Vague belge d'ovnis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Vague belge)
Aller à : navigation, rechercher

La vague belge d'ovnis désigne une série de témoignages d'observations d'ovnis qui ont eu lieu en Belgique de 1989 à 1991. Les témoignages, recueillis par des associations ufologiques amateur (SOBEPS, CNEGU...) n'ont pas fait l'objet d'une enquête approfondie. La Force aérienne est en possession de 12 témoignages provenant de la gendarmerie et de 2 témoignages directs de militaires[1]. En général, les témoins déclarent avoir observé une forme triangulaire aux angles arrondis, un éclairage identique (trois phares aux extrémités du triangle et un phare rouge au centre) et un déplacement sans ou avec très peu de bruit[1]. Cette vague est considérée par les sceptiques comme une contagion psychosociale (d'après la règle explicative générale des vagues d'ovnis proposée par Philip J. Klass).

Les témoignages

Le recueil des témoignages

Selon Wim Van Utrecht, la « vague d'ovnis belges » démarre aux alentours des 25-26 novembre 1989 lorsque des lumières du dancing de Halen (Limbourg) alertèrent la population et suscitèrent les premiers témoignages[2].Le portrait-robot des témoignages fait état d'un engin volant ayant trois phares blancs disposés en triangle équilatéral et un phare rouge au centre dudit triangle[3].

La vague d'ovnis belges a montré l'existence de dissemblances entre deux témoins d'un même phénomène[4].

Selon André Demoulin, la majorité des témoignages proviennent de l'homme de la rue, qui n'a pas l'habitude de décoder ce qui se passe dans le ciel. Il ajoute que bon nombre de phénomènes particuliers et étonnants sont d'ordre météréologique ou spatial[5]

La question d'une contagion psychosociale

Des études relatives à la fiabilité du témoignage, utilisées notamment en justice, montrent qu'en présence d'une situation extraordinaire le témoin a tendance à modifier son témoignage pour l'adapter aux stéréotypes en vigueur. Donc, si les media diffusent un portrait-robot de l'ovni-type, il n'y aurait rien d'étonnant à ce que des témoignages s'y conforment, selon ce principe[6].

Selon Gaston Lecocq, journaliste à La Meuse-La Lanterne, les journalistes auraient été « abreuvés d'information ne venant que de la SOBEPS »[7]entre 1989 et 1990 et prétend, comme d'autres journalistes, qu'elle aurait joué un rôle non négligeable[7], de par leur acceptation préexistante à la vague de l'hypothèse extraterrestre[7] sur ce que les médias ont su sur la Vague, et par là sur sa propagation. L'approche sociopsychologique privilégie le fait que la publication d'informations dans les médias a eu une influence sur le public qui a plus facilement déclaré comme « inexpliqué » ce qu'en d'autres circonstances, c'est-à-dire sans tapage médiatique, il n'aurait pas fait.

Un cas de contagion psychosociale s'était déjà produit à Beert (Belgique) en 1975[8] lorsqu'après la publication par un journal local d'une fausse photo d'ovni la rédaction a été assaillie de coups de fil de gens prétendant avoir vu ce même « engin »[9].

Les photographies

Il y a très peu de photographies durant la vague d'ovnis belges[Combien ?][réf. nécessaire]. La grande majorité des photos et vidéos montre des points lumineux en triangle, qui s'apparentent à ceux d'un avion[10].

Le canular de la photographie de Petit-Rechain

Les partisans de l'authenticité parlèrent de "photo du siècle". Les sceptiques envisagèrent que cette photo était un faux. Quand un photographe professionnel raconte l'histoire d'un témoin qui prend une photo au téléobjectif en pose B (1 à 2 secondes) en s'appuyant sur l'angle d'un mur pour se stabiliser et prétend "n'avoir pas bougé", cela a amené beaucoup d'interrogations. Selon les astrophysiciens Magain et Rémy, « les deux témoignages contiennent des éléments qui contredisent certains aspects de la photographie elle-même »[11]. Selon Amanda Nuwanda, on a l'impression que le photographe se moque des « experts » à qui il remet la photo. « Car tout sent le faux dans ce cliché. Un témoin qui prend deux photos et s'empresse de jeter la deuxième, comme si cette deuxième photo pouvait révéler des traces de trucage »[12].

Le 26 juillet 2011, l'auteur de la photo a annoncé que tout était bien une supercherie et que l'« OVNI » n'était fait que de frigolite et de spots lumineux [13],[14].

Dans une émission télévisée de RTL+, le 28 juillet 2011, l'ufologue Auguste Meessen renverse la charge de la preuve[15] et prétend que l'auteur de la photo est incapable de reproduire le procédé par lequel il avait, à l'époque, produit les effets lumineux complexes de cette image. Auguste Meessen avait cru pouvoir détecter la manifestation d'une énergie MHD révélant qu'il se serait agit d'un ovni.[réf. insuffisante]

L'absence de photographies par satellites

Léon Brenig, membre du Cobeps (Comité belge d'étude des phénomènes spatiaux) et professeur de physique à l'université de Bruxelles, défend la démarche qui consiste à « combiner la télédetection par satellite, les témoignages humains (...) »[16].

L'intervention des F-16

À deux reprises les F-16 belges ont décollé pour intercepter ce que des témoins signalèrent comme phénomènes étranges.

L'intervention du 16 décembre 1989

Le 16 décembre 1989, les F-16 belges interceptèrent des « lumières de dancing » :

« (1) De multiples témoignages de personnes résidant dans la province flamande du Limbourg font état de phénomènes étranges. Étant donné le nombre de témoignages concordants, et malgré l'absence d'une corrélation radar, la décision est prise de faire décoller les avions d'alerte (F-16). (2) Les pilotes repèrent la présence au sol de projecteurs tournant à une fréquence fixe et dont la lumière se reflète sur les nuages. (3) Cette observation est ensuite confirmée par la police de Diest qui rapporte la tenue d'un show laser à proximité d'un dancing situé dans les environs. »

Le ministre de la défense, en réponse à une question parlementaire, confirme que les pétendus ovnis belges du 16 décembre 1989 n'étaient rien d'autre que des lumières de dancing[1].

Intervention des 30 et 31 mars 1990

L'intervention des F-16 commence le soir du 30 mars 1990 après l'observation par un gendarme d'une boule de lumière immobile dans le ciel. Selon les astronomes, le phénomène de turbulences atmosphériques explique que la lumière des étoiles donne l'impression de bouger[17]. Ils commentent le cas ainsi :

« Ainsi qu'il a été suggéré à plusieurs reprises, les gendarmes se sont probablement laissé abuser par les étoiles. »

Dans la nuit du 30 au 31 mars 1990, deux F-16 décollèrent pour intercepter un éventuel objet, mais seuls les enregistrements d'un seul des deux F-16 ont été conservés[18]. [réf. nécessaire] Selon les astrophysiciens Pierre Magain et Marc Rémy, « trois échos sont, à notre sens, particulièrement révélateurs puisqu'ils restent pratiquement immobiles par rapport au F-16, et cela malgré le fait que l'avion effectue plusieurs virages.(...) Cette immobilité par rapport à l'avion suggère clairement un problème de fonctionnement ou de calibration de l'appareil qui, il faut le préciser, n'était pas utilisé de manière habituelle. »[19]. Ils contestent l'hypothèse d'« engin aux performances remarquables » puisque les échos radar correspondraient à treize "objets" à la durée de vie variant entre 2 et 46 secondes et que les trajectoires assez erratiques impliqueraient des vitesses atteignant plusieurs milliers de km/h[20],[21][réf. nécessaire]. Pierre Magain et Marc Rémy ajoutent encore qu'aucune corrélation n'a pu être établie entre les observations par des témoins au sol et les échos non identifiés [22].

Selon Jean-Pierre Petit, les radars des F-16 ont mesuré des vitesses supersoniques pour les échos observés[23],[24]. Selon André Lausberg, chef de travaux à l'Institut d'astrophysique à l'université de Liège, Jean-Pierre Petit « doit justifier l'utilité de certains travaux qu'il a réalisés en magnéto-hydrodynamique (MHD), montrant qu'un objet peut dépasser la vitesse du son sans provoquer de bang sonore ». Il lui reproche de prendre à témoin le grand public plutôt que de défendre sa théorie devant ses pairs[24]. Selon Pierre Magain, « les échos enregistrés par un des chasseurs étaient dus ... au second chasseur F-16 »[25]

Le pilote Yves Meelsberg a déclaré avoir enregistré sur son écran radar une cible passant de 280 à plus de 1,800 km/heure[26][réf. insuffisante].

Bien avant la vague belge, l'astronome américain Donald Menzel avait expliqué le phénomène des faux échos radar par des bulles de convection[27].

Le ministre Poncelet, dans sa réponse parlementaire, évoque ces phénomènes physiques connus à l'origine des « perturbations erratiques des ondes radar » et précise que « de tels phénomènes aléatoires, relevés sans autre corrélation, ne peuvent en aucun cas être interprétés comme un signe suffisant pour envisager la présence d'ovni »[28],[1]

La réponse du ministre Poncelet à une question parlementaire

Il s'agit d'un document[1],[29] relatif à la réponse du ministre Poncelet à la question du député Van Eetvelt en date du 23 décembre 1996. Les enregistrements des deux radars de bord des F-16 présentent deux versions différentes : l'un ne détecte rien et l'autre présente des performances qui suggère un problème de calibration (les variations de vitesses de l'immobilité à plusieurs milliers de km/h sans bang supersonique). Selon Pierre Magain, « On ne voit rien, dans ces observations radar, qui indiquerait la présence dans notre ciel d'un engin aux performances remarquables »[30] .

Le ministre répond également à la rumeur qui voudrait que des officiers de la Force aérienne belge "auraient traqué l'ovni" à l'aéroport de Zaventem le 5 décembre 1989. Il affirme qu'il n'est pas exclu que des officiers belges se trouvaient dans la salle de contrôle de Zaventem ce jour-là. Mais il ajoute que « cette présence de personnel militaire et l'observation d'échos radar non-identifiés n'ont pas fait l'objet d'un rapport car ils représentent des activités et des phénomènes courants »[1]

Le ministre Poncelet note que l'armée belge impute une série d'observations d'ovnis, avec une forte probabilité, le 18 octobre 1990 entre 18 heures 30 et 21 heures 30 dans les environ de Gembloux, à un avion radar AWACS effectuant des exercices d'approche autour de l'aéroport de Gosse'lies[1].

En répondant au député Van Eetvelt, le ministre Poncelet cite le document interne de l'armée belge qui affirme qu'« aprrès examen, il est impossible de faire une corrélation entre les observations visuelles et certains échos-radar parasites qui étaient souvent provoqués par l'inversion thermique. Cette inversion était présente pendant la plus grande partie des observations »[1]


Commentaires du rapport

Le physicien Léon Brenig commente le rapport[31] en disant qu'« il n'est pas exclu de penser qu'en réalité l'armée a procédé à sa propre enquête en déployant ses moyens mais que les résultats n'ont pas été rendus publics. »

La chasse à l'ovni des 14, 15 et 16 avril 1990

« Pour la première fois dans l'histoire de l'ufologie »[32], l'armée belge fournit le soutien logistique de l'armée de l'air pour détecter des ovnis. Les moyens mis à la disposition des ufologues étaient un HS 748 de la Force aérienne et un Islander de la Force terrestre. Les résultats furent :

  • 14 avril 1990 : décollage à 23h30, atterrissage à 01h12, résultat : néant
  • 15 avril 1990 : décollage à 21h33, atterrissage à 01h40, résultat : néant
  • 16 avril 1990 : décollage à 19h30, atterrissage à 23h44, résultat : néant[1]

La chasse à l'ovni belge fut également l'occasion d'expliquer certains faux mystères, comme l'histoire de ce témoin décrivant longuement au téléphone son observation, ce qui permit l'envoi d'une équipe d'enquêteurs stupéfaits de « comprendre qu'il ne s'agissait que d'éclairage public d'autoroute »[32]

Interprétations

Les arguments à l'encontre de l'apparition d'un phénomène de type « vaisseau spatial » sont de deux types[33]. Le premier consiste à tenter d'expliquer la vague belge d'ovnis dans le cadre du modèle sociopsychologique du phénomène ovni, phénomènes déjà observés lors d'autres « observations » comparables (section 1). Le deuxième consiste à montrer que le SOBEPS n'a pas aussi bien travaillé qu'il le prétend dans ses publications (Section 2).

En première approche de l'identification, nous reviendrons brièvement sur l'hypothèse des avions furtifs F-117A, considérée aujourd'hui par la majorité des auteurs comme hautement improbable. Enfin, les derniers travaux du CNEGU montrent que l'hypothèse d'hélicoptères de type Black-Hawk est l'explication de la grande majorité des observations au sol.

L'explication sociopsychologique

Le modèle sociopsychologique explique le phénomène par des méprises d'origines diverses. Philip J. Klass a proposé dès 1986 une règle explicative générale des vagues d'ovnis :

« Lorsque la couverture médiatique conduit le public à croire qu'il y a des ovnis dans les environs, il y a de nombreux objets naturels ou artificiels qui, particulièrement lorsqu'ils sont vus la nuit, peuvent prendre des caractéristiques inhabituelles dans l'esprit d'un observateur plein d'espoir. Leurs observations d'ovnis s'ajoutent en retour à l'excitation de masse, ce qui encourage encore plus de témoins à chercher à voir des ovnis. Cette situation se nourrit d'elle-même jusqu'à ce que les médias perdent leur intérêt pour le sujet, et alors le phénomène retombe[34]. »

Le magazine Science et Vie Junior[35] souligna l'incohérence du témoignage des premiers gendarmes de l'apparition ovni : ceux-ci déclarèrent que l'intensité du phénomène était comparable à celle d'un stade de football alors qu'ils étaient sur le bas-côté d'une route à grande circulation et qu'aucun automobiliste ne s'est arrêté et qu'aucun autre témoin ne s'est manifesté par la suite[35].

Critique de la méthode de travail de la SOBEPS

Un communiqué de presse de scientifiques des universités de Bruxelles et de Liège, repris par l'ensemble de la presse belge, mit en question la méthode de travail du groupement ufologique Sobeps :

« En conséquence, il nous semble qu'une fois de plus, l'ensemble de la problématique des ovni repose uniquement sur des témoignages. La bonne foi de la majorité des témoins n'est pas ici mise en cause et nous espérons qu'une interprétation correcte de leurs observations sera découverte. Il nous paraît que l'important travail de compilation et de tri fait par la SOBEPS devrait être utilisé pour des études psychologiques et sociologiques, portant notamment sur l'examen des perceptions visuelles et sur leurs possibles interprétations. La longue histoire de la littérature ufologique nous enseigne que d'innombrables phénomènes, perçus d'abord comme absolument étranges, ont pu être interprétés ensuite par des moyens classiques. (...) Nous espérons (...) qu'ainsi seront mieux rencontrées les exigences à la fois de la rigueur scientifique et de l'information objective[36]. »

La SOBEPS a pour l'essentiel recueilli des témoignages mais n'a pu identifier ce qui était à l'origine de la vague. Cela a été fait ultérieurement par le CNEGU par une observation incomplète des témoins d'hélicoptères de type Black-Hawk[37].

Les observations pour lesquelles des explications ont été proposées

  • Le 29 novembre 1990, M.S.M[38]. se trouve à proximité de l'ancien domaine militaire de Robertmont lorsqu'il observe un engin militaire bien terrestre, suivi par trois hélicoptères de type Bell. Le témoin reconnaît le type d'hélicoptère à ses skis d'atterrissage qui sont caractéristiques. La configuration d'un engin technologique terrestre et de sa garde est caractéristique d'engins ultra-perfectionnés.
  • Le 11 décembre 1989, le lieutenant-colonel André Amond de l'armée belge fit une observation près d'Ernage d'un « triangle ». L'analyse menée par le Comité nord-est des groupes ufologiques (CNEGU) a conclu qu'il s'agissait « plus que probablement » d'un hélicoptère, peut-être de type SA330 Puma[37]. En effectuant un travail 3D, le CNEGU montra qu'un hélicoptère vu sous des angles différents donne exactement ce qu'a vu le lieutenant-colonel de l'armée belge ce jour-là à Ernage[37]. Un élément significatif de l'enquête est que le témoin portait des lunettes (verres épais) à l'époque et en porte encore aujourd'hui[39]. La vision insuffisante du témoin, en présence ou non de brouillard à Ernage, explique à elle seule que certains contours du fuselage de l'hélicoptère n'aient pas été perçus par le témoin.
  • Le 12 décembre 1989, un habitant de Jupille-sur-Meuse rapporta avoir observé un objet stationnaire de couleur gris mat et en forme d'œuf, faisant de plus un bruit insolite[40],[41]. Il en fit un dessin qui outre la forme ovoïde précisa aussi une fenêtre ou un pare-brise de couleur claire, trois projecteurs sur la face inférieure, ainsi qu'une sorte d'aileron derrière le pare-brise. L'enquête du CNEGU montra que « l’ovni à rames de Jupille-sur-Meuse » était en fait un hélicoptère de type Sea King.
  • Le 1er décembre 1992, un astronome de Liège observe un point brillant proche de l'horizon qui passe lentement à la verticale. Après enquête, il apparaît que ce sont les conditions atmosphériques particulières (vent en altitude et inversion de température) qui furent responsables du fait que le bruit n'atteignit pas l'observateur, et que l'engin était en fait un AWACS[42].


Une première approche de l'identification

Un F-117, avion furtif de combat.
  • Le F-117 a été proposé à l'époque par Bernard Thouanel dans le magazine Science & Vie pour expliquer la vague belge d'ovnis. Le gouvernement américain a démenti avoir testé le F-117A à l'époque en Belgique. Cette hypothèse avait été envisagée comme survol depuis l'Allemagne vers l'Angleterre en préparation de la guerre du golfe de 1990-1991). Les sceptiques privilégient en 2009 l'hypothèse d'une contagion psychosociale basée sur des observations d'hélicoptères et d'avions et celle du F-117A. Les adversaires de la théorie d'un F-117A argumentent que les échos radars permettent de prêter aux ovnis supposés des performances qui dépassent celles du F-117A[43],[44].
Article détaillé : Arme volante non-identifiée.

Les ovnis identifiés peuvent correspondre à plusieurs origines

« La configuration des phares de l'AWACS, lorsqu'il vole de nuit, correspond point pour point à celle de l'ovni : trois phares blancs disposés en triangle, un phare central rouge clignotant à une fréquence de 1 à 2 Hz. Nous pouvons l'affirmer pour l'avoir observé au crépuscule, alors que ses phares étaient allumés et que sa silhouette était toujours visible. »[45]. Un des gendarmes de la brigade d'Amay qui a observé l'ovni l'a formellement identifié comme étant l'AWACS[46]. Certaines conditions atmosphériques particulières (vent en altitude et inversion de température notamment) expliquent que le bruit n'atteint pas toujours l'observateur.

  • Les avions de ligne :

Dans le cas Morales-Robert, un des deux témoins affirme reconnaître un avion de ligne alors que l'autre décrit un engin « science-fictionnesque ».

  • Les lumières de dancing :

Lors de la 1re interception par des F-16, l'enquête conclut qu'il s'agissait de lumières de dancing.

  • Les turbulences atmosphériques :

Les gendarmes auraient été affectés par un phénomène de ce genre, d'après l'absence de cohérence entre les observations visuelles lors de l'observation visuelle des gendarmes qui entraîna la 2e interception par des F-16[47], les échos radar au sol et les échos radar de bord du F-16 « suggère[nt] plutôt une combinaison d'effets atmosphériques et de problèmes de fonctionnement de certains instruments[48]. »

  • Les hélicoptères

L'hélicoptère Sea King : le cas de Jupille-sur-Meuse est révélateur qu'un hélicoptère peut être pris pour un « ovni à rames » (voir supra) : Renaud Leclet[37], membre-fondateur du CNEGU, avance que la grande majorité des cas pourraient s'expliquer par des hélicoptères de type Black-Hawk, hypothèse négligée par les enquêteurs de la SOBEPS.

Réactions de politiques, d'astronomes et de militaires

À la suite d'une recrudescence de témoignages en France le 5 novembre 1990, le député socialiste belge Elio Di Rupo propose, le 7 novembre, au Parlement européen, la création d'un « Centre européen d'observation des ovnis »[49],[50]'[51].

Des astronomes pensent que ces témoignages d'ovnis sont liés à l'entrée dans l'atmosphère d'un débris spatial (2925.1990094C) provenant d'un satellite Gorizont[52].

Le général Fleury, ancien chef d'état-major de l'Armée de l'air française et corédacteur du Rapport COMETA, a déclaré, après avoir examiné l'enregistrement en cause d'un radar de F-16, « l'affaire est des plus sérieuses et demeure inexpliquée »[53].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Michel Bougard, La réponse du ministre Poncelet à une question parlementaire relative aux ovni, Inforespace, no 95, 1997.
  2. (en) Wim Van Utrecht, Triangles over Belgium, ligne 13.
  3. Pierre Magain et Marc Remy, Les OVNI : un sujet de recherche ?, Physicalia Magazine, vol. 15, no 4, p. 311-318.
  4. J.-L. V., Triangle et Pentagone, Inforespace, no 79, novembre 1990.
  5. Ovnis : des marchands d'illusion à la décevante réalité, André Demoulin, Le Soir, 4 septembre 1998, page 2
  6. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovni : Un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, vol. 15, n °4, p. 314, ligne 31.
  7. a, b et c Gaston Lecocq, La Sobeps sur la défensive, encaisse mal les critiques des scientifiques, La Meuse-La Lanterne, 30 octobre 1991.
  8. Inforespace no 13, p. 28-29.
  9. Marc Hallet, Les sciences parallèles ou la sagesse des fous, Espace de Libertés, 1992.
  10. Pierre Magain et Marc Remy, Les OVNI : un sujet de recherche ?, Physicalia Magazine, vol. 15, no 4, p. 311-318.
  11. Pierre Magain et Marc Remy, « Les OVNI : un sujet de recherche ? », Physicalia Magazine, vol. 15, no 4, p. 311-318.
  12. La photo truquée de Petit-Rechain par Ananda Nuwanda.
  13. Cf. l'article sur RTLinfo.be.
  14. Le reportage.
  15. C'est à celui qui défend une théorie, ici la non-fausseté de la photo après aveux du faussaire, qu'il incombe de la prouver
  16. Léon Brenig, L'irrésistible ascension de Mystero Ufo, Physicalia Magazine, vol. 15, no 1, 1993, page 74, ligne 24.
  17. Pierre Magain et Marc Rémy, Les ovni : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15 no 4, page 312, ligne 40.
  18. Le premier enregistrement ne montrant rien a été détruit
  19. Pierre Magain et Marc Rémy, Les ovnis : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15, no 4, page 312, ligne 32.
  20. Et cela sans bang supersonique
  21. Ibidem
  22. Pierre Magain et Marc Rémy, Les ovni : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15, no 4,page 313, ligne 4.
  23. Enquête sur les OVNI, Jean-Pierre Petit, 1990
  24. a et b La farce des OVNI, André Lausberg, La Meuse, 26-27 octobre 1991, page 9
  25. Ovnis : la réplique des scientifiques aux premières observations locales, Jean-Pierre Borloo, Le Soir, 2 mai 1994, p.10
  26. Interview d'Yves Meelsberg dans Inter-UFO Magazine.
  27. Vague d'ovnis sur la Belgique, tome 2, éditions Sobeps.
  28. Réponse parlementaire reprise en larges extraits dans la revue Inforespace
  29. Le document en question (ref 969700625, département D20) est relative à la question n°222 du député Van Eetvelt datée du 23 décembre 1996.
  30. Les Ovni : Un sujet de recherche? , Pierre Magain et Marc Rémy, Physicalia Magazine, Vol.15 n°4, p313
  31. Léon Brenig, L'irrésistible ascension de Mystero Ufo, Physicalia magazine, vol. 15, no 1, 1993, page 71, lignes 33 et 37.
  32. a et b Bierset : quatre jours et quatre nuits d'attente, Michel Rozencwajg, Inforespace no 78, juin 1990, p. 5-6
  33. Pour une présentation sceptique générale de la Vague belge, voir (en) W. Van Utrecht, « The Belgian 1989-1990 UFO wave », in UFO 1947-1997, edited by Hilary Evans and Dennis Stacy, John Brown Publ.: London, 1997 ; ainsi que (en) W. Van Utrecht, Triangles over Belgium – A case of Uforia?, privately printed, Antwerpen, 1992.
  34. (en) P. Klass, UFOs : The public deceived, Prometheus Books, New York, 1986, p. 304.
  35. a et b Science et Vie Junior, janvier 1993, Paris.
  36. Communiqué de presse repris par de nombreux medias et signé par Jacques Demaret, maître de conférence à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg, Nicolas Grevesse, chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg, José Gridelet, docteur en médecine, neuro-physiologue, André Koeckelenbergh, astronome, chargé de cours à l'ULB, André Lausberg, chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg, Jean Manfroid, directeur de recherches au FNRS, Arlette Noels, chargée de cours à l'institut d'astrophysique de Liège, Alfred Quinet, chef de département à l'IRM, Jean Surdej, maître de recherches au FNRS, Jean-Pierre Swings, agrégé de faculté à l'Institut
  37. a, b, c et d Renaud Leclet, « Vague belge : une hypothèse oubliée », Comité Nord Est des Groupes Ufologiques (CNEGU) et SCEAU, 2008, [lire en ligne] [PDF].
  38. Michel Bougard, Escorté par les hélicoptères, Inforespace, no 78, juin 1990.
  39. Sur une des photos du colloque du Cobeps, on peut voir le colonel Amond portant des lunettes Cobeps - Colloque.
  40. Inforespace, no 80, avril 1991, p. 35-42, éd. Sobeps.
  41. Vague d'ovnis sur la Belgique, tome 1, p. 101-111, éd. Sobeps.
  42. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovnis: un sujet de recherche ?, Physicalia Magazine, 1993, vol. 15, no 4, page 315, ligne 28.
  43. Interview du pilote de chasse Yves Meelsbergs dans Inter UFO Magazine
  44. André Demoulin, L'hypothèse de l'avion furtif, Ovni-Présence, n° 45, janvier 1991, page 12, 1re colonne, ligne 23.
  45. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovnis : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15, no 4, page 315, ligne 14.
  46. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovnis : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, page 315, ligne 7.
  47. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovnis : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15, no 4, page 312, ligne 33.
  48. Pierre Magain et Marc Rémy, Les Ovnis : un sujet de recherche ?, Physicalia magazine, 1993, vol. 15, n° 4, page 313, ligne 3.
  49. « OVNIS : Un centre européen d'observation ? », sur LeSoir.be
  50. « Quand le SEPRA faillit devenir européen » (SEPRA).
  51. Document européen (B3-1990/90).
  52. Dépêche AFP du 9 novembre.
  53. R. Roussel, Ovnis, la vérité cachée, Albin Michel, 1994.