Valère Bernard

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Détail du Monument à Valère Bernard par Oscar Eichacker, au palais de Longchamp à Marseille[1].
Discours de Valèri Bernard durant l'enterrement de Frédéric Mistral (photo Agence Rol).

Valère Bernard (en langue d'oc : Valèri Bernard), né le 10 février 1860 à Marseille où il est mort le 6 octobre 1936, est un peintre de la Provence, et écrivain, et poète français d'expression occitane[2]. Il a laissé une œuvre graphique importante[3],[4] et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille était originaire d'Avignon. Il entra à l'âge de 15 ans à l'École des beaux-arts de Marseille pour suivre les cours de Joanny Rave[2](1827-1887). Reçu à l'École des beaux-arts de Paris, il eut pour professeurs Alexandre Cabanel et Pierre Puvis de Chavannes[5].

En 1896, sa rencontre avec Félicien Rops influença à la fois sa gravure et ses thèmes. Il se lia d'amitié avec Alfons Mucha, qui lui fit découvrir l'affiche lithographique[5]. De retour à Marseille, lors de ses premières expositions, la critique salua son talent tant dans ses eaux-fortes que dans sa peinture[5].

Il se lia ensuite avec les félibres et composa ses premiers poèmes en dialecte marseillais, puis entama une œuvre romancée où il montra toute sa sensibilité et sa compassion pour les humbles et les marginaux[5]. Élu majoral du Félibrige en 1894, il fut ensuite Capoulié (chef) de 1909 à 1919. Il se révéla partisan d'une renaissance de la langue occitane dans toutes ses variétés linguistiques[5] et composa, dans une langue qu'il élabora pour unifier les parlers d'oc et le catalan, la Légende d'Esclarmonde, puis Lugar, conte magic, qui fut édité quelques mois avant sa mort à l'âge de 76 ans.

De 1930 à sa mort il fut président de la Société d'études occitanes[6].

Valère Bernard est inhumé au cimetière Saint-Pierre de Marseille.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Vigne
  • Li Balado d'Aram, 1883
  • Li Cadarau, 1884
  • Guerro, strophes gravées sur onze eaux-fortes, 1893
  • Bagatóuni, roman, 1894
  • La Pauriho, poèmes, 1899
  • Long la Mar Latino, poème, 1908
  • Lei Bóumian, 1910
  • L'Aubre en Flour, poèmes, 1913
  • La Legenda d'Esclarmonda, poème en douze chants, 1925
  • Lugar, conte magic, poème, 1935
Éditions posthumes
  • Lindaflor, Rèina dels Somnhes, 1938
  • Letanìo, poèmes, 1946
  • La Légende de Jean de l'Ours, avec treize gravures originales, 1974
  • Mémoires, 1978
  • Jouglar Felibre, avec traduction française, 1982
  • Proumié e darrié pouèmo, poèmes illustrés de treize gravures et dessins, 1986
  • Dans le monde des rêves[7], récit, 1986
  • Ienoun, poème inachevé, 1987
  • La Feruno, avec traduction française, 1992
  • Angèlo Dàvi, avec traduction française, 1996

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du monument sur le site paca.culture.gouv.fr
  2. a et b Jacques Marseille (dir.), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Larousse, Paris, 2002 (ISBN 2035751055), p. 118.
  3. Eaux-fortes 1
  4. Eaux-fortes 2
  5. a, b, c, d et e Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 119.
  6. Joan FOURIÉ, "A l'entorn d'un cinquantenari, la S.E.O. precursor de L'I.E.O. : contribucion a l'istòria del movement occitan", Estudis occitans n°18, 1995 (ISSN 0980-7845).
  7. Titré à l'origine Le Jardin des rêves.

Liens externes[modifier | modifier le code]