été charmé par la poésie de Nadson.

Au début des années 1890, Brioussov a découvert les symbolistes français comme Baudelaire, Verlaine, Mallarmé. « Ma rencontre avec la poésie de Verlaine et de Mallarmé dans les années 90, et peu de temps après Baudelaire m'a ouvert les portes d'un nouveau monde », — se souvient Brioussov.

En 1893, il écrit une lettre à Verlaine, dans laquelle il parle de son devoir à répandre le symbolisme en Russie et se présente comme le fondateur de ce nouveau courant littéraire pour la Russie. En admirant Verlaine, Brioussov à la fin de l'année 1893 a écrit le roman dramatique « Décadents. (fin de siècle) », dans lequel il raconte le bref bonheur du célèbre symboliste français avec Mathilde Mauté et aborde les relations de Verlaine avec Arthur Rimbaud.

Dans les années 1890, Brioussov a rédigé quelques articles au sujet des poètes français. De 1894 à 1895, il a publié (sous le pseudonyme de Valéry Maslov) trois recueils « Les symbolistes russes », où se trouvent plusieurs de ses vers personnels (y compris sous différents pseudonymes); une grande partie de ses vers sont influencés par les symbolistes français; en dehors des vers de Brioussov, ceux de son ami, Miropolsky figurent largement dans le recueil ainsi que ceux du poète-mystique, Dobrolioubov. Dans la troisième publication des « symbolistes russes », on trouve un vers monostique « Oh, couvre tes jambes pâles » qui devient rapidement célèbre.

En 1893, Brioussov entre à l'université historico-philosophique de Moscou. Ses principaux intérêts à l'université sont l'histoire, la philosophie, l'art, les langues. (« Si j'avais cent vies, ce ne serait pas suffisant pour satisfaire la soif de connaissance dont je suis animé », écrit le poète dans son journal). Dans sa jeunesse, Brioussov est aussi attiré par le théâtre et monte sur la scène du club allemand de Moscou, où il rencontre Natalia Alexandrovna Darouzes, qui deviendra l'amante du poète (le premier amour de Brioussov est Elena Kraskova).

En 1895, sort « Chefs d’Œuvre », son premier recueil avec uniquement des poèmes de Brioussov.

Dans sa jeunesse, Brioussov travaille également sur la théorie du symbolisme.

Après avoir terminé l'université en 1899, Brioussov se consacre entièrement à la littérature. Quelques années après, il travaille dans le journal de Bartenev « Archive russe ».

Au milieu des années 1890, Brioussov se rapproche des poètes symbolistes, en particulier avec Constantin Balmont. Il devient un des fondateurs et directeur de l'édition « Scorpion », fondée en 1899 par Poliakov et qui rassemble les adeptes du nouveau courant.

En 1897, Brioussov épouse Joanna Rount qui fut son épouse et son soutien le plus proche jusqu'à sa mort.

Les années 1900[modifier | modifier le code]

Brioussov dans les années 1900

Tertia Vigilia[modifier | modifier le code]

En 1900, Brioussov édite dans les éditions Scorpion le recueil de vers Tertia Vigilia («Третья стража»), ouvrant une nouvelle étape « urbaine » de l'art de Brioussov. Ce recueil est dédié à C.D Balmont. Le passage principal du recueil est une poésie historico-mythologique; comme le fait remarquer S. A. Vengerov, Brioussov trouve son inspiration dans « les Scythes, le roi d'Assyrie Assarhaddon, Ramsès II, Orphée, Cassandre, Alexandre le Grand, Amalthée, Cléopâtre VII, Dante Alighieri, Doğubeyazıt, Vikings, les particularités des métaux (!), la Grande Ourse ».

Dans les recueils suivants, la mythologie est un thème de moins en moins abordé, cédant sa place aux idées sur l'urbanisme. Brioussov célèbre les louanges du rythme de vie en métropole, de ses oppositions sociales, du paysage urbain, même du carillon des tramways et de la neige entassée.

Si jamais, j'étais votre hôte,
Ô mes ancêtres éloignés,
Vous seriez fiers de ce nouveau frère,
Vous aimeriez mon regard précis.

Brioussov est un des premiers poètes russes à s'ouvrir complètement au thème de l'urbanisme (bien qu'on peut aussi trouver des éléments du lyrisme urbain bien avant Brioussov, comme par exemple dans le Cavalier de Bronze de Pouchkine et dans quelques poèmes de Nekrassov. Même les poèmes sur la nature, qui sont peu nombreux dans le recueil sortent de sa bouche de citadin (« la lumière électrique mensuelle », etc.). Dans Tertia Vigilia, il y a également quelques traductions de poèmes d'Émile Verhaeren.

À cette époque, Brioussov prépare aussi un livre complet de traductions des poésies de Verhaeren « poèmes sur la modernité ». Le poète est passionné non seulement par la croissance de la ville : il est animé par le pressentiment d'un changement proche, de l'engagement de la nouvelle culture - la culture de la ville; ce dernier doit devenir « la reine de l'Univers », mais il lui voue déjà un culte, prêt à partir en cendres afin de livrer « le chemin qui mène à la victoire ». Voilà en quoi consiste le thème clé du recueil Tertia Vigilia.

Urbi et Orbi[modifier | modifier le code]

La conscience de la solitude, le mépris de l'humanité, le pressentiment de l'oubli imminent (Les poèmes caractéristiques sont « les jours des abandons » (1899), « Comme si les ombres étrangers » (1900) sont développés dans le recueil Urbi et Orbi, sorti en 1903 et inspirent Brioussov d'images déjà non synthétiques; le poète est attiré par le thème de la civilisation. L'exemple classique de la poésie lyrique civile est le poème « Le Maçon », (sûrement le plus connu du recueil). Brioussov choisit parmi tous les chemins de la vie, « la voie du travail », pour connaître les secrets de « la vie de la sagesse et de la simplicité ».

Stephanos[modifier | modifier le code]

Le recueil de poèmes qui suivit était «Stephanos», écrit à l'époque des événements révolutionnaires acharnés (il est sorti en décembre 1905); le poète lui-même a estimé que sont art poétique arriva à son point culminant. La poésie lyrique civile de Brioussov s'épanouit dans ce recueil, en faisant déjà son apparition dans le recueil «Urbi et Urbi». Brioussov chante « l'hymne à la gloire » aux « Huns futurs », en comprenant parfaitement qu'ils vont détruire la culture du monde moderne, que ce monde est condamné et que lui, le poète en fait partie intégrante. Brioussov, originaire de la paysannerie russe et se trouvant sous "le joug d'un seigneur" connait bien la vie à la campagne et le travail plein d'abnégation. Et les images paysannes apparaissent aussi dans la période "décadente" de la poésie lyrique du poète.

Chef du Symbolisme[modifier | modifier le code]

Brioussov fut un acteur majeur du journal Vessy (1904-1909) (La Balance), principal organe du symbolisme russe. Brioussov a consacré toute son énergie à la rédaction du journal qui publie d'autres auteurs importants, comme Andreï Biély, Constantin Balmont, Viatcheslav Ivanov, Maximilian Volochine, Mikhaïl Kouzmine. Brioussov a dirigé également les éditions Scorpion et participa à la publication du fameux almanach, Les Fleurs du Nord («Северные цветы»), sorti en 1901—1903, 1905 et 1911.

Les années 1910[modifier | modifier le code]

Portrait de Valéri Brioussov par Malioutine, 1913

La revue culturelle Vesy (La Balance) cesse de paraître en 1909 ; en 1910, le symbolisme russe est en perte de vitesse. Brioussov cesse de se considérer comme symboliste et acteur du combat littéraire, et évolue alors vers une poésie plus classique. Au début des années 1910, il consacre une attention particulière à la prose (L'Ange de feu, L'Autel de la victoire), à la critique (travail dans La Pensée russe et le journal L'Art en Russie méridionale) et au pouchkinisme. En 1913, le poète vit une tragédie personnelle : le suicide de la jeune poétesse Nadejda Lvova. En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Brioussov est envoyé au front comme correspondant militaire des Nouvelles russes. Son patriotisme est sensible dans sa poésie lyrique dans les années 1914-1916.

De nombreux spécialistes estiment qu'entre 1910-1914, et en particulier entre 1914-1916, le poète traverse une crise spirituelle et artistique. Les recueils de la fin des années 1900 sont jugés moins bons que Stephanos par les critiques, essentiellement car ils répètent d'anciennes « mélodies » ; et que la fatigue spirituelle du poète se fait plus sentir (les poèmes Le Feu mourant, 1908; Le Démon du suicide, 1910).

Brioussov et la révolution[modifier | modifier le code]

En 1917, le poète prend le parti de Maxime Gorki, critiqué par le gouvernement de l'époque.

Après la Révolution d'Octobre de 1917, Brioussov contribue activement à la vie littéraire et éditoriale de Moscou, et travaille dans divers établissements soviétiques. Le poète est toujours fidèle à son aspiration d'être le précurseur dans n'importe quelle nouvelle affaire. De 1917 à 1919, il préside le Comité sur l'enregistrement de timbres, de 1918 à 1919, il administre le service de la Bibliothèque de Moscou, de 1919 à 1921 il est président de l'Union russe des poètes. En 1919, Brioussov devient membre du Parti communiste de l'Union soviétique.

Il a participé activement à la préparation de la première publication de la Grande Encyclopédie soviétique.

Brioussov dans plusieurs genres[modifier | modifier le code]

Brioussov a consacré toutes ses forces à de nombreux genres littéraires.

Prose[modifier | modifier le code]

Les romans historiques les plus connus de Brioussov sont « l'Autel de la victoire », décrivant la vie à Rome au IVe siècle, et surtout « l'Ange de feu », histoire d’un mercenaire allemand contemporain de Luther qui inspire à Prokofiev un célèbre opéra.

Brioussov a également écrit des œuvres fantastiques comme le roman, les récits « l'Insurrection des voitures » (1908) et « la Révolte des voitures » (1914), la nouvelle « la Première interplanétaire », et la dystopie « La République de la Croix du Sud » (1904-1905).

Brioussov a évoqué plus d'une fois dans ses œuvres le sujet sur le monde antique en utilisant la prose.

Ses premières expériences en prose décrivant essentiellement la Rome antique ont eu lieu encore à l'époque du collège, avec par exemple la nouvelle « Chez le mécène », publiée dans le numéro 85 de la revue « L'Héritage littéraire » ; mis à part « l'Autel de la victoire », Brioussov a écrit d'autres œuvres sur la Rome antique à un âge plus avancé, comme le roman « Le Jupiter tombant » et la nouvelle « Rhéa Silvia ».

Traduction[modifier | modifier le code]

Comme traducteur, Brioussov a contribué énormément à la littérature russe. Il a fait découvrir aux lecteurs russes l'art du célèbre poète-urbaniste belge Émile Verhaeren et a été le premier à traduire les poèmes de Paul Verlaine. Brioussov a traduit les œuvres connues de nombreux auteurs : Edgar Allan Poe (poèmes), Romain Rolland (« Liluli »), Maurice Maeterlinck (« Pelléas et Mélisande », « le Massacre des innocents »), Victor Hugo, Racine, Ausone, Molière (« Amphytrion »), Lord Byron, Oscar Wilde (« La Duchesse de Padoue », « The Ballad of Reading Gaol »).

Brioussov a traduit entièrement le Faust de Goethe et l' Énéide de Virgile. Dans les années 1910, Brioussov était passionné par la poésie arménienne et a fait ainsi connaître par ses traductions des poètes arméniens notamment avec le recueil « La Poésie de l’Arménie de l’Antiquité à nos jours », (1916).

Brioussov a été un théoricien de la traduction, et certaines de ses idées sont encore d'actualité.

Critique littéraire et historien de la littérature[modifier | modifier le code]

Le poète à ses dernières années

Valéri Brioussov est devenu aussi critique littéraire en 1893, lorsqu'il regroupe ses premiers poèmes pour son premier recueil « Les symbolistes russes ». Son premier recueil complet de critiques est « Les Lointains et les Proches ».

Dans ses critiques, Brioussov n'a pas seulement découvert la théorie du symbolisme, mais il a également découvert les énonciations sur la dépendance de la forme du contenu dans la littérature; Brioussov estime qu'on peut et qu'on doit apprendre la poésie, car elle permet de développer l'éducation de façon importante. Brioussov traite avec sympathie l'œuvre des poètes prolétaires, comme dans ses articles « La poésie russe d'hier, d'aujourd'hui et de demain », « Synthétique de la poésie ».

Les travaux de critique littéraire les plus célèbres de Brioussov sont consacrés à la biographie et l'œuvre de Pouchkine (les travaux sur les poèmes de Pouchkine, « Lettres de Pouchkine et à Pouchkine », « Pouchkine en Crimée », « Les relations de Pouchkine avec l'État », « les vers de Pouchkine au Lycée »). Brioussov rédige quelques articles consacré au grand poète russe. Brioussov étudie l'œuvre de Gogol, Eugène Baratinski, Fiodor Tiouttchev, Alexis Tolstoï.

Brioussov est aussi rédacteur, sous son contrôle sont publiées quelques œuvres de Caroline Pavlova et les éditions complètes de Pouchkine.

Brioussov et la philatélie[modifier | modifier le code]

Timbre postal soviétique de la série "les écrivains de notre patrie", dédié à Valéri Brioussov, 1963, 4 kopecks (ЦФА 2811, Скотт 2788

Brioussov collectionnait les timbres postaux, se spécialisant dans les timbres des colonies des gouvernements européens. Il était membre de la Société russe des philatélistes et membre honoraire du Conseil de rédaction pour la revue Le philatéliste soviétique.

Citations[modifier | modifier le code]

  • Ô ces rencontres fugitives - Dans les rues de nos capitales ! - Ô ces regards involontaires, - Bref entretien de cils battants ! - Sur l'âpre houle d'un instant - Nos deux êtres se sont rejoints.
  • Je pense, je crois, je sais que le symbolisme, et lui seul, est la poésie.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • « Les dernières pages du journal d'une femme », Préface d'Andreï Makine, Stalker Éditeur, 2008.
  • « Décadents. (fin de siècle) » — Drame, 1893.
  • « Juvenilia » — 1894
  • « Symbolistes russes » — 1894
  • « Chefs d’œuvre » — 1895
  • « Me eum esse » — 1897
  • « Tertia Vigilia » — 1900
  • « Urbi et Orbi » — 1903
  • « Stephanos » — 1906
  • « L'Axe terrestre » — 1907
  • « L'Ange de feu » — (roman historique), 1908
  • « Toutes les mélodies » — 1909
  • « Le Miroir des ombres » — 1912
  • « Les Sept Couleurs de l’arc-en-ciel » — 1912
  • « L'Autel de la victoire » — 1913
  • « Rhea Silvia » — 1916
  • « Nuits d'Égypte » — 1917
  • « Dernières rêveries » — 1920
  • « Les Lointains et les Proches » — 1921
  • « Dali » — 1922
  • « Кругозор » — 1922
  • « Миг » — 1922
  • « Mea » — 1924
  • « Mozart poste restante »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudine Amiard-Chevrel, Les symbolistes russes et le théâtre, L'âge d'Homme,‎ 7 juin 1994, 268 p. (ISBN 978-2825105078, [%5Bhttp://books.google.fr/books?id=WGFy-4L3V3wC&printsec=frontcover&dq=Les+symbolistes+russes+et+le+th%E9%E2tre Google Books%5D lire en ligne])

Liens externes[modifier | modifier le code]