Vadencourt (Somme)

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Vadencourt
Le château.
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Marc Depret
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80773
Démographie
Population
municipale
97 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 28″ N 2° 29′ 25″ E / 50.0078, 2.490350° 00′ 28″ Nord 2° 29′ 25″ Est / 50.0078, 2.4903  
Altitude Min. 53 m – Max. 120 m
Superficie 4,92 km2
Localisation

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Vadencourt

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Vadencourt

Vadencourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

source de l'Hallue
La source de l'Hallue à Vadencourt.

La source de l'Hallue se trouve dans la commune, village rural picard de l'Amiénois situé à 19 km au nord-est d'Amiens et desservi par l'ancienne route nationale 319 (actuelle RD 919).

Histoire[modifier | modifier le code]

Vadencourt a toujours été un très petit village (31 habitants en 1724, 48 en 1772), mais d'implantation ancienne, puisque son nom est mentionné depuis le début du XIIe siècle : Wadencurt en 1133.

La mare en contrebas de l'église et du cimetière.

Siège d'une seigneurie depuis le Moyen Âge (le premier seigneur connu est Baudouin, chevalier, en 1245), Vadencourt conserve toujours un château reconstruit pour l'essentiel au XVIIIe siècle, mais dont le plan conserve le souvenir de quatre tours rondes aux angles de l'édifice. Le châtelain, principal propriétaire du terroir, a modelé la physionomie du village : l'église est construite non loin du château, plusieurs fermes de Vadencourt ainsi que le moulin, dépendaient du châtelain, et même la place publique fut reconnue comme une propriété du baron de La Grange à la suite d'un procès (1825). Les conflits qui opposèrent le baron à certains habitants durant la première moitié du XIXe siècle permettent de mesurer le poids que conservait alors le châtelain sur la vie et le développement du village : il participait à l'entretien de la mare, du pont sur l'Hallue, des chemins, du mobilier de l'église, mais imposait sa loi aux ouvriers agricoles (sur 33 familles composant le village en 1828, une trentaine était employée par le fermier du château pour les moissons)[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Marc Depret   Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 97 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
133 113 118 118 132 133 152 121 147
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
137 139 124 134 131 92 94 91 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
88 83 79 69 73 77 93 79 74
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
81 80 73 74 93 104 101 100 97
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint Martin, entourée du cimetière, a été construite au XVIIIe siècle. Bâtie en pierres du pays sur soubassements en grès et couverte en ardoises, elle est formée d'une simple nef, sans bas-côté ni transept, prolongée par une abside à trois pans. Sa longueur intérieure est de 16,30 m, sa largeur intérieure est de 6,60 m. La voûte de la nef est en berceau, celle de l'abside est en forme de croupe.

L'ensemble de l'église est pavé en carreaux hexagonaux de 22 cm. Le sanctuaire, légèrement surélevé, a une profondeur de 4,50 m ; il n'est séparé de la nef que par une ligne de briques rectangulaires.

De chaque côté, la nef est éclairée par trois grandes fenêtres en plein cintre dont l'encadrement est en léger ressaut, leur hauteur est de 3,60 m et la largeur est de 1,30 m. Dans l'abside à trois pans, le panneau central est muré, les panneaux latéraux comportent une baie de mêmes dimensions que celles de la nef. Entre chacune des baies, des pilastres de faible épaisseur apportent un effet décoratif. Les murailles latérales, réunies par trois gros tirants en fer, supportent une double corniche en pierre.

La tour surmontée d'une flèche octogonale est incluse dans le fond de la nef. Elle est portée par quatre piliers à section carrée de 80 x 80 cm, dont deux sont inclus dans la façade ouest.

Le portail, en plein cintre, est encadré de pilastres soutenant un fronton triangulaire en léger relief sur le nu du mur. Sa porte rectangulaire à deux vantaux est large de 1,60 m. L'entrée dans la nef se fait aussi par une porte latérale, surmontée d'un œil-de-bœuf.

La nef contient la dalle funéraire de Marie-Josèphe Pingré, fille de messire Pingré de Vraignes, « Mareschal des camps et armée de Sa Majesté », épouse de Jean-François Chassepot de Beaumont capitaine chef de vol pour héron de la Grande Fauconnerie de France. Elle est décédée le 18 juin 1734 âgée de 46 ans. Armoiries de la défunte : deux lions soutiennent un cuir découpé orné de deux écus, aux armes de la famille Chassepot de Beaumont (d'azur à la fasce ondée d'or, accompagnée de trois roses du même) et de la famille de Pingré (d'argent au chêne arraché de sinople, ensanglanté d'or). Cette dalle, fixée sur le mur nord à l'entrée de la nef, commémore les donations faites par la défunte en faveur de l'église de Vadencourt : réfection de la toiture de la nef, alors en tuiles, et don d'un tableau de saint Jean-Baptiste aujourd'hui disparu (il devait figurer sur le panneau central de l'abside)[6],[7].

Château[modifier | modifier le code]

Le château de Vadencourt, érigé entre l'église et les sources de l'Hallue, se compose d'un corps de logis central encadré par des communs au nord et un corps de ferme au sud. Tous les bâtiments sont en craie, exceptée l'élévation sud en briques et pierres. Le corps de logis est en rez-de-chaussée, avec un étage de comble couvert d'un toit à la Mansart. Les deux ailes en retour d'équerre, abritant les écuries (au nord) et la cuisine avec logement du fermier (au sud), sont couvertes par un toit à longs pans, pignons découverts. Elles sont épaulées par deux tours rondes coiffées d'un toit en poivrière. Une grille en fer forgée, exécutée par Jean-Baptiste Veyren, dit Le Vivarais, marque l'entrée du château entre les deux tours (on attribue également au Vivarais, la rampe de l'escalier, dans l'angle nord-ouest du corps de logis).

Le château a été inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques le 30 décembre 1988[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue, Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrimoine de France, Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens
  2. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 avril 2009 (consulté le 18 avril 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Archives départementales de la Somme. Série 99 O
  7. Itinéraires du Patrimoine, livret N° 181. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie
  8. Service régional de l'Inventaire de Picardie, Amiens

Liens externes[modifier | modifier le code]