Vabres-l'Abbaye

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Vabres-l'Abbaye
Mairie de Vabres-l'Abbaye.
Mairie de Vabres-l'Abbaye.
Blason de Vabres-l'Abbaye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Saint-Affrique
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Affricain
Maire
Mandat
Michel Bernat
2014-2020
Code postal 12400
Code commune 12286
Démographie
Gentilé Vabrais
Population
municipale
1 143 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 41″ N 2° 50′ 13″ E / 43.9448, 2.83702 ()43° 56′ 41″ Nord 2° 50′ 13″ Est / 43.9448, 2.83702 ()  
Altitude Min. 299 m – Max. 730 m
Superficie 41,36 km2
Localisation

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Vabres-l'Abbaye

Vabres-l'Abbaye est une commune française du sud Aveyron, en région Midi-Pyrénées. Elle fait partie du canton et de l'agglomération urbaine de Saint-Affrique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Calmels-et-le-Viala Saint-Affrique Rose des vents
Saint-Juéry N
O    Vabres-l'Abbaye    E
S
Rebourguil Montlaur Gissac

Site[modifier | modifier le code]

Vabres-l'Abbaye est située dans la partie sud du Massif Central à 300 mètres d'altitude et traversée par la rivière Dourdou, affluent du Tarn, tout près du confluent du Dourdou avec la Sorgues.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend les lieux-dits du Bourguet, Balros, La Môle, Dourbie, Mas de Ferrières, Mas de Cadenet, Mas de Poumet, Le Montet, Le Rial, La Pise, Les Pascals, Bias le haut, Bias le bas, Rayssac, Broussette, Brousses, Le Mazet, Mas de Pause, La Saussière, Ségonzac, Mas de Bastide, Mas de Thuriès, Mas de Janis, Mas de Valat, Mas de Capus, Salvagnac, Sarradials, Le Pradinas, Rounac, Parrache, Mas Imbert, Les Aires, La Gariette, Le Bousquet, La Blaquière, Le Vivarlet, Salmanac, Le Miral, Mas de Rouget et Le Taillerou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Vabres-l'Abbaye.

D'azur, aux trois fleurs de lys d'argent.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 862, le Comte de Toulouse Raymond Ier donne ses terres de Vabres à une communauté de moines bénédictins qui fondent l'abbaye de Vabres. En 1317, le second pape d'Avignon, Jean XXII, choisit l'Abbaye de Vabres comme siège d'un nouveau diocèse, celui de Rodez étant jugé trop vaste. Le diocèse de Vabres se compose alors de 130 paroisses prises au diocèse de Rodez. La création de cet évêché entraîna la création d'un chapitre et la construction d'une cathédrale.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1568, des bandes armées calvinistes commandées par Jacques de Crussol d'Uzès (1540-1584), duc d'Uzès, prennent la cité d'assaut, pillent le monastère et la ville, rançonnent les habitants, brûlent toutes les archives, volent les trésors et les métaux précieux, puis détruisent la cathédrale, le Palais épiscopal, et incendient la ville. En 1790, l'évêché de Vabres est supprimé, puis la cathédrale dévastée pour la seconde fois en 1793 pendant la Révolution française par le Général Lamarque (1770-1832) qui a fait démonter les marbres de l'autel pour édifier un monument à la gloire de Marat.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1988 Joseph Malric DVD  
1988 1989 Pierre Favre DVD  
1989 1995 Jean-Marie Durand PS  
1995 en cours Michel Bernat DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 143 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
731 770 1 334 1 524 1 667 1 633 1 211 1 208 1 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 279 1 335 1 522 1 331 1 360 1 401 1 397 1 360 1 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 263 1 183 1 142 966 947 898 900 850 790
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
756 722 732 882 1 111 1 085 1 104 1 106 1 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne cathédrale Saint-Sauveur-et-Saint-Pierre  Inscrit MH (1992)[4] : gothique languedocien XVe, restaurée XVIe et XVIIIe, grande nef à chapelles latérales, chevet plat, autel et retable XVIIe,chaire en bois sculpté,orgue Jean-Baptiste Micot 1761.
  • Église de Rayssac.
  • Église de Notre Dame de Ségonzac.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Ancienne fête votive, la fête de Vabres a lieu le 1er week-end de juillet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Fournial (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'Abbaye de Vabres au diocèse de Rodez : essai de reconstitution d'un manuscrit disparu, Rodez, Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, coll. « Archives historiques du Rouergue » (no 21),‎ 1989, 24 cm, 196 p. (ISSN 1245-9747, lien notice BnF?)
  • Sylvie Causse-Touratier, Le temporel de l'Abbaye de Vabres aux alentours de l'an mil, Rueil-Malmaison, S. Causse-Touratier,‎ 1989, ill. ; 24 cm + carte, 32 x 46 cm, 123 p. (ISBN 2-9503536-0-6, lien notice BnF?)
  • André Serres, Les Pères de Vabres et de Ceignac, Calmont, Centre spirituel, Ceignac, A. Serres,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 21 cm, 222 p. (lien notice BnF?)
  • Matthieu Desachy, Nancy Bournot-Didier (Collaboratrice), Edourd Bouyé (Collaborateur) et Vincent Tabbagh (Collaborateur), Fasti ecclesiae Gallicanae : répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500. Tome VI, Diocèse de Rodez., t. 6, Turnhout, Brepols, coll. « Fasti ecclesiae gallicanae »,‎ 2002, couv. ill. en coul. ; 24 cm, 253 p. (ISBN 2-503-52206-8, ISSN 1781-4987, lien notice BnF?)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Malet), Sent-Africa : La Bastida, Caumèls-e-Lo Vialar, Ròcafòrt, Sant-Faliç, Sent-Esèri, Sent-Jan, D'Aucàpias, Sent-Roma de Sarnon, Tornamira, Vabre, Verzòls-e-La Pèira / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Africa, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2002, ill., couv. ill. ; 28 cm, 429 p. (ISBN 2-907279-54-8, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]